Elon Musk :Hyperloop

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Schéma d’une capsule de l’hyperloop. Elle se divise en 3 compartiments : à l’avant un compresseur d’air, au centre le compartiment pour les passagers (2×14=28) et à l’arrière un compartiment pour les batteries. La capsule repose sur des skis à partir desquels de l’air est propulsé.

Hyperloop

Illustration du double tube surélevé et couvert de panneaux photovoltaïques.

 

L’Hyperloop, parfois stylisé Hyperl∞p, est un projet de recherche industriel, lancé en 2013 par Elon Musk. Ce dernier le définit comme un cinquième mode de transport, en plus des bateaux, des avions, des voitures et des trains.

L’Hyperloop consiste en un double tube surélevé dans lequel se déplacent des capsules transportant des voyageurs et/ou des marchandises. L’intérieur du tube est sous basse pression pour limiter les frictions de l’air. Les capsules se déplacent sur un coussin d’air généré à travers de multiples ouvertures sur la base de celles-ci, ce qui réduit encore les frottements. Les capsules sont propulsées par un champ magnétique généré par des moteurs à induction linéaires placés à intervalles réguliers à l’intérieur des tubes.

En théorie, un tel système installé entre le centre de Los Angeles et le centre de San Francisco permettrait de relier les deux villes en moins de 30 minutes, soit le parcours de 551 kilomètres à plus de 1 102 km/h, plus rapide qu’un avion qui parcourt cette même distance en 35 minutes à la vitesse de 885 km/h.

Pour le développement de l’Hyperloop, Elon Musk encourage l’aspect open source et collaboratif, et il n’a volontairement déposé aucun brevet.

En 2016, plusieurs sociétés travaillent sur le développement de la technologie : Hyperloop One (anciennement Hyperloop Technologie Inc.), Hyperloop Transportation Technologies (HTT), lancée par l’allemand Dirk Ahlborn ou la société canadienne Transpod.

Historique

L’idée d’un transport par tube sous vide (w:en:Vactrain)

#History

 (en)) est apparue dès le début du XXème siècle. Elon Musk propose une nouvelle approche pour mettre en œuvre ce mode de transport.

Elon Musk annonce pour la première fois son projet Hyperloop en juillet 2012 au PandoDaily tenu à Santa Monica en Californie. Les détails concernant le projet émergent peu à peu, et en septembre 2012, Musk évoque l’idée d’un croisement entre le Concorde et le canon à propulsion électromagnétique, en précisant que le système ne nécessite pas de rails. Il estime le coût du Hyperloop reliant San Francisco à Los Angeles à 6 milliards de dollars, ce qui représente un dixième du prix de la ligne de train à grande vitesse actuellement en développement en Californie.

Le 12 août 2013, Elon Musk officialise son concept en publiant une version alpha qui fait l’objet d’un article posté à la fois sur le site de Tesla Motors et celui de SpaceX. Contenant plusieurs schémas et visuels, le document livre de nombreux détails techniques, notamment le design et le fonctionnement de l’infrastructure, son mode de propulsion et d’alimentation énergétique, son utilisation, ainsi que son coût et sa mise en œuvre. Pour l’heure, Elon Musk a annoncé vouloir rester concentré sur Tesla et SpaceX, mais assure s’occuper du Hyperloop en personne si aucun investisseur n’engage de prototype dans les années à venir. Il encourage vivement le crowdsourcing, l’aspect open source et collaboratif, et n’a d’ailleurs déposé aucun brevet pour l’Hyperloop.

En janvier 2015, Elon Musk annonce qu’une piste d’essai de 5 miles, soit environ 8 km, va être construite, certainement au Texas. Cette piste serait ouverte aux entreprises et projets étudiants qui souhaiteraient tester leurs capsules.

Objectifs

Elon Musk a détaillé en 2012 les objectifs qu’il poursuit avec son projet Hyperloop : élaborer un moyen de transport plus sûr que l’avion, indépendant des caprices de la météo et ultra rapide. Il estime sa vitesse moyenne à deux fois celle d’un avion, permettant par exemple de se déplacer de Los Angeles à San Francisco en 30 minutes. Par la suite ce moyen de transport ultra sonique pourrait permettre de relier de nombreux pays voire même le monde en reliant les plus grandes villes comme une sorte de métro mais à une échelle mondiale.

Elon évoque également le coût du billet, plus faible que celui d’un avion ou « tout autre moyen de transport ». Il entend également supprimer les contraintes d’horaires et l’attente pour les voyageurs, des capsules pouvant partir à n’importe quel moment.

Elon imagine même rendre le système auto-suffisant en plaçant des panneaux solaires sur les tubes, voire générer un surplus d’énergie si l’Hyperloop consomme moins que l’électricité accumulée. Il l’oppose au projet California High-Speed Rail qu’il juge catastrophique car, avec son coût de 60 milliards de dollars, il estime qu’il serait « le plus lent de sa catégorie et le plus cher au kilomètre ».

Entreprises travaillant sur le projet Hyperloop

Alors que SpaceX se concentre actuellement sur un concours de design étudiant, d’autres organisations poursuivent une conception complète Hyperloop commerciale.

Hyperloop One (anciennement Hyperloop Technologies)

Hyperloop One (ou Hyperloop Tech)

En avril 2016, Hyperloop Technologies a procédé à une deuxième levée de fonds d’un montant de 80 millions de dollars à laquelle ont souscrit les fonds GE ventures et 137 ventures ainsi que la SNCF.

Hyperloop Transportation Technologies (HTT)

HTT est une start-up américaine lancée par Dirk Ahlborn, entrepreneur américain d’origine allemande. Lorsqu’en 2013, Elon Musk annonce son projet Hyperloop, Ahlborn vient de créer JumpStartFund, une plate-forme Internet qui permet à des entrepreneurs de réunir une communauté de fans pour travailler en ligne sur leur start-up. Il rencontre alors Musk pour lui proposer de monter une entreprise sur ce principe, Musk l’encourage, même s’il ne participe pas lui-même à la nouvelle start-up.

À fin 2015, l’entreprise n’emploie que 4 salariés, mais près de 450 personnes travaillent sur le projet, principalement à distance (seule une vingtaine sont dans les bureaux d’HTT à Los Angeles) et pour la plupart pas à plein temps7, conservant un autre travail par ailleurs. Elles sont rémunérées en stocks options7 et sont réparties en 47 équipes de 4 à 7 personnes devant résoudre une problématique assignée par la hiérarchie dans un temps donné, HTT s’inspirent des process de management de la méthode de développement informatique Scrum.

En janvier 2017, HTT annonce le lancement d’une étude de faisabilité pour relier la ville tchèque de Brno et la capitale de la Slovaquie, Bratislava, à très grande vitesse. Cette liaison pourrait à terme se prolonger jusque Prague et Budapest, en Hongrie. Afin de se développer, l’entreprise va également installer un centre de R&D à l’aérodrome de Toulouse Francazal.

TransPod

TransPod est une start-up canadienne, basée à Toronto. En 2016, elle a conçu un véhicule de transport en tant que prototype pour des premiers essais. En mars 2016, TransPod annonce la présentation d’un concept de véhicule à échelle 1 lors du salon ferroviaire InnoTrans de Berlin de septembre 2016.

Un concours international appelé Hyperloop Pod Competition regroupant de nombreuses universités reconnues visant à concevoir le concept des futurs capsules Hyperloop s’est développé. Ce concours s’est déroulé début 2016 et 115 projets se sont affrontés et ont été jugés par un jury d’experts. Sur tous ces projets seulement une trentaine ont été retenus pour la phase finale des tests. Dans cette dernière étape 3 prototypes ont été sélectionnés pour un essai sur le tunnel créé par l’entreprise SpaceX.

Le véhicule de TransPod est prévu pour atteindre des vitesses supérieures à 1 000 km/h avec un système de commande piloté par ordinateur et utilisant une infrastructure pouvant être alimentée à l’énergie solaire. TransPod a annoncé son plan pour produire un véhicule commercial d’ici 2020 et travailler avec des organismes de réglementation tels que Transport Canada, pour l’approbation de ses premières lignes Hyperloop entre 2020 et 2025. Le corridor Montréal-Toronto est l’une des lignes envisagées par la société.

Transpod collabore avec des entreprises du secteur de l’aérospatiale, des chercheurs universitaires, et un cabinet d’architecture en Europe.

Premiers tests et perspectives commerciales

Californie

Article détaillé : Quay Valley.

Quay Valley est un projet de ville du futur, durable et connectée via le dispositif Hyperloop (un circuit de 8 km), en gestation en Californie : « Nous démontrerons que cela fonctionne. Ensuite, nous proposerons le concept en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique, où ce type de concept pourrait non seulement intéresser, mais aussi être mis en œuvre plus aisément que dans les pays déjà saturés de systèmes de transports publics où il est difficile d’apporter de tels projets révolutionnaires », assure Dirk Ahlborn, le PDG d’Hyperloop Transportation Technologies.

Le coût estimé de la mise en place est de 11 millions d’euros au km, contre 15 à 30 millions d’euros pour le TGV en France : « Ce n’est qu’un tube et quelques pylônes à installer, assure Dirk Ahlborn. L’énergie pour mouvoir les capsules sera récupérée au freinage de la capsule ».

Nevada

La société Hyperloop One a commencé à construire début 2016, un tronçon d’essai d’environ 800 mètres (½ mile) dans le désert du Nevada, au nord de Las Vegas. La société a pour ambition de pouvoir construire une ligne entre Los Angeles et Las Vegas.

Le 11 mai 2016, au nord de Las Vegas, s’est déroulé le premier test public de l’Hyperloop. Le train s’est propulsé à une vitesse de 185 km/h, sur 50 mètres.

Slovaquie

En Europe, la Slovaquie a montré son intérêt pour un projet reliant Bratislava à Vienne et Budapest, à l’horizon 2020. Selon certains médias, les deux voyages prendraient respectivement 8 et 10 minutes, contre une heure et deux heures et demi avec la ligne de train normale.

Un accord entre la société Hyperloop Transportation Technologies et les autorités slovaques a été signé.

Le communiqué de presse ne précise ni le coût, ni la date butoir du projet. L’accord vise simplement à explorer le concept.

France

Plusieurs projets ont été lancés. Entre Lyon et Saint-Étienne, le projet Hyperloop Lyst, mené avec l’école des Mines de Saint-Étienne, permettrait de relier les deux villes en 5 à 10 minutes.

Dès 2008, le projet Lysette, Lyon Saint-Étienne Transport Express, sur base Swissmetro, toujours entre Saint-Étienne et Lyon, devait permettre de relier Lyon à Saint-Étienne en 12 minutes.

Dès 2000, dans le cadre des TSVGV (Tubes sous vides à Grande Vitesse), un projet de liaison entre Lisbonne et Moscou appelée T88, devait relier ces deux villes en 6 heures (Tube GV) et 40 minutes en hyper vitesse (Tube HV). Cette ligne passait aussi par l’itinéraire Saint-Étienne – Lyon.

Un autre tube, le T8 devait assurer la liaison Londres – Bruxelles – Paris – Méditerranée, afin de désengorger la Vallée du Rhône et l’A6, notamment.

Par ailleurs, Hyperloop Transportation Technologies a annoncé le 24 janvier 2017 l’installation d’un centre de R&D sur l’aérodrome de Toulouse Francazal. Il accueillera une trentaine d’ingénieurs et de doctorants.

Russie et Chine

Une liaison Maglev sous vide relierait Kiev (Ukraine) et Pékin en une heure, soit six heures pour un tour du monde en hyper vitesse sous vide.

Avantages et inconvénients

L’Hyperloop serait un moyen de transport capable de concurrencer l’avion par sa grande vitesse en s’affranchissant du principal problème du voisinage des aéroports : la nuisance aérienne (bruit mais aussi pollution). Il ne générera pas autant de nuisances sonores qu’un aéroport du fait de l’absence de réacteur rejetant du gaz chaud, de frottements négligeables, d’une pression d’air suffisamment faible pour ne pas porter le bruit ainsi que de la structure en pipeline qui confinera le bruit. Ainsi, il ne générera pas plus de nuisance sonore qu’une installation d’éoliennes.

Par contre, contrairement à l’avion et aux trains, son principal inconvénient est qu’il faut créer un réseau dédié aujourd’hui inexistant dans des zones parfois déjà urbanisées.

L’Hyperloop est un moyen de transport à large échelle qui nécessite des infrastructures similaires à celles des systèmes ferroviaires. Les coûts estimés pour le train à grande vitesse californien peuvent donc être utilisés comme base de comparaison. Les coûts estimés pour le tronçon initial de 300 miles (480 kilomètres), pour les droits fonciers, sont inférieurs à 7,5 milliards de dollars américains, alors que la proposition de Musk se limite à un milliard de dollars pour l’ensemble des coûts fonciers. Cependant, baisser la pression d’air dans les tubes consommera beaucoup d’énergie.

En octobre 2016, il apparaît que le coût de construction de l’hyperloop pourrait être inférieur à 121 millions de dollars par mile impérial (1609,344 m) alors que le coût de construction d’une ligne à grande vitesse est supérieur à 123 millions de dollars par mile impérial

 

Elon Musk:Tesla

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Tesla, Inc., initialement appelé Tesla Motors, est un constructeur automobile de voitures électriques sportives et de luxe dont le siège social se situe à Palo Alto, dans la Silicon Valley, aux États-Unis.

En 2014, avec 0,02 % de part du marché mondial, Tesla Inc. est valorisé à 35 milliards de dollars5.

L’entreprise s’est diversifiée dans les solutions de stockage d’énergie sous forme de batteries stationnaires: powerwall pour le secteur résidentiel et powerpack pour le secteur industriel. En 2016, par le rachat de l’entreprise SolarCity, elle ajoute à son portefeuille de produits les panneaux et tuiles photovoltaïques.

Contrairement à une idée reçue, la société n’a pas été créée par Elon Musk, simple investisseur, mais par Martin Eberhard (en) et Marc Tarpenning en 2003, rejoints l’année suivante par Ian Wright, Elon Musk et JB Straubel (en). Le nom de l’entreprise rend hommage au scientifique Nikola Tesla, d’origine serbe, né en Croatie.

La production de série du premier véhicule, le Roadster Tesla, a démarré en début d’année 2008. Le Roadster est une voiture sportive entièrement électrique. Les ventes se font par l’intermédiaire du site internet de la société et des différentes concessions présentes dans le monde. Ce site est appelé Star Gate et a enregistré la vente des 220 premiers modèles du Roadster en quatre mois. Le cours de l’action de cette start-up a plus que décuplé en quatre ans à peine.

La production 2008 et 2009, représentant environ 1 000 véhicules, a été réservée d’avance par une clientèle américaine, premier marché ouvert par la marque. Lors de son premier salon en Europe à Monaco, du 25 au 29 avril 2008, la marque Tesla a suscité l’intérêt de célébrités comme le Prince Albert, l’ancien champion du monde de Formule 1 Damon Hill, ainsi que Bono, chanteur du groupe U2. Les ventes du Roadster en Europe, sous le nom Signature Edition, ont commencé en 2009 pour une première série limitée à 250 exemplaires.

La société devient Championne du Monde constructeur FIA des énergies alternatives catégorie IIIA en 2013 avec un Roadster 2.5 numéroté EU377 piloté par James Morlaix et copiloté par Sébastien Chol.

La société Tesla Motors a créé une division, TEG pour Tesla Energy Group, chargée de la conception et production des systèmes de stockage énergétiques (Energy Storage System ou ESS) équipant les véhicules Tesla, mais aussi de la commercialisation de cette technologie à des partenaires tels que Daimler ou Toyota.

En juin 2014, Elon Musk rend les brevets de Tesla accessibles à tous. Pour lui : « Si une entreprise dépend de ses brevets, c’est qu’elle n’innove pas ou alors qu’elle n’innove pas assez rapidement. »

Le 30 avril 2015, Tesla se diversifie : Elon Musk annonce le Powerwall, une batterie design destinée aux habitations, en deux versions de 7 et 10 kWh. Une version de 100 kWh est prévue pour les entreprises.

Au deuxième trimestre 2015, malgré des ventes records de 11 507 voitures électriques vendues sur la même période, soit une hausse de 52 %, Tesla est déficitaire. Sa perte nette a chuté et atteint 184 millions de dollars. En septembre 2015, Tesla acquiert pour un montant inconnu, Riviera Tool, une entreprise américaine qui compte 100 employés et qui est spécialisée dans l’outillage de découpe d’aluminium. En avril 2016, après la présentation de Tesla Model 3, le fabricant enregistre plus de 375 000 commandes dont les premières livraisons sont prévues pour 2017.

En juin 2016, Tesla annonce l’acquisition de SolarCity pour 2,8 milliards de dollars, après que ce dernier était en situation financière difficile, en août 2016, cette offre est revenue à la baisse à 2,6 milliards de dollars.

En juillet 2016, l’autorité américaine des marchés financiers a ouvert une enquête visant Tesla, accusant l’entreprise d’avoir omis d’informer les investisseurs, en pleine levée de fonds, d’un accident survenu à cause du système d’aide à la conduite.

En octobre 2016, Tesla annonce que les voitures en production seront désormais équipées en matériel compatible à la conduite 100% autonome. La partie « software » quant à elle viendra au fur et à mesure des années 2017-2018.

En novembre 2016, Tesla annonce l’acquisition de la firme allemande d’ingénierie Grohmann Engineering, pour un montant inconnu, dans le but d’augmenter sa capacité de production, notamment grâce à l’automatisation.

Sites de production

Fabrication

Les véhicules sont fabriqués aux États-Unis, à Fremont dans l’Etat de Californie, dans une usine initialement nommée NUMMI (en) que Tesla a rachetée à General Motors et Toyota.

Assemblage pour l’Europe

  • 2013 : l’assemblage des véhicules est réalisé aux Pays-Bas à Tilburg. Pour l’Europe, les véhicules sont fabriqués à Fremont, puis transportés en trois colis distincts : batterie, groupe motopropulseur et châssis, par voie ferroviaire et maritime jusqu’à Tilburg.

Gigafactory

L’inauguration de l’usine géante Gigafactory 1 a eu lieu le 29 juillet 2016. La Gigafactory 1 aura pour mission de fabriquer les batteries électriques pour équiper les véhicules fabriqués par Tesla. Tesla y fabrique également les groupes motopropulseurs pour les voitures.

Tesla prévoit d’installer une Gigafactory 2 en Europe. L’implantation de cette usine géante doit être choisie par Tesla en 2017. Contrairement à la Gigafactory 1, l’usine européenne produira les batteries et les véhicules sur le même site.

Véhicules

Roadster

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La Tesla Roadster

Le roadster est capable d’atteindre le 0 à 100 km/h en 3,9 secondes, sans émettre de rejets si l’électricité consommée lors de la charge était d’origine renouvelable. Sa propulsion est en effet 100 % électrique, sa vitesse de pointe est limitée électroniquement à 212 km/h. Son autonomie d’environ 340 km est certifiée par l’organisme américain EPA.

À l’origine de son style, un concours de design fut organisé afin de déterminer l’apparence définitive de la Roadster, portant alors le nom de code de « Dark Star », qui fut remporté par le studio de design Lotus (avec lequel Tesla entretient un partenariat). Lotus assemble également le Roadster, du fait de son gabarit proche de leur modèle Elise.

Le châssis du Roadster Tesla est une conception plus large et plus long que les modules Lotus permettant notamment de loger le bloc de batteries à l’arrière du véhicule.

Roadster Sport

L’évolution de la sportive de Tesla permet d’abattre le 0 à 100 km/h en 3,7 secondes. Le Roadster Sport parcourt 340 km par recharge.

Model S

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Model S

La berline électrique de Tesla est nommée « Model S ». Pendant son développement elle était désignée par le nom de code « Whitestar ».

Elle offre de l’espace pour cinq adultes. La livraison a débuté en juin 2012 aux États-Unis.

Dans le cadre du Salon de Genève de 2013, la Model S fait son entrée sur le marché européen. Elle a d’abord été commercialisée avec les séries spéciales Signature et Signature Performance, limitées au total à 1 000 exemplaires. Elle dispose de deux niveaux de puissance associés à la batterie 85 kWh : 362 ch et 440 Nm et 416 ch et 600 Nm, pour la version Performance. Ensuite arrivera une version de base avec un groupe moteur/batteries de 60 kWh produisant 302 ch et 430 Nm, ainsi équipée, la Model S affiche une autonomie de 335 km.

Les performances annoncées sont :

  • le 0 à 100 km/h est effectué en 5,8 secondes pour la version de base, et 2,7 secondes pour la version sportive.
  • autonomie jusqu’à 613 km.
  • recharge rapide en 45 minutes, complète en quatre heures.

En 2013, la Model S a été vendue à 17 650 exemplaires.

Le 10 octobre 2014, la Model S se dote d’une version « D » (pour « Dual motor ») et d’une nouvelle fonctionnalité de série : l’auto-pilote qui permet d’avoir plus d’informations sur la route à l’aide de trois séries de capteurs de courte et longue portée en plus du GPS.

Les performances annoncées de la version D :

  • le 0 à 100 km/h est effectué en 3,2 secondes pour la version P85D, et un gain de 0,2 s pour les deux autres modèles comme la P90+.
  • autonomie augmentée à 470 km mais à 105 km/h en continu et non homologué EPA au moment de la sortie.
  • 691 ch et 931 Nm de couple

En 2015, 21 552 unités ont été vendues

Model X

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La Tesla Model X est le premier crossover de la marque.

Le Model X de Tesla, SUV de sept places, est commercialisé depuis septembre 2015 aux États-Unis et en 2016 en France, après deux ans de retard. Il sera vendu au même prix que la Model S.

Model 3

Article détaillé : Tesla Model 3.

La Model 3 avait pour nom de code Tesla BlueStar. Son nom actuel fut annoncé le 16 juillet 2014. Plus compacte que la Model S, elle mesurerait 4,60 m. Tesla, avec cette nouvelle gamme, vise tout particulièrement le segment des berlines haut de gamme. Elle a été dévoilée officiellement le 31 mars 2016 et sera commercialisée à partir de fin 2017.

À l’origine, la Model 3 devait s’appeler la Model E, de manière à ce que les différents modèles d’automobiles Tesla forment le mot S-E-X-Y. (Le nom de modèle Y étant déjà réservé par Tesla). Cependant des litiges juridiques avec Ford ont amené Tesla à changer le nom de ce modèle pour la Model 3, visuellement proche du E. On retrouve donc dans la gamme Tesla les modèles S-3-X.

Nouveau Roadster

Le 17 juillet 2015 Elon Musk annonce l’arrivée d’un nouveau roadster entièrement développé par Tesla d’ici quatre ans.

Le « Grand plan »

En 2016, Elon Musk dévoile son « grand plan » pour l’avenir de Tesla Motors. Il consiste en la conception de camions destinés au fret, de véhicules censés remplacer les bus urbains et d’un réseau de voitures autonomes utilisables à la demande.

Conception des véhicules

Les panneaux de carrosserie en carbone du Roadster sont fabriqués en France à Saint-Méloir-des-Ondes par Sotira 35.

 

Bloc de batteries

Le bloc de batteries est appelé Système de stockage énergétique ou ESS pour « Energy Storage System ».

L’ESS du roadster pèse environ 450 kg et contient l’équivalent énergétique de 53 kWh. Cette énergie est délivrée par 6 831 cellules lithium-ion. À la différence des batteries d’un ordinateur portable, chacune des cellules est protégée par deux fusibles. Les 6 831 cellules sont entreposées dans onze modules contenant chacun 621 cellules. Chaque module est également équipé de deux fusibles mais aussi d’un micro-processeur assurant le contrôle des données ainsi que de l’état de charge de chaque cellule. L’effet d’équilibrage de la tension électrique obtenue entre les cellules grâce au micro-processeur permet de limiter les états maximum de charge et décharge, ce qui prolonge la durée de vie et les performances des cellules et donc du bloc de batteries. À l’intérieur de chaque module, les cellules sont réfrigérées et réparties de façon que la destruction accidentelle d’une cellule, par auto-combustion ou explosion, n’entraîne pas celle de ses voisines.

Un ESS contient également :

  • un accéléromètre chargé de la détection d’un éventuel accident, forte décélération ou forte accélération, et de la coupure instantanée des blocs haute tension ;
  • un détecteur de fumée et de température assurant le contrôle et la stabilité thermique du bloc de batteries ;
  • un détecteur d’immersion permettant également la coupure des circuits haute tension en cas d’introduction d’eau dans l’ESS, si la voiture était par exemple plongée dans l’eau. L’ESS a fait l’objet de tests permettant sa validation par l’organisme des Nations Unies chargé du contrôle du transport de marchandises dangereuses, ainsi que par les autorités américaines (US Department of Transportation) et anglaises.

Les blocs de batteries sont produits au siège social de l’entreprise à San Carlos en Californie, au sud de la ville de San Francisco.

L’ensemble motorisation, ou groupe moto-propulseur, est assemblé en Californie sur les véhicules reçus de l’usine Lotus en Angleterre. Le groupe moto-propulseur, qui comprend le moteur électrique, la boîte de vitesses, le module de contrôle électronique et le bloc batterie, constitue la majeure partie du coût du véhicule ; en conséquence, la voiture est considérée comme étant assemblée aux États-Unis.

Le 26 février 2014 Elon Musk annonce la construction de la Gigafactory, une usine destinée à fabriquer les batteries lithium-ion qui équipent les véhicules électriques Tesla Motors. L’usine, basée dans le Nevada, représente 930 000 mètres carrés, 6 500 employés et une production annuelle permettant d’équiper 500 000 véhicules. Cette usine a été conçue dans le but de produire à terme assez d’énergie renouvelable pour faire face à sa consommation.

Batterie domestique

Forte de son expérience dans la conception de batteries électriques pour l’automobile, Tesla a annoncé, fin avril 2015, la commercialisation d’une gamme de batteries destinées aux secteurs résidentiel et commercial. Ces batteries seront reliées à des panneaux photovoltaïques ou aux réseaux électriques, stockant ou déstockant l’électricité selon son coût. La commercialisation de ces systèmes de stockage de l’électricité est prévu à partir de 2016, notamment en Allemagne.

La production de ces nouvelles batteries sera assurée par la Gigafactory 1 en cours de construction dans le Nevada, et qui doit déjà assurer la production de 500 000 batteries automobiles par an

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Financement de l’entreprise

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Concessionnaire Tesla à Los Angeles

L’investissement initial vient du cocréateur de PayPal, Elon Musk, qui est devenu président du conseil d’administration de Tesla. Il mena aussi les deux premiers tours de table financiers et codirigea le troisième tour avec VantagePoint Venture Partners. Le troisième tour de table fit entrer des investisseurs connus comme les cofondateurs de Google Sergey Brin et Larry Page et l’ancien président d’eBay Jeff Skoll.

En mai 2007, la société avait levé plus de 105 millions de dollars au travers du financement privé. Elon Musk a contribué pour 37 millions de dollars à ce financement.

À la suite du depart du fondateur Martin Eberhard, la société fut dirigée par Ze’ev Drori, entrepreneur californien d’origine israélienne de 2007 à 2008, puis par Elon Musk lui-même, qui assure encore ce poste.

Tesla a financé un réseau de près de 3 000 superchargeurs permettant de faire l’équivalent d’un plein en 0 h 45, et dépensera plusieurs milliards de dollars dans une gigantesque usine de batteries dans le Nevada, afin d’équiper le futur Model 3. La marque a dû lever près de 4 milliards de dollars sur les marchés depuis 2013, et malgré cela son cours a été multiplié par plus de onze depuis la cotation en 2010.

Export

En 2009, un show-room ouvre à Monaco53, il s’agit du troisième en Europe après Londres et Munich.

Tesla a dû se porter en justice pour conserver sa marque en Chine. « Tesla » y avait été déposé en 2006 et le constructeur américain avait envisagé de commercialiser ses voitures sous la marque Tuosule avant de gagner son procès début 2014.

En 2014, Tesla a installé en France ses cinq premières bornes de chargement pour le Model S. Vingt-cinq sont prévues pour 2015. Fin 2016, on trouve 46 emplacements de charge rapide pour Tesla en France.

Critique et controverse

En juillet 2014, le cours de l’action de Tesla a chuté de 2,9 % après un accident impliquant une Tesla Model S qui s’est enflammée après un crash dans le sud de la Californie. Des morceaux de batterie lithium-ion enflammés ont été projetés autour du lieu de l’accident, dont les images ont été diffusées par la chaîne de télévision KTLA-TV. Deux autres incidents impliquant une Tesla avaient eu lieu auparavant, que les autorités de sécurité américaine avaient classés sans suite.

Le groupe est notamment critiqué pour sa fonction Autopilot qui assiste la conduite d’une façon plus poussée que celle des concurrents. En effet, plusieurs accidents ont été constatés parmi les utilisateurs. Cela s’explique notamment par l’association qui est spontanément faite entre pilotage automatique et véhicule parfaitement autonome.

Le 7 mai 2016, un conducteur de Tesla, Joshua Brown, décède en Floride à la suite d’une collision avec un semi-remorque alors que la fonction autopilot de son véhicule était activée. Le 19 janvier 2017, l’autopilot est mis hors de cause par la justice américaine, estimant que le conducteur de la Tesla avait eu 7 secondes pour réagir et que l’accident avait donc été causé par des « facteurs humains ». L’enquête de la NHTSA a notamment mis en lumière le fait que le taux d’accidents en Tesla a baissé de près de 40% depuis l’introduction de la fonctionnalité de pilotage automatique.

 

 

 

 

Elon Musk :SpaceX

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Entrée du siège de SpaceX à Hawthorne (Californie)

La société SpaceX est fondée en 2002 par Elon Musk. L’objectif d’Elon Musk est de concevoir des lanceurs capables de diminuer fortement le coût de mise en orbite et ainsi de permettre l’essor du spatial civil.

Création 2002
Fondateurs Elon Musk
Siège social Hawthorne (États-Unis)
Direction Elon Musk
Activité Astronautique
Produits Lanceur, vaisseau spatial, moteur-fusée
Effectif 5 000 personnes (2016)
Site web http://www.spacex.com [archive]

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Photo d’entreprise ( les bureaux en verre au centre de l’usine à Hawthorne ) de quelques employés de SpaceX (23 février 2015).

SpaceX (ou Space Exploration Technologies Corporation) est une entreprise américaine travaillant dans le domaine de l’astronautique et du vol spatial. Fondée en 2002 par l’entrepreneur  Elon Musk , il s’agit de l’un des deux prestataires privés à qui la NASA a confié un contrat de transport de fret vers la Station spatiale internationale (ISS) dans le cadre du programme COTS.

La société SpaceX conçoit, construit et commercialise les lanceurs Falcon 9, les moteurs Merlin qui les propulsent ainsi que le vaisseau cargo Dragon et sa version habitée. Le lanceur Falcon 1 qui a été le premier lanceur de la société n’est plus en service. Après trois échecs en 2006, 2007 et 2008, a lieu le 28 septembre 2008 le premier succès du lanceur Falcon 1, qui met ensuite en orbite le satellite d’observation malaisien RazakSAT lors de son cinquième vol, le 13 juillet 2009. Le cargo spatial Dragon lancé par une fusée Falcon 9 œuvre dans le cadre du programme de ravitaillement de la Station spatiale internationale. SpaceX, qui emploie plus de 4 000 personnes (2015) essentiellement en Californie, dispose par ailleurs de deux installations de lancement sur la base de Cap Canaveral (les pads SLC-40 et 39A), un à Vandenberg Air Force Base (le pad SLC-4E) et un autre est en cours de construction dans le sud du Texas, à Boca Chica. SpaceX dispose également d’un banc d’essais pour ses moteurs dans le Texas.

Falcon_Heavy_Pad_39A_(21048044876).jpg SpaceX

Vue d’artiste du Falcon lourd sur la rampe de lancement 39A

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Comparaison des diamètres des fusées SpaceX : de gauche à droite Falcon 9 v1.0 (2010), Falcon 9 v1.1 (2013) et le 9-Raptor qui serait le premier étage du futur transporteur colonial martien (Mars Colonial Transporter).

Le PDG de SpaceX Elon Musk déclare que l’un de ses objectifs était de réduire les coûts et d’améliorer la fiabilité de l’accès à l’espace d’un facteur de dix. L’entreprise déclarait en 2004 vouloir développer un système de transport lourd, voire super-lourd, si la demande des clients suivait sachant qu’à chaque augmentation de taille résulte une diminution significative du coût par kilogramme en orbite. Elon Musk disait alors : « Je pense que 500 $ par livre (1 100 $ / kg) ou moins est très réalisable ».

SpaceX conçoit de nouvelles technologies de développement et d’ingénierie pour lui permettre de poursuivre ses différents objectifs. En 2015, des sources publiques ont révélé que SpaceX développait ses propres logiciels de simulation de dynamique des fluides afin d’améliorer leur capacité de simulation, d’évaluation et de conception des moteurs de fusée.

En juin 2015, la société a demandé au gouvernement fédéral américain l’autorisation de commencer des essais pour un projet qui vise à construire une constellation de 4 000 satellites capables de donner accès à Internet au monde entier, y compris les régions les plus reculées qui ne disposent actuellement pas d’infrastructures

Falcon_1_Flight_4_liftoff.jpg 4eme tir en 2008 SpaceX

Le lanceur léger Falcon 1 est le premier développement de la société. Le Falcon 1 est un lanceur théoriquement réutilisable qui peut placer, selon son constructeur, 670 kg en orbite basse. Cinq lancements de Falcon 1 ont eu lieu entre 2006 et 2009 dont trois sont des échecs. Contrairement aux autres lanceurs privés, passés ou encore opérationnels, le Falcon 1 utilise des composants entièrement conçus au sein de la société qui le commercialise.

  • Le premier vol a lieu le 24 mars 2006 et est un échec : le lanceur est détruit environ une minute après le lancement.
  • Le deuxième tir devait avoir lieu initialement à la base de Vandenberg, sans charge commerciale mais a lieu finalement le 21 mars 2007 depuis l’île d’Omeleik

dans l’atoll de Kwajalein dans le pacifique à partir d’Hawaï ,Le moteur du second étage s’éteint prématurément et la charge utile retombe sur Terre après avoir culminé à 320 km.

  • Le troisième vol a eu lieu le 3 août 2008 et se solde également par un échec dû à la collision entre le premier et le second étage au moment de la séparation.
  • Le quatrième vol du lanceur le 28 septembre 2008 est un succès.
  • Le 13 juillet 2009, Falcon 1 met sur orbite avec succès le satellite d’observation malaisien RazakSAT, lors de son cinquième vol

Une nouvelle version plus performante du lanceur, le Falcon 1e, a un temps été envisagée avant l’abandon du programme. Les satellites que ce lanceur était censé placer en orbite ayant soit été lancés en tant que charges secondaires, soit en grappes de plusieurs satellites sur la Falcon 9, beaucoup plus puissante.

800px-COTS_combined_demo_2_&_3_spacecraft.jpg Vaisseau dragon SpaceX

À la suite du retrait planifié de la navette spatiale américaine, la NASA lance un appel d’offres pour le transport d’une partie du fret et des équipages jusqu’à la station spatiale internationale qui ne peut être pris en charge par les vaisseaux existants. L’offre de SpaceX, qui propose de développer le lanceur moyen Falcon 9 et le cargo spatial SpaceX Dragon, est retenue avec celle d’Orbital Sciences pour le transport de fret.

  • La NASA passe contrat avec la société SpaceX en décembre 2008 pour le lancement de douze vaisseaux ayant une capacité cargo totale de 20 tonnes au minimum pour un montant de 1,6 milliard de dollars. Les clauses du contrat prévoient qu’il peut être étendu à concurrence d’un montant de 3,1 milliards de dollars.
  • Le premier lancement de la fusée Falcon 9 a eu lieu le 4 juin 2010 depuis la base de lancement de Cap Canaveral. La charge utile du lanceur était constituée par une maquette du cargo spatial SpaceX Dragon.
  • Le premier des trois vols de qualification, prévu dans le contrat avec la NASA, a lieu le 8 décembre 2010. Dans le cadre de vol baptisé Dragon C1 le lanceur Falcon 9 place le cargo spatial Dragon sur une orbite circulaire de 288 km avec une inclinaison de 34,53 degrés. Les communications sont testées et des manœuvres de changement d’orbite et de contrôle d’orientation sont effectuées par le vaisseau à l’aide de ses moteurs. Le vaisseau amerrit après avoir effectué une rentrée atmosphérique à faible distance du point prévu11.
  • Le second vol de qualification, baptisé Dragon C2, au cours duquel l’ensemble du processus de ravitaillement de la Station spatiale internationale doit être testé et validé, a été lancé le 22 mai 2012.

Participation au programme CCDeV

Article détaillé : Commercial Crew Development.

Après le retrait de la navette spatiale américaine effective depuis l’été 2011, la NASA ne dispose plus de moyens de transport pour amener ses astronautes à la station spatiale internationale. Elle doit recourir aux Soyouz russes. La NASA lance le programme CCDev pour sélectionner de nouvelles entreprises susceptibles de travailler immédiatement sur le transport de passagers. Le programme CCDeV comprend plusieurs phases d’étude. À chaque phase une somme est allouée aux sociétés ayant été retenues dans le cadre d’un appel d’offres pour mener des études plus ou moins poussées. En avril 2011 SpaceX est sélectionnée pour le développement d’un système d’éjection utilisé en cas de défaillance du lanceur.

Le 16 septembre 2014, la Nasa choisit Boeing et SpaceX pour concevoir et construire des « taxis de l’espace » qui transporteront les astronautes vers la station spatiale internationale.

Fusées réutilisables

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Plateforme d’atterrissage SpaceX ASDS en position pour le vol 17 de la mission CRS-6

CRS-8_(26239020092).jpg après atterissage SpaceX Falcon9

Premier étage de la fusée Falcon 9 lors de la mission CRS-8 après son atterrissage sur la plateforme maritime

Depuis le début du développement de ses fusées, SpaceX souhaite les rendre au moins en partie réutilisable pour permettre de diminuer les coûts. Dans le cadre de cet effort, un prototype, le Grasshopper a été développé pour mettre au point les technologies nécessaires puis SpaceX a tenté de faire atterrir de manière autonome le premier étage des fusées Falcon 9. Plusieurs tentatives ont dans un premier temps réussi la phase préliminaire qui consiste à faire revenir les fusées Falcon 9 vers la Terre d’une manière contrôlée17. Les fusées ont été en mesure de ralentir à une vitesse appropriée avant l’atterrissage et de déployer avec succès les jambes d’atterrissage. Ces essais ont cependant eu lieu sur l’océan et non pas sur une rampe de lancement d’une de leurs installations. À la suite de ces essais, SpaceX a commencé des tests pour voir si la fusée pourrait atterrir sur une plate-forme solide. Pour des raisons de sécurité, SpaceX a conçu une plateforme maritime autonome permettant de servir de rampe d’atterrissage au milieu de l’océan.

Le 10 janvier 2015, lors de la mission CRS-5 (Commercial Resupply Service 5) à destination de l’ISS, le premier étage de la fusée a été lancé avec comme objectif d’être la première fusée à revenir se reposer sur terre pour être réutilisé17. L’engin a réussi à s’approcher de la plateforme d’atterrissage mais avec une trop grande vitesse. La fusée s’est alors renversée et est tombé dans l’eau et a été en grande partie détruite. Le navire drone a également connu quelques dommages structurels, mais rien d’irréparable. Elon Musk tweete alors « landed hard » (s’est posé violemment). La cause de cet échec a été découverte après coup. Il s’agissait des grilles supersoniques de contrôle montées sur la fusée afin de contrôler et stabiliser la descente. Le fluide hydraulique permettant de les actionner n’était plus en quantité suffisante et les grilles ont cessé de fonctionner correctement.

Durant la tentative suivante au cours de la mission CRS-6, SpaceX a de nouveau été en mesure d’atteindre la plateforme maritime cible, mais deux problèmes se sont produits lors de l’atterrissage. Le premier est que le premier étage de la fusée est arrivé avec une vitesse latérale plus élevée que prévu, la fusée a tout de même réussi à se poser. Cependant, le vaisseau spatial a commencé à basculer sur le côté et le propergol utilisé pour le contrôle de la stabilité qui aurait du empêcher la fusée de basculer n’a pas fonctionné en raison d’une vanne coincée. La fusée a donc de nouveau basculé dans l’eau et a été en grande partie détruite. Les deux vaisseaux spatiaux détruits ont été ramenés aux installations SpaceX pour analyse. Bien que ces deux essais d’atterrissage aient été des échecs, les capsules dragon de chaque mission ont bien atteint la Station spatiale internationale en toute sécurité.la mission CRS-6, SpaceX a de nouveau été en mesure d’atteindre la plateforme maritime cible, mais deux problèmes se sont produits lors de l’atterrissage. Le premier est que le premier étage de la fusée est arrivé avec une vitesse latérale plus élevée que prévu, la fusée a tout de même réussi à se poser. Cependant, le vaisseau spatial a commencé à basculer sur le côté et le propergol utilisé pour le contrôle de la stabilité qui aurait du empêcher la fusée de basculer n’a pas fonctionné en raison d’une vanne coincée. La fusée a donc de nouveau basculé dans l’eau et a été en grande partie détruite. Les deux vaisseaux spatiaux détruits ont été ramenés aux installations SpaceX pour analyse. Bien que ces deux essais d’atterrissage aient été des échecs, les capsules dragon de chaque mission ont bien atteint la Station spatiale internationale en toute sécurité.

Le 21 décembre 2015, SpaceX a finalement réussi à atterrir avec succès. Ce qui constituait une première pour un lancement orbital. L’atterrissage a eu lieu dans le cadre de la deuxième mission en partenariat avec Orbcomm au Landing Zone 1 du centre spatial Kennedy sur la terre ferme donc20. Cet atterrissage sur la terre ferme était possible en raison de la configuration de la mission qui permettait une approche à une vitesse moins élevée que pour d’autres missions.

En janvier 2016, une autre tentative d’atterrissage sur la plateforme maritime a été tentée. L’engin a atterrit sur le navire à 1,3 mètre du centre de la surface d’atterrissage21 et à une vitesse appropriée mais une jambe d’atterrissage n’a pas réussi à se déployer et la fusée s’est renversée et a été détruite. L’échec du déploiement de la jambe a été attribué à la glace de condensation du brouillard qui était présent sur la base de Vandenberg avant le lancement.

Le 8 avril 2016, la fusée a réussi pour la première fois à se poser sans dommages sur la plateforme maritime. L’exploit est réitéré le 6 mai 2016. Le 27 mai 2016, le Falcon 9 de la mission THAICOM 8 réussi à se poser sur la barge d’atterrissage. Après deux succès consécutifs, le programme est marqué par un nouvel échec, le 16 juin 2016, Elon Musk écrit alors « que la poussée d’un des trois moteurs utilisés pour l’atterrissage avait montré des signes de faiblesse et une faible poussée ». Le 18 juillet 2016 durant la mission CRS 9, la fusée se pose sans problème. Le 14 août 2016, SpaceX réussi à poser sa fusée sur la barge autonome après un retour à haute énergie lors de la mise en orbite du satellite JCSAT-16.

Le 1er septembre 2016, un accident a lieu lors du lancement prévu d’une fusée du même type, provoquant la destruction de cette dernière. Quatre mois s’écoulent ensuite avant l’annonce de la reprise des lancements de fusées, qui prendra donc place le 8 janvier 2017.

Le 14 janvier 2017, le Falcon 9 reprend son activité et met 11 satellites Iridium NEXT de la société IridiumComm en orbite avant de se reposer avec succès sur la plateforme d’atterrissage maritime.

Échecs et dysfonctionnements

  • Le 1er mars 2013, un vaisseau spatial du Dragon en orbite a développé des problèmes avec ses propulseurs. En raison de soupapes de carburant bloquées, l’engin était incapable de se contrôler correctement. Les ingénieurs ont cependant réussi à réparer à distance les blocages. En raison de ce problème, l’engin est arrivé et s’est amarré à la Station spatiale internationale un jour plus tard que prévu.
  • Le 28 juin 2015, la mission CRS-7 est lancée par un Falcon 9 surmonté d’une capsule Dragon sans pilote destinée à ravitailler la station spatiale internationale. Toutes les statistiques étaient nominales jusqu’à 2 minutes 19 secondes quand un nuage de vapeur a commencé à se former à l’extérieur de l’engin. Quelques secondes après que ce nuage soit apparu, une perte de pression du réservoir d’hélium s’est produite, après quoi les réservoirs ont explosé, ce qui a causé l’échec complet de la mission35. Le logiciel n’étant pas programmé pour déployer le parachute de la capsule du Dragon après un échec du lancement, le dragon s’est écrasé36. L’enquête a montré qu’un support des réservoirs d’hélium aurait éclaté sous la force d’accélération, d’où fuite de gaz et désintégration de la fusée. À la suite de cet accident, SpaceX a cessé ses vols pendant environ 6 mois et a révisé la conception de la Falcon 9. Une nouvelle version nommée Falcon 9 Full Thrust est depuis en service avec des réservoirs supercryogénique permettant un gain de densité important et une amélioration des performances générales de l’ordre de 33%.
  • Le 1er septembre 2016, une autre fusée Falcon 9 explose sur le pas de tir de Cap Canaveral lors d’essais statiques de routine pour valider la séquence d’allumage. Elle devait mettre en orbite deux jours plus tard un satellite de fabrication israélienne Atmos-6 commandé par Intelsat et Facebook pour développer l’accès Internet en Afrique. Le satellite a été détruit dans cette catastrophe. Suite à cet accident, Space X interromps ses vols jusqu’au 14 janvier 2017, date de reprise des lancements des fusées. Les investigations conduites par Space X conjointement avec l’U.S. Air Force, la NASA et le National Transportation Safety Board (NTSB) ont permis de conclure que l’explosion était due à l’accumulation d’oxygène liquide cryogénique dans un vide ou une déformation du revêtement du réservoir sous pression composite du deuxième étage à l’intérieur du réservoir d’oxygène liquide (LOX).

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Le site de lancement à Cap Canaveral

Le siège, les bureaux d’études et les installations industrielles de SpaceX sont situés à Hawthorne en Californie, près de l’aéroport de Los Angeles. SpaceX y dispose d’une surface couverte de 5,1 hectares permettant d’assembler en parallèle trois lanceurs Falcon 9 ainsi que deux douzaines de moteurs Merlin et trois lanceurs Falcon 1.

Les moteurs sont testés sur un banc d’essais situé à McGregor au Texas. Ce site est aussi utilisé pour les tests dits « grasshopper », projet consistant à faire décoller et atterrir verticalement le premier étage d’une fusée Falcon 9.

Pour lancer ses Falcon 9 et ses futures Falcon Heavy la société dispose :

  • du pad SLC-40 : une installation de lancement sur la base de Cap Canaveral,
  • du pad LC-39a : sur le centre spatial Kennedy (le complexe de lancement 39a) où elle réaménage un pas de tir du centre spatial Kennedy utilisé autrefois pour le lancement de la Navette spatiale américaine afin d’y effectuer les tirs du lanceur Falcon 9 Heavy,
  • du pad SLC-4E à Vandenberg Air Force Base pour les tirs depuis la côte ouest des États-Unis.
  • une quatrième base de lancement est en construction à Boca Chica Village à environ 25 km à l’est de Brownsville (État du Texas) en bordure du golfe du Mexique et à quelques kilomètres de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Contrairement aux autres installations de lancement dont il dispose, qui dépendent du gouvernement américain (NASA et l’Armée de l’Air américaine), Boca Chica appartient en propre à la société ce qui donnera plus de latitude à SpaceX dans l’exploitation du site. SpaceX a investi 100 millions de dollars (environ 88 millions d’euros) dans ce complexe de lancement. Les travaux ont débuté en 2015 et le premier lancement depuis ce site devrait avoir lieu en 2017.

Pour l’atterrissage des premiers étages des lanceurs falcon 9, la société dispose :

  • de la Landing Zone 1 (LZ-1), située à Cap Canaveral, utilisable lors des lancements depuis le pad SLC-40 et ceux depuis le pad LC-39a,
  • de la landing-zone en construction à Vandenberg en lieu et place du pad SLC-4W (proche du pad SLC-4E) lors de lancement depuis la côte Est.

En 2015, l’entreprise emploie en tout environ 4 000 personnes.

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La baie de propulsion du premier étage du lanceur Falcon 9 est assemblée avec les réservoirs

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Lancement inaugural du Falcon 9

Le lanceur moyen Falcon 9, qui doit pouvoir placer 10,5 tonnes en orbite basse, a été annoncé en 2005 et le premier vol a eu lieu le 4 juin 2010, et est régulièrement modifié pour améliorer ses performances. C’est une fusée à deux étages haute de 55 mètres, a un diamètre de 3,6 mètres (hors coiffe) et pèse 333 tonnes. Elle utilise comme le Falcon 1 des moteurs Merlin brûlant un mélange d’oxygène liquide et de RP-1 : le premier étage de la fusée est propulsé par neuf moteurs Merlin 1C qui développent en tout 448,9 tonnes de poussée. Le second étage, dont la structure est similaire à celle du premier étage, est propulsé par un unique Merlin-C qui est une version optimisée pour le fonctionnement dans le vide et qui développe 52,3 tonnes de poussée

Le lanceur ainsi que le cargo spatial Dragon ont été sélectionnés par la NASA dans le cadre du programme COTS. Ce programme a pour objectif d’assurer une partie du ravitaillement de la station spatiale internationale pour compenser le retrait de la navette spatiale américaine fin 2010. SpaceX doit transporter, dans le cadre de ce contrat, 20 tonnes de fret d’ici 2015 : trois vols de qualification doivent être effectués suivis par douze vols opérationnels s’étalant jusqu’en 2015. En décembre 2008 la NASA a passé commande de douze lancements pour une capacité cargo totale de 20 tonnes au minimum et pour un montant de 1,6 milliard de dollars. Les clauses du contrat prévoient qu’il peut être étendu jusqu’à concurrence d’un montant de 3,1 milliards de dollars

La qualification pour le programme COTS, qui constitue aujourd’hui le gros du carnet de commande du lanceur, est un enjeu majeur pour SpaceX. Pour qualifier le lanceur et le vaisseau SpaceX Dragon pour le ravitaillement de la Station spatiale internationale, trois vols de difficulté croissante doivent être réalisés avec succès. Fin mai 2010, SpaceX, qui a reçu 350 millions de dollars d’avances de la part de la NASA, a annoncé à l’agence spatiale américaine qu’elle ne prévoyait plus qu’un seul vol de démonstration en juillet 2010. Le deuxième vol, COTS-2, qui a nécessité des développements complémentaires, a été réalisé le mardi 22 mai 2012 à 3h44 (heure locale), 8h44 GMT, de Cap Canaveral (Floride, EST). Le troisième vol a commencé avec le lancement de la capsule Dragon le 1er mars 201346, elle s’est amarrée à la Station spatiale internationale le 3 mars. Lors de son retour sur Terre, outre des conteneurs à déchets, la capsule Dragon ramènera des boîtiers contenant des expériences scientifiques.

Le lanceur léger Falcon 1

Article détaillé : Falcon 1.

Le lanceur léger Falcon 1 fut la première fusée développée par SpaceX, elle n’est actuellement plus en service. Ce lanceur léger de 27 tonnes et haut de 21 mètres peut, selon son constructeur, placer 650 kg en orbite basse. Il comporte deux étages : le premier étage est propulsé par un moteur Merlin tandis que le second étage est propulsé par un moteur Kestrel également développé par SpaceX. Une nouvelle version dite « Falcon 1e » était prévue pour utiliser notamment une version plus puissante du moteur Merlin.

Le vaisseau Dragon

Article détaillé : SpaceX Dragon.

SpaceX Dragon est un cargo spatial développé pour desservir la Station spatiale internationale dans le cadre du programme COTS. Le premier exemplaire en version cargo a été lancé le 8 décembre 2010 par une fusée Falcon 9. Le vaisseau est capable de transporter 6 tonnes en orbite basse et plus de 2 tonnes jusqu’à la station spatiale. Il comporte deux sous-ensembles : la partie pressurisée d’une contenance de 10 m³ et la partie non pressurisée qui dispose également d’une capacité cargo de 14 m³. Le cône de la capsule est amovible et comporte une écoutille lui permettant de s’amarrer à la station spatiale internationale. La partie pressurisée de forme classique en tronc de cône dispose d’un bouclier thermique et de parachutes lui permettant de revenir sur Terre en emportant du fret. Le vaisseau est conçu pour pouvoir transporter dans une version ultérieure un équipage. Le lancement de qualification COTS-2 avec la capsule Dragon a été réalisé le mardi 22 mai 2012 à 3 h 44 (heure locale), 8 h 44 GMT, de Cap Canaveral (Floride, EST). Le 1er mars 2013, la fusée Falcon-9 a lancé la deuxième capsule de ravitaillement Dragon, qui s’est amarrée à la Station spatiale internationale le 3 mars, elle apporte en tout 575 kg de fret dont 347 kg d’équipements scientifiques, 81 kg de vivres et 135 kg de matériels divers. À cela s’ajoutent des « cadeaux » pour les six astronautes de la Station avec notamment des fruits frais. Le retour du vaisseau cargo est prévu le 25 mars 2013. Pour son retour, celui-ci ramènera sur Terre de nombreuses expériences scientifiques, et c’est, à ce jour, le seul vaisseau capable de cette prouesse.

Le 29 mai 2014 SpaceX dévoile le Dragon V2. L’objectif est de pouvoir transporter, d’ici 2017, des astronautes américains vers la Station spatiale internationale (ISS).

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Un moteur Merlin

La famille de moteurs Merlin

Le moteur-fusée Merlin est le propulseur utilisé par les lanceurs Falcon 1 (1er étage) et Falcon 9 (1er et second étage) développés par SpaceX. Ce moteur-fusée à ergols liquides brûle de l’oxygène liquide et du RP-1 (une variante du kérosène) qui constitue le mélange le plus utilisé par les moteurs développés récemment. Le Merlin comporte une turbopompe unique mise en mouvement par un générateur de gaz. Plusieurs versions ont été développées dont la poussée au niveau de la mer est comprise entre 32 et 55,6 tonnes. Les premières versions du moteur utilisaient un revêtement ablatif, pour des raisons de performance le refroidissement est assuré, à partir de la version 1C du moteur, par le kérosène qui circule dans la paroi de la chambre de combustion et de la tuyère.

Le moteur Draco

Le Draco est un moteur-fusée de faible poussée (400 newtons) développé par SpaceX pour le cargo spatial SpaceX Dragon. Il est utilisé pour les manœuvres orbitales et les corrections d’attitude. Il brûle un mélange hypergolique de MMH et de peroxyde d’azote et peut être réallumé de nombreuses fois. Une version beaucoup plus puissante, baptisée Super-Draco est en cours de développement en 2012 pour la version transports de passagers du vaisseau SpaceX Dragon.

Le moteur Raptor

SpaceX travaille depuis 2011 sur la conception d’un nouveau moteur baptisé Raptor. Initialement celui-ci doit utiliser un mélange hydrogène-oxygène liquide mais fin 2012 le dirigeant de SpaceX indique que le moteur, destiné à propulser un étage supérieur, brûlera un mélange méthane/oxygène liquide. Contrairement au Merlin, le moteur doit utiliser la technique de la combustion étagée plus performante mais plus complexe.

En janvier 2016, SpaceX décroche un contrat de partenariat public-privé avec l’Air-Force pour le développement de ce moteur. L’Air-Force investit 33,6 millions de dollars à condition que SpaceX investisse au moins le double sur ses fonds propres. Ce montant pourrait être porté à 67,3 millions dans le futur. Le contrat porte sur le développement d’un prototype complet d’une version du Raptor adaptée au second étage des lanceurs Falcon 9 et du Falcon Heavy.

Jusqu’ici, seuls des composants du moteur auraient été testés sur le centre spatial de la Nasa à Stennis (Mississippi).

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Le vaisseau Dragon V2

Fin mai 2014, SpaceX dévoile un nouveau vaisseau, Dragon V2, qui pourrait permettre aux astronautes américains de ne plus avoir besoin des Soyouz russes pour gagner la Station spatiale internationale. Cela s’ancre dans le regain de tension entre les États-Unis et la Russie après la crise ukrainienne de 2014 et l’annonce faite par Moscou que la Russie se désengagera financièrement de la station spatiale à partir des années 2020.

Études et projets

Projet de colonisation de Mars

Dans une interview de 2011, Elon Musk déclare vouloir envoyer des humains à la surface de Mars dans les 10-20 ans à venir. En juin 2013, Musk parle pour la première fois d’un transporteur colonial martien (Mars Colonial Transporter) en se référant au projet de développement financé par le secteur privé pour concevoir et construire un système de vol spatial, des véhicules de lancement et des capsules spatiales pour transporter les humains vers Mars et retourner sur Terre. En Mars 2014, Gwynne Shotwell déclare qu’une fois que la version habitable du dragon et le Falcon lourd seraient en service, la priorité pour les ingénieurs de l’entreprise équipe sera de développer la technologie nécessaire pour les missions vers Mars. Selon Steve Jurvetson, Musk croit que d’ici à 2035 au plus tard, il y aura des milliers de fusées qui transporteront un million de personnes vers Mars dans le but de créer une colonie humaine autonome. À plusieurs reprises, Elon Musk a exprimé son intérêt de se rendre lui-même sur Mars et a même déclaré vouloir mourir sur Mars, mais pas en s’y écrasant .

En avril 2016, Elon Musk déclare vouloir faire atterrir sur Mars une capsule Dragon en 2018 et commencer alors un programme intensif prévoyant d’envoyer des vaisseaux à destination de Mars tous les deux ans quand la Terre et Mars entrent en opposition. Cette séquence devra aboutir par une mission habitée qui touchera le sol de la planète rouge en 2025.

Projet de survol lunaire par un équipage

Le 27 Février 2017, Elon Musk déclare que SpaceX a le projet de lancer vers la Lune fin 2018 un vaisseau Dragon V2 avec un équipage constitué de deux passagers payants. Ceux-ci ont déjà avancé une partie significative du prix du voyage. Le vaisseau, dont la qualification en vol doit être effectuée fin 2017, serait lancé par une fusée Falcon Heavy dont le premier vol est également attendu en 2017. On dispose de peu d’informations sur le déroulement du vol qui durerait environ 2 semaines et serait essentiellement balistique (sans propulsion) : le vaisseau doit être lancé sur une orbite elliptique suffisamment haute pour contourner la Lune avant de revenir vers la Terre.

Notes et références

  1. ↑ (en) « Space Exploration Technologies Corporation – press » [archive], sur spacex.com (consulté le 15 décembre 2012).
  2. ↑ (en) « Elon Musk — Senate Testimony, 5 May 2004 » [archive], sur spacex.com,‎ 4 mai 2005 (consulté le 10 août 2008).
  3. ↑ (en) Morgan, Timothy Prickett, « Rockets Shake and Rattle, so SpaceX Rolls Homegrown CFD », The Platform (www.theplatform.net),‎ 27 mars 2015 (lire en ligne [archive]).
  4. ↑ (en) Kang, Cecilia; Davenport, Christian, « SpaceX founder files with government to provide Internet service from space », The Washington Post,‎ 9 juin 2015 (lire en ligne [archive]).
  5. ↑ (en) Stone, Jeff, « Elon Musk’s SpaceX Plans To Launch 4,000 Satellites, Broadcasting Internet To Entire World », ibtimes,‎ 10 juin 2015 (lire en ligne [archive]).
  6. ↑ (en) Updates Archive : January 2007 – July 2007 [archive] – Site officiel de SpaceX, 2007.
  7. Space X : pour la première fois, une fusée privée lance un satellite [archive] – Futura-Sciences, 29 septembre 2008.
  8. ↑ (en) RazakSAT [archive] – ATBS (voir archive).
  9. ↑ (en) « F9/Dragon Will Replace the Cargo Transport Function of the Space Shuttle after 2010 » [archive],‎ 23 décembre 2007 (consulté le 26 janvier 2009).
  10. ↑ (en) « SpaceX success for maiden launch of Falcon 9 » [archive], nasaspaceflight.com,‎ 4 juin2010 (consulté le 4 juin 2010).
  11. « La première capsule privée lancée dans l’espace amerrit dans le Pacifique » [archive], AFP,‎ 8 décembre 2010 (consulté le 8 décembre 2010).
  12. ↑ (en) « SpaceX 2011 Update Page » [archive], SpaceX,‎ 15 décembre 2011 (consulté le 3 décembre 2011).
  13. « SpaceX plans November test flight to space station » [archive], AFP,‎ 15 août 2011.
  14. SpaceX lance avec succès sa capsule Dragon pour un vol historique vers l’ISS [archive] – L’Express/AFP, 22 mai 2012.
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Elon Musk. Un génie .

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Regardez le sourire de l’homme ; de simple boursier de  Queen’s University
The Wharton School Canada , son parcours exceptionnel en 25 ans seulement .Ci-dessous  il guide le Président OBAMA sur son site de lancement , c’est lui  Elon Musk avec ces équipes qui ont tout crées .De zéro à 15000 salariés environ fin 2014 .

 

1280px-Elon_Musk_gives_tour_for_President_Barack_Obama.jpg en 2010

Elon Musk et le président américain Barack Obama sur le site de lancement du Falcon 9, en 2010.

Elon Reeve Musk, né le 28 juin 1971 à Pretoria est un chef d’entreprise, ingénieur et inventeur d’origine sud-africaine naturalisé canadien en 1988, puis américain en 2002 et actuellement installé à Los Angeles. Il est le PDG et directeur de la technologie de la société SpaceX, PDG, directeur architecture produit de la société Tesla Motors, et président du conseil d’administration de la société SolarCity

Il est le fondateur de SpaceX et cofondateur de Zip2, PayPal Il a proposé un nouveau mode de transport baptisé Hyperl∞p et exposé son souhait de contribuer à la colonisation de Mars

En 2015, il cofonde et copréside OpenAI, une association de recherche à but non lucratif en intelligence artificielle dont l’objectif est de promouvoir et développer une IA open-source bénéficiant à l’humanité tout entière.

Liste des sociétés

Zip 2

Société de logiciels web créée en 1995 par Elon Musk avec son frère.

X.com et PayPal

X.com est une société d’email et services financiers en ligne cofondée par Elon Musk en 1999. X.com a été fusionnée avec la société Confinity en 2000 puis renommée PayPal en 2001.

SpaceX

SpaceX est une société travaillant dans le domaine de l’astronautique et du vol spatial créée en juin 2002.

Tesla Motors

Constructeur automobile de voitures électriques cofondée par Elon Musk en 2003.

SolarCity

SolarCity est une société de panneaux photovoltaïques créée en 2006, dont l’idée originale est d’Elon Musk qui est devenu par la suite son président.

Hyperloop

Société de transport fondée le 12 août 2013. Le concept de ce projet industriel est défini par Elon Musk comme un cinquième mode de transport, en plus des bateaux, des avions, des voitures et des trains. En 2015, Elon Musk ne dirige plus aucun projet Hyperloop faute de temps. Il publie un document présentant le concept d’Hyperloop sans déposer de brevets, dans l’objectif de laisser d’autres entrepreneurs développer un tel système librement.

OpenAI

Centre de recherche sur l’intelligence artificielle, ouvert à de multiples start-ups, dont la création fut annoncée en décembre 2015.

 

Prix et récompenses

  • Il a été listé dans le top 100 des personnages qui ont affecté le monde en 2010 par le magazine Time.
  • En février 2011, Forbes a listé Musk dans les meilleurs CEO américains qui ont 40 ans et moins.
  • En juin 2011, il a gagné une somme de 500 000 $ comme récompense par Heinlein Prize for Advances in Space Commercialization.
  • En 2012, Musk se voit décerner la médaille d’or de la Royal Aeronautical Society (en), son plus prestigieux prix.
  • En 2013, il a été nommé « The Fortune businessperson of the year » pour SpaceX, SolarCity et Tesla Motors.

Doctorats honoris causa

  • Doctorat honoris causa de design de l’Art Center College of Design en Californie.
  • Doctorat honoris causa d’ingénierie aérospatiale de l’université de Surrey.

Sa fortune

La fortune de Musk est estimée à 2 milliards de dollars en 2012 par Forbes. En 2013, sa fortune est estimée par le Bloomberg Billionaires Index à 7,7 milliards de dollars. La croissance de sa fortune estimée est liée à une forte hausse de l’action de Tesla Motors. En 2013, Forbes le classe « homme d’affaires de l’année ». En janvier 2014, sa fortune est estimée à 8,4 milliards de dollars américains En juillet 2016, sa fortune est estimée à 12,7 milliards de dollars américains.

 

Robert Marchand 105 ans

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Robert Marchand établit le record de l’heure à 105 ans: 22.547km

Robert Marchand sur la piste du Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines à 105 ans | AFP – PHILIPPE LOPEZ

Par Thierry Tazé-Bernard

Publié le 04/01/2017

Dans le Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines, Robert Marchand a été le premier cycliste de l’Histoire à établir un record de l’heure. Devant un public nombreux, le centenaire a roulé 22.547km pendant une heure. C’est un exploit sportif, mais surtout une performance qui fera date, et qui pourrait beaucoup d’enseignements à la médecine. Voici trois ans, à 102 ans, il avait amélioré le record de l’heure pour cette catégorie d’âge avec 26.927km.

Jamais un homme de cet âge n’avait roulé aussi longtemps. A 105 ans, trois ans après avoir battu le record de l’heure pour un homme de 102 ans, avec 26.927km, Robert Marchand a été le premier à passer une heure sur une selle de vélo, devant les caméras du monde entier. Heureux, fatigué mais tellement satisfait, il n’a pas attendu trop longtemps pour confier son bonheur d’avoir réalisé un nouvel exploit au micro de Daniel Mangeas, l’ancien speaker du Tour de France.

« Ca va bien », a-t-il déclaré après plus de 90 tours de piste, entouré par une nuée de journalistes, se disant surpris d’être déjà arrivé. « Je croyais que j’avais encore des kilomètres à parcourir, j’aurais pu aller plus vite », a lancé le centenaire, à peine essoufflé, qui avait sensiblement pris de la vitesse dans les derniers tours. « Maintenant j’attends mon adversaire », celui qui parviendra à battre son record, dans la toute nouvelle catégorie du record de l’heure des plus de 105 ans, a-t-il plaisanté.

« Une forte détermination »

Sa performance, pour être homologuée par l’Union cycliste internationale (UCI), doit encore passer le cap des tests antidopage. Quelques jours avant sa tentative, il avait déclaré viser les 23 ou 24km. « Si je faisais 30, on dirait que j’étais dopé ». L’humour, l’Amiénois de naissance ne s’en départit jamais. Né un 26 novembre 1911, il a vécu les deux Guerres Mondiales, a traversé la Guerre Froide, et a bourlingué au Vénézuela et au Canada. Bref, l’homme a du recul.

Seule l’audition lui rappelle les années qui passent. Ou presque. Des tests ont montré qu’il avait gagné en vélocité, mais perdu en puissance. « Tant pis je me contente de la vélocité ». Sans se départir de son rire, il raconte ressentir depuis peu une forme de « déchéance ». Il ne craint pas la mort, assure-t-il, seulement la paralysie. En ce mercredi 4 janvier 2017, rien ne l’a empêché de pousser l’exploit un peu plus loin. Sans que cela étonne ceux qui l’entourent, et notamment la physiologiste et professeure d’université Véronique Billat, qui le suit depuis son passage dans le club des centenaires: « Il a une forte détermination, il ne doute pas, il n’a pas peur de tenter des choses ». Il l’a encore montré.

Robert Marchand fringant jeune homme de 105 ans a battu un nouveau record de vitesse sur le vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines. C’est tout bonnement hors norme. L’Ardéchois a établi un nouveau record de l’heure dans sa catégorie : 22,547 kilomètres parcourus !

Il y a trois ans Robert Marchand, il n’était alors qu’un gamin de 102 ans, battait le record du monde de vitesse à vélo dans la catégorie des plus de 100 ans. Le centenaire avait parcouru 26,927 km en une heure.

Ce mercredi à 16h, sur le même vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines, Robert s’est élancé. Mais, prévient-il, il ne fera pas mieux le 4 janvier : il roulera pour établir le record dans la toute nouvelle catégorie des plus de 105 ans. Promesse tenue ! L’Ardéchois a couru 22,547 km au guidon de son vélo, une performance exceptionnelle.

« Ça ne va pas aussi bien qu’il y a deux ans, si j’étais aussi bien je serais un phénomène. Mais je suis pas un phénomène », insiste-t-il, toujours rigolard.

Un Martien

Ceux qui le croisent au vélodrome, le pas alerte, les jours précédant son record, ne sont pas de cet avis : « C’est un Martien », sourit Jean Ridel, jeunot de 84 ans, qui tentera dans un an de s’attaquer au record des plus de 85 ans. « Faut tenir l’équilibre sur le vélo, pouvoir anticiper les virages », c’est « phénoménal » à 105 ans, dit-il.

Le jour J, le centenaire enchaînera les tours de piste sur un léger dénivelé, avec un vélo sur mesure et bardé de capteurs sous son maillot jaune et violet – les couleurs de L’Ardéchoise, populaire course qui organise l’événement avec la Fédération française de cyclisme. Robert Marchand estime pouvoir parcourir 23 ou 24 kilomètres en une heure. « Si je faisais 30, on dirait que j’étais dopé ! »

Super irrigué

Son secret alors ? Il donne quelques pistes : « Toute ma vie j’ai fait du sport », « beaucoup de fruits et légumes », « pas trop de café », « pas de cigarettes », « très peu d’alcool ».

La physiologiste et professeure d’université Véronique Billat, qui le suit depuis ses 100 ans, complète : « Sa surface corporelle est petite mais il a un coeur qui pulse autant de sang à la minute que celui de quelqu’un de plus grand. Son corps est super irrigué ».

Véronique BILLAT. – L’amélioration du record de 2012 (24,1 km, NDLR) en 2014 (26,927 km, NDLR) avait démontré qu’il était possible d’améliorer ses performances malgré l’âge qui avance avec des exercices individualisés. Nous avons désormais la certitude qu’il est possible d’améliorer son volume maximal d’oxygène VO2max grâce aux derniers résultats de Robert mesurés à 40 ml/mn/kg, en progression par rapport à 2014. C’est une nouvelle incroyable car ces mesures sont similaires à celles d’une personne sédentaire âgée de 50 ans.

Ces résultats sont très encourageant pour les personnes âgées…

Ils montrent en tout cas que l’exercice est un facteur de jouvence. C’est un beau message pour l’Humanité: tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir car la courbe tendancielle de baisse de VO2max liée à l’âge qui semble inexorable à partir de 30 ans peut être réversible. On le savait déjà pour des personnes de 50 ans mais pas pour des sujets de 105 ans. Ces données sont exceptionnelles, surtout avec des valeurs de quelqu’un qui a la moitié de son âge.

Jusqu’où peut-il aller dans ses tentatives selon vous?

Je me méfie des gens qui fixent des plafonds. Pendant longtemps on a entendu que celui des 9 »5 sur 100 m serait très difficile à atteindre pour l’homme et Usain Bolt a montré le contraire en 9‘’58. Dans le domaine de l’énergie humaine et de l’entraînement personnalisé, nous n’en sommes qu’aux balbutiements de la recherche.

Physiologiquement, a-t-il été particulièrement gâté par la nature?

C’est une excellente question. La seule différence qu’il a sur un individu normal outre sa bonne humeur et son optimiste, c’est son coeur dimensionné comme celui d’un homme d’1,75 m alors qu’il ne mesure qu’1,58 m. Il bénéficie donc naturellement d’un gros débit sanguin sur une surface corporelle assez petite. Il peut monter jusqu’à 147 battements à la minute alors qu’à son âge il ne devrait statistiquement pas dépasser les 115. Si vous voulez savoir si vous êtes en forme, il y a un exercice simple à faire à condition de ne pas avoir de problèmes cardiaque. Soustrayez votre âge à 200 et vous obtenez votre fréquence cardiaque maximale.

Suit-il un régime alimentaire précis?

Les médias se sont trop focalisés sur ce point en parlant notamment d’un régime végétarien… Il est fait de bananes, yaourt aux myrtilles, pain et confiture de myrtilles le matin et le midi il mange de la viande lorsqu’il en a envie. Robert se nourrit de légumes, fruits, viande, pain et s’offre parfois un verre de vin, comme tout le monde. Le secret de la jouvence, c’est d’abord de faire de l’exercice de manière personnalisée en fonction de vos capacités.

 

Une vie à bourlinguer

Sa personnalité joue aussi : « Il a une forte détermination, il ne doute pas, il n’a pas peur de tenter des choses ».

Pour Gérard Mistler, président de L’Ardéchoise, Robert Marchand est un « bel exemple pour l’humanité ». « Cela aurait été dommage qu’il reste incognito dans son appartement de Mitry-Mory alors qu’il donne beaucoup de joie de vivre aux gens ».

La commune de Seine-et-Marne, près des pistes de Roissy, est le point de chute de Robert Marchand, après une vie commencée le 26 novembre 1911 à Amiens, et marquée par les deux conflits mondiaux, la guerre froide et des années à bourlinguer au Venezuela et au Canada. Aux visiteurs de son modeste studio, l’ancien pompier de Paris (entre autres) qui « commence à prendre de la bouteille » n’hésite pas à montrer les exercices d’assouplissement auxquels il se plie tous les matins. Ou à faire une démonstration sur son appareil d’entraînement, le même que les coureurs du Tour de France. « Va moins vite ! » lance un copain cycliste, en haussant la voix pour se faire entendre.

Il a gagné en vélocité

Cette ouïe défaillante est l’un des rares maux dont souffre le centenaire, avec un peu de tension (son « seul cachet » quotidien) et des rhumatismes dans les mains qui le gênent pour tenir le guidon. « Mais les jambes ça va bien », dit-il en pédalant toujours. Des tests ont montré qu’il avait gagné en vélocité, mais perdu en puissance. « Tant pis je me contente de la vélocité ». Sans se départir de son rire, il raconte ressentir depuis peu une forme de « déchéance ». Il ne craint pas la mort, assure-t-il, seulement la paralysie. En attendant, il roule.

 

Monsanto multinationale

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Monsanto Veut Modifier Génétiquement les Abeilles pour qu’elles résistent à ses pesticides.

 Monsanto, la multinationale tristement célèbre spécialisée dans la biochimie, investit dans la recherche. Mais pas n’importe laquelle : celle sur les abeilles. Cette nouvelle stratégie ne manque pas d’inquiéter les apiculteurs américains. Jusqu’alors Monsanto s’était contenté de concentrer son développement sur les semences génétiquement modifiées (OGM)… …et la production de produits phytosanitaires (pesticides). Mais l’appétit de la firme biochimique grandit ! Monsanto investit désormais dans le « bio-contrôle », tout particulièrement celui des abeilles. Explications :

Monsanto pense modifier l’ADN des abeilles

On sait que ces petits insectes sont indispensables pour que notre écosystème perdure. En effet, 1/3 de notre alimentation dépend des abeilles ! Et leurs poids dans l’économie est tout aussi important. Selon l’INRA, elles ne représentent pas moins de 153 milliards d’euros par an. Pas mal pour une petite bête comme ça ! Une surmortalité des abeilles dues aux humains les abeilles meurent en masse Malheureusement, les abeilles ne sont pas en grande forme de nos jours… Depuis 15 ans, le taux de mortalité des colonies d’abeilles atteint des records ! Il aujourd’hui à plus de 30 %, alors qu’un taux considéré comme normal avoisine les 10 %. Des facteurs humains expliquent cette mortalité excessive. Les abeilles sont essentiellement sélectionnées en fonction de leur productivité plutôt que de leurs capacités à s’adapter à leur milieu. L’agriculture intensive a tendance à appauvrir la biodiversité et prive les abeilles de sources de nourriture. Les niches sont aussi trop fréquemment déplacées pour poléniser les cultures, notamment aux États Unis. Et il y a bien sûr les pesticides… Monsanto, défenseur des abeilles ?

Monsanto fait des expériences sur les abeilles Face à ce constat, Monsanto se pose paradoxalement comme le défenseur des abeilles. Et son arme, c’est la recherche génétique. En 2011, Monsanto rachetait Beeologic, une entreprise dont le cœur de métier est la santé des abeilles. Monsanto justifie sa démarche par un engagement dans le développement durable.

« Monsanto sait que les abeilles sont une composante clé d’une agriculture durable dans le monde »

affirme le géant biochimique dans ce communiqué de presse. Pour contrer le syndrome de l’effondrement des colonies d’abeilles, Beeologics travaille sur des répliques d’acide ribonucléique (ARN). Ces travaux permettraient aux abeilles de synthétiser les protéines pour lutter contre certains virus. L’entreprise estime que c’est un succès. Une démarche qui inquiète les spécialistes les apiculteurs sont inquiets Mais cette démarche ne fait l’unanimité parmi les scientifiques. Pour certains, le recul n’est pas suffisant pour connaître tous les effets réels. Ainsi Christoph Then, vétérinaire spécialiste des biotechnologies et ancien expert pour Greenpeace, estime dans le magasine Reporterre que « l’ARN utilisé n’est pas stable et peut passer d’un organisme à l’autre. Donc à ce stade, cette technologie n’est pas assez sûre pour être utilisée dans l’environnement. » En tout cas, Monsanto soigne sa communication ! Certes ces technologies qui devraient se développer dans les années à venir ne rapporteront certainement pas énormément d’argent. Mais elles ont le mérite de cacher une vérité : les pesticides sont un des facteurs majeurs de la disparition des abeilles. Ce soudain intérêt de Monsanto pour la santé des abeilles interpelle les apiculteurs… À l’occasion du Congrès mondial des apiculteurs, Gilles Ratia, président de la Fédération Internationale des apiculteurs Apimundia, n’a pas manqué de rappeler l’activité historique de Monsanto dans les pesticides et la modification génétique du vivant : plantes, semences… Une question logique en découle : Et si Monsanto s’intéressait aux abeilles pour les rendre résistantes aux pesticides qu’il produit, responsables de leur disparition ? La boucle serait bouclée…

Découvrez l’astuce ici : http://www.comment-economiser.fr/monsanto-veut-modifier-genetiquement-abeilles.html

Vous Souhaitez Éviter les Produits Monsanto ? Voici La Liste des Marques à Connaître.

Impliqué dans des scandales sanitaires à répétition, Monsanto est plus que jamais montré du doigt. Si vous souhaitez boycotter Monsanto, voici la liste des sociétés qui utilisent leurs produits si controversés.

En boycottant ces marques, vous choisissez d’éviter de donner de l’argent à Monsanto pour protéger la santé de votre famille, de vos enfants et des générations futures. Génération  Monsanto avec des OGMS  La Liste des Marques à Éviter

Nous avons obtenu la liste des sociétés utilisant les produits Monsanto sur le blog américain Collective Evolution. Comme ces sociétés sont peu connues en France, nous avons répertorié pour vous les marques qu’elles possèdent et qui sont vendues sur le marché français et européen. Cliquez ici pour accéder à la version imprimable. Pratique quand on fait ses courses. Comme vous pouvez le voir dans cette liste, un grand nombre de marques de notre quotidien et celui de nos enfants appartiennent à des sociétés utilisant les produits Monsanto. Liste des Sociétés Utilisant des Produits Monsanto •

Coca-Cola et ses sous-marques : Coca-cola, Coca-Cola Light (voir l’article de Matthieu sur les dangers du Coca), Cherry Coke, Minute Maid, Burn (boisson énergisante), Dr Pepper, Fanta. Verre de Coca-Cola rose fluo • Cadbury qui possède les bonbons Carambar, Malabar, Régal’ad, ainsi que les chewing-gum Hollywood, La Vosgienne et les chocolats Poulain. Carambars jaune dans un panier • Campbell avec ses soupes Royco et Liebig. Soupe liebig Recette maison • Capri-Sun et ses boissons pour enfants du même nom. Caprisun dans l’herbe • Carnation, sous marque de Nestlé, qui produit le lait déshydraté de marque Gloria. Lait Gloria en brique • General Mills avec les conserves Géant Vert, les glaces Haagen Dazs, et les fajitas Old el Paso et les yaourts Yoplait. Pub fajitas old el pasa • Heinz et son fameux Ketchup. Sachet ketchup heinz par terre • Kellogg’s avec les Céréal Kellogg’s Cornflakes, Special K, Treso, Miel Pops, Coco Pop’s, Frosties, Extra, All Bran. Special K edition familiale • Knorr avec leurs bouillons, leurs soupes et leurs sauces. Sauce Knorr pour Goulash • Kraft Philipp Morris avec un grand nombre de marques dont Côte d’Or, Carte Noir, Daim, le café Maxwell, la crème à tartiner Philadelphia, les gâteaux Lu, les chocolats Milka, Oreo, Suchard, Tang, Toblerone (vous trouverez la liste complète ici). Oreo au Beurre de Cacahuète • Lipton et les thés du même nom. Sachet de thé lipton avec gobelet • Ocean Spray et leurs boissons à la cramberry. Océan Spray à la Cramberry • Les Cookies Pepperidge Farms. Cookies Pepperidge Farms • Pepsico et ses marques Pepsi-Cola, Tropicana, Alvalle, Seven Up, Gatorade, Lipton Ice Tea, les chips Lay’s, Doritos, Ruffles, Tostitos, les gâteaux Quakers et les gateaux apéritifs Bénénuts. Verre et bouteille de tropicana • Les chips Pringles. Boites pringles vertes • Procter et Gamble et ses 300 marques comme Pampers. Découvrez la liste ici. Couche pampers • Schweppes et ses boissons gazeuses. Canette schweppes • Uncle Ben’s et son riz. Uncle Ben’s sauce

 Attention, les marques mentionnées dans cette liste ne contiennent pas forcément des produits Monsanto mais elles appartiennent à des sociétés qui, selon le blog américain Collective Evolution, utilisent des produits Monsanto pour certaines de leurs productions. Ces grands groupes agroalimentaires possèdent tellement de produits différents disponibles dans les supermarchés, qu’il est parfois difficile de tous les répertorier… C’est pour cette raison que nous avons ajouté des liens vers les listes complètes. Pour en savoir plus sur la multinationale Monsanto, nous vous conseillons le livre « Le Monde Selon Monsanto ». Vous pouvez le trouver en ligne ou le demander à votre librairie de quartier. Il n’y a pas que les produits préparés qui sont dangereux pour la santé. Le saumon de norvège l’est aussi. Et c’est pas nous qui le disons mais le gouvernement norvégien.

Découvrez l’astuce ici : http://www.comment-economiser.fr/monsanto-marques-boycotter.html

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Seasteading Institute de Patri Friedman

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Le Seasteading Institute: concentré de libéralisme ou modèle de futur?

Le Seasteading est le projet d’une poignée de libéraux-libertaires américains. Ces derniers, veulent créer des sociétés modèles dans les eaux internationales, de lieux de vie hors de la souveraineté des États existants. Un projet économique et politique complétement utopique qui nous rappelle certains films de science-fiction

Les villes du futur?

Le Seasteadsing consiste à construire des villes, indépendantes les unes des autres, avec chacune une organisation politique différente. Des citoyens investiraient les lieux et seraient libre de changer de ville/politique quand bon leur semblerait. Ces « libertariens » assigneraient à chacune de ces iles une organisation politique différente et innovante. Mais derrière cette façade utopique, se cache une ultra tolérance fiscale qui rime avec belle arnaque financière. En effet, la colonne vertébrale pourrait être, surtout, la volonté d’échapper aux impôts… Sachant que Peter Thiel, fondateur de Paypal et piller de Facebook, a été le premier à mettre la main à la poche pour financer le projet, on a tendance à croire dans ce sens….

 Une arche de Noé aux aires de Wall Street

Un modèle que le fondateur du projet  décrit comme une « expérimentation et une innovation de divers systèmes sociaux, politiques et légaux ». Depuis quatre ans, l’institut tente de convaincre les entrepreneurs privés d’édifier leur propre îlot, promettant de soutenir financièrement les premiers qui se lanceront. C’est sûr que niveau paradis fiscal, le dépaysement de la plateforme a de quoi faire passer les îles Caimans pour une dictature Nord Coréenne. Cependant, pour eux, le soucis est autre:

Les technologies permettant à une communauté océanique d’être autosuffisante existent déjà. On peut aujourd’hui construire des plates-formes capables de résister à des tempêtes pendant plus de cent ans. On commence à maîtriser les techniques de désalinisation pour créer de l’eau potable. Sans parler des énergies renouvelables capables d’alimenter la ville en électricité.”

Le Seasteading Institute voudrait offrir à des cobayes de la citoyenneté la possibilité de choisir la forme d’organisation politique qui leur conviendrait.  Les citoyens de tous les pays seront invités à tester l’organisation de chaque cités, avec la possibilité de passer librement de l’une à l’autre si un système ne leur convient pas. On aura le droit à quoi? Une semaine de monarchie, une d’anarchie? et enfin un mois de dictature? Patri Friedman, initiateur du projet raconte:

Je trouvais que le choix entre les différents systèmes politiques existant dans le monde était finalement assez faible,  Après avoir étudié les aspects économiques et pratiques à la base des nations, je me suis dis qu’avoir l’océan pour seule frontière de l’humanité serait la meilleure façon d’arriver à de meilleurs gouvernements.”

Cette « utopie », Patri Friedman y songe depuis longtemps. Il a notamment travaillé pour la firme Google et cotoyé quelques « binoclards milliardaires » de la Silicon Valley californienne, ce qui lui permet aujourd’hui de compter sur les fonds de Peter Thiel.  Il est aussi le petit-fils du prix Nobel d’économie Milton Friedman, grand défenseur du libéralisme et principal opposant de John Keynes.

Le project BlueSeed, un avant goût de ces îles du future

Le projet Blueseed consiste à réunir sur un bateau, les créateurs de start-up de demain dans le but de leur éviter les différents problèmes de visa et d’impôts au États-Unis. Concrètement, il s’agirait de créer une Silicon Valley flottante à une vingtaine de kilomètres au large de San Fransisco, dans les eaux internationales. Ce positionnement à l’extérieur des eaux fédérales permettrait aux futurs génies et entrepreneurs d’éviter les soucis avec le visa de travail. D’après le PDG de Blueseed, Max Marty, les « jeunes entrepreneurs » pourront choisir de payer leurs impôts où ils le souhaitent…Et ils s’en cachent pas.

Le prix de ce tour de bateau ? Environ 1 200 $ par mois pour une cabine à partager. Il faudra compter plus de 3 000 $ pour une cabine individuelle de qualité. Une fois à bord du BlueSeed, la start-up devra, bien entendu, croître et trouver des investisseurs. En gros, faire du chiffre. Une fois la boîte lancée, on dégage et on laisse la place aux autres.

Le projet Blueseed prendra corps en 2013 où 2014. D’ici là, les futurs créateurs de start-up devront prendre leur mal en patience et lancer leurs projets « à l’ancienne ».

 

 

La Polynésie française accueillera-t-elle la première cité flottante au monde dans le lagon de Raiatea, de Tupai ou dans la baie de Phaëton, à Tahiti ?  La mission exploratoire en Polynésie française du Seasteading Institute a pris fin lundi, avec la promesse de signature d’une lettre d’intention dans le mois qui vient.

 

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Un dessin réalisé durant le séjour de la délégation du Seasteading Institute, qui reprend certains codes polynésiens. (Dessin d’architecte : Seasteading Institute)

 

Nous investirons ensuite les ressources pour aider Tahiti à la création d’une juridiction spéciale, basée en partie sur les expériences réussies de zones économiques spéciales ailleurs dans le monde”, écrit l’institut dans un communiqué de presse.

La vision Seasteading, c’est la Silicon Valley en mer : des îles artificielles composées de plateformes flottantes modulaires, bardées de technologies dernier cri, ancrées sur les fonds marins, et sur lesquelles peuvent être implantées soit des constructions résidentielles ou commerciales, soit des activités aquacoles, ou encore des instituts de recherche. Ces communautés flottantes fabriqueront leur énergie et traiteront leurs déchets.

La Polynésie, vitrine d’un concept futuriste

Vendredi dernier, le président Édouard Fritch, entouré de ses ministres Teva Rohfritsch (Économie bleue et numérique), Jean-Christophe Bouissou (Tourisme), Tearii Alpha (Logement), Patrick Howell (Santé) et Albert Solia (Équipement), ainsi que de Gaston Tong Sang et du maire de Makemo, Félix Tokoragi, a reçu la délégation du Seasteading Institute

La présentation a été jugée “professionnelle et élégante”. Pour le président du Pays, qui cultive sa dimension régionale et internationale en se faisant le porte-parole des victimes du réchauffement climatique, accueillir un tel projet donnerait de la substance à une démarche qui reste encore abstraite pour beaucoup.

De son côté, la Polynésie pourrait être le laboratoire et la vitrine dont le concept de seasteading a besoin pour trouver un second souffle. Le fenua possède de nombreux atouts : le câble Honotua, un bon niveau de sécurité publique, une offre médicale de qualité, et des compétences.

On pourrait enrayer la fuite des cerveaux”, dit Joe Quirk, qui publie, en mars prochain, avec Patri Friedman Seasteading, comment les cités océaniques changeront le monde, aux éditions Simon & Schuster. “Quand le livre sortira, on aura avancé ici et le monde entier entendra parler de la Polynésie française”, espèrent les représentants du Seasteading Institute.

Caroline Perdrix / La Dépèche de Tahiti .