Monaco 2 hectares gagnés sur la mer

Un chantier à 2 Mds€ va permettre à Monaco de gagner 6 ha de plus sur la mer, voici à quoi il ressemble

 

 

Un chantier à 2 Mds€ va permettre à Monaco de gagner 6 ha de plus sur la mer, voici à quoi il ressemble

L’infrastructure maritime destinée à accueillir le futur quartier de l’Anse du Portier est déjà achevée. BOUYGUES TP Monaco

La Principauté de Monaco constitue l’un des plus petits territoires au monde, évoluant entre mer et montagne. Pour accroître sa superficie, d’environ 2 km², la cité-État a multiplié les chantiers permettant de gagner des hectares sur l’eau. Les terre-pleins réalisés pour les plages du Larvotto, le quartier de Fontvieille ou encore l’extension du port Hercule représentent déjà plus de 40 hectares, soit 20% de son territoire. Un nouveau chantier doit permettre cette fois-ci à Monaco de gagner six hectares de plus sur la mer.

Cette extension accueillera le futur « éco-quartier »de l’Anse du Portier. Cinq immeubles et 14 villas, soit 60 000 m² de logements de luxe, doivent ainsi sortir de l’eau d’ici 2025. Le coût global de ce chantier est estimé à 2 milliards d’euros, dont 800 millions pour la seule infrastructure maritime, comprenant une ceinture de 18 caissons et la construction d’un terre-plein sur lequel reposera le nouveau quartier. Les logements proposés devraient figurer parmi les plus chers au monde.

Le chantier a commencé à l’automne 2016, après la signature du traité de concession en juillet 2015. Il est réalisé par Bouygues Travaux Publics pour ce qui concerne toute la partie infrastructure maritime, la création du foncier. La société réalise aussi une partie des travaux d’aménagements (voirie, parking, fondations…) avec un groupement d’entreprises, la SAM (pour société anonyme monégasque), qui est chargée de la construction des bâtiments.

Ce chantier représente un défi environnemental. « Il est enferré entre des réserves naturelles, il fallait s’assurer que ses impacts étaient contrôlés. La difficulté est accrue par des fonds marins profonds, nécessitant des techniques pointues pour mettre en place un remblai et des caissons de 26 mètres de haut », explique à Business Insider France Christophe Hirsinger, directeur de projet de Bouygues Travaux Publics Monaco.

Voici à quoi ressemble cet imposant chantier, son état d’avancement et le quartier sur lequel il doit déboucher : 

Les travaux ont commencé par le déplacement d’espèces animales et végétales protégées. Avant le retrait des enrochements et l’opération de dragage jusqu’à fin 2017, pour enlever les sédiments à l’aide d’une pelle équipée d’une benne étanche, évitant la mise en suspension de matériaux dans la mer.

En février 2017, un écran de protection phonique (en haut de la photo) a été construit le long du rivage.

À partir du 1er trimestre 2018, des tonnes de matériaux de carrière ont été acheminés pour le remblaiement sur le fond rocheux et la réalisation d’un talus sous-marin tout autour afin d’éviter l’érosion des fondations.

Après avoir été apportés par bateau, un tuyau robotisé a acheminé ces matériaux au plus proche du fonds marin mis à nu.

Parallèlement, dans le port de Fos-sur-Mer à Marseille, la préfabrication et le ferraillages de caissons a démarré sur un espace à quai de 10 000 mètres carrés (zones colorées sur la photo).

Une autre zone de 32 000 mètres carrés sur le plan d’eau a permis d’accueillir ensuite les 18 caissons en béton armé, pour poursuivre leur fabrication.

Ces caissons, aussi appelés docks flottants, font 56 m de long, 50 de large et 26 m de haut. Ils pèsent chacun 10 000 tonnes.

Ils ont été remorqués jusqu’à Monaco pour être échoués sur le remblai d’assise — un trajet de plus de 200 km au total.

L’infrastructure, permettant de gagner 6 hectares sur la mer, est majoritairement construite par voie maritime.

En juillet 2019, la ceinture de caissons est fermée. Le remblai pour créer la plateforme destinée à accueillir des bâtiments est quant à lui achevé mi-décembre 2019.

Mais il faudra encore un an pour finaliser l’infrastructure maritime. Environ 1 000 pieux doivent être installés pour les fondations d’ici la fin 2020, avant le démarrage de la construction du nouveau quartier.

Les bâtiments prévus seront tous de tailles différentes et leur élévation sera progressive, d’est en ouest. Les premiers doivent être livrés en 2022. L’extension du Grimaldi Forum (à droite) doit s’achever quant à elle en 2024.

L’éco-quartier de l’Anse du Portier comprendra un petit port de plaisance, avec 18 anneaux, ainsi qu’une piscine d’eau salée dont l’un des flancs sera une baie vitrée ouverte sur la mer et les fonds marins.

Ce nouveau quartier accueillera aussi une forêt d’un hectare. Elle constituera le plus grand espace vert de la Principauté, abritant 1 000 arbres de grande taille.

Une promenade littorale s’étendra enfin sur plus de 500 mètres de long, entre les quartiers du Larvotto et Monte-Carlo.

Les travaux doivent être totalement terminés en 2025. Voici comment s’inscrira le quartier de l’Anse du Portier dans la Principauté de Monaco.

 

 

Kirk Douglas, mort à 103 ans, célébré par les hommages du cinéma 6/02/2020

Michael Douglas a rendu hommage à son « papa », « un philanthrope reconnu qui a œuvré pour le bien public et la paix dans le monde ».

Rest in peace Kirk Douglas #iamspartacus

image

DISPARITION – L’un des derniers géants d’Hollywood s’est éteint à l’âge de 103 ans. Il incarnait l’image du héros américain, une légende à la hauteur de son personnage de Spartacus, qu’il interprétait dans le film de Stanley Kubrick.

Par Michaël Naulin
Kirk Douglas, dernière légende d’Hollywood, est mort à 103 ans
1292283-quinze-jours-ailleurs

L’acteur Kirk Douglas, icône de l’âge d’or hollywoodien qui incarnait l’image du héros américain, est mort mercredi à l’âge de 103 ans, a annoncé son fils Michael Douglas. «C’est avec une immense tristesse que mes frères et moi vous annonçons que Kirk Douglas nous a quittés aujourd’hui à l’âge de 103 ans. Pour le monde, il était une légende, un acteur de l’âge d’or du cinéma (…) mais pour moi et mes frères, Joel et Peter, il était simplement papa», écrit Michael Douglas sur sa page Facebook. «Kirk a eu une belle vie et il laisse derrière lui des films pour les générations à venir, et le souvenir d’un philanthrope reconnu qui a œuvré pour le bien public et la paix dans le monde», poursuit l’acteur.

À lire aussi : Kirk Douglas: six films pour écrire l’histoire d’Hollywood

De sa célèbre fossette à son regard perçant et son corps musclé, Kirk Douglas est né avec Hollywood, a grandi en noir et blanc, s’est battu en couleur ; il était le dernier héros de l’âge d’or hollywoodien.

Pourtant rien ne le prédestinait à devenir une légende du 7e art. «Je vais encore de l’avant parce que je sais d’où je viens», avouait ce fils d’une famille d’immigrants d’origine russe, qui a fui les pogroms. Né le 9 décembre 1916, Issur Danielovitch Demsky a grandi sur Amsterdam Avenue, à New York. Avec ses six sœurs, il connaît très tôt l’injustice et la misère. Autant d’épreuves gravées sur son visage taillé au couteau. Issu de parents analphabètes, il se trouve un exutoire: la lutte.

Le rêve hollywoodien, au bout des poings

Et c’est grâce à la force de ses poignets que «le fils du chiffonnier» décroche une bourse à la St Lawrence University, où il devient champion dans cette discipline. Kirk rentre ensuite à la prestigieuse American Academy of Dramatic Art.

Tout s’accélère pour lui au début des années 1940. En 1941, diplôme en poche, il devient figurant à Broadway, puis s’engage, un an plus tard, dans la marine. En 1943, il se marie avec sa première femme, la comédienne et mannequin Diana Dill. Et devient père de Joel et d’un certain Michael. Démobilisé, Kirk Douglas retrouve les planches de Broadway, où il reprend successivement deux rôles créés par Richard Widmark.

C’est finalement par l’intermédiaire de l’actrice Lauren Bacall que les portes d’Hollywood s’ouvrent à lui. Sa camarade de l’American Academy of Dramatic Art, a parlé de lui au puissant producteur Hal Wallis, qui l’engage dans L’Emprise du crime (1946). Très vite, les rôles qu’il incarne dans les années 50 ont une identité commune: des personnages abjects et marqués par la vie. Une identité qui éclate avec Champion (1949), dans lequel il interprète le rôle prédestiné d’un boxeur. Dirigé par Mark Robson, le film lui vaut sa première nomination à l’Oscar du meilleur acteur. Une célébrité gagnée avec ses poings.

L’incarnation du héros américain

Après avoir manqué de peu le rôle de Ben Hur, c’est finalement en Spartacus que Kirk Douglas assoit sa notoriété.
Après avoir manqué de peu le rôle de Ben Hur, c’est finalement en Spartacus que Kirk Douglas assoit sa notoriété. © Bettmann/CORBIS

Avec son physique avantageux, et ses rôles de personnages de western ou de militaires courageux, Kirk Douglas s‘érige en héros mythique du cinéma américain. Nous vient aussitôt à l’esprit Doc Holliday, le dentiste joueur de poker moustachu aux cheveux gominés et à la lame meurtrière de Règlement de comptes à O. K. Corral (1957), ou de son rôle de guerrier aux muscles saillants et à la gueule balafrée dans Les Vikings de Richard Fleischer sorti en 1958. C’est finalement avec le péplum Spartacus (1960), réalisé par Stanley Kubrick qu’il devient le symbole du héros hollywoodien.

Mais derrière sa force apparente, une grande sensibilité transparaît aussi dans ses rôles. On se souvient de cette scène dans Vingt mille lieues sous les mers (1954) où le personnage de Ned Land, harponneur et musicien à la marinière rouge et blanche, chante pour motiver son équipage. Ou de la tendresse de l’artiste néerlandais dans La Vie passionnée de Vincent van Gogh de Vincente Minelli (1956).

Côté récompenses, s’il est nommé en 1956 pour l’Oscar du meilleur acteur dans Les Ensorcelés et La vie passionnée de Vincent Van Gogh, il n’obtiendra la fameuse récompense qu’en 1996, pour couronner un demi-siècle de cinéma:

Kirk faisait aussi preuve d’un caractère bien trempé. Dès ses débuts, il est considéré comme ayant, selon ses propres mots, «la réputation d’un acteur difficile» et souhaite se tailler des rôles sur mesure. En 1955, il devient producteur avec L’Or des Sioux, d’André De Toth. Sa société, la Bryna, produit également Les Sentiers de la gloire (1957), de Kubrick et Les Vikings.

» LIRE AUSSI – Kirk Douglas, les dix films de l’immortel Spartacus

Un caractère de grand séducteur aussi. L’acteur aura de nombreuses aventures avec les grandes actrices d’Hollywood: Marlene Dietrich, Gene Tierney ou Lana Turner. Après avoir divorcé avec Diana Webster en 1951, il épouse, trois ans plus tard, la Belgo-Américaine Anne Buydens. L’amour de sa vie avec qui il aura deux fils: le producteur Peter Vincent Douglas, et l’acteur Eric Douglas, mort en 2004 d’une overdose.

Kirk, l’immortel

La vie de Kirk Douglas est un scénario à l’américaine. Un siècle d’existence traversé par des événements qui auraient pu lui ôter la vie. Le plus traumatisant a sans doute été ce crash d’hélicoptère en 1991. L’accident fait deux morts et quatre blessés, dont Kirk. L’acteur, alors âgé de 75 ans, s’en sort miraculeusement avec des brûlures et le dos cassé.

Après ses Mémoires, Le Fils du chiffonnier, écrits en 1988, il signe La Danse avec le diable (1991) ou encore Dernier tango à Brooklyn (1994). «Je ressens la même excitation en commençant un roman que celle que j’ai ressentie quand j’ai débuté comme acteur», confiait-il.

Depuis un accident vasculaire en 1996, à l’âge de 80 ans, il avait des troubles d’élocution et des nerfs du visage endommagés. Mais, illustrant son caractère, il avait tout de même pris part deux semaines plus tard à la cérémonie des Oscars lors de laquelle il reçut un Oscar d’honneur. Le seul de toute sa carrière. Kirk Douglas avait continué à effectuer de petits rôles au cinéma jusqu’en 2008, tout en confiant qu’il songeait au suicide depuis son accident cardiaque. «L’humour m’a sauvé, disait-il en 2014 au magazine Parade. Au début, j’ai cru que ma vie était terminée. Mais quand j’ai mis le pistolet dans ma bouche, j’ai touché une dent. Et j’ai eu une douleur bizarre. Un mal de dent m’empêchait de me suicider?»

 

Si ses derniers films n’ont pas recueilli un grand succès, Kirk Douglas aura réussi à réaliser un de ses souhaits les plus chers: jouer avec son fils Michael et son petit-fils Cameron dans Une si belle famille, sorti en 2003. Celui qui, en 2016, fêtait son centenaire, a désormais rejoint les immortels du 7e art.

En 2009, il réalisait le one-man-show Before I Forget (Avant que j’oublie):

Quatre des cinq fils du président Doumer morts pour la France.

Un destin français

 

Quatre des cinq fils du président Doumer morts pour la France

Paul Doumer, alors président de la Chambre, avec ses cinq fils, neuf ans avant la guerre. De gauche à droite: Armand, Fernand, André, René et Marcel.

Paul Doumer, le premier président de la République auvergnat, était l’heureux père de huit enfants, cinq garçons et trois filles. En 1918, il avait perdu trois fils, morts au combat et un quatrième, gazé dans les tranchées, allait décéder en 1923.

Il est des destins plus simples que d’autres. Celui du président Paul Doumer, né en 1857 à Aurillac (Cantal), n’est pas des plus ordinaires. Fils d’un poseur de rails originaire du Quercy, mort très jeune, et d’une femme de ménage, le petit Paul a dû mettre les bouchées doubles pour mettre un pied dans l’ascenseur social et y rester.

Une guerre de tranchées, Verdun la plus meurtrière… Sept idées reçues sur la Première Guerre mondiale

A force de travail, de petits boulots en cours du soir, Doumer, établi à Paris avec sa mère et ses sœurs, finit par obtenir une licence, devient prof de maths, entre au conseil municipal, puis, muté dans l’Aisne, devient président du Conseil général, puis gouverneur d’Indochine, puis ministre, etc… Jusqu’à être élu président,  radical, de la IIIe République, le 13 juin 1931 puis assassiné par un déséquilibré un an plus tard.

Si son parcours politique vaut le détour, sa vie en elle même est édifiante. Dans le genre tragique. Avec Blanche Richet, qu’il a épousée en 1878, Paul Doumer a eu huit enfants : Fernand, né en 1879 ; Hélène, née en 1880 ; Marcel, né en 1886 ; René, né en 1887 ; André, né en 1889 ; Armand, né en 1890 ; Lucile, née en 1893 et Germaine, née en 1897.

Le livre de mes fils

La Première Guerre mondiale lui en a laissé quatre : l’aîné et les trois filles. Sous-lieutenant de cavalerie puis aviateur, Marcel Doumer a été tué le 23 juin 1918. Le second, René, commandant d’escadrille est également mort au combat au-dessus de l’Allemagne, le 26 avril 1917. Le troisième, André, lieutenant d’artillerie, grièvement blessé à la bataille de Grand-Couronne, mourut en septembre 1914, à l’hôpital de Nancy. Enfin, Armand, aide-major dans un régiment d’infanterie, fut à ce point intoxiqué par les gaz qu’il en mourut en 1923.

En 1906, Doumer avait écrit Le livre de mes fils, un ouvrage perçu aujourd’hui comme aussi suranné que moralisateur. Mais pour le père qui ne s’épanchera jamais publiquement sur son quadruple deuil, c’était « simplement le résumé du langage tenu par les pères à leurs enfants, sous mille formes, à tout instant, au hasard des conversations familiales (…) Je souhaite qu’ils éprouvent à les lire le sentiment profond de celui qui écrit pour les convaincre, qui les aime et qui espère en eux (…)  Je souhaite qu’ils se forment une idée élevée de l’homme du vingtième siècle, du bon Français, du citoyen de notre République, et que, les yeux fixés sur ce modèle, ils s’attachent à l’imiter, à réaliser en eux-mêmes les qualités et les vertus qu’ils auront mise en lui. »

Sophie Leclanché / Journal La Montagne

 

François Cheng essayiste, poète, calligraphe, romancier, universitaire, traducteur, académicien .

Francois-Cheng-habits-academicien-Il-devenu-Immortel-2003_0_730_520
François Cheng.
Fonction
Fauteuil 34 de l’Académie française
Biographie
Naissance
(90 ans)
Nanchang (République de Chine)
Période d’activité
À partir de
Nom de naissance
程抱一
Chéng Bàoyī
Nationalité
Français (depuis )
Formation
École pratique des hautes études
Université de Nankin
Activité
essayiste, poète, calligraphe, romancier, universitaire, traducteur, académicien français
Père
Q63245165
Enfant
Anne Cheng
Autres informations
Membre de
Académie française ()
Distinctions
Prix Femina (1998), Grand prix de la francophonie de l’Académie française (2001), membre de l’Académie française (fauteuil 34)
Œuvres principales
  • Vide et plein : le langage pictural chinois (1979)
  • Le Dit de Tianyi (1998)
  • Cinq méditations sur la beauté (2010)
  • Cinq méditations sur la mort autrement dit sur la vie (2013)

François Cheng (nom d’auteur, en chinois : 程抱一, « Qui embrasse l’Unité », Chéng Bàoyī en transcription phonétique pinyin), né le à Nanchang dans la province du Jiangxi, est un écrivain, poète et calligraphe chinois naturalisé français en 1971.

Biographie

Né Cheng Chi-hsien (程纪贤), il est issu d’une famille de lettrés. Après des études à l’Université de Nankin, François Cheng arrive à Paris avec ses parents en 1948 lorsque son père obtient un poste à l’Unesco. Alors que sa famille émigre aux États-Unis en 1949 en raison de la guerre civile chinoise, il décide de s’installer définitivement en France, motivé par sa passion pour la culture française.

Apprentissage du français

Il se consacre à l’étude de la langue et de la littérature françaises en vivant dans le dénuement et la solitude avant de faire dans les années 1960 des études universitaires, en préparant un diplôme de l’École pratique des hautes études (EPHE). Dans les années 1960, il enseigne au Centre de linguistique chinoise, le futur Centre de recherches linguistiques sur l’Asie orientale. Il se lance aussi dans des traductions en chinois de poèmes français, puis celles de poèmes chinois en français.

Premières publications

Tout d’abord, il publie de la poésie en chinois à Taïwan et à Hong Kong. Ce n’est que tardivement (en 1977) qu’il écrit en français, sur la pensée, la peinture et l’esthétique chinoises et aussi des ouvrages poétiques. Jugeant avoir acquis assez d’expérience, il peut ensuite se lancer dans l’écriture de romans.

Dialogue avec les arts plastiques

François Cheng n’est pas seulement écrivain, il est également plasticien : il est l’auteur de nombreuses calligraphies. Il évoque cet art dans de nombreux ouvrages tels que Vide et plein : le langage pictural chinois ou encore Et le souffle devient signe.

Il collabore également avec d’autres artistes, tels que le peintre coréen et prêtre dominicain Kim En Joong : ils publient communément Quand les âmes se font chant en 2014 chez Bayard, ouvrage réédité en 2018, qui se présente comme le dialogue entre des œuvres de deux artistes : « Le livre renoue avec l’ancestral dialogue qui prévaut en Asie entre la peinture et la poésie. Quand ses pages s’entrouvrent, elles semblent les deux ailes prêtes à s’élancer, elles suggèrent le jaillissement, le bond et l’ouvert, la palpitation d’un élan. La rainure du livre concrétise en miniature – comme ces jardins asiatiques de minuscule dimension – une réalité cosmogonique et un concept philosophique. Ravin du livre, le pli unit et sépare les deux propositions artistiques. »

Engagements politiques et artistiques

Depuis 2008, il est membre du comité d’honneur de la Fondation Chirac, créée pour agir en faveur de la paix dans le monde. Il est également membre d’honneur de l’Observatoire du patrimoine religieux (OPR), une association multiconfessionnelle qui œuvre à la préservation et au rayonnement du patrimoine cultuel français.

Vie privée

Son prénom français fait référence à saint François d’Assise.

Il est le père de la sinologue Anne Cheng.

Honneurs et distinctions

En 2000, il reçoit le prix Roger-Caillois pour ses essais et son recueil de poèmes Double Chant. En 2001, François Cheng reçoit le grand prix de la francophonie de l’Académie française.

Le , il devient membre de l’Académie française ; premier Asiatique élu, il est le vingtième récipiendaire du fauteuil 34. Il y est reçu le 19 juin 2003 par Pierre-Jean Remy.

Il est membre du Haut Conseil de la Francophonie.

Décorations

  • Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d’honneur
  • Palmes academiques Chevalier ribbon.svg Chevalier des Palmes académiques
  • Ordre des Arts et des Lettres Commandeur ribbon.svg Commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres

Œuvres

Œuvres personnelles

  • Analyse formelle de l’œuvre poétique d’un auteur des Tang : Zhang Ruoxu 1970
  • L’Écriture poétique chinoise, Éditions du Seuil, 1977 et 1996
  • Vide et plein : le langage pictural chinois, Éditions du Seuil, 1979
  • L’Espace du rêve : mille ans de peinture chinoise, Phébus, 1980
  • Sept poètes français 1983
  • Henri Michaux, sa vie, son œuvre, 1984
  • Chu Ta : le génie du trait, Phébus, 1986
  • Some Reflections on Chinese Poetic Language and its Relation to Chinese Cosmology dans The Vitality of the Lyric Voice, 1986
  • The Reciprocity of Subject and Object in Chinese Poetic Language dans Poetics East and West, 1988
  • De l’arbre et du rocher, poèmes, Fata Morgana, 1989
  • Souffle-Esprit, Éditions du Seuil, 1989 et 2006
  • Saisons à vie, poèmes, Encre marine, 1993
  • Trente-six poèmes d’amour, poèmes, Unes, 1997
  • Le Dit de Tianyi, Albin Michel, 1998 (prix Femina)
  • Double chant, Encre Marine, 1998 (prix Roger-Caillois)
  • Shitao : la saveur du monde, Phébus, 1998 (prix André-Malraux)
  • Cantos toscans, Unes, 1999
  • D’où jaillit le chant, Phébus, 2000
  • Poésie chinoise, poèmes, calligraphies de Fabienne Verdier, Albin Michel, 2000
  • Et le souffle devient signe, Iconoclaste, 2001
  • Qui dira notre nuit, poèmes, Arfuyen, 2001
  • L’éternité n’est pas de trop, Albin Michel, 2002
  • Le dialogue : une passion pour la langue française, Desclée de Brouwer, 2002
  • Le Long d’un amour, poèmes, Arfuyen, 2003
  • Le Livre du vide médian, poèmes, Albin Michel, (2004) – édition revue et augmentée, 2009
  • Que nos instants soient d’accueil, avec Francis Herth, Les Amis du Livre contemporain, 2005
  • À l’orient de tout, poèmes, Gallimard, 2005
  • Cinq méditations sur la beauté, Albin Michel, 2006
  • Pèlerinage au Louvre, Flammarion et Musée du Louvre éditions, 2008
  • L’Un vers l’autre, Éditions Albin Michel, 2008
  • Œil ouvert et cœur battant : Comment envisager et dévisager la beauté, Desclée de Brouwer, 2011
  • Quand reviennent les âmes errantes, Albin Michel, 2012
  • Cinq méditations sur la mort. Autrement dit sur la vie, Albin Michel, 2013
  • Assise : une rencontre inattendue, Albin Michel, 2014
  • La vraie gloire est ici, poèmes, Gallimard, 2015
  • De l’âme, Albin Michel, 2016
  • Enfin le royaume, poèmes, Gallimard, 2018

Ouvrages en collaboration

  • François Cheng et Fabienne Verdier, Quand les pierres font signe, éditions Voix d’encre, 1997
  • François Cheng et Kim En Joong, Quand les âmes se font chant, postface de Nicolas-Jean Sed, Bayard, 2014, 120 pages
  • Entretiens avec Françoise Siri, suivis de douze poèmes inédits, Albin Michel, 2015

Traductions

  • Le Pousse-pousse, de Lao She (traduction, 1973)
  • Entre source et nuage, Voix de poètes dans la Chine d’hier et d’aujourd’hui, Albin Michel, 1990 et 2002

Calligraphie

François Cheng n’est pas seulement écrivain, il est également plasticien : il est l’auteur de nombreuses calligraphies. Il évoque cet art dans de nombreux ouvrages tels que Vide et plein : le langage pictural chinois ou encore Et le souffle devient signe.

 

Christiane Rancé écrivaine de famille illustre .

Christiane Rancé.JPG
Christiane Rancé en 2011.
Biographie
Naissance
Rabat (Maroc)
Nationalité
Française
Formation
Institut d’études politiques de Paris
Activité
Écrivain
Grand reporter
Autres informations
Distinctions
Prix de l’essai ()
Prix Humanisme chrétien ()

Christiane Rancé est une romancière, essayiste et journaliste française

Aperçu biographique

Christiane Rancé descend du « chevalier de Rancé, qui servit Sa Majesté en qualité de capitaine du port de Marseille et de chef d’escadre », comme il est écrit dans la Vie de Rancé de Chateaubriand. Henri de Rancé, dont Saint-Simon affirmait : « Je dirai sans scandale que j’en devins amoureux, et qu’on riait de voir que je ne pouvais cesser de le regarder », était le frère cadet de l’abbé de Rancé, réformateur de La Trappe. Par sa mère, elle descend des Barthélémy, une vieille famille de Haute-Provence qu’évoque Giono dans Le Hussard sur le toit ainsi que des Saint-Val de Saint-Marc, famille créole des Antilles, corsaires du roi.

Elle passe sa petite enfance entre le Maroc où elle est née et Donaueschingen en Allemagne, puis son enfance en Normandie, entre Cabourg, Ouistreham, Caen et Bayeux. Après quelques passages à Bordeaux puis en Provence, terre de sa grand-mère maternelle, elle vit un temps à Saint-Papoul en pays Cathare, puis à Toulouse, avant de terminer ses études à Paris. Elle a gardé de ses migrations un goût prononcé pour le voyage.

Les bibliothèques de ses deux grands-pères lui étant très jeune ouvertes, elle découvre et se passionne rapidement pour la littérature.

La journaliste

En 1990, Christiane Rancé entre au Figaro magazine où elle travaille comme grand reporter et successivement comme chef du service « People » où elle signe des textes sur ses rencontres avec, entre autres, John Irving, Robert Redford, Paul Newman, Michel Piccoli, Vittorio Gassman, Yehudi Menuhin ou Mère Teresa, puis comme chef du service « Enquêtes », spécialement chargée du fait religieux (christianisme, judaïsme, islam, bouddhisme.)

Depuis 2004, elle signe – entre autres dans Géo, Nunc, Ultreïa, La Revue des Deux Mondes ou Le Monde-Histoire & Civilisations – des reportages axés sur la géopolitique et la culture (en Europe, Inde, Afrique et Amérique latine) et des portraits tels que ceux de Cervantès, Charles de Foucauld ou René Girard.

A dater du mois d’, elle tient une chronique hebdomadaire dans La Croix.

L’éditrice

Éditrice chez Robert Laffont, elle a publié notamment Phoolan Devi, Zlata Filipovic ou Yolanda Pulecio, la mère d’Íngrid Betancourt.

Elle a également édité et préfacé chez Perrin les livres posthumes de Lucien Jerphagnon avec qui elle avait publié De l’amour, de la mort, de Dieu et autres bagatelles en 2011.

L’écrivain

Ses livres s’attachent principalement à dresser les portraits de figures littéraires — Léon Tolstoï ou Simone Weil — et spirituelles — Jésus, Catherine de Sienne, Thérèse d’Avila ou le pape François.

Romancière, elle est également l’auteur d’un essai, Prenez-moi tout, mais laissez-moi l’extase, une méditation sur la prière qui a reçu, en 2013, le « prix du livre de spiritualité – Panorama – La Procure » et le prix des écrivains croyants.

En 2015, l’Académie française lui décerne le Prix de l’essai.

En 2016, elle publie En pleine lumière que La Croix présente de sorte : «  Avec le grand talent qu’on lui connaît, Christiane Rancé veut « célébrer la vive beauté du monde, toujours à la portée de nos regards et de notre enthousiasme ». Ses méditations, rédigées sur deux années, plus exactement au fil de vingt-deux mois, remettent ainsi la beauté « en pleine lumière », alors même que, trop souvent, nos connivences avec la mort et la destruction concourent à l’éclipser et la trahir »

À son sujet, Franz-Olivier Giesbert, rendant compte de Tolstoï, le pas de l’ogre, a écrit dans Le Point : «  Je mets au défi quiconque a commencé ce livre de ne pas le terminer dans l’urgence, le souffle coupé. C’est la magie Rancé : sa passion est communicative. »

Bibliographie

Essais
  • Jésus, Gallimard, coll. « Folio Biographies », 2008
  • Simone Weil, Le courage de l’Impossible, Le Seuil, 2009
  • Tolstoï, Le pas de l’ogre, Le Seuil, 2010
  • Prenez-moi tout, mais laissez-moi l’extase, Le Seuil, 2012
  • La passion de Thérèse d’Avila, Albin Michel, 2015
  • En pleine lumière, Albin Michel, 2016
  • Lettre à un jeune chrétien, Tallandier, 2017
  • François, Un pape parmi les hommes, Albin Michel, 2018
  • Dictionnaire amoureux des saints, Plon, 2019
Roman
  • On ne fait que passer, NiL, 1999
Préfaces
  • Jean-Luc Manaud, Chroniques sahariennes, Le Chêne, 2006
  • Yolanda Pulecio Betancourt, Ingrid ma fille, mon amour, Robert Laffont, 2006
  • Catherine de Sienne, Le feu de la sainteté, Le Seuil, coll. « Points », 2008
  • Jacques Borgetto, L’autre versant du monde, Filigranes, 2010
  • Lucien Jerphagnon, Les Miscellanées d’un Gallo-Romain, Perrin, 2014
  • Lucien Jerphagnon, À l’école des Anciens, Perrin, 2014
  • Simone Weil, L’attente de Dieu, Albin Michel, 2016
  • Simone Weil, Le monde en bascule, Hozhoni, 2019
  • Goudji, L’orfèvre du sacré, Albin Michel, 2019
Entretiens
  • Avec Lucien Jerphagnon, De l’amour, de la mort, de Dieu et autres bagatelles, Albin Michel, 2011

 

Daniel Tammet écrivain, poète et hyperpolyglotte

Description de cette image, également commentée ci-après
Daniel Tammet à Montréal avril 2016.
Naissance (41 ans)
Londres (Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni)
Activité principale
écrivain, poète
Distinctions

Membre de la Société royale des arts

Auteur

Œuvres principales

  • Je suis né un jour bleu (2007)
  • Embrasser le ciel immense (2009)
  • L’Éternité dans une heure (2013)
  • C’est une chose sérieuse que d’être parmi les hommes (2014)
  • Mishenka (2016)
  • Chaque mot est un oiseau à qui on apprend à chanter (2017)
  • Portraits (2018)
  • Fragments de paradis (2020)

Daniel Tammet, né Daniel Paul Corney le à Barking, est un écrivain, poète et hyperpolyglotte anglais, chez qui on a diagnostiqué une épilepsie dans l’enfance, puis le syndrome d’Asperger à l’âge adulte. Il s’est fait connaître par sa synesthésie, à l’origine de ses capacités de mémoire. Le , il récite les 22 514 premières décimales de Pi en 5 heures, 9 minutes et 24 secondes, établissant un nouveau record européen.

Daniel Tammet dans la Salle Pi au Palais de la découverte à Paris. Juin 2018.

Biographie

Daniel Tammet est l’aîné d’une fratrie de neuf enfants, et vit une enfance très modeste dans le sud de l’Angleterre. Il souffre de crises d’épilepsie à l’âge de 3 ans (crises aujourd’hui définitivement guéries) qui sont sans doute à l’origine de sa synesthésie. Il est diagnostiqué autiste Asperger à l’âge de 25 ans, au centre de Recherche sur l’Autisme de l’université de Cambridge, par Simon Baron-Cohen. Il a la particularité d’avoir à la fois développé des capacités de communication proches de la norme, ainsi que des aptitudes singulières dans les domaines des nombres et des langues.

Les nombres vont l’aider d’abord à surmonter les épreuves qu’il rencontre à cause de sa différence — rejet des autres, incompréhension du monde qui l’entoure et des règles sociales, hypersensibilité au bruit. Il s’exprime ainsi au sujet des nombres : « ils me calment et me rassurent. Enfant, mon esprit se promenait en paix dans ce paysage numérique où il n’y avait ni tristesse, ni douleur. » Jeune garçon, il est fasciné par la magie des nombres premiers, puis à l’adolescence, il s’adonne au calcul calendaire, qui permet de trouver en un instant le jour de la semaine correspondant à n’importe quelle date de naissance.

Il développe également une passion et des facultés extraordinaires pour les langues étrangères, qu’il assimile plus rapidement grâce à sa synesthésie et en connait une dizaine : l’anglais, le français, l’islandais, l’allemand, l’espagnol, l’espéranto, le finnois, le gallois, le lituanien et le roumain. Daniel Tammet s’invente une langue personnelle appelée Mänti. Il devient professeur d’anglais à l’âge de dix-neuf ans en Lituanie, puis crée en 2002 son propre site Internet d’apprentissage des langues (français et espagnol) appelé Optimnem qui connaît un beau succès.

Le , au Musée de l’histoire des sciences d’Oxford, il récite en 5 heures, 9 minutes et 24 secondes 22 514 décimales de Pi, apprises au cours des trois mois précédant l’événement. C’est un record européen qui le propulse sur la scène médiatique : il fait l’objet d’un documentaire qui lui est entièrement consacré : L’homme ordinateur, version française du documentaire britannique7, dans lequel il relève un nouveau défi, linguistique cette fois : apprendre l’islandais en une semaine et répondre à une interview en direct à la TV dans cette langue. Le défi est relevé haut la main. On y voit aussi sa rencontre avec un autre autiste, Kim Peek, doté d’une mémoire eidétique. La chanteuse Kate Bush a été inspirée par cet événement et en a tiré une chanson de son album Aerial : π.

En 2009, il s’installe à Avignon avec son compagnon Jérôme Tabet, puis à Paris, où il est écrivain à plein temps. Le , Daniel Tammet est invité par L’Express à poser pour une photographie réunissant les auteurs les plus lus de 2009.

Depuis, il a été l’invité à deux reprises de l’émission La Grande Librairie sur France 5, d’abord en 2017 pour Chaque mot est un oiseau à qui l’on apprend à chanter puis en 2020 pour Fragments de paradis. François Busnel dit de lui « ce que j’admire chez vous, c’est votre attirance aussi bien pour la poésie, que pour les neurosciences ou la sociolinguistique. »

Daniel Tammet, écrivain

Je suis né un jour bleu

Daniel Tammet à l’université de Reykjavík en juin 2007.

En 2007, pour casser l’image d’homme-ordinateur qui lui colle à la peau depuis sa participation à ce documentaire, il écrit un livre de mémoires Je suis né un jour bleu, qui est traduit en dix-neuf langues. Il insiste sur son humanité et sa sensibilité, malgré le fait qu’il présente le syndrome d’Asperger et qu’il soit doté d’une mémoire hors du commun : « L’aventure est insolite, parfois déroutante et souvent captivante. » Il y raconte des souvenirs d’enfance, des épisodes d’agoraphobie, ainsi que des tests auxquels il s’est soumis pour des chercheurs en neurosciences du monde entier. Il est parfois présenté comme « la pierre de Rosette de l’autisme » (à tort, car la grande majorité des Asperger ont la pleine capacité de communiquer et d’exprimer ce qu’ils vivent et ce qu’ils ressentent) ; c’est plutôt en tant que savant qu’il a pu faire progresser la recherche.

Ce premier livre est un succès international. L’auteur dit ne pas effectuer mentalement les calculs, mais voir les solutions lui apparaître sous forme de paysages, et associer les chiffres à des couleurs, ce qui est le propre de la synesthésie. Il résume ainsi sa philosophie : « L’important n’est pas de vivre comme les autres, mais parmi les autres ». À partir de ce jour, il voyage à travers l’Europe et les États-Unis pour la promotion de son livre et des conférences dans des universités. Cette reconnaissance le pousse à casser un peu plus les routines qu’il décrit dans Je suis né un jour bleu et à bousculer ses habitudes. Il a désormais trouvé sa véritable voie dans le travail d’écriture.

Embrasser le ciel immense

En 2009, il dédie son deuxième livre, Embrasser le ciel immense (Les Arènes), « à la beauté qui sommeille en chaque esprit ». S’appuyant à la fois sur ce qu’il perçoit de l’intérieur et sur les expériences scientifiques les plus récentes, il fait un état des lieux des connaissances actuelles sur le cerveau, remet en cause nombre d’idées sur le QI et l’intelligence, donne des méthodes personnelles pour apprendre plus facilement une langue étrangère ou pour mieux comprendre les mathématiques et s’interroge sur l’avenir de l’esprit humain. Surtout, il démontre qu’il est possible d’établir des passerelles entre les capacités du cerveau d’un savant-autiste et celui d’une personne ordinaire, et qu’il est réducteur de toujours les opposer. Selon certains critiques, il séduit par une intelligence qui ne se cantonne pas à l’abstraction : « Tammet a quelque chose d’un petit Prince, comme s’il voyait la Terre d’une autre planète, avec une sage distance. »

L’Éternité dans une heure

Le , il publie son troisième livre L’Éternité dans une heure, une initiation à la poésie des nombres. À cette occasion il reçoit les éloges de J. M. Coetzee, le Prix Nobel de littérature sud-africain : « Toujours enrichissant, toujours divertissant, Daniel Tammet a beaucoup de respect pour le mystère et l’univers des nombres. » Selon le quotidien Le Monde, « Il y a du Rimbaud chez Daniel Tammet. »

Mishenka

Le , Daniel Tammet sort en France son premier roman, Mishenka, publié aux éditions Les Arènes. Inspiré d’une histoire vraie qui a pour décor la Russie des années 1960, l’auteur nous raconte la bataille que se sont livrée les deux plus grands joueurs d’échecs du moment. Maxim Koroguine (alias Mikhaïl Botvinnik), le héros du régime, froid, logique et sûr de lui affronte le jeune prodige Mishenka (alias Mikhaïl Tal), insaisissable, impulsif et romantique. Celui-ci semble jouer pour la beauté du geste. Il « pense avec ses mains ». On assiste au combat entre deux formes de pensée, deux visions de l’avenir pour l’Union Soviétique. « Mishenka est comme moi, il voit dans les échecs une forme de poésie, c’est un jeu qui aide à penser la pensée. » Ce livre a reçu le soutien du grand maître russe Vladimir Kramnik et fait référence dans son écriture à la nouvelle du Joueur d’échecs de Stefan Zweig et au roman Le Maître ou le tournoi de go de Yasunari Kawabata.

Chaque mot est un oiseau à qui l’on apprend à chanter

Le sort le livre Chaque mot est un oiseau à qui l’on apprend à chanter publié aux éditions Les Arènes. Un livre d’essais qui aborde diverses questions autour du langage et des langues : l’histoire de l’espéranto et la rencontre avec ceux dont c’est la langue maternelle, comment apprendre l’anglais de manière intuitive quand on ne parle que le lituanien ?, comment les règles strictes de l’islandais restreignent l’attribution des prénoms dans ce pays, la langue numérique de Tammet quand il était petit, la défense des langues rares, comment le téléphone a changé profondément notre façon de nous parler, les ordinateurs parleront-ils un jour comme des humains ?…

Portraits

Le , Daniel Tammet publie son premier recueil de poésie intitulé Portraits aux éditions Blancs Volants. Chaque poème a été écrit en français et en anglais (ou inversement). L’auteur a voulu rendre hommage à des personnalités célèbres ou anonymes qui ont marqué sa vie. On y retrouve par exemple la doyenne de l’humanité Jeanne Calment, le champion d’échecs Bobby Fischer ou encore l’homme le plus grand du monde Robert Pershing Wadlow. Pour Tammet, chaque existence recèle une part de poésie. La philosophe Cynthia Fleury a rédigé la préface du livre. Les poèmes s’accompagnent de photographies de Jérôme Tabet.

Fragments de paradis

Le , il sort Fragments de paradis aux éditions Les Arènes, un récit littéraire « directement écrit en français. » Dans lequel il raconte sa conversion au christianisme à l’âge adulte. Quels épisodes de l’enfance, quelles rencontres, quels échanges ont été déterminants ? Peut-on réconcilier la foi et la raison ? Comment partager une expérience aussi indicible ? Il livre également, à sa façon, l’histoire de Jésus, mêlant sa propre imagination à la reconstitution historique.

Autres travaux littéraires

Le , il publie une traduction française des poèmes de l’australien Les Murray dans un recueil intitulé C’est une chose sérieuse que d’être parmi les hommes (Éditions de l’Iconoclaste). Daniel Tammet est l’invité de la Maison de la Poésie à Paris où il partage la scène avec Les Murray pour une conférence inédite.

Bibliographie

Livres en anglais

  • Born on a Blue Day (2006).
  • Embracing the Wide Sky (2009).
  • Thinking in Numbers (2012).
  • Every word is a bird we teach to sing (2017).
  • Portraits (2018).

Articles et autres en anglais

  • What It Feels Like To Be A Savant, dans Esquire, August 2005.
  • Open Letter to Barack Obama, dans The Advocate, December 2008.
  • Islands of Genius (2010), préface du livre de Dr Darold A. Treffert.
  • Olympics: are the fastest and strongest reaching their mathematical limits?, dans The Observer, August 2012.
  • What I’m thinking about… Tolstoy and maths, dans The Guardian, August 2012.
  • The Sultan’s Sudoku, dans Aeon Magazine, December 2012.

Livres traduits en français

  • Je suis né un jour bleu [« Born on a Blue Day »], Éditions Les Arènes, , 240 p. (traduction française de Nils C. Ahl).
  • Embrasser le ciel immense : Le cerveau des génies [« Embracing the Wide Sky »], Éditions Les Arènes, , 330 p. (traduction de Daniel Tammet et Jérôme Tabet).
  • L’Éternité dans une heure : la poésie des nombres [« Thinking in Number »], Éditions Les Arènes, , 300 p. (traduction de Laurent Bury).
  • C’est une chose sérieuse que d’être parmi les hommes, Éditions de l’Iconoclaste, , 144 p. (préface et traduction de Daniel Tammet).
  • Mishenka, Éditions Les Arènes, , 240 p.
  • Chaque mot est un oiseau à qui l’on apprend à chanter, Éditions Les Arènes, , 267 p.
  • Portraits, Blancs Volants, , 80 p.

Livre en français

  • Fragments de paradis, Éditions Les Arènes, , 180 p.

Livre en édition bilingue anglais et français

  • Portraits, Blancs Volants, , 80 p.

 

Julien Courbet .journaliste, animateur de radio et animateur-producteur de télévision français.

Julien Courbet, né le à Eysines en Gironde, est un journaliste, animateur de radio et animateur-producteur de télévision français.Débutant à la télévision au début des années 1990 sur France 2 aux côtés de Jacques Martin dans Ainsi font, font, font, il fut l’animateur-vedette de l’émission Sans aucun doute sur TF1 de 1994 à 2008. Entre 2014 et 2018, il collabore à diverses émissions sur la chaîne C8, annonçant le qu’il quittait le groupe Canal +. Depuis 2018, il anime le magazine Capital sur M6.À la radio, sur RTL, il anime l’émission Ça peut vous arriver depuis 2001.

Julien Courbet : Twitter, son petit verre de rouge, ses insomnies…

Julien Courbet presente sur M6 aussi les deux emissions eco, << Qui veut-etre mon associe ? >> et << Capital >>.
Julien Courbet présente sur M6 aussi les deux émissions éco, « Qui veut-être mon associé ? » et « Capital ».

© Jacques BENAROCH/SIPA

 

Fortune de l’animateur Julien Courbet  :Pour établir son classement, le magazine People With Money tient compte des gains directs mais également des revenus issus des partenariats publicitaires, des royalties et tout autre investissement.

D’après les calculs, le journaliste-entrepreneur pèserait près de 275 millions d’euros. Outre ses gains professionnels il devrait son immense fortune à de judicieux placements boursiers, un patrimoine immobilier conséquent et le très lucratif contrat publicitaire avec les cosmétiques CoverGirl. Il possèderait également plusieurs restaurants à Paris (dont la chaîne « Chez l’gros Julien »), un club de Football à Bordeaux, et serait également impliqué dans la mode adolescente avec une ligne de vêtements « Courbet Séduction » ainsi qu’un parfum « L’eau de Julien », autant de succès financiers.