Le Suisse René Prêtre est l’un des meilleurs chirurgiens cardiaques en pédiatrie au monde.Ces mains ont sauvé 6000 enfants .

Comment vit-on avec un droit à l’erreur égal à zéro ?

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René Prêtre, 61 ans fin janvier, professeur à l’université de Lausanne et chef du Service de chirurgie cardio-vasculaire du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), opère chaque jour le cœur, gros comme une noix, d’un ou deux nouveau-nés. En chirurgie, il n’existe pas de plus gros défi qu’une intervention sur un cœur humain.
Une opération peut durer jusqu’à quatorze heures, pendant lesquelles Prêtre se tient immobile, penché sur la table d’opération, quelques gouttes d’eau avalées par le biais d’une paille (pour ne pas avoir à quitter la salle). Son allié : une paire de lunettes grossissantes 5 fois. L’issue d’une opération se joue à quelques millimètres. Parfois moins. Sa réussite appelle des larmes de joie. Son échec signe l’effondrement des parents. Prêtre ne se dédie pas qu’aux tâches médicales, il endosse aussi la part émotionnelle. C’est lui qui mène les entretiens préliminaires avec les parents. Et c’est lui, aussi, qui décroche son téléphone au sortir de la salle d’opération.

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Ces mains ont sauvé 6000 enfants
Nous nous trouvons dans un bureau rempli, au dixième étage de la clinique universitaire de Lausanne. Des œuvres de Beethoven sur CD, une machine à café Jura, des cadeaux encore empaquetés. « La plupart du temps, du vin ou du chocolat », nous dit Prêtre en ouvrant une bonbonnière. Il a l’air étonnamment jeune, sportif. Il s’exprime avec une douceur remarquable. Et sourit brièvement en opinant du chef quand je lui raconte qu’en 25 ans de carrière, c’est la première fois que je pleure en préparant une interview. Dans son livre, il évoque les enfants qu’il a perdus, les tragédies, son propre désespoir et celui des parents ; il raconte aussi les vies sauvées de ceux qu’on disait condamnés.
THE RED BULLETIN : M. Prêtre, il est peu après 14 heures, un jeudi de novembre. Qu’avez-vous accompli aujourd’hui ?
RENÉ PRÊTRE : Aujourd’hui a commencé hier soir. Mon téléphone a sonné à 23 heures, une urgence. On voulait discuter de la marche à suivre avec moi. À 3 heures du matin, tout était terminé. Le patient va bien. À 7 heures, nous avons opéré un nouveau-né, puis un jeune garçon, un cas difficile. Nous avons découvert que la situation était plus compliquée que ce que nous imaginions. Une valve ne fermait pas à 100 % alors qu’hier à l’échographie, elle avait l’air parfaitement en ordre. On aurait pu la laisser comme ça, mais je voulais la réparer. Car une valve cardiaque parfaite signifie une qualité de vie meilleure. Elle grandit comme une valve normale, pas comme une prothèse qu’on doit changer à terme et qui implique qu’on prenne des médicaments. La première opération a duré jusqu’à 10 heures. Et ensuite j’ai pu réaliser l’opération qui était prévue ce matin. Je l’ai terminée il y a 20 minutes.
Je suis désolé de vous déranger… 
C’est une journée ordinaire. Si je skiais, je dirais que c’est une piste rouge, pas noire.
Pourrez-vous décompresser ce soir ? Ou au moins éteindre votre portable ?
Pas celui de l’hôpital. Mais je le mettrai sur silencieux. Car je suis invité à une collecte de charité au profit de la chirurgie cardiaque en pédiatrie. Ça suffira si je regarde mon téléphone toutes les demi- heures pour voir si j’ai reçu un appel.
Vous avez grandi dans une fratrie de sept, à la campagne. Votre unique lien avec la médecine, c’était le vétérinaire. Vous avez financé vos études en étant footballeur en ligue régionale. Ce n’est pas la voie la plus rapide pour se spécialiser en médecine de pointe. S’agit-il d’une vocation miraculeuse ?
Non, c’est un hasard. Un ami m’a dit à l’époque : « C’est aujourd’hui la limite pour les inscriptions en médecine. » Comme je ne savais pas quoi faire, je me suis inscrit. Au début, ces études ne me plaisaient pas. En deuxième année, j’ai dû m’occuper de personnes âgées, c’était plus un travail d’accompagnement et de soin que de guérison. On ne pouvait influencer que si peu de choses, ça me déprimait. C’est en assistant à ma première opération, une appendicite, que tout a changé. Grâce à l’intervention du chirurgien, un patient gravement malade était soudain guéri et en pleine santé. Voilà le grand sorcier, il coupe et la maladie disparaît comme avec une baguette magique. Ça me fascinait.
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Une opération peut durer jusqu’à 14 heures
Un fils de paysan, des callosités aux mains, où et comment trouve-t-il ce petit truc qui fait de lui un chirurgien de classe mondiale ?
Le travail manuel, ça me connaît. À la ferme, nous réparions tout nous-mêmes. C’est comme ça que l’on développe son sens de la mécanique et de la reconstruction en 3D. Mon grand-père horloger m’a transmis son talent pour le travail en filigrane. Enfant déjà, je bricolais des maisons minuscules. C’était mon premier exercice d’agilité et je crois que ce fut la pierre angulaire de mon métier : recoudre et réparer les vaisseaux sanguins d’un millimètre de diamètre chez des enfants.
Les mains sont-elles le plus important dans votre métier ?
Les yeux, les mains, les doigts, la concentration. On peut améliorer sa vue en portant des lunettes. Les mains, elles, on ne peut pas les aider. Si on tremble, c’est fini.
C’est impossible de ne pas trembler…
Je suis relativement bon en ce qui me concerne. À travers mes loupes, pas de tremblements. Ça ne se voit qu’au microscope. Une fois j’ai regardé, j’étais curieux.
Quand il faut accrocher un cadre à la maison, vous prenez le marteau ?
Et je coupe même du petit bois à la hache !
Les pros expliquent que ce qui leur permet d’exceller dans leur domaine, c’est la passion qu’ils éprouvent pour leur art, leur métier… Le succès n’est que la conséquence logique de cette ardeur. Diriez-vous la même chose ? 
Oui, absolument. J’adore opérer.
Un joueur de tennis qui rate une balle frappera la suivante. Si vous commettez une erreur, vous réduisez une vie à néant. Peut-on réellement éprouver de la joie, si proche de l’abîme ?
Bien sûr, à condition de considérer l’intervention chirurgicale comme une possibilité et non un risque. Il y a une notion artistique dans ce que nous faisons. On peut comparer ça à de la sculpture. Nous travaillons en 3D, la part esthétique est primordiale. Si un cœur est joli après sa « reconstruction », il fonctionne mieux.
Pourtant, une toute petite erreur et…
Les erreurs arrivent. Elles sont inévitables. Mais on peut minimiser leur fréquence. Par exemple, en ne pensant pas à l’échec mais au succès. Stéphane Lambiel, médaille d’argent en patinage artistique en 2006, et à qui l’on demandait s’il avait des appréhensions quant à la chute, expliquait que non, il ne pense qu’au mouvement parfait qu’il doit exécuter. Sa réponse m’a d’abord étonné, et puis j’ai réalisé que je pensais exactement la même chose. Je vois le chemin, pas les obstacles. La solution, pas le problème. Les cas compliqués ne sont pas forcément les plus risqués. Au contraire, la situation devient périlleuse dès que la routine s’installe, car le danger vient de ce que l’on tient pour acquis.
Vous avez opéré 6 000 enfants en 30 ans.
Il faut préparer chaque opération comme si c’était la première. On mobilise avec la même intensité sa capacité de concentration et son sens des responsabilités. Cela est décisif.
Vous avez évoqué en passant que les erreurs sont inévitables. Pouvez-vous vraiment vous permettre de dire ça ?
Il faut être honnête. Et l’on doit toujours faire de son mieux. Une erreur qui se produit à cause d’un manque de concentration ou de préparation est impardonnable.
Pourquoi menez-vous les entretiens avec les parents vous-même ? N’est-ce pas une charge supplémentaire que de gérer ces peurs, ces angoisses ? Ne serait-ce pas plus simple de vous en tenir au fait, de ne considérer que l’organe minuscule à réparer ?
Bien sûr, je me battrais tout autant, mais quelque chose manquerait. Il se passe quelque chose dans ce bureau, lors de l’entretien. Des parents me confient la vie de leur enfant, ils me la remettent entre les mains. Cette marque de confiance, je n’ai pas le droit de la trahir. Il arrive, mais c’est très rare, que nous nous retrouvions dans une situation sans issue, que nous ne puissions plus rien faire. Mais on se démène quand même, et parfois, on arrive à s’en sortir. S’il ne s’agissait que d’un organe, ou d’une noix comme vous dites, on ne pourrait rien faire de plus. Je me souviens d’un cas très, très difficile. En tant que chirurgien, l’ego ne fait pas défaut, mais là… Les parents de cet enfant voulaient un deuxième avis. Au fond, j’espérais qu’ils choisiraient l’autre chirurgien. Mais ils sont revenus. L’opération se passait mal, nous avons lutté pendant des heures, j’ai réalisé qu’il n’y avait plus d’espoir. Nous étions épuisés. Je suis sorti pour parler aux parents qui attendaient dans le couloir. Je leur ai expliqué que rien ne marchait, que l’opération était vaine. La mère s’est effondrée. Elle a tant pleuré, c’était impressionnant. Le père était au bord du gouffre. Je ne pouvais pas supporter de voir ça. Je leur ai dit que nous allions essayer encore une fois. Je suis retourné dans la salle d’opération, nous avons tout repris depuis le début, ça a duré des heures. Tous dans l’équipe, nous avons repoussé nos limites. Et finalement, tout s’est bien terminé.

Les parents me confient la vie de leur enfant. Je n’ai pas le droit de faillir.René Prêtre

Combien de temps cette opération a-t-elle duré ?
Je ne sais pas… Quatorze heures peut-être ? On arrive parfois le matin en salle d’opération, et puis tout à coup, il est mi- nuit. Mais peu importe. Être pro ne suffit pas. Il faut avoir un cœur qui vibre pour ça. Je veux rendre heureux, je veux aider, j’en ai la possibilité. C’est notre privilège.
Vous parlez de privilège… Si vous détournez l’attention ne serait-ce qu’une seconde, un enfant meurt !
Et si vous passez au rouge, quelqu’un mourra aussi. La concentration s’entraîne comme un muscle. Je sais rester concentré, ça fait trente ans que je fais cela tous les jours. Et je peux me brancher sur deux systèmes en parallèle. D’un côté, les mains qui effectuent les mouvements de manière automatique pendant que le cerveau réfléchit à un angle d’attaque, une stratégie. Mon travail est difficile et délicat, mais je n’accomplis pas de miracles.
98 % des interventions chirurgicales se déroulent sans encombre. Pourtant, on vous interroge quasi exclusivement sur les problèmes que vous rencontrez. Moi y compris. Cela vous dérange-t-il ?
Ce sont 95%. Il y a 2 à 2,5% de mortalité, et autant de complications. Je comprends parfaitement que vous me questionniez là-dessus. C’est normal.
Votre plus belle réussite dernièrement ?
C’était lundi. Un garçon âgé de quelques jours. L’anesthésiste a vu la valve et m’a dit que je ne pouvais pas la recoudre, impossible. Et pourtant… Au final, elle était superbe. Ce sont des moments particuliers, quand un collègue voit une limite et que vous la dépassez.
La plus belle récompense, n’est-ce pas la gratitude des parents ?
Émotionnellement parlant, oui. Techniquement parlant, non. Les parents ne peuvent pas différencier la dextérité de la prouesse. Recoudre un espace entre les atriums est à la portée de tout le monde. Les parents, eux, sont tout aussi émus et reconnaissants que si j’avais sauvé leur enfant en lui faisant un massage cardiaque.
Au moment du gala retransmis à la télé, René Prêtre était en mission au Mozambique.
En 2009, René Prêtre a été élu « Suisse de l’année »
Avez-vous fêté cette victoire lundi ?
C’était magnifique ! On voyait à l’échographie le cœur se remettre à battre, devenir vigoureux, et voir la vie revenir. On pou- vait voir la valve qui fermait et s’ouvrait parfaitement bien, plus de turbulences… Ça donne des frissons dans le dos d’obser- ver cette beauté, le charisme du cœur…
Dans des cas comme celui-ci, ouvre-t-on une bonne bouteille le soir ?
Ah non. Je peux boire un verre, mais pas deux. Il faut penser au lendemain.
Il y a des jours pourtant où il vous est impossible de répondre présent… Dans votre livre, vous parlez de Robin, un garçon de 11 ans gai et plein de vie.
Oui, c’est une tragédie. Nous avons procédé à une opération non pas parce qu’il était en danger de mort, mais parce que nous voulions améliorer sa qualité de vie. L’intervention n’avait rien de spectaculaire. Peu avant la date de l’opération, la mère de l’enfant a eu peur. Elle voulait l’annuler. Je l’ai persuadée de la faire quand même. Après l’opération, il y a eu une hémorragie, le sang ne circulait plus. Le cerveau de Robin a manqué de sang un peu trop longtemps. J’étais incapable de regarder les parents dans les yeux.
Et après, vous avez voulu arrêter.
Oui, j’allais très mal. Vraiment très mal.
Pourquoi avoir continué malgré tout ?
C’est suite à de longues et nombreuses discussions avec mon anesthésiste, en qui j’ai une confiance sans borne, et avec le directeur de la clinique. Je savais que j’avais pris toutes les précautions nécessaires. Et que le temps est un allié. C’est comme après un ratage total depuis le plongeoir de dix mètres. On fait un plat sur l’eau, ça fait atrocement mal. On ne peut plus s’imaginer remonter dessus. Et finale- ment, on réessaye. On commence à trois mètres, et puis cinq, etc.
Robin est un cas sur 6 000.
Il y en a eu trois, quatre au total.
Et à l’inverse, combien de vies avez-vous sauvées ? Combien d’enfants seraient morts sans votre intervention ?
Par an, disons vraisemblablement trois ou quatre. Plus de pouls, plus de contractions, l’enfant est presque mort, mais on le récupère à temps. C’est un bilan positif, bon même. Mais on n’échange pas une vie contre une autre. Les parents que vous avez devant vous ont perdu leur enfant, vous vous sentez responsable. Vous ne vous affranchirez jamais de ce sentiment.
Le bébé de lundi serait-il décédé sans votre intervention ?
Je ne pourrais pas prétendre avoir sauvé une vie. Sa qualité de vie aurait été médiocre, oui. Il n’aurait pas pu jouer avec ses camarades à l’école. Et chaque infection aurait pu être mortelle pour lui. Il aurait pu vivre jusqu’à 30 ou 40 ans maximum.
Et maintenant, grâce à l’opération ?
La nouvelle valve ne tiendra pas une vie entière. Mais quarante ans, facilement. Ensuite il faudra la changer, mais ce sera simple. Enfant, il pourra jouer, courir, faire du sport. Il pourra vivre jusqu’à 70 ou 80 ans… Une vie presque normale.
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Des lunettes grossissantes 5 fois
Vous avez donc bien sauvé une vie !
Si on veut. Mais il faut rester prudent, tout spécialement après un succès comme celui de lundi. La joie qu’on en retire peut être enivrante. Mais on n’est pas tout-puissant, on n’est pas Dieu sur Terre. La nature a toujours le dernier mot. Dans notre mé- tier, l’humilité est primordiale. Un chirurgien qui n’a de respect pour l’acte chirurgical, c’est dangereux et suspect.
Vous êtes un jeune sexagénaire. Que transmettez-vous, qu’enseignez-vous à vos collègues plus jeunes ? L’adresse…
… oui forcément. Mais la stratégie est tout aussi importante. En réalité, nous ne travaillons pas en trois, mais en quatre dimensions si on prend le facteur temps en compte. Parfois, il faut parfois être très rapide dans l’exécution, il faut anticiper. Ou alors il faut visualiser mentalement le procédé de l’opération à l’envers. La virtuosité du chirurgien ne vaut rien s’il ne comprend pas la stratégie à appliquer. Une fois dans l’une impasse, on ne peut plus faire machine arrière. No way out.
À quoi reconnaît-on qu’un jeune chirurgien sera un bon chirurgien ?
On s’en aperçoit vite. L’application, le zèle, l’implication. Les bons se sentent toujours responsables et concernés. Ils prennent des initiatives et n’attendent pas qu’on leur demande quelque chose. Ils se documentent, ils font des recherches et ont déjà commencé à lire avant qu’on leur donne la bibliographie, ils cherchent la discussion… Les bons rayonnent. Ils aiment ce qu’ils font. À New York, au début de ma carrière, mon chef m’a dit que pour devenir un bon chirurgien, il fallait opérer dix heures par jour pendant dix ans, “ten years, ten hours” ! J’ai ri. Et je sais maintenant à quel point il avait raison. J’ai oublié une chose importante : pour devenir chirurgien cardiaque en pédiatrie, vous n’avez pas besoin d’avoir un don en la matière, vous devez simplement avoir un sens de l’esthétique et être capable de produire quelque chose de plastiquement beau, car sinon, cela ne fonctionnera pas. Un exemple. On demande aux étudiants de dessiner un visage. Ils font les yeux, le nez, la bouche… mais l’ensemble reste inerte. D’autres produisent un visage qui irradie et qui dégage une présence. Ce sont eux que je cherche.
Vous paraissez plus jeune que votre âge. D’où vous vient cette énergie ?
Je ne connais rien d’autre que le labeur. Quand j’avais 7 ans, il allait de soi que je m’occupe des vaches, que je conduise le tracteur. Quand il y avait du travail dans les champs, mon père venait nous chercher à l’école pour que nous l’aidions. Il faut traire les vaches samedi et dimanche inclus. Quand j’ai commencé le foot, j’ai dû me lever encore plus tôt pour pouvoir aller aux entraînements. Et qu’est-ce que vous croyez ? Quand trois ou quatre urgences se présentent en même temps, nous ne démissionnons pas. Vous imaginez si on laissait tout en plan sous prétexte qu’on est fatigués ? (Il rit de bon cœur.)

L’humilité est primordiale, surtout après une réussite. Un chirurgien qui n’éprouve pas de respect devant l’acte chirurgical, c’est dangereux.René Prêtre

À quelle fréquence consultez-vous pour votre cœur ?
Moi ? Jamais… Ah si, une fois, avant un voyage au Mozambique, j’avais des douleurs bizarres. J’ai fait un électrocardiogramme. Sinon, c’est surtout ma tension que je vérifie régulièrement.
Les médecins seraient donc les plus mal lotis en termes de prévention médicale ?
(Il rit.) Oui. Mais je devrais penser à mes enfants… À Lausanne, on trouvera facilement quelqu’un pour me remplacer. Au Mozambique en revanche ? et au Cambodge ? La première fois que je suis allé en Afrique, nous avons opéré 25 ou 30 enfants en l’espace de douze jours. Ils seraient tous morts au bout de quelques mois ou années si nous n’étions pas intervenus. Ils couraient dans les couloirs de l’hôpital, leurs petits corps noirs dans les grandes blouses blanches. Ils riaient. À ce moment-là, à cet endroit-là, j’avais la sensation d’être irremplaçable. Ici à Lausanne, si je me casse une jambe, nous avons un problème un jour ou deux. J’ai de très bons confrères dans l’équipe, et au pire nous pouvons envoyer les enfants à Zurich. Aucun enfant ne mourra à cause de ma jambe cassée. Les cas compliqués que l’on rencontre ici en Suisse, mon ego en est friand. Mais mon vrai rôle, c’est au Mozambique et au Cambodge que j’en prends la mesure. En m’occupant des cas normaux que personne ne traite.
L’expérience vous rend-elle meilleur ? Ou avez-vous l’impression qu’en vieillissant, vous perdez de votre habileté ?
Je suis encore au top, mais je vais commencer à devenir de moins en moins bon. J’ai un jeune chirurgien dans mon équipe qui est aussi bon que moi. Quand il sera meilleur, c’est lui qui fera les opérations très difficiles, car ce travail n’est pas ma propriété, il ne m’appartient pas. Je n’opérerai peut-être plus de nouveau-nés, car ce sont des opérations très, très difficiles. Je m’occuperai alors des enfants à partir de trois mois. Et puis quelques an- nées plus tard, seulement des enfants à partir d’un an… Et il reste encore tant à faire au Mozambique et au Cambodge.
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Et au centre bat le cœur – Chroniques d’un chirurgien cardiaque pédiatrique . Arthaud 350 pages .

Écrit par Stefan WagnerThe Red Bulletin
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Vous ne mangerez plus McDo quand vous aurez lu ces 10 faits horribles .

 

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Vous avez envie d’un McDo? Lisez cet article avant de vous y rendre et prendre votre dose habituelle de produits chimiques et de médicaments.

Etes-vous au courant que vos dents mâchent probablement un « cafard ou des plumes de canard » à chaque bouchée? Voici quelques-uns des additifs les plus dégoûtants…

   Il s’avère que, à part si vous êtes chimiste, vous ne pouvez sans doute même pas lire la liste d’ingrédients à haute voix. Voici ce que le propre site de McDonald indique que vous pouvez trouver dans son pain :

      Farine enrichie (farine de blé blanchie, farine d’orge maltée, niacine, fer réduit, mononitrate de thiamine, riboflavine, acide folique, enzymes), eau, sirop de maïs riche en fructose, sucre, levure, huile de soja et/ou huile de soja partiellement hydrogénée, contient 2% ou moins des ingrédients suivants : sel, sulfate de calcium, carbonate de calcium, gluten de blé, sulfate d’ammonium, chlorure d’ammonium, améliorant de pâte (stéaroyl lactylate de sodium, émulsifiant, acide ascorbique, azodicarbonamide, monoglycérides et diglycérides, monoglycérides éthoxylés, phosphate monocalcique, enzymes, gomme de guar, peroxyde de calcium, farine de soja), propionate de calcium et de sodium (conservateurs), lécithine de soja.

Source: www.naturalnews.com/030074_Happy_Meal_decompose.html

1.) Sulfate d’ammonium

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Ce produit chimique est très efficace pour produire du pain à la chaîne. Mais c’est aussi un fertilisant hors pair et un insecticide de premier choix. Voici quelques informations supplémentaires sur le sulfate d’ammonium.

2.) Cystéine-L

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La restauration rapide utilise cette substance pour rehausser le goût de la viande et ramollir le pain et les pâtisseries. C’est un acide aminé synthétisé à base de cheveux humains ou de plumes de canard.

3.) Huile de silicone

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Les McNuggets au poulet contiennent du diméthylpolysiloxane, une huile de silicone qu’on emploie souvent pour fabriquer des lentilles (les verres de contact) et d’autres matériaux médicaux.

4.) BHQT (E319)

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Cet additif est présent dans 18 plats de McDonald’s. Il est potentiellement mortel, mais ne paniquez pas, aux États-Unis, la FDA (ministère de la Santé et de l’Agro-alimentaire) affirme que ce dernier est sans danger en général.

5.) Propylène glycol

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C’est un composé chimique présent dans l’anti-gel, dans les cigarettes électroniques et… également dans la restauration rapide !

6.)Faits horribles: Médicaments sous ordonnance

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En analysant les plumes de volaille servant à la production de viande chez McDonald’s, l’Université Johns Hopkins a découvert des choses très intéressantes sur la volaille élevée en usine. Vous trouviez que le scandale Pink slime chez McDonald’s était quelque chose de honteux ? Et bien il y a des antidépresseurs et d’autres médicaments sous ordonnance dans la nourriture de ces poulets avant que ces derniers ne deviennent de la « volaille » destinée à la restauration rapide. Les sandwichs McChicken et les McNuggets viennent de poulets qui ont suivi un traitement à base de médicaments sous prescription, sur ordonnance libre, et même de médicaments interdits.

7.) Diméthylpolysiloxane (E900)

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Il y en a dans la majorité des aliments frits qui sont dans les menus de restauration rapide, mais aussi dans le silly putty, les lentilles de contact, le calfeutrage, le shampoing et l’après-shampoing, les produits cosmétiques, le vernis, les revêtements de toiture résistants à la chaleur..

8.) Acide carminique

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Il est produit par les coléoptères et sert à teindre la nourriture, en particulier la viande, pour qu’elle devienne rouge.

9.) Faits horribles: Dioxyde de silicone

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On utilise ce sable industriel dans le Wendy’s chili pour empêcher que les aliments se collent les uns aux autres.

10.) Cellulose

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Elle est produite à base de pâte de bois, et on la retrouve dans pratiquement tous les éléments des menus habituels de restauration rapide.

Sources Vous ne mangerez plus McDo quand vous aurez lu ces 10 faits horribles : articles.mercola.com/All Day

Hikikomori, près de un million au Japon.

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Hikikomori (引き篭り?) est un mot japonais désignant un état psychosocial et familial concernant principalement des hommes qui vivent coupés du monde et des autres,cloîtrés le plus souvent dans leurs chambres pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, et ne sortant que pour satisfaire aux impératifs des besoins corporels.

Ils se sentent accablés par la société. Ils ont le sentiment de ne pas pouvoir accomplir leurs objectifs de vie et réagissent en s’isolant de la société

Chiffres et populations touchées

Il y avait environ 230 000 hikikomori au Japon en 2010, soit près de 0,2 % de la population (qui est de 127 millions). Près de la moitié (44 %) le seraient devenus à la suite de problèmes d’emploi ou de recherche d’emploi. 70 % sont de sexe masculin, et 44 % ont la trentaine. Leur nombre va croissant puisqu’il a été comptabilisé 264 000 hikikomori au Japon en 2011, et des cas ont également été signalés à Oman, en Espagne, en Italie, en Corée du Sud et en France.

En 2016, le gouvernement japonais publie une étude de décembre 2015 qui décompte 540 000 hikikomori enfermés depuis au moins six mois pour les 15-39 ans. Mais, en prenant en compte leurs aînés, ils seraient aujourd’hui plus d’1 million. 35 % d’entre eux se sont isolés depuis au moins sept ans.

Ce phénomène concernait à partir des années 1990 principalement des adolescents ou de jeunes adultes. Vers la fin des années 2010, il semble que ce phénomène et/ou les populations touchées, probablement les mêmes que dans les années 1990 n’ayant pas trouvé de solution, sont considérées comme vieillissantes. Une étude lancée par le gouvernement japonais en 2018 concerne les hikikomori âgés de 40 à 59 ans.

Causes de l’isolement

D’abord considéré à tort comme une agoraphobie par les psychologues non japonais, ce comportement asocial semble pouvoir prendre sa source dans divers phénomènes, tels que :

  • des traumatismes familiaux ou extérieurs, trouvant parfois leur origine dans l’enfance, qui privent l’individu de confiance en lui, l’empêchant de se sentir suffisamment en sécurité en dehors de la cellule familiale. Ces traumatismes peuvent trouver leur source dans le phénomène d’ijime (苛め?), un certain type de brimades scolaires, bien que cela n’en soit pas nécessairement la cause ;
  • la relation fusionnelle prolongée que certains aînés mâles entretiennent parfois avec leur mère, appelée populairement mother complex (マザーコンプレックス, mazā konpurekkusu?), ou simplement mazakon (マザコン?). Elle se traduit par une carence dans la socialisation et un retard de langage, l’intolérance aux frustrations et aux contraintes du monde extérieur, à la dyade ;
  • la grande permissivité ou tolérance du milieu familial japonais, vis-à-vis de l’enfant (enfant-roi et tyran), qui a été décrite par les psychiatres japonais sous le terme d’amae (甘え?, « fait de chercher à être gâté, choyé ou protégé (surtout par son entourage) »). Elle est renforcée par l’absence patente d’autorité et de rivalité paternelle, de punitions et de châtiments corporels, et par une grande liberté individuelle dans les loisirs et les horaires ;
  • la forte pression sociale8, exercée sur les adolescents et les jeunes adultes dès leur scolarisation. Cette pression se manifeste de diverses façons :
    • une forte pression scolaire relayée par la famille, attitude parentale nommée kyōiku mama (教育まま?, « mère obsédée par l’éducation scolaire ») ou mamagon (ままごん?, « mère dragon ») par les psychosociologues,
    • une pression de groupe exercée très tôt par le système éducatif japonais lui-même, dit gakureki-shakai (学歴社会?, « société obnubilée par le cursus scolaire »),

Pression scolaire

Le système scolaire japonais est particulièrement sélectif, et tous les établissements, du jardin d’enfants à l’université, sont classés (parfois uniquement de façon officieuse) en fonction de leur niveau[réf. souhaitée]. Lors du passage de l’école primaire au collège, puis du collège au lycée, et enfin du lycée à l’université, les élèves sont soumis à des concours d’entrée, dont la difficulté est déterminée par le rang et la renommée de l’établissement. Certains de ces concours sont si difficiles que nombre de jeunes, après leur sortie du lycée, sont obligés de réserver une année complète à l’étude (on les appelle alors rōnin), afin de préparer leur entrée à l’université. L’université la plus prestigieuse et dont les examens sont les plus difficiles est l’université de Tokyo.

Il peut aussi arriver que la pression scolaire vienne des élèves eux-mêmes, à travers le phénomène d’ijime. Par ce terme, on désigne la mise à l’écart et le rejet par un groupe des éléments considérés comme étant « hors-norme », rejet qui peut se traduire par des vexations, des moqueries ou même parfois des violences. Ce phénomène, bien qu’existant dans tous les pays, peut prendre des proportions particulièrement importantes au Japon.

Pression sociale

Un syndrome nommé gogatsu-byō (五月病?, « mal du mois de mai ») affecte chaque année des milliers de jeunes, au bout d’une période d’un à deux mois après la rentrée universitaire ou, plus souvent, l’embauche. Son nom vient du fait que les écoles et les entreprises, au Japon, fonctionnent toutes au rythme de l’année fiscale (avril à mars). C’est donc systématiquement en avril que l’on fait son entrée dans un nouveau milieu : nouvelle classe pour les étudiants ; nouvelle entreprise pour les jeunes salariés. Ce syndrome se présente comme une dépression réactionnelle, avec dépersonnalisation passagère ou bouffée délirante, touchant généralement les individus les plus brillants intellectuellement, les plus sensibles, et/ou ceux qui viennent de provinces et d’îles éloignées. Ces troubles, souvent expliqués par le facteur passe-partout de stress, révèlent souvent une fragilité de type pré-migrante. Ils se résorbent généralement après le retour dans la famille (rapatriement sanitaire) ou peu après l’hospitalisation, mais l’évolution vers des troubles chroniques ou plus sévères n’est pas rare.

Ce syndrome, dans le cas de jeunes diplômés fraîchement embauchés dans une entreprise, peut s’expliquer en partie par les conditions de travail traditionnellement très dures au Japon. Le nombre de jours chômés (dix jours de congés payés la première année) est inversement proportionnel au nombre d’heures travaillées (beaucoup d’employés sont contraints de faire des heures supplémentaires). La coupure avec le monde scolaire est très nette, et très éprouvante. Mais surtout, la récession économique que subit le Japon depuis les années 1990 a provoqué une occidentalisation du système de gestion des entreprises, faisant disparaître progressivement le shūshin koyō seido (終身雇用制度?, « système d’emploi à vie »), qui garantissait à l’individu de pouvoir faire carrière jusqu’à la retraite dans une seule et même entreprise. Ce phénomène a provoqué l’apparition d’un besoin de « résultats » de la part de l’employé, faisant du même coup augmenter la pression sur celui-ci.

Symptômes de l’isolement

Les symptômes de Hikikomori ressemblent fortement à ce qu’on qualifie en Occident de phobie sociale et de retrait social.

Dans la société actuelle, il semble que de plus en plus de personnes acceptent mal la pression du monde extérieur, et peuvent ressentir une angoisse incoercible face à la contrainte relationnelle. À ne pas confondre avec une agoraphobie, dont le seul point commun est le mécanisme de défense « par évitement ».

Ainsi, ce n’est pas tant l’espace extérieur qui est anxiogène que l’implication relationnelle et non virtuelle qu’elle exige. Alors que l’agoraphobe sera souvent soulagé de parler à quelqu’un en particulier car cela va rompre son isolement dans l’espace ou dans la foule et lui permettre de prendre enfin le (huitième) métro, le hikikomori, lui, va au contraire préférer une rue déserte en pleine nuit pour aller au distributeur de boissons, car la machine sera apathique par excellence et anonyme (parfois parlante, mais sans attendre d’autre réponse que la pression d’un bouton), par exemple. L’essor inégalé des distributeurs automatiques de toutes sortes au Japon est peut-être en rapport avec la recrudescence des comportements d’évitement des contacts humains.

Le hikikomori réagit donc en se retirant complètement de la société, évitant tout contact avec le monde extérieur, surtout s’il nécessite une communication, même non verbale, comme passer à la caisse d’un supermarché ou au konbini. Il s’enferme dans sa chambre pendant des durées prolongées, souvent mesurées en années. Il n’a souvent aucun ami et passe la plupart de son temps à dormir, à regarder la télévision, à jouer sur l’ordinateur et à surfer sur Internet, moyen privilégié de communication (théoriquement anonyme et libre).

Ayant pris la place des pū-tarō (プー太郎?, « fils aîné péteur ») puis, au sens large et relativement sympathique, tout enfant majeur et chômeur vivant aux crochets des parents des années 1970, les hikikomori dans leur phase de début, incarnent un cas extrême de célibataire-chômeur endurci, mais qui annonce déjà une pathologie (une souffrance psychique).

En effet, la volonté de se retirer de la société tend en général à se renforcer progressivement. Les hikikomori ont l’air malheureux, dépourvus d’amis, timides et peu loquaces. Souvent également, ils sont rejetés à l’école, ce qui constitue l’élément déclencheur du phénomène d’isolement, et ainsi le phénomène s’auto-entretient.

Réaction des parents

Avoir un hikikomori à la maison est souvent considéré comme un problème qui doit rester interne à la famille et beaucoup de parents attendent longtemps avant de rechercher l’aide de psychologues5. De plus, les pédopsychiatres sont peu nombreux au Japon : seulement 169 dans tout le pays en 2011. Les thérapeutes sont pourtant très actifs, le Japon étant un des rares pays qui possède une structure de soins à domicile et d’enseignants volontaires[réf. souhaitée]. Avoir un fils ou une fille hikikomori à la maison est encore un sujet tabou, un des derniers bastions du haji (?, « la honte, le déshonneur »).

Aussi, au Japon, l’éducation des enfants étant traditionnellement assurée par la mère, le problème du hikikomori est souvent laissé à sa seule charge. Au début, les parents espèrent que le problème se réglera de lui-même, et voient cette situation comme un passage à vide temporaire de leur enfant. Ils ne savent donc pas quelle attitude adopter, et il est rare qu’ils forcent leur enfant à réintégrer la société.

Effets de l’isolement

Le manque de contact social et l’isolement prolongé ont un effet dévastateur sur la mentalité des hikikomori. Ils perdent leurs capacités à vivre en société. Leur poste de télévision ou leur ordinateur devient alors leur unique point de référence.

Si le hikikomori réintègre finalement volontairement la société — souvent après quelques années — il doit faire face à un sérieux problème : rattraper les années d’école perdues. Cela rend le retour dans la société encore plus difficile. Ils ont peur que les autres découvrent leur passé de hikikomori. Ils se sentent également mal à l’aise avec les étrangers.

Leur peur peut se transformer en colère et leur manque de références morales peut les conduire à des comportements violents voire criminels. Certains hikikomori attaquent leurs parents. En 2000, un hikikomori de 17 ans a pris le contrôle d’un bus et tué une passagère. Un autre cas extrême est celui d’un hikikomori ayant enlevé et séquestré une jeune fille pendant neuf ans. Un autre a tué quatre fillettes afin de reproduire une scène de manga. Les comportements de petite violence sont toutefois souvent difficiles à établir car les familles préfèrent taire la vérité.

Traitement

Les avis des thérapeutes sur la conduite à tenir divergent, notamment entre les Japonais, qui préfèrent attendre que l’adolescent récalcitrant réémerge dans la société par la force des choses et grâce au soutien à domicile, et les Occidentaux, plus enclins à la consultation externe et à la psychiatrisation. Dans la plupart des cas, un soutien psychologique est nécessaire pour les parents, qui sont désorientés et impuissants face au problème. Bien qu’il existe des cellules d’aide spécialisée, beaucoup de hikikomori et de parents ressentent encore un manque de soutien, en grande partie dû à l’ambivalence des individus concernés et aux réticences de la famille à solliciter une aide extérieure.

Lorsque le diagnostic a été posé, souvent à la suite de la consultation des parents, l’intervention est une approche à la fois sociale et clinique. Il s’agit le plus souvent d’une thérapie familiale à domicile, de longue haleine et qui n’est pas sans rappeler l’antipsychiatrie, avec de petites équipes de helpers, qui sont à la fois peu médicalisées et très actives. Celles-ci se composent d’un ou deux éducateurs spécialisés effectuant des visites quotidiennes, épaulés par un assistant social et un médecin une fois par semaine. Une réunion de restitution et de contrôle, généralement hebdomadaire, complétée par la réunion de secteur mensuelle, permettent d’apprécier l’évolution et de décider des mutations d’équipes éventuelles.

Un traitement médicamenteux est souvent associé, sans être systématique.

Dans la culture populaire

Films, séries et théâtre

  • Le film Onīchan no hanabi (おにいちゃんのハナビ?), sorti le 10 septembre 2010 au Japon, raconte de manière touchante comment une jeune fille essaye de sortir son grand frère de cette condition de hikikomori.
  • Le court-métrage Shaking Tokyo de Bong Joon-ho, intégré dans le long-métrage Tokyo ! sorti en 2008, aborde lui aussi le cas des hikikomori, de façon poétique.
  • Le film sud-coréen Castaway on the Moon, sorti en 2009, raconte l’histoire surprenante de Kim Seong-geun et de la relation non moins étonnante qu’il entretient avec Ryeo-won Jeong, jeune asociale complètement recluse dans une chambre de l’appartement de ses parents.
  • Dans la mini-série japonaise Shokuzai sortie en 2012, l’une des cinq protagonistes, traumatisée par le meurtre de son amie d’enfance, est devenue 15 ans plus tard hikikomori.
  • La pièce de théâtre Le Grenier de Yōji Sakate (éditions Les Solitaires Intempestifs, janvier 2010).

Mangas et anime

  • Le manga NHK ni yōkoso!, adapté en anime diffusé en 2005 au Japon, aborde en profondeur le cas des hikikomori, dans un style tragi-comique.
  • Le manga Sayonara Zetsubō Sensei inclut comme personnage secondaire une fille hikikomori.
  • Le manga Ano hi mita hana no namae o bokutachi wa mada shiranai ou AnoHana a comme personnage principal Jintan, un hikikomori.
  • Le manga Le Cocon de Mari Okazaki inclut comme personnage principal de la première histoire une fille hikikomori.
  • Le manga Cat Street de Yoko Kamio raconte l’histoire d’une hikikomori, anciennement jeune actrice prodige, et sa sortie de cet enfermement grâce à une « école active ».
  • Dans le manga Kagerou Project et son adaptation animée Mekaku City Actors où le personnage principal Shintarō est un hikikomori.
  • Dans l’anime Magical Dorémi Capucine est une hikikomori.
  • Dans l’anime Sakurasou no Pet na Kanojo, Ryûnosuke Akasaka est un hikikomori.
  • Dans le light novel No Game No Life, adapté en anime en 2014, les personnages principaux Sora et Shiro sont des hikikomori.
  • À la fin du jeu et de l’anime Corpse Party, Naomi Nakashima devient une hikikomori suite aux événements qui se sont déroulés à Heavenly Host, et à la mort de sa meilleure amie : Seiko Shinohara, effacée de la mémoire de tous.
  • Dans l’anime WataMote, le personnage principal Tomoko Kuroki se dit être une hikikomori.
  • Dans le light novel et l’anime Eromanga Sensei, Sagiri Izumi, dont son nom de plume en tant qu’illustratrice donne son titre à l’oeuvre, est une hikikomori.
  • Dans le light novel Outbreak Company, adapté en anime en 2013, le héros est un hikikomori, et un épisode est consacré à l’explication de ce terme à la princesse qui voulait aussi être une hikikomori.

Jeux vidéo

  • Le jeu vidéo et l’anime dérivé Chaos;Head (visual novel, 2008) positionne le joueur, au travers de son héros Nishijō Takumi, dans la peau d’un hikikomori effrayé par le contact avec d’autres individus.
  • Dans le jeu vidéo et l’anime dérivé Persona 5, le personnage de Futaba Sakura, à la suite d’un traumatisme psychologique, est une hikikomori.

Source wikipédia .

Italie :La crèche napolitaine, chef-d’œuvre de Noël .

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Depuis trois cents ans, les plus belles crèches du monde sont fabriquées à Naples par des artistes locaux. De véritables œuvres d’art.

Le Point par ublié le

Luc Ferry philosophe français

Quelle tête bien faîte notre  philosophe  Luc ferry il publie en 2018  » Dictionnaire amoureux de la philosophie « , Plon en tête des ventes chez Amazon !!!!

Il faut regarder si vous avez le temps …………..nos trois journalistes sont tellement  « décalés  » intellectuellement avec le philosophe !!!!

 

Luc Ferry, né le à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), est un homme politique, philosophe et politologue français.

Ancien professeur de philosophie et de science politique, il est ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche de Jacques Chirac

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Salon du livre 2017

Biographie

Enseignant de philosophie et de sciences politiques

Fils d’un préparateur indépendant et constructeur de voitures automobiles sportives, Pierre Ferry, inventeur de voitures de compétition et d’une mère au foyer, Luc Ferry a trois frères (dont le philosophe Jean-Marc Ferry).

Il suit ses études secondaires au lycée Saint-Exupéry de Mantes, puis à la maison avec le CNED. Il suit ensuite des études supérieures à la nouvelle université de Paris et à l’université de Heidelberg.

Il devient professeur agrégé de philosophie en 1975 et commence sa carrière d’enseignant au lycée des Mureaux (Yvelines). Il est notamment affecté à l’École normale d’Arras de 1977 à 1979 puis en détachement au CNRS comme attaché de recherche de 1980 à 1982 et enfin chargé de cours à l’université de Reims, puis à l’École normale supérieure, aux universités de Paris X et de Paris I.

En 1980, il obtient un doctorat d’État en science politique à l’université de Reims. Il obtient l’agrégation de science politique en 1982 et devient ainsi professeur des universités. Il est successivement nommé à l’Institut d’études politiques de Lyon de 1982 à 1988 puis professeur de philosophie à l’université Caen-Normandie de 1989 à 1996 et à l’université Paris-Diderot depuis 1996.

Il accède à la notoriété en publiant avec Alain Renaut La Pensée 68 (1985) dans lequel il critique des penseurs de l’après Mai 68 : Pierre Bourdieu, Jacques Lacan, Jacques Derrida et Michel Foucault.

En 1987, il devient chroniqueur à L’Express. En 1992, il publie Le Nouvel Ordre écologique publié aux éditions Grasset.

En 1994, François Bayrou, alors ministre de l’Éducation nationale, le nomme président du Conseil national des programmes au ministère de l’Éducation nationale. Il occupe le poste jusqu’en 2002.

En janvier 1997, il est nommé à la Commission de réforme de la justice.

Ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche

Du au , Luc Ferry est ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche dans les deux premiers gouvernements de Jean-Pierre Raffarin.

À son arrivée au gouvernement, Luc Ferry annonce des mesures centrées autour de la lutte contre l’illettrisme. Entre autres mesures : le dédoublement de certaines classes de CP, la rédaction de nouveaux programmes en primaire centrés autour de la maîtrise de la langue, au collège la nouveauté est la mise en place des itinéraires de découverte (IDD) et l’introduction de l’enseignement en alternance dès la classe de 4e, au lycée, l’apparition du travail personnel encadré (TPE) et la rénovation du CAP

Il annonce également un projet de décentralisation de 100 000 personnels non enseignants de l’Éducation nationale aux collectivités territoriales (conseillers d’orientation, psychologues, assistantes sociales, médecins et personnels « techniciens et ouvriers de service »). L’annonce est mal accueillie car elle provoque de nombreuses craintes quant à l’accroissement des inégalités au sein du service public. En , face au mouvement d’opposition à cette réforme, Luc Ferry renonce aux délocalisations des médecins scolaires, psychologues et assistantes sociales (seul le transfert des techniciens et ouvriers de service est maintenu).

En , Luc Ferry, suivant les propositions de la commission Stasi, propose un texte sur la laïcité à l’école et l’interdiction de signes religieux ostensibles à l’école, adopté à l’Assemblée nationale avec une large majorité.

Une présence médiatique et éthique

Luc Ferry est président délégué du Conseil d’analyse de la société, créé en juillet 2004.

En , il est chargé par le président de l’UMP d’une « mission de réflexion » sur le mariage homosexuel et l’homoparentalité, mission qu’il décide d’interrompre quelques mois plus tard.

Depuis , il est membre du Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions, mis en place par le président de la République Nicolas Sarkozy. En 2009, il est nommé membre du Comité consultatif national d’éthique par Nicolas Sarkozy.

Ancien éditorialiste à L’Événement du jeudi, L’Express, Le Point puis au bimensuel économique Challenges, il est membre du comité prospectif de Vivendi et ancien membre du Conseil économique, social et environnemental en tant que membre du groupe des personnalités qualifiées et membre de la section des relations extérieures.

De 2010 à 2018, il tient une chronique régulière (plus ou moins hebdomadaire) dans Le Figaro.

En 2011, l’école du village de Ricarville dans la Seine-Maritime est baptisée du nom de Luc Ferry.

En 2015, il assure une chronique sur Radio Classique, qui a pour objet de raconter, en quelques minutes, les mythes fondateurs relatifs aux expressions usuelles que nous utilisons dans la langue française.

Il est membre du Club du Siècle. Il intervient également dans des conventions ou séminaires d’entreprises.

En 2018, il se porte candidat à l’Académie française.

Vie privée

Luc Ferry épouse le en premières noces Dominique Meunier, avec qui il a adopté une fille, Gabrielle (née en 1991). Après son divorce (vers 1997), il se remarie le avec Marie-Caroline Becq de Fouquières (née en 1975), dont la famille est alliée à Jean-Jacques Servan-Schreiber. De ce second mariage naissent deux autres filles, Louise (née en 1999) et Clara (née en 2001).

Selon Le Figaro, Jules Ferry serait un « aïeul » de Luc Ferry, mais ce dernier n’en est pas un descendant direct. Luc Ferry a lui-même précisé sur France 5 qu’il avait bien un lien de parenté avec Jules Ferry, mais qu’il ne s’agissait que d’un cousinage éloigné.

En 2002, une controverse née de la mise en école privée de deux de ses enfants, amène des critiques contre le ministre de l’Éducation nationale. Celui-ci indique qu’il souhaitait que ses enfants aient une éducation religieuse.

Prises de position

La philosophie

Lors de la conférence du à la Sorbonne ayant pour thème « Qu’est ce que la philosophie ? », Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c’est-à-dire une « doctrine du salut ». Il entend par doctrine du salut l’ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment (selon l’expression de Luc Ferry sur une chaîne de télévision) « sauver sa peau », non en évitant la mort puisqu’elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ?

La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu’elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d’accepter l’enseignement d’autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu’elle s’éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d’une direction de pensée. La philosophie n’est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n’est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse. Ce discours est développé et argumenté dans Apprendre à vivre.

La qualité et le caractère philosophique du travail de Luc Ferry ont été remis en cause notamment par les philosophes Jacques Bouveresse, qui voit en lui un « obligé du pouvoir », ou Dominique Lecourt, et dans un pamphlet de Jean-François Raguet.

Questions de société

Luc Ferry critique certaines tendances de l’écologisme dans son ouvrage Le Nouvel Ordre écologique.

Dans L’homme-Dieu ou le sens de la vie, il décrit l’évolution des pensées, générée par la sécularisation de la société. Selon lui, les valeurs morales se substituent de plus en plus à la religion, et l’homme est de plus en plus guidé par l’éthique, fondée en grande partie sur les droits de l’homme. Or, celle-ci ne couvre pas autant de questions que la religion. Elle se résume davantage à définir des règles de vie en société, laissant ainsi un vide au sujet des questions existentielles, telles que le deuil, ou la question du sens de la vie.

Les générations sécularisées trouvent souvent une réponse à ce vide dans les spiritualités d’Orient. Luc Ferry note ici la contradiction que recèle ce choix, car le bouddhisme donne à la vie une dimension dans laquelle la notion de sens disparaît. Ainsi, il explique le besoin d’adopter une spiritualité laïque qui propose de donner un sens à sa vie, tout en laissant le champ libre à la réflexion au lieu des arguments d’autorité caractérisant les religions.

L’échec scolaire

Luc Ferry déplore que le système éducatif français fabrique de l’échec sans parvenir à y porter remède. Suivant l’exemple finlandais, Luc Ferry pense qu’il faut intervenir dès l’identification des difficultés scolaires. Sa proposition consiste à dédoubler la classe de cours préparatoire avec deux enseignants par classe en cas de besoin.

Le , il déclare à la télévision : « J’ai visité des centaines d’établissements scolaires et moi je peux vous assurer aujourd’hui que dans 15 % des établissements scolaires, l’enseignement ça ressemble à du domptage et pas à de l’enseignement. Un spécialiste de l’évaluation, quelqu’un qui travaillait, je ne vais pas citer son nom, un chercheur qui travaillait à la direction de l’évaluation et de la prospective me disait que si on faisait abstraction, alors je vais dire un truc pas politiquement correct, c’est pas facile, c’est compliqué à dire mais c’est vrai, si on faisait abstraction des 15 % d’établissements qui sont en perdition dans des quartiers en perdition, la France serait numéro 1 dans l’enquête Pisa ».

L’enseignement des maths

Le il déclare sur LCI n’avoir jamais utilisé les maths. S’opposant au mathématicien Cédric Villani, il affirme que dans la vie quotidienne, on n’utilise jamais de raisonnement mathématique.

La transition énergétique

En , s’appuyant sur un ouvrage relatif à la question des métaux et terres dites « rares », publié par un journaliste (non scientifique), il déclare que « La transition énergétique ne saurait s’accomplir pleinement sans l’utilisation des métaux rares ». Cependant, d’autres publications montrent que ni la géothermie, ni les panneaux solaires, ni les éoliennes, ni les voitures électriques (leurs batteries et leurs moteurs) ne sont tributaires de ces éléments.

Controverses

Accusations de pédophilie proférées à l’encontre d’un ministre (2011-2012)

Invité du Grand Journal sur Canal+ le , Luc Ferry accuse, sans le nommer, un ancien ministre d’avoir eu des relations pédophiles à Marrakech, affirmant détenir ses témoignages « des autorités de l’État au plus haut niveau ». Il a été entendu par la Brigade de protection des mineurs le , de même que son prédécesseur au ministère de l’Éducation, Jack Lang, entendu en novembre 2012 comme simple témoin et qui a affirmé n’être au courant de rien. Il s’avère qu’il ne s’agissait que d’une rumeur, et l’affaire est classée sans suite fin 2012.

Cependant, le 5 octobre 2014, dans l’émission Médias, le magazine, sur France 5, Luc Ferry affirme que ce qu’il a dit en 2011 était vrai, et qu’il n’en « retire pas une virgule ». Il cite par ailleurs un article du Figaro Magazine : « À Marrakech, un ex-ministre “s’amuse” », relatant les faits et paru la veille de son passage à l’antenne, le 30 mai 2011.

Affaires des salaires versés par l’université Paris-Diderot (1997-2011)

En juin 2011, Le Canard enchaîné et d’autres médias affirment que Luc Ferry, professeur à l’université Paris-Diderot, n’y assure aucun enseignement depuis quatorze ans et qu’il n’y est quasiment jamais présent : outre les périodes de fonctions ministérielles, où il était détaché et payé comme ministre, il a longtemps été dispensé, à sa demande, d’enseignement et mis à disposition afin d’accomplir diverses fonctions officielles. En 2010, avec l’autonomie financière, son université lui demande d’accomplir son service d’enseignement statutaire pour lequel elle le paye, ce qu’il ne fait pas ; l’université lui réclame donc le remboursement de ses rémunérations (environ 4500 euros mensuels selon la même source) ou d’assurer ces enseignements.

Pour sa part, Luc Ferry, qui y voit les conséquences de ses propos tenus au Grand Journal, déclare qu’il est en détachement de l’enseignement supérieur et qu’en l’absence de convention entre Matignon et l’université Paris-VII, cette dernière prend en charge son traitement de président du Conseil d’analyse de la société, comité rattaché aux services du Premier ministre. In fine, Matignon sera tenu de rembourser l’université, conformément à la loi. Il décide alors de prendre sa retraite d’enseignant à la fin de l’année scolaire 2011.

Publications

Ouvrages

Livres audio

Luc Ferry est l’auteur et le narrateur des livres audio suivants, tous édités par Frémeaux & Associés à Vincennes.

  • Apprendre à vivre : traité de philosophie en 4 CD audios, (EAN 356-1-302-51612-7, notice BnF no FRBNF40930441)
    Support : 4 disques audio ; référence éditeur : FA 5161.
  • Kant : l’œuvre philosophique expliquée, (EAN 356-1-302-52192-3, notice BnF no FRBNF41283626)
    Support : 4 disques audio ; référence éditeur : FA 5219.
  • Nietzsche : l’œuvre philosophique expliquée, (EAN 356-1-302-52332-3, notice BnF no FRBNF41349093)
    Support : 3 disques audio ; référence éditeur : FA 5233.
  • Le Christianisme : la pensée philosophique expliquée, (EAN 356-1-302-52552-5, notice BnF no FRBNF42026039)
    Support : 3 disques audio ; référence éditeur : FA 5255.
  • Philosophie du temps présent, (EAN 356-1-302-52762-8, notice BnF no FRBNF42058982)
    Support : 3 disques audio ; référence éditeur : FA 5272.
  • Heidegger : l’œuvre philosophique expliquée, (EAN 356-1-302-52722-2, notice BnF no FRBNF42057923)
    Support : 3 disques audio ; référence éditeur : FA 5276.
  • Mythologie : l’héritage philosophique expliqué, (EAN 356-1-302-53002-4, notice BnF no FRBNF42282880)
    Support : 4 disques audio ; durée : 4 h 41 min environ ; référence éditeur : FA 5300.
  • Karl Marx : la pensée philosophique expliquée, (EAN 356-1-302-53442-8, notice BnF no FRBNF42461927)
    Support : 3 disques audio ; référence éditeur : FA 5344.
  • Sigmund Freud : la pensée philosophique expliquée, (EAN 356-1-302-53472-5, notice BnF no FRBNF42529162)
    Support : 3 disques audio ; durée : 3 h 38 min environ ; référence éditeur : FA 5347.
  • Heidegger, les illusions de la technique, (EAN 356-1-302-53472-5, notice BnF no FRBNF42529162)
    Support : 3 disques audio ; durée : 3 h 38 min environ ; référence éditeur : FA 5347.
  • Sartre et l’existentialisme : Penser la liberté, (EAN 356-1-302-53472-5, notice BnF no FRBNF42529162)
    Support : 3 disques audio ; durée : 3 h 38 min environ ; référence éditeur : FA 5347.
  • La Pensée 68 et l’ère du soupçon, (EAN 356-1-302-53472-5, notice BnF no FRBNF42529162)
    Support : 3 disques audio ; durée : 3 h 38 min environ ; référence éditeur : FA 5347.
  • Philosophie de la bohème : l’invention des utopies, (EAN 356-1-302-53472-5, notice BnF no FRBNF42529162)
    Support : 3 disques audio ; durée : 3 h 38 min environ ; référence éditeur : FA 5347.

Bande dessinée

Luc Ferry dirige la collection de bande dessinée « La Sagesse des mythes » aux éditions Glénat depuis septembre 2016. Il s’agit d’une série qui se donne pour mission de vulgariser l’héritage de la civilisation et de la mythologie grecque. Ferry souhait y allié « simplicité et érudition »46.

Conférences

Source Wikipédia .

Michel Cymes : « Les réseaux sociaux sont le cancer de la société de demain »

VIDÉO. Santé publique, vaccins, homéopathie, célébrité… Le médecin-animateur préféré des Français a offert une consultation au « Point »

Par

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Télévision, radio, conférences, livres en librairie, magazines en kiosque…, le « doc » Cymes semble omniprésent. Et tout ce que touche l’ancien chroniqueur de Télématin et fondateur du Magazine de la santé – qu’il a quitté en fin de saison dernière – se transforme en or. Sur RTL, sa chronique quotidienne dans la matinale d’Yves Calvi (8 h 15) et son émission hebdomadaire Ça va beaucoup mieux : l’hebdo le dimanche (9 h 15) cartonnent avec des audiences à faire pâlir d’envie les stations concurrentes*.

À la télé, Michel Cymes enchaîne les émissions – Les Incroyables Pouvoirs du corps humain avec Adriana Karembeu, et Ça ne sortira pas d’ici, dont les deux premiers épisodes ont bien marché – et il joue même à l’acteur, là encore avec succès. Le téléfilm Meurtres en pays d’Oléron, où il incarnait un médecin légiste, a séduit 5,2 millions de Français, permettant à France 3 de talonner TF1 un soir de mars 2018. Il donne aussi des conférences et a lancé il y a plus d’un an une revue à son effigie : Dr. Good, le lancement le plus réussi dans la presse écrite depuis 10 ans avec plus de 200 000 exemplaires vendus par numéro. Last but not least, Michel Cymes est toujours médecin spécialiste dans un hôpital parisien. Le Point s’est offert une consultation avec celui que le baromètre de TV Magazine vient de consacrer une nouvelle fois comme l’animateur préféré des Français.

Le Point : Que représente le fait d’être l’animateur préféré des Français ?

Michel Cymes : La première fois, j’ai pensé que les gens avaient dû se gourer, que je n’étais pas animateur mais médecin, ce que d’ailleurs mon ami Nagui s’est chargé de rappeler. L’enfoiré (rires) ! Plus sérieusement, plus je suis élu animateur préféré des Français, plus je sens l’importance de ce que je dis en matière de santé publique. C’est un extraordinaire tremplin pour faire passer des messages de santé publique. Je viens de rentrer au conseil d’administration de Paris 2024 pour être une sorte « d’ambassadeur santé » des JO, je travaille avec un comité d’experts. Le fait d’avoir l’oreille des Français va me permettre de tenter de les faire sortir de la sédentarité et de les rendre plus actifs

Quelles causes pensez-vous avoir fait avancer en matière de santé publique ?

Je pense avoir réussi à détendre le propos, à rendre le discours plus digeste. J’ai rendu la santé un peu plus sympathique aux Français, notamment à ceux qui étaient un peu hypocondriaques ou hyper angoissés, la santé étant un domaine compliqué qui inquiète. J’ai vulgarisé la santé de façon souriante pour que les Français puissent comprendre les enjeux. Le manque de vulgarisation dans tous les domaines est un énorme problème, notamment en politique et en économie. Si vous ne vulgarisez pas dans tous les domaines, les Français ne comprennent pas les enjeux. Et aujourd’hui, en politique, le discours est difficilement compréhensible et donc difficilement acceptable.

Sur quels sujets évaluez-vous votre apport ?

Il y a d’abord la vaccination, je suis en première ligne face aux snipers anti-vaccins.

La bataille est-elle gagnée ?

Non, rien n’est réglé, il y a toujours des fake news et de la désinformation. C’est un peu de notre faute à nous, aux médecins et aux autorités. Comme les politiques qui n’ont pas vu arriver les Gilets jaunes, nous n’avons pas vu arriver les anti-vaccins. On a cru que cela était un épiphénomène qui allait passer. Il fallait contrer toutes les fausses infos plus tôt et expliquer pourquoi on était obligés de rendre 11 vaccins obligatoires (coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C., diphtérie, tétanos, poliomyélite, NDLR). C’est ce qu’a désormais fait la ministre de la Santé Agnès Buzyn. On a vu avec les épidémies de rougeole que les vaccins ne sont pas suffisamment faits. Prenez la grippe. Peu de personnel soignant est vacciné alors qu’on côtoie toute la journée des personnes malades, donc fragiles. À un moment, quand les gens ne comprennent pas, il faut rendre la vaccination obligatoire. Cela fera gueuler tout le monde, mais c’est nécessaire.

Vous souhaitez aussi lutter contre l’inactivité des Français…

Oui, la sédentarité des Français est une catastrophe aujourd’hui. Les enfants d’aujourd’hui seront les malades de demain. Il y a des enfants qui développent des maladies d’adulte comme le surpoids, le diabète, les problèmes cardiovasculaires qui, normalement, arrivent chez les adultes vers 50 ans. Les gamins ont une capacité cardiovasculaire réduite par rapport à celle des années 70. Ils ne bougent pas. La faute aux tablettes, aux parents qui ne sont plus des modèles et à l’école où il n’y a pas assez de sport. Nous allons essayer de casser les courbes d’inactivité d’ici à 2024. Il ne faut pas seulement dire « il faut bouger », mais aussi « cela va vous permettre d’augmenter votre espérance de vie, de retarder une maladie comme Alzheimer ou encore les risques d’avoir un cancer ».

Vous parlez aussi souvent alimentation…

Oui, car il y a un mot que les gens doivent faire entrer dans leur cerveau, c’est le mot « équilibre », plutôt que le mot régime. Il faut équilibrer notre alimentation. On peut faire des excès, j’en fais d’ailleurs, mais le lendemain il faut faire gaffe. Si je mange un soir une côte de bœuf sauce béarnaise avec des frites, ensuite soit je fais plus de sport, soit je ne bois pas pendant deux jours.

Quid des effets du réchauffement climatique sur la santé  ?

Les effets du réchauffement climatique ne sont pas avérés sur notre organisme lui-même, car les variations de température ne sont pas si importantes pour que notre thermostat perde la boule. Ce sont nos enfants qui vont souffrir du réchauffement climatique plus que nous. Les effets concrets aujourd’hui sont l’arrivée de maladies et de moustiques, notamment tigres, dans le sud de la France. Nous assistons à une remontée vers le nord de maladies qui touchaient surtout les pays africains et du Sud. Il y a aussi une pollution augmentée l’été et une agressivité des pollens presque toute l’année.

Vous sentez-vous investi d’une mission de service public ?

(Rires). Euh, non, cela fait un peu « messie », même si c’est vrai que c’est mon nom à l’envers : Cymes-MesCy (rires). Non, je ne suis qu’un élément important des messages de santé publique. Les gens me font confiance et m’écoutent.

Cela oblige à faire très attention à ce que vous dites…

Oui, très. J’essaie de ne pas me prononcer sur tout ou n’importe quoi. Je ne dis rien sans vérifier.

Vous avez une vie professionnelle très chargée, ne risquez-vous pas le « burn-out » ?

J’ai déjà frôlé le burn-out il y a quelques années. J’avais un crabe de stress qui me bouffait le ventre. Je suis allé voir une amie psychologue qui m’a aidé. Aujourd’hui, j’ai freiné, je limite notamment les interviews. Je travaille sur beaucoup de supports, mais c’est monothématique : la santé. Et étant médecin, j’ai déjà les connaissances, que j’entretiens. Je n’ai pas l’impression de bosser comme un dingue. J’ai une vie normale et je coupe les soirs et les week-ends.

«  Les réseaux sociaux sont le cancer de la société de demain »

RTL Ca va beaucoup mieux l'Hebdo F BUKAJLO 30 08 18 © Frederic BUKAJLO/SIPA PRESS/RTL

Michel Cymes Wikipédia :

Michel Cymes, né le à Paris, est un médecin et chirurgien français spécialisé dans l’ORL.

Il est notamment connu pour ses activités d’animateur de télévision et de radio, principalement dans l’émission Le Magazine de la santé, qu’il présente de 1998 à 2018 sur France 5 avec Marina Carrère d’Encausse (depuis 2000) et Benoît Thévenet (depuis 2004).

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Biographie

Famille

Les grands-parents de Michel Cymes sont des Juifs polonais ayant émigré en France en 1922. Ses deux grands-pères sont morts en déportation à Auschwitz durant la Seconde Guerre mondiale. Ses parents, Nathan et Anna, étaient tailleurs à domicile, puis son père devient soldeur et sa mère négociatrice en immobilier. Il a un frère, Franck, de neuf ans son cadet, qui est, en 2011, directeur des Droits dérivés et événements à France Télévisions.

Médecin

Michel Cymes fait son service militaire comme médecin volontaire en Afrique.

Il effectue une partie de son internat en médecine à Paris-Descartes puis à l’hôtel-Dieu de Chartres. Il est aussi étudiant à la faculté de médecine à l’hôpital Necker de Paris. Lors de ses études, il se spécialise dans la chirurgie ORL. C’est au cours de son internat qu’il développe un humour de type « carabin », par sa fonction « d’économe » et de président chargé d’organiser les fêtes et les soirées dans les salles de garde.

Par la suite, en raison de ses activités audiovisuelles, il arrête de pratiquer la chirurgie, mais effectue cependant toujours des consultations à l’Hôpital européen Georges-Pompidou à Paris.

Carrière médiatique

Au début des années 1990, il est médecin au cours d’un rallye automobile au Sahara ; il entre en contact avec des journalistes d’Europe 1 pour lesquels il écrit des chroniques scientifiques.

De 1991 à 1994, il devient chroniqueur médical dans l’émission Télématin sur France 2, et par la suite en 2005 pour la radio Europe 1.

En 1994, il est recruté par La Cinquième (devenue France 5 en 2002) et anime jusqu’en 1997 les émissions Qui vive et Attention santé. À partir de 1998, il présente avec Marina Carrère d’Encausse et Benoît Thévenet Le Journal de la santé, qui deviendra par la suite Le Magazine de la santé et Allô Docteurs (depuis septembre 2007). Ces émissions d’information et de vulgarisation sur la médecine obtiennent les meilleurs scores d’audience de la chaîne. Au cours de ses émissions en direct sur France 5, Michel Cymes n’hésite pas, pour détendre l’ambiance d’émissions plutôt sérieuses par ailleurs, à lâcher quelques traits d’humour volontiers carabins, ce qui lui vaut d’être régulièrement la vedette du Zapping de Canal+.

En 2003, il fonde avec Christian Gerin et Marina Carrère d’Encausse la société « Pulsations » ; en même temps il officie jusqu’en 2005 sur France Info ; il a également présenté l’émission Comment ça va bien… merci, tous les samedis de 10 h à 11 h sur Europe 1 jusqu’en juin 2008. La même année, il participe à l’émission de divertissement Fort Boyard en faveur de l’association « Les P’tits Loups » et en 2011 pour l’association « Sparadrap ».

En 2009, il lance avec sa camarade Marina Carrère d’Encausse le site web Bonjour-docteur.com, dont il fait la promotion avec un poisson d’avril en déclarant au magazine Télé Star avoir été choisi pour jouer dans la série télévisée américaine Dr House, puis en parodiant le médecin de fiction dans une vidéo.

A partir du , il anime tous les matins sur RTL à h 59 les chroniques Ça va déjà mieux, soutenues par la Mutuelle Générale, dans lesquelles il aborde avec son ton décalé divers sujets ayant rapport avec la prévention, la maternité, la complémentaire santé, etc., .

En 2012, il apparaît dans deux scènes du film La Vérité si je mens ! 3, dans le rôle d’un médecin, ou encore dans un sketch du Golden Show. Pendant l’été, il anime avec Véronique Mounier sur RTL l’émission On refait la chose, tous les soirs de 21 h à 23 h. À partir de novembre, il co-anime avec Adriana Karembeu sur France 2 l’émission Les Pouvoirs extraordinaires du corps humain.

En 2013, il joue son propre rôle dans la série Y’a pas d’âge, dans l’épisode Pour se mettre au régime.

En 2014, il présente le documentaire Aventures de médecine : Au cœur de l’homme. Il rejoint également l’équipe de La Bande originale sur France Inter pour une chronique présentée chaque lundi. La même année, il est désigné Personnalité préférée des Français, avec Frédéric Lopez, par le magazine Stratégies.

À la rentrée 2016, il rejoint à nouveau la station RTL pour tenir une chronique médicale durant la matinale présentée par Yves Calvi.

En , il annonce qu’il quitte la présentation du Magazine de la santé (et, par voie de conséquence, d’Allô Docteurs), qu’il co-animait depuis vingt ans. Le producteur et co-présentateur de l’émission, Benoît Thévenet, indique que « ça fait deux ans que l’on préparait son départ. Michel présentait le magazine depuis le début. C’est normal qu’il veuille évoluer. Il reste dans la famille et peut venir nous voir quand il veut ». Il continue cependant à co-animer sur France 5 l’émission Enquête de santé, mais aussi sur France 2 Les pouvoirs extraordinaires du corps humain avec Adriana Karembeu.

À partir du 31 octobre 2018, il anime Ça ne sortira pas d’ici !, un talk-show médical diffusé le mercredi soir en seconde partie de soirée sur France 2. Chaque semaine, il reçoit des invités dans un décor de cabinet médical.

Engagements

  • Michel Cymes est l’un des membres fondateurs de l’association humanitaire La Chaîne de l’espoir.
  • Il est le parrain des 10 ans de Chartres en Lumières.
  • Il est le parrain de l’édition 2013 des 20 km de Paris.
  • Il est le parrain de la promotion DFGSM2 2012-2013 (deuxième année de médecine) de Nancy.
  • Il est le parrain de l’association Sparadrap.

Prises de position

Michel Cymes s’est exprimé notamment contre Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Donald Trump.

Dans le documentaire « Hippocrate aux enfers » sur France 2 diffusé en janvier 2018, réalisé par Jean Pierre Devillers et Claire Feinstein, il affirme : « Il y a eu des camps de la mort polonais et un camp de la mort français » ce qui suscite la polémique.

Vie privée

Michel Cymes est père de trois garçons ; les deux premiers issus d’une première union sont nés en 1997 et 1999 ; le troisième est né en 2011 de son union avec Nathalie, épousée le 23 mai 2015

Controverses

Pilule

En , au cours d’une émission télévisée, Michel Cymes déclare « Hors de la pilule, il n’est point de bonne contraception ». Dans un livre publié la même année, intitulé Contraceptions mode d’emploi, le médecin et essayiste Martin Winckler écrit : « Quand un journaliste déclare tout de go, au beau milieu de l’année 2001, sur la plus grande chaîne publique En dehors de la pilule, y’a rien !, il manifeste un mépris extraordinaire pour les neuf dixièmes des méthodes et leurs utilisatrices ». Michel Cymes poursuivra M. Winckler pour diffamation, mais sera débouté de ses demandes en première instance et en appel, il sera condamné à payer 2 500 € à M. Winckler et à l’éditeur du livre.

Dépistage du cancer de la prostate

En , Michel Cymes crée la polémique en s’associant à une campagne controversée en faveur du dépistage systématique du cancer de la prostate. Une photographie le représente avec plusieurs urologues ayant dégrafé leur pantalon qui leur tombe sur les chevilles et levant l’index (ce cancer pouvant être dépisté avec un toucher rectal). Ce n’est pas la photo, volontairement provocatrice, qui fait polémique, mais le positionnement en faveur du dépistage systématique, alors même que la Haute Autorité de santé (HAS) a pris position contre ce dépistage systématique.

Medical Debat

En , un article de Rue89 sur les médecins journalistes s’interroge sur les revenus industriels de Michel Cymes et sur le rôle de la société « Medical Debat »

Hippocrate aux enfers

En janvier 2015, Michel Cymes publie un ouvrage : Hippocrate aux enfers, les médecins des camps de la mort, chez Stock. Son livre souffre de l’absence de sources et de références bibliographiques. Ainsi, dans un chapitre consacré aux expériences de l’anatomiste nazi August Hirt, il indique que celui-ci est « un vieux strasbourgeois » (alors qu’il est né à Mannheim et n’a jamais mis les pieds à Strasbourg avant 1941) ou encore que « la réputée faculté de médecine de Strasbourg est entièrement dévouée à la médecine nazie » (p. 85), omettant de mentionner que la faculté de médecine de Strasbourg s’est repliée à Clermont-Ferrand en 1939 et qu’elle a été remplacée par une université nazie, la Reichsuniversität Strassburg. Même les dates données sont erronées. Le « rapport sur l’obtention de crânes de commissaires bolchéviques juifs » date non pas de « 1941 » mais du 9 février 1942. Les noms sont également écorchés : « Bogaert » (p. 93) pour Georges Boogaerts ou « Sirk » (p. 106) pour Henri Sick. Il va jusqu’à inventer des situations comme lorsqu’il place le commandant Josef Kramer « au procès de Nuremberg » (p. 100), alors que cet ancien commandant du camp de Natzweiler a été pendu le et n’a jamais témoigné ou été jugé au procès de Nuremberg.

La polémique éclate le 27 janvier 2015 lorsque le corps universitaire strasbourgeois dénonce les « inexactitudes » et les « rumeurs » colportées par Michel Cymes, notamment celles qui suggéreraient qu’il y ait encore des restes des quatre-vingt-six Juifs gazés au Struthof en août 1943 pour le projet de collection de squelettes juifs du Pr August Hirt. En fait Michel Cymes ne fait que rapporter les écrits du docteur Georges Yoram Federmann (président du Cercle Menachem Taffel qui œuvre pour la mémoire des quatre-vingt-six juifs gazés au Struthof) qu’il a interrogé par courriel pour son livre. Dans celui-ci, le docteur Federmann écrit : « Il existe probablement encore des coupes anatomiques constituées à l’époque nazie malgré les dénégations des responsables de l’Institut ».

Selon Alain Beretz, affirmer que pourraient subsister des restes de victimes juives à l’institut est « faux et archi-faux ». Cymes répond par une boutade dans Metronews : « Les gens qui vivent à Strasbourg ne sont pas responsables de cela ».

Pour Christian Bonah, Hippocrate aux enfers est « un livre qui cherche plutôt à faire sensation ».

La municipalité de Strasbourg, annonce, dans un communiqué du , que des restes de victimes d’August Hirt ont été découverts à l’Institut de médecine légale de la ville, le , par Raphaël Toledano, historien, — auteur de travaux sur le sujet —, avec la participation du professeur Jean-Sébastien Raul, directeur de cet institut.

Accusation de sexisme

En , Michel Cymes publie un livre d’anatomie destiné à des enfants de 6 à 9 ans, intitulé Quand ça va, quand ça ne va pas. Une pétition en ligne, lancée par des parents, accuse l’auteur de sexisme car il réserve un traitement inégal entre la description du sexe masculin et celui du sexe féminin. La pétition reproche notamment d’avoir consacré moins de lignes au sexe féminin (4 contre 13), de ne pas avoir évoqué le terme scientifique « vulve » lui préférant « zézette », « minou », « cocotte » ou « fefesse », alors que le terme « pénis » est expliqué, mais surtout d’avoir négligé l’appareil reproducteur féminin et le clitoris, ne réduisant la « zézette » qu’à un trou pour uriner. Suite à cette polémique il ferme son compte Twitter.

Divers

  • En , un journaliste qualifie Michel Cymes d’« équilibriste à vaciller sur le fil déontologique. ».

Télévision

Animateur

Chroniqueur

Filmographie

Michel Cymes a pris des cours de théâtre étant jeune adulte. En 2009, il annonce qu’il va jouer un rôle dans la série Dr House, créant un buzz médiatique. En fait, il s’agit d’une parodie de la série télévisée pour lancer le site web de son émission Allô Docteurs.

Cinéma

Télévision

Carlos Ghosn pourrait rester en prison jusqu’à la fin de l’année 2018

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L’ex-patron de Renault-Nissan-Mitsubishi , Carlos Ghosn, pourrait voir sa deuxième garde à vue prolongée jusqu’à la fin de l’année. Les méthodes de la justice suscitent les premières critiques au Japon.

Confiné à l’isolement depuis le 19 novembre, le président de Renault, Carlos Ghosn, devrait connaître une deuxième longue série d’interrogatoires à huis clos dans le centre de détention de Kosuge, dans le nord de Tokyo. Comme annoncé dans le JDD du 2 décembre, le scénario d’une deuxième garde à vue se prolongeant cette fois jusqu’à la fin de l’année se confirme. Le bureau d’enquêtes spéciales du parquet de Tokyo soupçonne l’ex-patron de Renault-Nissan-Mitsubishi et son associé Greg Kelly d’avoir omis de déclarer au fisc japonais une partie des revenus du PDG de Nissan, non seulement entre 2011 et 2015 mais aussi désormais entre 2015 et 2017.

Lire aussi – Carlos Ghosn face à la justice japonaise, une machine à faire avouer

Le parquet n’accuse donc pas pour l’instant l’ex-président du constructeur automobile japonais d’abus de biens sociaux, mais, selon le journal économique nippon Nikkei, à la suite de cette première période de détention, Ghosn devrait déjà être formellement inculpé ce lundi pour avoir violé la loi et ne pas avoir déclaré la moitié de ses revenus.

Carlos Ghosn nie toutes les allégations portées à son encontre

« Le parquet peut renouveler une garde à vue à l’infini de manière abusive s’il le souhaite, explique l’avocat pénaliste Yuji Shiratori. Dans notre système, avant que le parquet décide de poursuivre le prévenu, il n’existe pas de libération sous caution. Celle-ci n’est envisageable que si le prévenu reconnaît l’infraction présumée. Mais s’il reste silencieux ou dans le déni, le parquet cherchera de nouvelles infractions possibles, et de nouvelles gardes à vue seront actées jusqu’à l’obtention des aveux. » Selon les médias japonais et son entourage, Carlos Ghosn a choisi cette ligne de défense : il nie toutes les allégations portées à son encontre.

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Pour la première fois, plusieurs pénalistes japonais sortent du silence et fustigent ce qu’ils appellent une « justice de l’otage », avec ses interrogatoires poussifs et des aveux parfois forcés. Selon eux, il est très difficile pour un prévenu de se défendre une fois qu’il est embarqué dans le tourbillon judiciaire japonais. Si un procès s’ouvre, la condamnation du suspect est quasi systématique. Tout se joue donc pendant ces longues semaines d’interrogatoires. « Le parquet n’aurait pas ouvert une enquête si les procureurs n’avaient pas bien préparé leur dossier, note Yuji Shiratori. Mais vu les problèmes de défense dans notre pays, l’acquittement ne semble pas facile. »

Appels à une refonte du système judiciaire japonais

De son côté, Mana Shimaoka, professeure de droit pénal à l’université d’Osaka, conteste également fortement ces méthodes d’interrogatoire qu’elle juge « d’un autre temps » ; elle appelle à une réforme profonde du système judiciaire japonais. « Nous ne respectons pas le principe de présomption d’innocence, et je pense qu’il n’y a pas de droit de défense au Japon, tranche-t-elle. Ici, le prévenu n’est pas présumé innocent mais présumé coupable. Personne ne s’insurge contre cela. »

Ce déséquilibre des rapports de force entre le prévenu et le parquet ainsi que l’absence d’un procès équitable sont accentués selon elle par la couverture médiatique nippone.

« Dans l’affaire de Carlos Ghosn, on apprend tous les jours de nouvelles accusations, indique l’avocat Yuji Shiratori. Pourtant, le procureur garde le silence et les avocats ont très peu d’éléments à divulguer sur les premiers interrogatoires. Donc les fuites dans la presse sont orchestrées officieusement par petites touches par la police ou des employés du parquet. Leurs informations ne sont pas neutres. Il y a selon moi une sorte de manipulation de l’opinion publique au Japon. »

Le procureur balaie les critiques venues de l’étranger

Les critiques extérieures, voire les pressions diplomatiques, peuvent-elles freiner les actions du parquet? « S’il était japonais, tant qu’il ne reconnaîtrait pas les faits d’accusation, Carlos Ghosn resterait dans le centre de rétention pendant de longs mois jusqu’à ce qu’il passe aux aveux, assure de son côté Mana Shimaoka. Mais ce n’est pas un prévenu ‘normal’. Il faut croire que seules les critiques des étrangers amèneront à des changements dans notre système judiciaire. »

De son côté, Shin Kukimoto, procureur adjoint de Tokyo, se refuse à tout commentaire et balaie d’un revers de la main les critiques venues de l’étranger. « Chaque pays a sa propre histoire, sa propre tradition, son propre système judiciaire, a-t-il déclaré la semaine dernière. Je ne critique pas les règles des autres pays juste parce qu’elles sont différentes, et je trouve malvenu de le faire. » Carlos Ghosn n’est pas près de sortir du piège dans lequel il est tombé.

 

  •  Le JDD du 09/12/2018 Par Sophia Marchesin correspondante à Tokyo .
PS: Finalement cela arrange tout le monde y compris les américains qui pourront vendre leurs voitures .Il suffit pourtant aux américains de lever le petit doigt au pays du soleil levant pour qu’il s’exécutent !!!! ils se souviennent de Pearl Harbor !!!!
En espérant que cela ne détruise pas ce groupe mondial que cet homme  a crée Renault-Nissan-Mitsubischi !!!! Les Japonais contestent l’accord Renault/Nissan  ( Renault 45% de Nissan et Nissan seulement 15% de Renault ) ce n’est pas vraiment un accord gagnant gagnant comme les asiatiques aiment le dirent ………………..