Sara Knafo

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Sarah Knafo : IEP Paris, ENA,Magistrate à la Cour des Comptes.

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Page d’aide sur l’homonymie

Sarah Knafo en 2021.

Auditrice à la Cour des comptes
depuis 2020
Naissance24 avril 1993

(28 ans)
Les Pavillons-sous-Bois

NationalitéFrançaise
FormationInstitut d’études politiques de Paris ()
École nationale d’administration ()
ActivitésHaute fonctionnaire, conseillère politique
Partis politiquesUnion pour un mouvement populaire ()
Les Républicains ()
Reconquête (depuis )
DistinctionMédaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement ()

Sarah Knafo est une haute fonctionnaire française, née le 24 avril 1993 aux Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

En 2019, après des études supérieures à Sciences Po Paris et à l’ENA, elle devient magistrate à la Cour des comptes. En vue de l’élection présidentielle de 2022, elle est mise en disponibilité de l’administration pour mener la campagne d’Éric Zemmour, dont elle est la principale conseillère et la compagne

Situation personnelle

Famille

Née en 1993 aux Pavillons-sous-Bois, Sarah Knafo est issue d’une famille de Juifs séfarades d’Algérie. Elle compte des grands-parents juifs marocains, réfugiés en France en 1967, au lendemain de la guerre des Six Jours. Sa mère est hypnothérapeute, son père chef d’entreprise, et sa sœur, Cindy Knafo, photographe de mode. Son frère Dan, né en 1997, meurt en 2017.

À l’âge de 18 ans, Sarah Knafo s’installe dans le quartier Saint-Germain-des-Prés, à Paris.

Formation

Sarah Knafo suit une scolarité au lycée de l’Alliance, un établissement privé juif sous contrat, appartenant au réseau de l’Alliance israélite universelle, où elle obtient un baccalauréat en 2011. Elle déclare en 2016 : « Je suis de confession juive, mais je me sens de culture chrétienne. Chez moi, Charles Péguy est aussi important que la Torah ».

Elle effectue une classe préparatoire économie, méthodes quantitatives et gestion au lycée Turgot mais échoue au concours d’entrée du département D2 économie-gestion de l’École normale supérieure Paris-Saclay. Elle intègre finalement l’Institut d’études politiques de Paris en 2013 où elle est admise au sein du master affaires publiques. Elle obtient également une double licence d’économie et de science politique à l’université Panthéon-Sorbonne en 2014. Vers ses 20 ans, elle est inscrite aux cours du soir du cours Cochet-Delavene.

En 2017, après une première tentative, Sarah Knafo est reçue au concours d’entrée de l’École nationale d’administration (ENA), intégrant la promotion Molière (2018-2019) et sortant parmi les premiers de celle-ci. Elle aurait notamment été encouragée à tenter le concours de l’ENA par Éric Zemmour.

Vie privée et familiale

À partir de 2021, Sarah Knafo est présentée dans les médias comme la compagne d’Éric Zemmour. En septembre 2021, Paris Match publie en couverture une photo suggestive d’elle et Éric Zemmour, tous deux attaquant alors le journal en justice pour atteinte à la vie privée. En novembre suivant, le journal Closer affirme qu’elle est enceinte d’Éric Zemmour, qui porte plainte contre le journal, dans le contexte du début officiel de sa campagne présidentielle. En janvier 2022, lors d’une interview télévisée sur BFM TV, Eric Zemmour officialise leur liaison.

Parcours professionnel

Ambassades et Cour des comptes

En 2018, au cours de sa scolarité à l’ENA, Sarah Knafo effectue un stage à l’ambassade de France pour la Libye, à l’époque délocalisée à Tunis. Elle travaille notamment sur les routes migratoires, expérience qu’elle fait ensuite valoir lors d’un second stage à la direction générale des étrangers en France. C’est dans le cadre de ces stages qu’elle rédige un « guide pratique » à destination de l’administration centrale, destiné à faciliter les procédures d’expulsion des clandestins.

Au printemps 2020, elle intervient à la préfecture du département de la Seine-Saint-Denis en tant que « haut fonctionnaire en renfort Covid-19 », service volontaire pour lequel elle est décorée de la médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement sur décision du préfet Georges-François Leclerc.

En 2019, son classement à la fin de ses études à l’ENA lui ouvre la porte des grands corps de l’État. Elle n’accède pas au statut d’inspectrice des finances après un avis défavorable de l’Inspection générale des finances. Elle devient magistrate à la Cour des comptes. Elle fait partie de la brigade qui contrôle les comptes annuels du palais de l’Élysée au printemps 2020.

Mise en disponibilité de la Cour des comptes

En septembre 2021, elle est mise en disponibilité de la Cour des comptes, présidée par Pierre Moscovici, afin d’en respecter la déontologie et en raison de son engagement politique aux côtés d’Éric Zemmour.

Engagements politiques

Membre de l’UNI et de l’UMP

Durant sa scolarité à Sciences Po (2013-2017), Sarah Knafo rejoint l’Union nationale inter-universitaire (UNI), ainsi que l’association étudiante « Critique de la raison européenne » (CRE), qui défend des positions souverainistes et eurosceptiques. Dans ce cadre, elle rencontre Hubert Védrine, Jean-Pierre Chevènement, Régis Debray, Alain Finkielkraut et Marie-France Garaud.

Le Monde la dit « séduite par le sarkozysme de 2012 », époque à laquelle elle adhère à l’Union pour un mouvement populaire (UMP). Elle rencontre Henri Guaino en 2014, puis distribue des tracts parmi les Jeunes avec Guaino. Si elle laisse volontiers dire qu’elle a été sa « collaboratrice parlementaire », Le Monde précise que c’est « à la surprise de la véritable collaboratrice, qui ne l’a jamais vue au bureau ».

En 2015, alors adhérente à l’UMP, elle se déclare favorable à la création d’une section étudiante du Front national à Sciences Po. En vue de la primaire de la droite et du centre de 2016, elle soutient Henri Guaino, qui ne se porte finalement pas candidat.

Conseillère d’Éric Zemmour

En septembre 2019, elle est, avec Jacques de Guillebon, l’une des principaux organisateurs de la « Convention de la droite », dont Marion Maréchal et Éric Zemmour sont les têtes d’affiche, et qui vise à favoriser l’union des droites. Depuis, elle apparaît, selon Le Monde, comme « la pièce maîtresse [du] dispositif » conduisant Éric Zemmour à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2022. Elle lui apporte son réseau constitué de jeunes de l’Institut de formation politique — école financée par Charles Gave —, de ses camarades de l’Union nationale inter-universitaire et de militants de La Manif pour tous. Elle rapproche Marion Maréchal, qui est l’une de ses amies, d’Éric Zemmour.

Au début de l’année 2021, L’Express indique qu’elle est depuis plusieurs années conseillère d’Éric Zemmour, un ami de sa famille, dans l’éventualité d’une candidature à l’élection présidentielle de 2022. Selon L’Obs, elle organise dans son appartement du Quartier latin des rencontres entre Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan pour évoquer une potentielle candidature du premier à la présidentielle. Elle aurait également organisé des entrevues avec Marion Maréchal et Laurent Wauquiez. En octobre 2021, Mediapart révèle son rôle de directrice de la campagne d’Éric Zemmour. Son titre officiel est celui de « directrice stratégique de la campagne ». Antoine Diers, cadre de l’équipe de campagne d’Éric Zemmour, la fait applaudir lors du meeting de Villepinte de novembre 2021, la présentant comme « celle qui est à l’origine de tout ». En officialisant sa relation avec elle en janvier 2022, Éric Zemmour précise que « sans elle, il n’y aurait pas eu de campagne ».

Association de conseils de lecture personnalisés

En 2021, elle fonde avec le romancier Alexandre Galien, l’association Alexandre & Aristote, dont l’objet est de « diffuser la culture notamment en donnant des conseils de lecture personnalisés » grâce à une plateforme fonctionnant avec un algorithme d’intelligence artificielle. Le nom de l’association fait référence à une citation de Charles de Gaulle dans son ouvrage Vers l’armée de métier : « Au fond des victoires d’Alexandre on retrouve toujours Aristote ».

L’association tisse notamment un partenariat avec la médiathèque du Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis. Après l’achat par le maire pour le compte de la médiathèque de dix mille ouvrages recommandés par l’association, les bibliothécaires du Blanc-Mesnil, qui disent ne pas avoir été consultés à ce sujet, s’inquiètent du sens de ces acquisitions, en raison des liens entre Sarah Knafo et Éric Zemmour.

Mohamed Altrad, le berger Syrien obtiendra un doctorat en informatique à l’université de Paris VIII,et deviendra un homme d’affaires milliardaire français.

Le 6 juin 2015, il est désigné « Entrepreneur mondial 2015 » (Ernst & Young Entrepreneur of the Year Award (en)). Il est le premier Français à recevoir ce titre.

Les 25 et 26 juillet 2015, le président américain Barack Obama l’invite à intervenir à Nairobi (Kenya), lors du 6e sommet international des entrepreneurs (Global Entrepreneurship Summit 2015).

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Mohed Altrad en 2012.

Conseiller municipal de Montpellier (d)
depuis le 28 juin 2020
Président du conseil d’administration
Montpellier Hérault rugby
depuis juin 2011
Jean-Pierre Massines
Président du conseil d’administration
Groupe Altrad
depuis 1985
Naissance1948

Raqqa (République syrienne)

Nom de naissanceMohamed Altrad
NationalitéFrançaise
FormationUniversité Paris-VIII
Université Paris-Dauphine
École polytechnique universitaire de Montpellier
Université de Montpellier
ActivitésHomme d’affaires, écrivain, dirigeant de rugby à XV
Propriétaire deGroupe Altrad, Montpellier Hérault rugby (depuis )
SportRugby à XV
DistinctionOfficier de la Légion d’honneur‎ ()

Mohed Altrad, de son vrai nom Mohamed Altrad, né en 1948 ou en 1951 en Syrie, est un homme d’affaires milliardaire français. Il est le propriétaire et le dirigeant du groupe Altrad et du Montpellier Hérault rugby. Il est aussi un auteur de romans et d’ouvrages de management. Il siège au conseil municipal de Montpellier depuis juin 2020, dans l’opposition

Biographie

Jeunesse en Syrie

Né en Syrie, à Al-Djabali (ar) à une trentaine de kilomètres à l’est de Raqqa, Mohamed Altrad a connu une enfance très difficile et il ne connaît d’ailleurs pas sa date de naissance, qu’il situe probablement en 1948 ou en 1951. Il raconte même avoir été le fruit d’un viol. Sa mère, membre d’une tribu bédouine installée, aurait été violée par le chef de tribu à deux reprises. À l’issue de la première fois, elle donne naissance à son frère aîné, reconnu par son père qui le garde avec lui et le tue à force de maltraitances. Après la seconde fois, elle donne naissance à Mohamed Altrad qui lui n’est pas reconnu, mais gardé également par son père. Répudiée par le père, sa mère meurt peu de temps après la naissance de l’enfant.

Mohed Altrad vit sa petite enfance dans la honte d’être le fils d’une femme répudiée, élevé par sa grand-mère dans la pauvreté et destiné à être berger. Grâce à un cousin sédentarisé, il se fixe à Raqqa, la ville la plus proche, mais étant bédouin, il n’a pas accès à l’école. Il apprend donc à lire seul en allant écouter l’instituteur, qui remarque ses dons et finit par l’aider. Il parvient ainsi à faire ses études et obtient son bac à l’âge supposé de 17 ans.

Études en France

Boursier, venu avec 200 francs à Montpellier, il étudie en France et obtient plusieurs diplômes, notamment un diplôme de l’université Montpellier-II et un doctorat en informatique à l’Université Paris-VIII en 1978

Débuts professionnels

Occupant successivement des postes d’ingénieur chez Alcatel puis Thomson, il travaille ensuite pendant 4 ans pour l’Abu Dhabi National Oil Company. De retour en France, il fonde avec un associé une entreprise informatique France Informatique Électronique et Télématique (FIET) qu’ils revendent en 1984 à Matra. Grâce à cette vente, il rachète en 1985 — avec son associé anglais Richard Alcock — une PME en faillite spécialisée dans les échafaudages, la MEFRAN, située dans l’Hérault.

Groupe Altrad

Le rachat de la MEFRAN est le point de départ du groupe Altrad qui se développe, tant par croissance interne qu’externe, dans le matériel pour le BTP.

Le 7 février 2012, Mohed Altrad est invité sur France 2 et montré en exemple dans l’émission Leurs secrets du bonheur.

Le 13 octobre 2014, Mohed Altrad reçoit le prix EY de l’entrepreneur de l’année 2014 au niveau national.

En mars 2015, le groupe Altrad franchit une étape stratégique majeure en signant l’acquisition du groupe néerlandais Hertel et ses 70 filiales à travers le monde, qui va lui permettre de quasiment doubler de taille pour atteindre fin 2015 les 1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaires, avec un effectif cumulé de 17 000 salariés à travers le monde. En 2015, 30 ans après le début de l’histoire ALTRAD, et un management où il s’entoure de champions de l’acquisition et de la finance, Mohed Altrad a donc procédé à plus de cent acquisitions, fusions et créations d’entreprises en Europe et dans le monde. Au sein du groupe, plus de 15 pays sont représentés et 8 langues sont parlées. Pour lui, ce multiculturalisme représente une véritable richesse pour l’entreprise.

En juin 2015 Altrad, dont le CA est de 860 M€ (2014), est le no 1 mondial de la bétonnière, le no 1 européen de l’échafaudage et de la brouette, et le no 1 français du matériel tubulaire pour collectivités.

Le 6 juin 2015, il est désigné « Entrepreneur mondial 2015 » (Ernst & Young Entrepreneur of the Year Award (en)). Il est le premier Français à recevoir ce titre.

Le 15 juillet 2015, il est reçu par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, pour évoquer les sujets de l’internationalisation des entreprises françaises et le 21 juillet 2015 François Hollande, président de la République française, le reçoit en entretien individuel à l’Élysée. Les 25 et 26 juillet 2015, le président américain Barack Obama l’invite à intervenir à Nairobi (Kenya), lors du 6e sommet international des entrepreneurs (Global Entrepreneurship Summit 2015).

Engagement politique

Il annonce le 16 septembre 2019 sa candidature à la mairie de Montpellier lors des élections municipales de 2020, en expliquant vouloir composer une liste de rassemblement de la gauche à la droite, à l’exclusion des extrêmes. À l’issue du premier tour, il obtient sa qualification pour le second tour avec 13,30 % des suffrages. Il est opposé dans une triangulaire au maire sortant Philippe Saurel (20 %) et au socialiste Michaël Delafosse (17 %). Sa liste fusionne avec celles de Rémi Gaillard, d’Alenka Doulain et de Clothilde Ollier. Leur alliance représente 40 % des voix du premier tour. La nouvelle liste s’intitule « Nous sommes n’importe qui, nous avons l’écologie en commun ». Elle arrive en 3e position au second tour avec 18,12 % des suffrages.

Élections municipales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

AnnéePartiCommune%Sièges obtenus
1er tour2d tour
2020SEMontpellier13,3018,126  /  65

Investissement dans le rugby à XV

Photo montrant quatre hommes parlant dans des micros

Mohed Altrad au micro de France Bleu Hérault lors de l’enregistrement public de l’émission radio Club Sers, le 6 mai 2013.

Montpellier Hérault rugby

Le 21 mai 2011, Mohed Altrad est devenu l’actionnaire principal du Montpellier Hérault rugby en investissant 2,4 millions d’euros. En juin 2011, il devient le président du club, succédant ainsi à Jean-Pierre Massines. Sous sa présidence, le club remporte le Challenge européen 2015-2016, le premier titre majeur du club héraultais puis il obtient son deuxième titre lors de l’édition 2020/2021 face aux Leicester Tigers.

En 2017, le groupe Altrad soutient la candidature française à l’organisation de la Coupe du monde de rugby 2023. En mars 2017, le groupe Altrad devient ainsi la première entreprise privée de l’histoire à s’afficher sur le maillot de l’équipe de France de rugby à XV. Il affiche ainsi son soutien à la candidature française pour l’accueil de la Coupe du monde de rugby 2023 et son logo accompagne #France2023 sur le maillot de l’équipe de France. Contre toute attente et alors que la France n’est pas favorite, elle est désignée le 15 novembre 2017, comme pays hôte de cette Coupe du monde 2023.

En janvier 2018, la FFR choisit le groupe Altrad pour devenir le sponsor maillot de l’équipe de France. La totalité des fonds de cet accord, 7 millions d’euros par an, sera dédié au développement du rugby amateur.

Critiques

La société Altrad devient en 2017 le premier sponsor à s’afficher sur le maillot des Bleus, ce qui suscite des critiques et même des soupçons de favoritisme, Mohed Altrad étant à la fois le dirigeant de la société, d’une part, et celui du club de rugby montpelliérain, d’autre part.

Soupçon de favoritisme à la FFR

En août 2017, Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby, se retrouve fragilisé pour une affaire de favoritisme présumé au profit du club de Mohed Altrad Montpellier. Selon le JDD du 13 août, Laporte serait intervenu pour que la commission d’appel de la FFR se prononce avec « bienveillance » sur plusieurs décisions de la commission de discipline de la Ligue nationale de rugby concernant le MHR. Selon le JDD et L’Équipe, la commission d’appel de la FFR aurait confirmé le 29 juin le jugement de première instance (infligeant notamment à Montpellier une amende de 70 000 euros) — mais cette allégation sera contredite par le PV de la séance, daté du 29 juin et contre-signé par Philippe Peyramaure, le président de la commission d’appel. Toujours selon ces médias, le lendemain, les peines à l’encontre du MHR seraient réduites après la volte-face d’un des trois membres siégeant ce jour-là, qui aurait modifié son vote alors que le PV d’assemblée ne comporte que la seule date du 29 juin.

Le 30 août 2017, le ministère des Sports annonce qu’une enquête interne, confiée à l’inspection générale de la jeunesse et des sports, est ouverte sur les pressions supposément exercées par le président de la FFR auprès de sa commission de discipline, cette affaire ne concernant pas Mohed Altrad qui est étranger à l’affaire et qui n’est d’ailleurs pas fonctionnaire. Bernard Laporte est dépositaire, en effet, en tant que Président de la FFR, d’une mission de service public et à ce titre, il est susceptible d’être contrôlé par l’Inspection générale de l’administration.

L’Équipe poursuit sa campagne de presse contre Mohed Altrad, publiant sur son site des résumés de l’affaire sous forme de vidéo explicative ou de bande dessinée. Le journal publie même des articles à charge n’ayant aucun rapport avec le sport. De son côté, Bernard Laporte finit par porter plainte contre L’Équipe pour diffamation en septembre 2017.

Contrat avec BL Communication

Selon le JDD, BL Communication, société dirigée par Bernard Laporte, a signé à l’hiver avec la société Altrad, un contrat d’image d’un an pour quatre prestations, pour un montant de 150 000 euros. Le contrat est publié dans la presse, qui relève : « BL Communication s’interdit toute déclaration ou tout comportement public susceptible de nuire à la réputation (d’) Altrad »24, soulevant un problème de conflit d’intérêts entre le président d’un club de Top 14 et celui de la FFR. En raison des polémiques nées d’articles parus dans la presse et des suspicions de favoritisme, le président de la FFR renonce le 28 août 2017 au contrat d’image qui le lie avec la société Altrad Investment Authority et assure que « la prestation (150 000 euros versés à Laporte pour diverses interventions) ne sera pas réalisée » et « le contractant BL Communication n’en tirera aucun avantage pécuniaire .

Distinctions

Publications

Romans

Badawi (Titre d’une autre édition : Bédouin), Paris, Arles, Éd. l’Harmattan, Actes Sud, Éd. France loisirs, coll. « Écritures arabes, Bleu, Babel » (réimpr. 2002, 2003 et 2011) (1re éd. 1994), 252 p., 13 × 22 cm (ISBN 2738427847 et 274273693X, OCLC 463911684, notice BnF no FRBNF35716363, SUDOC 003367304, présentation en ligne [archive]) Éden : l’extrême tu éviteras, Paris, Éd. l’Harmattan, 1998, 251 p., 14 × 22 cm (ISBN 2738460925, OCLC 493324754, notice BnF no FRBNF36985463, SUDOC 115266542, lire en ligne [archive]) L’hypothèse de Dieu, Arles, Actes Sud, coll. « Littérature », 2006, 349 p., 13 × 22 cm (ISBN 2742760032, OCLC 421053502, notice BnF no FRBNF40120097, SUDOC 099567733, présentation en ligne [archive]) La promesse d’Annah, Arles, Actes Sud, coll. « Littérature », 2012, 176 p., 13,5 × 22 cm (ISBN 9782330006709, OCLC 795477337, notice BnF no FRBNF42659359, SUDOC 161328636, présentation en ligne [archive])

Essais et autres

Influence

  • 590e milliardaire mondial selon le magazine Forbes en 2020 avec une fortune professionnelle d’environ 3 milliards d’euros, qui le positionne dans les plus grandes fortunes françaises. L’homme d’affaires est présent dans le classement de Challenges depuis 2000.
  • En 2015, Mohed Altrad est le seul et premier entrepreneur français à recevoir le titre d’« Entrepreneur de l’année » par le magazine Forbes.
  • 3e personnalité la plus influente du rugby mondial selon Rugby World :

En août 2018, le magazine Rugby World publie son classement des 50 personnes les plus influentes du rugby au niveau international. Pour la première fois, Mohed Altrad, président du Montpellier Hérault rugby, intègre ce classement et se hisse directement à la 3e place. Mohed Altrad est le français le plus influent du classement, derrière l’Argentin Agustín Pichot (vice-président de World Rugby) et le Sud-Africain Rassie Erasmus (sélectionneur des Springboks).

Ugur Sahin, PDG de BioNTech nous alertent sur la Covid

“Les triple-vaccinés peuvent transmettre le Covid” : le PDG de BioNTech tire la sonnette d’alarme

Anastasia Wolfstirn Le 20/12/2021 à 7hpm

“Les triple-vaccinés peuvent transmettre le Covid” : le PDG de BioNTech tire la sonnette d’alarme © Panoramic / Bestimage “Les triple-vaccinés peuvent transmettre le Covid” : le PDG de BioNTech tire la sonnette d’alarme

Dans un entretien accordé au Monde, Ugur Sahin, PDG de BioNTech, est revenu sur la troisième dose au cœur de tous les débats en ce moment. Pour lui, malgré un rappel, la vigilance doit rester de mise.

Alors que les fêtes de fin d’année approchent à grands pas et que le nombre de cas de Covid-19 ne faiblit pas, le gouvernement a mis le pied sur l’accélérateur concernant la vaccination. Début décembre, 10 millions de Français ont ainsi déjà reçu leur dose de rappel selon les annonces d’Olivier Véran. Mais la troisième dose ne doit pas être un prétexte pour se relâcher sur les gestes barrières comme a tenu à le rappeler Ugur Sahin, PDG de BioNTech, laboratoire à l’origine de Pfizer, interrogé par Le Monde le 20 décembre : “Nous devons être conscients que même les triples vaccinés sont susceptibles de transmettre la maladie, et qu’il va falloir les tester, surtout dans l’entourage de personnes vulnérables”.

Bien que l’homme d’affaires se soit félicité des bons chiffres de son vaccin qui semblerait fournir selon ses dires “une protection de 70 % ou 75 %” contre le Covid-19”, la montée en puissance d’autres variants en plus du Delta doit nous alerter, a-t-il estimé. “Le variant Omicron devenant dominant, les mesures de protection resteront essentielles, en particulier cet hiver”, a ainsi précisé Ugur Sahin. Et de poursuivre : “Sinon, nous ne serons pas en mesure de maîtriser l’expansion rapide de ce nouveau variant.” Pour rappel, nombre d’experts, dont l’Agence sanitaire européenne, ont estimé que le pic d’Omicron serait atteint d’ici janvier-février 2022.

  • Diapositive 1 sur 7: Emmanuel Macron

Emmanuel Macron

En décembre dernier, Emmanuel Macron était testé positif à la Covid-19. Si le président avait fait savoir qu’il continuerait à travailler à distance, il n’avait cependant pas été asymptomatique. « Fatigue, maux de tête, tout sèche« … Le chef de l’Etat a « un Covid carabiné« , avait alors confiait un ministre à BFMTV.

Une efficacité à l’étude

Bien que la troisième dose de vaccin reste essentielle dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19, le PDG de BioNTech a expliqué qu’il fallait regarder la situation d’une façon différenciée” au vu des nombreuses mutations du virus. “Il est évident que nous sommes loin des 95 % d’efficacité que nous avions obtenus contre le virus initial”, a-t-il analysé avec vigilance.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Kim Pasche sur les traces des premiers humains au Yukon Canadien archéologue .

Kim Pasche: le Suisse qui vit au fond des bois

Le Vaudois Kim Pasche vit la plupart du temps dans les forêts du Nord-Ouest canadien. Désireux de s’affranchir de sa dépendance du monde moderne, cette expérience a radicalement modifié sa vision de la durabilité de notre société. Albertine Bourget · 

L’hiver 2014-2015, pour la première fois depuis huit ans, Kim Pasche l’a passé en Suisse, dans un chalet de famille près de Moudon, sur le plateau du Jorat. En cause: son enfant à naître. D’habitude, chaque fin d’été, le Vaudois repart dans son «fond des bois», dans les forêts boréales du Nord-Ouest canadien. Près du cercle polaire arctique, il vit plusieurs mois par année «en immersion complète, comme à l’âge de la pierre». Une expérience qui a radicalement changé sa vision de la durabilité de notre société.

Lorsqu’on lui demande les raisons de cette démarche, le Vaudois évoque sans hésiter l’incendie qui ravageait il y a 10 ans le chalet familial. Il n’a alors que 21 ans et vit cela comme une révélation; la perte de la plupart de ses affaires sert de révélateur d’une dépendance au monde moderne dont il souhaite s’affranchir. «Je me rendais compte que si l’on possède des objets, ces mêmes objets nous possèdent tout autant.» De ce drame découle «une liberté inattendue». Un cheminement qui l’amène à poursuivre autre chose, qui lui semble désormais essentiel: les savoirs et les gestes qui permettent l’autonomie dans la nature. «Par souci d’authenticité», il se met en quête d’un territoire à explorer qui serait le plus vierge possible. «Je cherchais un lieu qui me permettrait à la fois de vivre au plus proche d’une nature intacte et à proximité de gens dont les liens avec cette nature n’auraient pas été rompus.»

A lire aussi

Sur la route avec les néo-nomades américains →

Il jette son dévolu sur le Nord-Ouest du Canada, très faiblement peuplé et dont les populations autochtones pratiquent encore une vie proche du monde sauvage. Un territoire qui ressemble, raconte-t-il ci-dessous, à ce qu’était la Suisse il y a de cela des millénaires. Plus tard, il devient copropriétaire d’une des plus grandes concessions de trappe (territoire de chasse) du territoire. Il y pratique la vie dont il a tant rêvé, ce qu’il nomme ses «immersions sauvages», mais aussi celle d’un trappeur moderne, maniant pièges et motoneiges. Ce joli garçon de petite taille aux yeux clairs et aux longs cheveux rassemblés en tresse sur son épaule, ne dégage aucun malaise face à notre monde moderne. Il rejette calmement mais catégoriquement toute comparaison avec la démarche mystique et désespérée de Christopher McCandless, racontée dans Into the Wild (Voyage au bout de la solitude) par Jon Krakauer et au cinéma par Sean Penn.

«Ma quête est tout sauf une fuite ou un rejet, insiste Kim Pasche. Ma famille et mes activités professionnelles sont en Europe, Je suis à l’aise dans le monde moderne. J’ai une vie sociale dense, des projets, je fais des rencontres très riches… Mais j’ai besoin du monde sauvage. C’est lui qui me permet d’avancer, d’aiguiser mes sens et de ne pas oublier l’essentiel.» A savoir: «que l’homme ne peut pas se soustraire aux lois du vivant, contrairement à ce que nous croyons dans notre culture et qui ressort quand quelqu’un s’exclame: on n’est quand même pas des animaux!»

Conscient que ce choix peut paraître extrême, qu’il est lui-même jusqu’au-boutiste, Kim Pasche confesse volontiers son admiration pour des explorateurs de la trempe de Mike Horn, même si «nos démarches sont très différentes.» Pas de rejet donc. Mais au fil des années passées au sein d’une nature où l’homme fait figure d’exception, il est de plus en plus convaincu que «les choix de notre civilisation nous précipitent vers la rupture». La rupture? «Nous avons perdu le lien qui nous rattache aux choses. Leur origine nous échappe et nous ne savons plus d’où proviennent ce que l’on mange ou les objets que nous utilisons chaque jour.» Il se lance donc à la recherche de ce lien perdu. «Rechercher les premiers gestes de nos ancêtres et tenter de comprendre la vision du chasseur-cueilleur occupe le plus clair de mon temps.» Car il est, très officiellement, «archéologue expérimental» pour le gouvernement du Yukon.

kim pasche
Kim Pasche (à droite) lors d’un séjour de deux mois au Canada en 2012. Dans le groupe, un enfant d’à peine trois ans. © DR

Justement, de quoi vit-il? La question, qui lui est visiblement fréquemment posée, le fait sourire. «L’avantage, quand on vit plus de la moitié de l’année dans les bois, c’est qu’on n’a pas besoin de «gagner sa vie». Et quand j’ai envie de me frotter à mes semblables, je monte le nombre nécessaire de stages (lire encadré en bas de page) afin d’obtenir la somme qui me semble suffisante. Bon, je roule avec une vieille voiture et je ne dépense pas d’argent dans les loisirs!» Le jeune homme se défait progressivement des objets modernes, recherchant le plus possible «l’interaction avec l’environnement». Tout ramener à l’essentiel, les sens en éveil pour dialoguer avec ce qui l’entoure. «Ce n’est qu’ainsi qu’il m’est possible de trouver ce dont j’ai besoin. Vivre de la sorte est pour moi une source infinie de satisfactions.» Le caillou qui fera le couteau qui coupera la branche qui fera l’arc qui tuera le gibier qui lui permettra de se nourrir.

Une position de prédateur qu’il assume. «Mais dans ces immensités, le chasseur peut très bien se retrouver en posture de proie! Se savoir vulnérable force à l’humilité.» La chasse, il la pratique à l’arc. «Le fusil ne m’intéresse pas. Il ne permet pas de vivre l’expérience indicible, terrible et merveilleuse que représentent la traque, le pistage et la mise à mort.» Il insiste sur le respect face à la bête chassée de la sorte. «Je ne suis que rarement le vainqueur. L’animal a toutes ses chances.»

A sa place, on s’imagine terrifié, seul face à une nature hostile. Il balaie tout ça d’un geste presque dédaigneux. «La nature n’est ni dangereuse, ni bienveillante. Elle est, tout simplement. Seuls mes choix, mes décisions peuvent s’avérer dangereux. Cela ne m’affranchit évidemment pas de la peur, qui m’accompagne au quotidien, comme une alliée précieuse.»

Bien plus que la peur, c’est probablement la solitude qui représente la principale difficulté. «Je ne vais pas au fin fond de la nature par volonté d’être seul. La période de solitude la plus longue que j’ai connue a duré deux mois et demi et ça a été très dur à gérer. J’ai besoin des autres. Les Indiens Kogi disent: tu es, donc je suis. C’est une vision qui me correspond bien.»

Les Kogis: un peuple du nord de la Colombie, un de ces «peuples-racines» dont il aime vanter la force et la capacité d’adaptation – il récuse le terme de «primitif» fréquemment employé. Dans les bois, il a redécouvert un savoir-faire, un mode de vie oubliés des civilisés que nous sommes: ceux des cultures adaptatives. «Des cultures magnifiques, complexes, aux richesses culturelles étonnantes, qui entretiennent toutes un dialogue avec le vivant qui les entoure et ne se placent pas au-dessus, mais se considèrent comme partie d’un tout.»

On a beau lui rétorquer que ces peuples-là survivent à peine et sont toujours plus menacés par l’avancée du monde moderne: il n’en démord pas. «Les aborigènes d’Australie ou les Koi-koi en Namibie font comme ils l’ont toujours fait avec n’importe quelle force nouvelle. Ils composent et s’adaptent.» 

«En apparence, poursuit-il, un Amérindien est complètement assimilé à notre culture moderne. Mais il suffirait qu’un groupe se retrouve en pleine nature à devoir se débrouiller pour que ressorte leur véritable nature. Je suis convaincu qu’ils s’en sortiraient sans aucun problème. A l’inverse, je défie un groupe de survivalistes de pouvoir en faire autant sur le long terme. Avec leur fonctionnement très individualiste, ils auraient tôt fait de s’entretuer pour des histoires d’ego!»

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Toujours au Canada, il participe à des groupes de «land-based learning» qui ont pour but de réfléchir à la place et à la transmission des savoirs ancestraux dans le monde moderne et à faire face à l’acculturation. «Un jeune blanc qui débarque, ça les interpelle, souligne-t-il avec son assurance tranquille. Je suis un passeur. Eux me disent: tu nous réapprends des choses qu’on avait perdues.» Doux rêveur, Kim Pasche? Ecolo transi? Il balaie d’un geste l’écologie politique, qui ne le convainc absolument pas. En revient aux cultures primitives. «Les Kogis, les Amérindiens, les pygmées d’Afrique sont l’avenir de l’humanité. Ils ont des cultures souples, susceptibles de s’adapter, alors que je suis très pessimiste quant à la capacité de notre civilisation à le faire.»

Pour aller plus loin
kim pasche
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Kim Pasche, Arts de vie sauvage, gestes premiers, copublié avec Bernard Bertrand aux éditions de Terran, 2013.

Lui souhaite enclencher une réflexion, un dialogue. Peut-on se passer d’électricité? C’est ce genre de questions qui pourrait modifier les choses, nous explique-t-il. Il s’engage auprès de l’Ecole de la nature et des savoirs, ouverte dans la Drôme par le géographe français Eric Julien. Ce dernier est également fondateur de l’association Tchendukua, qui rachète des terres dans le but de les rendre aux peuples spoliés. Idéaliste? «Simplement réaliste, rétorque Kim Pasche. Le mode de vie des chasseurs-cueilleurs et leur système clanique ont plus de trois millions d’années. Ils ont fait leurs preuves là où notre culture agricole née il y a environ 10’000 ans n’a pas encore été éprouvée. Reconnaître la validité de tels savoirs, pour moi, n’est que bon sens. La mémoire des peuples-racines est notre avenir.»

Un avenir qu’il voit comment, concrètement? «Je n’en suis qu’au début de ma démarche. J’ai mis dix ans à déployer mon jeu de cartes, et c’est le projet d’une vie.» https://tp.srgssr.ch/p/rts/embed?urn=urn:rts:video:6803974&start=101

Ice Doctor Alexandre Fuzeau

Dan Jones au Red Bull Neptune Steps de Glasgow

© Leo Francis/Red Bull Content PoolNatation

Viens voir le Docteur (Ice)

Quand il ne soigne pas ses patients, Alexandre Fuzeau bat des records de nage en eau glacée. Il t’explique d’ailleurs comment performer sans geler.Écrit par Red Bull France FranceHédé-Bazouges, France

Avant le Red Bull Neptune Steps, Alexandre Fuzeau, médecin et taulier de la natation en eau glacée donne ses conseils pour nager en eau froide.
Le médecin qui venait du froid© Alexandre Fuzeau

Alexandre Fuzeau, médecin normand de son état, est aussi un taulier de la natation en eau glacée. Médaillé de bronze aux derniers mondiaux (après avoir nagé dans une eau 0,5°C), « Docteur Ice » tient tous simplement 40 minutes dans une eau gelée, quand la majeure partie des athlètes entraînés ne dépassent pas le quart d’heure. Bref, il était l’homme idéal pour vous livrer quelques précieux conseils en vue de la course bretonne.

Ne jouez pas les super-héros

Vous le savez, ou vous vous en doutez, mais le Docteur Fuzeau vous le répète quand même : « l’eau froide peut être dangereuse. On ne rigole pas avec ça. C’est un monde très inhospitalier quand on n’est pas habitué. Faire une compétition en eau froide sans avoir testé avant, c’est comme faire de la haute-montagne sans préparation. Je préconise donc un entraînement avec des paliers. Vous faites d’abord 5 minutes dans une eau à 10°C, puis vous montez jusqu’à 10 minutes et ainsi de suite. Et vous le faites deux fois par semaine pour que votre corps garde la mémoire du froid. Par contre, ne faites pas trop d’efforts au début. Ça viendra dans un deuxième temps. « 

Evitez la méthode Wim Hof

La méthode Wim Hof porte le nom de son inventeur, un athlète néerlandais détenteur de plusieurs records du monde de résistance au froid extrême. Le principe ? augmenter l’alcalinité de son sang et son rythme cardiaque en hyperventilant, pour mieux tenir le choc. « C’est une escroquerie », sanctionne le Dr Fuzeau, « et c’est incompatible avec les efforts physiques de longue durée. Les gens s’essoufflent et doivent sortir de l’eau après 150 mètres. On peut même faire des syncopes. Il faut donc rester simple, nager normalement, et surtout respirer normalement.

Douche écossaise au Red Bull Neptune Steps de Glasgow
Douche écossaise au Red Bull Neptune Steps de Glasgow© Jeff Holmes/Red Bull Content Pool

L’hypothermie est plus difficile à repérer que ce que vous pensez

« L’hypothermie est insidieuse » explique le Dr Ice. « Quand elle se manifeste, on ne se dit pas simplement « tiens, j’ai froid, il faut que je sorte. » Non, en fait, elle a d’abord un effet sur le mental. Elle entraîne une sensation de bien-être. On croit qu’on est super bien, qu’on est super fort, et qu’on peut aller jusqu’à New-York. Sauf qu’objectivement, les muscles commencent à se raidir, on ralentit sans qu’on s’en rende compte, et là, il faut sortir sans attendre. »

Non, se mouiller la nuque ne suffit pas

« Se mettre un peu sur la nuque, ça marche l’été, quand la différence thermique entre la peau du cou surexposée au soleil et celle de l’eau est importante. Dans ce cas-là, on va essayer d’éviter ce contraste. En hiver, par contre, le choc thermique n’est plus aussi important. Mais il faut quand même rentrer progressivement dans l’eau. Et donc ne pas plonger directement, ce qui est interdit par toutes les instances de natation. Si vous faites une course avec un plongeon au départ, assurez-vous d’être mouillés avant. Même en combi. »

Entraînez-vous en eau libre, mais pas seuls

Une rivière n’est pas une piscine municipale, et pas seulement parce qu’on y trouve plus de brochets. « L’eau est sombre, on ne sait pas où on va, on ne voit pas le fond…l’incertitude et la méconnaissance d’un milieu peuvent vous faire paniquer. Il faut se renforcer le mental aussi » explique le Docteur. « Donc sortez des piscines et allez nager dans des lacs et des fleuves. Mais faites-en sorte d’être accompagnés. Seul, c’est trop dangereux. Et vous pouvez aussi vous attacher un petit ballon gonflable à la ceinture. Ça permet d’être repéré plus facilement en cas de problème. »

Another dude in the wall
Another dude in the wall© Jeff Holmes / Red Bull Content Pool

Attendez-vous à une baisse de performances

« Evidemment, les muscles sont beaucoup moins performants en se refroidissant. C’est pour ça que les meilleurs athlètes nagent dans une eau à 25 degrés. C’est la température optimale pour les efforts de courte et moyenne durée. » Et par ailleurs, ne donnez pas non plus tout ce que vous avez : « En course, il faut bien gérer son effort et garder suffisamment de réserve d’énergie pour pouvoir encaisser l’afterdrop. À savoir la baisse de température du corps, qui continue même hors de l’eau. »

Nagez tout l’hiver, votre corps vous remerciera

« Le contraste chaud/froid est utilisé depuis des millénaires pour renforcer les corps humains. Toute l’année, nous vivons dans un environnement homéoterme, dont les températures sont constantes. Maisons à 22°C, piscines à 27…On ne sort jamais de notre zone de confort. Pourtant, l’eau froide permet de générer des hormones qui vont permettre de résister mentalement et physiquement et de se sentir bien. Pas comme dans l’eau chaude, qui ramollit. D’autre part, quand on nage régulièrement en eau froide, on lutte contre les infections et on n’est plus jamais malade. Moi, je passe l’hiver en chemise ! »

Alexandre Fuzeau, un médecin un peu givré

Nage en eau gelée. Dans la catégorie « sports peu communs », celui-ci se place en tête. Le seul Francais à avoir participé aux championnats du monde est médecin !

En haut : une piscine creusée dans un lac naturel gelé. En bas, à gauche, Alexandre Fuzeau sur sa future terre caennaise ; à droite, seul participant français aux championnats du monde de nage. |

Ouest-France Modifié le 10/04/2015

Portrait

« C’est vrai qu’il faut être un peu givré pour faire ce sport. Mais ma profession me permet de connaître les risques et de ne pas franchir les lignes », s’amuse Alexandre Fuzeau.

C’est le 20 mars que ce père de quatre enfants est parti pendant cinq jours en Russie pour participer aux premiers championnats du monde de nage en eau glacée. Il a concouru dans deux épreuves : un 450 mètres, distance la plus pratiquée et le 1 000 mètres, défi extrême pour les cinquante athlètes (sur 200 demandes), venus de quinze pays différents.

« C’était d’ailleurs assez marrant lors de la cérémonie d’ouverture, j’étais seul derrière le panneau France ! »garde en souvenir Alexandre Fuzeau. « Je ne suis pas loin d’avoir fait une performance, car je finis 4e sur le 450 mètres et 7e sur le 1 000 mètres. Il faut savoir que le vainqueur s’est préparé au moins deux ans. Je ne me suis entraîné que deux mois… J’ai fait quand même le choix d’aller à 300 kilomètres du cercle polaire, nager dans une piscine creusée sur un lac naturel gelé, dans une eau qui brûle comme le feu !»

Langue gelée

À ce jour, la sensibilité du bout de ses doigts n’est pas revenue totalement. Pendant la course, sa mâchoire et sa langue étaient gelées après 750 mètres. Il a juste fallu une heure de sauna avec des serviettes chaudes avant que le docteur ne reparte « faire des photos en maillot sur la banquise ! »

La prochaine aventure est l’installation de toute sa famille à Caen (ils vivent en Angleterre depuis seize ans). « Car mes ancêtres sont Normands et que cette ville est à dimension humaine, avec bien sûr la proximité de la mer ».

Avant de repartir pour la 2e édition de l’épreuve, « beaucoup mieux préparé physiquement et au moins aussi bien psychologiquement. Car le plus dur reste de prendre du plaisir à nager dans une eau à moins 5 degrés ! »

Avant ce championnat, ce médecin avait déjà défié la chronique avec en 1993, un tour du monde en stop, en 1995 une traversée de l’Atlantique en bateau stop ou encore en 1996, la traversée de la Sibérie par moins 26 degrés ! Sans compter quelque dix-huit marathons et un demi Iron Man…

Ice doctor Alexandre Fuzeau Pionnier de la nage en eau glacée en France

Alexandre Fuzeau : Docteur Ice, champion de nage en eau glacée

Par Christian Delahaye – Publié le 07/08/2017

Dr Fuzeau

Dr Fuzeau
Crédit photo : DR

Longtemps, le Dr Alexandre Fuzeau a parcouru le monde pour assouvir son goût insatiable de l’aventure. En 1993, jeune interne, il effectue un tour du monde en stop ; Paris, la Sibérie, le Kazakhstan, la Chine, puis le Canada, les États-Unis, le tout, à l’époque sans GPS ni téléphone portable, un record qu’homologua le livre Guiness des records. En 1994, le voici en VAB (véhicule de l’avant blindé) médicalisé, médecin aspirant volontaire en Bosnie, effectuant des missions en zone de guerre en gilet pare-balles, coiffé d’un casque lourd, sous les tirs des snipers.

Les aventures d’un médecin-globe-trotteur.

En 1995, il effectue une nouvelle première, la traversée de l’Atlantique en bateau-stop. Cap ensuite vers la Russie où, pendant trois ans, il intervient, notamment en Sibérie, pour SOS international. Il en ramènera son sujet de thèse, soutenue en 1997 : aspects psycho-sociaux du sida en ex-URSS, racontant une histoire épidémique encore inédite, du déni à la prévention. Suivent quinze ans de pratique médicale en Grande Bretagne, il est urgentiste dans une structure de type SOS médecins, tout en poursuivant son feuilleton d’aventurier-globe-trotteur : il embarque dans des hélicos de la Royal Navy et se fait hélitreuiller sous des hélicos de sa majesté, il s’enrôle pour Chypre, Gibraltar, autres scènes de guerre. Il remporte des ultra-trails et autres défis « iron man », participe à des ultra marathons (82 km en 11 heures) et même des marathons historiques, à Hastings où il court dans une réplique exacte de l’armure d’un guerrier normand, cottes de maille, casque de fer, bouclier, et bandes molletières. Sans oublier une dose d’humanitaire : il collabore au projet de réhab psychologique de l’UNESCO auprès des populations voisines de Tchernobyl.

Entre temps marié, père de quatre enfants, il décide en 2015 de rentrer en France et s’installe en Normandie, la terre de ses ancêtres Vikings. Il effectue des vacations à SOS Médecins Rouen. Mais il ne se range pas pour autant. Le médecin baroudeur va faire en effet une découverte, sur sa propre personne : son exceptionnelle endurance au froid : « J’ai une faculté de sur-métaboliser, observe-t-il, mon corps produit plus d’énergie à un moment donné pour combattre le froid en augmentant sa réponse adrénergique ». Dès lors, le froid, de même que l’hiver dans la chanson de Gilles Vigneault, va être le pays de ses nouvelles aventures. Il devient « le Docteur Ice », ainsi que l’ont baptisé les afficionados de la nage en eau glacée. S’entraînant avec le Club Viking de Rouen, il s’entraîne l’hiver trois fois par semaine dans les eaux de la Seine, à 5°, seulement vêtu d’un maillot et coiffé d’un bonnet. Sportif mais pas hyper-musclé, pas « enrobé » par une protection graisseuse, le Dr Fuzeau améliore très vite ses performances en doublant sa « fonction antigel » d’un travail de concentration.

« Une eau qui brûle comme le feu ».

Le Docteur Ice s’inscrit aux compétitions organisées sous l’égide de l’IWSA (International Winter Swimming association), qui fédère 1 200 nageurs issus de 42 pays. Les eaux de leurs ébats sont littéralement glacées, taillées dans la glace, flirtant avec le zéro. En France, le Dr Fuzeau est triple recordman du 1 000 mètres en eau glacée, détenteur de neuf records en nage libre et papillon. Il va s’entraîner à 300 km du cercle polaire, en Sibérie, nageant dans une piscine creusée sur un lac naturel gelé, « dans une eau qui brûle comme le feu », raconte-t-il. La compétition l’amène à Mourmansk (Russie), à Tioumen, en Sibérie. Il concourt au 450 mètres, classé quatrième et au défi extrême du 1 000 mètres, où il arrive 7e parmi 50 athlètes sélectionnés de 15 pays.

Cet hiver le voit multiplier les podiums en Allemagne, en Scandinavie et même en Chine. L’eau glacée ne connaît pas les frontières. Une médaille de bronze à la coupe du monde de nage hivernale (winter swimming world cup) vient couronner cette saison glaçante. La réputation du Dr Ice lui vaut les honneurs de TF1 (le magazine 7 à 8), qui vient le filmer alors qu’il nage un 200 mètres dos en 4’23’’, établissant une performance jamais réalisée. Quand il sort de l’eau, les amateurs le réchauffent d’une ola de plusieurs minutes. Médaillé et médiatisé, le généraliste garde la tête froide, distancié de sa jeune gloire glaçante, signant ses SMS « Alex le givré ». Alphonse Allais estimait que « le phénomène généralement désigné sous le nom de froid provient neuf fois sur dix de la température ». Le Dr Fuzeau montre que la dixième fois, il relève bien du mental.

Insolite : un Normand étudie les effets bénéfiques de la nage en eau glacée sur le corps humain

Publié le 25/01/2021 Écrit par Richard Plumet (avec Julie Howlett)

"Ice Doctor" dans une eau glacée
« Ice Doctor » dans une eau glacée • © Alexandre Fuzeau

Pionnier de la nage en eau glacée en France, champion international de la discipline, le sportif Alexandre Fuzeau va passer de la compétition à la recherche scientifique.

Qu’est-ce que vous appelez eau glacée ? Réponse du spécialiste : « C’est quand l’eau est à moins de cinq degrés ».  De quoi frissonner rien que de penser à l’idée de se mettre à l’eau en maillot de bain et sans combinaison. Brrr…

Le spécialiste c’est Alexandre Fuzeau. Un ancien habitant de l’agglomération de Rouen (désormais installé au sud de l’Eure) qui est l’une des stars mondiales d’une discipline sportive méconnue en France  : la nage en eau glacée.

Multi médaillé, celui que l’on surnomme « Ice Doctor » (car il est aussi médecin généraliste) enchaîne les records. Habitué à s’entraîner dans la Seine, il prend toujours plaisir à décrire la particularité de ce sport à la fois physique et mental :

« C’est un sport de haute concentration. Tous les nageurs en eau glacée s’introvertissent beaucoup, rentrent vraiment en eux, comme s’ils gardaient la chaleur en eux, avec leur esprit. »

Pour ressentir d’autres sensations, Alexandre Fuzeau s’entraîne aussi dans l’obscurité de la nuit hivernale :

La nuit c’est un univers très spécial, l’hiver c’est un autre univers très spécial.
Et le fait de conjuguer les deux renforce notre capacité à voir le monde. »

Alexandre Fuzeau,
nageur hivernal

https://www.youtube.com/embed/rXNjdl9aouI VIDEO : « Ice Doctor » un nageur sportif hors norme. Reportage : J. Howlett et P. Cornily (son : I.Waskovit – montage : L. Courbe)

Quels bienfaits pour la santé ?

En 2021, arrivé à l’âge de 54 ans, Alexandre Fuzeau va petit à petit s’éloigner de la compétition et des plongeons dans la Seine devant les caméras de télévision pour participer à des recherches scientifiques, mettant à profit sa qualité de médecin pour analyser les sensations positives ressenties par le fait de nager dans une eau très froide.

« C’est quelque chose d’assez particulier ! Un mélange de cortisone, d’adrénaline, d’endomorphine : un petit cocktail qui vous remplit d’un certain bien-être… »

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« Ce qui m’intéresse plus actuellement c’est le côté scientifique. D’arriver à comprendre un petit peu ce qui se passe dans le corps humain. Et il y a beaucoup de recherches à faire. »

En lien avec des spécialistes, le docteur-nageur souhaite que ses exploits sportifs puissent servir au bien-être des autres et au corps médical :

« Quelqu’un qui est habitué à aller dans l’eau froide va produire en moyenne 40% de plus de leucocytes (de globules blancs) qui permettent de se défendre contre les infections, et il va finalement se protéger de tous les signes annexes de l’infection bactérienne. »

Médecin généraliste, Alexandre Fuzeau est l’une des stars de la discipline sportive de la nage en eau glacée. Il est un des nageurs les plus résistants au monde. Reportage : J. Howlett et P. Cornily (son : I.Waskovit – montage : L. Courbe)

Nager dans l’eau froide rendrait heureux

Publié le 12/06/2020 Écrit par Alexandra Huctin

© Maxppp

En Normandie vous avez peut-être aperçu un adepte de la nage en eau glacée, surnommé « Ice doctor » : faisant fi des saisons, il plonge dans la Seine. Une étude médicale de Portsmouth tend à prouver que l’eau froide est un antidépresseur naturel, essais cliniques dans la Manche (la mer) à l’appui. Et vous ça vous tente ? une eau est glacée en-dessous de 5 ° et froide en-dessous de 15°.
Des températures que l’on a l’habitude de côtoyer sur notre littoral normand. Alors pourquoi pas vous …

Depuis longtemps, on entend les adeptes du bain de Noël ou du Nouvel An , sur les plages normandes, nous dire le bien qu’ils ressentent après cette immersion en eau froide. « Vivifiant, raffermissant, tonique, bon pour la peau, bon pour le moral »…Le bain de fin d’année est même devenu très rapidement une mode!
  https://www.youtube.com/embed/aBny88bCJNk Le bain du nouvel An 2017 à Deauville
Il y a même aujourd’hui des championnats du monde de nage en eau glacée auxquels participe un normand, le  « Ice doctor » : le généraliste un peu « givré » de Sotteville-Les-Rouen ( Cf à un article de Ouest-France)  .
En 2016, France 3 Normandie lui avait consacré  un reportage : 

  https://www.youtube.com/embed/G8uoATJAsOs Alexandre Fuseau, le « Ice doctor », ce normand adepte de la nage quotidienne dans la Seine même à moins de 5°

L’histoire de cette femme également, plaide pour les bienfaits de l’eau froide sur le corps humain : 

Tout le monde sait qu’il est conseillé d’asperger chaque matin ou chaque soir ses jambes d’eau glacée, dans la douche pour tonifier la circulation. 
Et bien Johanna Nordblad, détentrice d’un record du monde féminin de plongée sous la glace, a commencé la nage en eau très froide après un grave accident de vélo, un médecin lui a recommandé alors une thérapie par l’eau glacée pour soulager ses douleurs. L’effet sur elle a été sans appel.

Le reportage de France 2 en 2017 :
  https://www.youtube.com/embed/-DgCV9WOXo0 Nager dans l’eau glacée pour soulager ses douleurs

Alors l’immersion dans l’eau froide c’est bon pour le moral et ça diminue les douleurs… les anglais vont plus loin cette semaine : nager dans l’eau froide est un antidépresseur redoutable et pourrait permettre de sortir de la spirale infernale des médicaments !
La BBC publie donc le témoignage de Sarah qui a été suivie par deux scientifiques de l’université de Porstmouth :
(traduction -) « Après deux minutes, alors que ma peau atteint la même température que l’eau, je commence à me sentir à l’aise et ma respiration ralentit. Après une brève baignade, je me sens exaltée pendant des heures et calme pendant des jours.
Comme beaucoup d’autres personnes qui nagent régulièrement dans l’eau froide, j’adore, mais je crois aussi que cela a des effets bénéfiques sur la santé mentale. »

« Et le premier rapport de cas sur la nage en eau froide publié dans le British Medical Journal Case Reports montre qu’il pourrait s’agir d’un traitement efficace contre la dépression », rapporte la BBC 

D’après les médecins , « la fréquence cardiaque, la pression artérielle et le rythme respiratoire augmentent et les hormones du stress sont libérées. »
toutefois, pratiquer cette immersion une fois de temps en temps est moins efficace qu’une activité régulière et répété. 

Traduction – article BBC, suite :
« Les nageurs en eau froide décrivent de nombreux avantages: ils ne contractent jamais de rhume et n’allument jamais le chauffage en hiver. Beaucoup ont des anecdotes sur la façon dont ils sont venus à la natation en plein air en période de deuil ou de deuil et ont trouvé du réconfort, voire de la joie, dans l’eau.
L’équipe de Portsmouth commence à tester ces histoires. Une étude préliminaire corrobore les affirmations faites à propos des rhumes et d’autres rapports sont en cours de préparation sur des patients souffrant de diverses maladies. »

Les études doivent continuer. Et il est quand même recommandé de ne pas arrêter son traitement sans l’avis du médecin. 

Restez prudent, nager en eau froide ne s’improvise pas ! 

Il vaut mieux, par exemple, commencer en ce moment ( avant le froid de l’automne)  alors que l’eau de mer en Normandie est au dessus de 15 degrés. Et jamais seul(e). Il est aussi recommandé de s’assurer qu’on est en bonne santé sur le plan cardiaque car l’eau froide va conduire au coeur un important flux sanguin qu’il faut être capable d’absorber.
Alors prudence et…courage sont les maîtres mots pour se lancer à l’eau.

Comment entrer dans de l’eau froide ?

Difficile pour un nageur régulier de ralentir la cadence pendant la saison d’hiver tellement l’envie de nager est forte, même si les températures à la baisse n’encourage guère à la baignade. Guide-Piscine vous donne quelques conseils pour apprendre à apprendre.

Jean Mermoz French aviator 1901/1936.

Page d’aide sur l’homonymie

French aviator Jean Mermoz (1901-1936) giving a talk in 1935.

Naissance9 décembre 1901
Aubenton (Aisne)
Disparition7 décembre 1936
(à 34 ans)
DécèsOcéan Atlantique
NationalitéFrançais
FormationUniversité Panthéon-Sorbonne
ActivitéPilote
A travaillé pourAéropostale
Parti politiqueParti social français
DistinctionsCommandeur de la Légion d’honneur‎
Grande médaille de l’Aéro-Club de France

Jean Mermoz, né à Aubenton ou Guise (Aisne), le 9 décembre 1901 et disparu dans l’océan Atlantique le 7 décembre 1936, est un aviateur français, figure légendaire de l’Aéropostale, surnommé l’« Archange ».

Il est aussi un des fondateurs en 1936 du Parti social français (PSF) avec le colonel de La Rocque.

Sommaire

  • Biographie

Jean Mermoz, fils de Jules Mermoz (1870-1940), maître d’hôtel, et de Gabrielle Gillet dite « Mangaby » (1880-1955), qui se séparent en 1902 et divorcent en 1922, passe une partie de son enfance chez ses grands-parents, à Mainbressy, village situé au sud d’Aubenton, dans les Ardennes. Alors que sa mère trouve un emploi de couturière à Charleville, il entre à l’école supérieure professionnelle d’Hirson en tant que pensionnaire. Lorsque le premier conflit mondial éclate, en août 1914, ses grands-parents, pris de panique, s’enfuient avec lui dans le Cantal, où il intègre le lycée d’Aurillac. Sa mère, bloquée par l’avancée des troupes allemandes, devra attendre trois années, et les arrangements internationaux de 1917, pour retrouver son fils, après un rapatriement en zone non occupée, via la Suisse, pays neutre. Elle amène Jean à Paris où il est admis au lycée Voltaire avec une bourse de demi-pensionnaire. Il passe la première partie du baccalauréat en 1918, mais échoue à la seconde. Il se remet difficilement de cette déception et tombe gravement malade. Une fois guéri, il renonce à préparer le concours de l’École centrale.

En 1930, Jean Mermoz épouse Gilberte Chazottes, qui, après la mort de Jean, se remariera avec l’ingénieur René Couzinet. Celui-ci se suicidera le 16 décembre 1956 après avoir assassiné Gilberte Chazottes.

Engagement dans l’armée

Le 26 juin 1920, Jean Mermoz devance l’appel sous les drapeaux et signe un engagement dans l’armée pour quatre ans ; il choisit l’aviation sur les conseils de Max Delty, un chanteur d’opérette, ami de sa mère depuis que cette dernière l’a soigné pendant la guerre. Après avoir fait ses classes au 4e régiment d’observation, il intègre le 34e régiment d’aviation du Bourget, qui lui permet de postuler à l’École Militaire d’Istres, qu’il rejoint en octobre. Il y découvrit la rudesse de la vie militaire et fut rapidement écoeuré de la façon dont étaient formés les pilotes, régulièrement punis de corvées fastidieuses et de brimades que leur infligeaient les sous-officiers, pour décourager les jeunes recrues de persister à vouloir voler. Les avions étaient dans un état tel que beaucoup de pilotes se tuaient pendant l’entraînement. Mermoz dut attendre trois mois avant de pouvoir se mettre aux commandes d’un avion. Au cours des épreuves du brevet de pilote, son moteur cala au décollage. Avec sang-froid, il laissa l’appareil s’écraser dans les arbres et s’en tira avec une jambe cassée et la mâchoire fracturée. Une autre tentative de vol se solda par un capotage lors de l’atterrissage final sur le terrain d’Orange, dû à une panne des gouvernes. Ses supérieurs lui accordèrent un dernier essai, qu’il réussit, obtenant son brevet le 9 février 1921 et le grade de caporal. Affecté, à partir de mai 1921, à la 7e escadrille du 11e régiment de bombardement de Metz-Frescaty, il quitte la vie de caserne et rejoint la Syrie, où la France protège son mandat contre des tribus druzes dissidentes. Il débarque à Beyrouth le 17 septembre de la même année, puis est intégré à la 54e unité de combat. Toujours volontaire pour des missions périlleuses, il tombe plusieurs fois en panne dans le désert, dont une lui imposera, à lui et son mécanicien, une marche forcée de plusieurs jours en territoire rebelle. Ils seront sauvés, in-extremis et totalement déshydratés, par une colonne de méharistes. Le 24 avril 1922, il compte 600 heures de vol, en dix-huit mois. Il quitte le Moyen-Orient pour revenir en France, le 3 mars 1923 décoré de la Croix de Guerre des TOE (Théâtre des Opérations Extérieures) et de la Médaille du Levant, en ayant découvert une civilisation millénaire qui le marque profondément. Atteint de paludisme, il bénéficie d’un congé de longue durée, puis rejoint, le 11 juin, une unité de bombardement, le 23e régiment d’aviation, de Essey-lès-Nancy, avant d’être finalement affecté, le 29 août, au 1er régiment de Chasse, basé à Thionville-Basse-Yutz, qui sera ensuite absorbé, au 1er janvier 1924, par le 38e régiment d’aviation. Mermoz, intégré à la 7e escadrille du 2e groupe, y renforcera son dégoût pour la chose militaire, mais y gagnera de grands amis pilotes, Henri Guillaumet et Victor Étienne. Disposant d’un congé libérable de trois mois, le 25 mars, il est finalement démobilisé en juin 1924, et dès lors administrativement rattaché au 33e régiment d’aviation, basé à Douai, pour d’éventuelles périodes de réserve. En août 1930, il est affecté, en tant que sous-officier de réserve, au Centre de mobilisation d’aviation No 71, de Toulouse, puis nommé sous-lieutenant de réserve, par un décret du ministère de l’air, à la date du 7 juillet 1933. Une promotion exceptionnelle, particulièrement en temps de paix, due à la forte image nationale de Mermoz, à cette époque. Une belle revanche pour le pilote rebelle d’Istres et de Thionville qui effectuera même des périodes de réserve volontaires, à la 34e escadre, au Bourget, lui permettant de se familiariser avec de nouveaux matériels militaires. Il sera ensuite affecté, toujours en tant que réserviste, à la base de Toulouse-Francazal.

Période difficile

Ne trouvant pas d’emploi auprès de compagnies aériennes, il connaît la misère, vivant de petits emplois, balayeur, gardien de nuit, manœuvre, laveur d’automobile ou copiant des adresses sur des enveloppes. Répondant à une annonce d’un journal, il participe à un film, où il reprend, le temps d’une journée, les commandes d’un chasseur Sopwith, qu’il doit écraser dans l’Oise, avec l’interprète principale du film, en place arrière. (Dans cette anecdote, contée par Mermoz, lui-même, et reprise dans nombre de ses biographies, il mentionne le titre du film, comme étant, « La fille de l’air », avec Suzanne Grandais, comme actrice principale. Pourtant cette célèbre comédienne était décédée dans un accident d’automobile, en 1920, et aucun film de ce titre n’est sorti à cette époque. Aujourd’hui encore, le mystère reste entier sur cette séquence de cinéma). Ce n’est qu’au bout de 6 mois que la délivrance arrive pour Mermoz, lorsqu’il reçoit, le 28 septembre 1924 une proposition de contrat des Lignes Latécoère, dirigées par Didier Daurat.

Latécoère et la Compagnie Générale Aéropostale

Le désert

Comme tous les pilotes de la ligne, Mermoz commence chez Latécoère comme mécanicien, afin de parfaire ses connaissances techniques, puis après un examen de pilotage particulièrement mouvementé, où il est vivement réprimandé par Daurat, pour avoir effectué un numéro de voltige, plutôt que le tour de piste demandé. Il est ensuite rapidement affecté en qualité de pilote, sur la ligne ToulouseBarcelone, aux commandes de Breguet XIV, alors que la ligne, franchissant les Pyrénées est un défi permanent pour les avions de l’époque. En 1925, il assure la liaison BarceloneMalaga et lors d’un passage à Paris, retrouve par hasard, à la terrasse d’un café, son ami Henri Guillaumet, qu’il convainc de postuler chez Latécoère. En 1926, il prend en charge le courrier sur la liaison CasablancaDakar, où lors de son 4e vol, le 22 mai, il perd de vue, dans la brume, l’avion de Eloi Ville, qui l’accompagne. Victime d’une casse moteur, il est contraint de se poser en bord de mer, dans une région insoumise, avec son interprète chleuh, Ataf. Après avoir marché une journée dans le vent de sable, en tentant de retrouver Cap Juby, ils se laissent finalement capturer par les Maures, afin de ne pas mourir déshydratés, ayant été contraints de boire le liquide du radiateur de l’avion. Après trois jours de captivité et de nombreux sévices, il est libéré contre une rançon de 1000 Pesetas. Atteint de sinusite et d’otite aiguës, ainsi que d’ulcère de l’estomac, suite à sa marche dans le désert, il bénéficie d’un congé sanitaire. Les médecins craignent le pire pour sa vie, alors que lui n’entrevoit que la menace de ne plus pouvoir voler en cas de surdité. Après deux mois de soin et de convalescence, il rejoint son poste au Maroc et retrouve ses amis, Henri Guillaumet, Marcel Reine. Trois semaines plus tard, de nouveau en panne, il échappe de justesse à des Maures, étant récupéré par l’avion de secours piloté par Éloi Ville. En octobre 1926, il retrouve Antoine de Saint-Exupéry, promu chef d’aéroplace à Cap Juby. En novembre de la même année, il sauve Éloi Ville, qui avait été contraint d’atterrir dans le désert. L’année suivante, en mars 1927, il participe, avec Guillaumet, Reine et Léon Antoine, aux recherches et au sauvetage, contre rançon, de l’équipage de l’hydravion « Uruguay », piloté par les frères Larre-Borges.

Les 10 et 11 octobre 1927, Mermoz et Élisée Négrin réussissent un vol sans escale de Toulouse à Saint-Louis du Sénégal, à bord d’un Laté 26-2R, baptisé Spirit of Montaudran, en clin d’œil au Spirit of St. Louis de Charles Lindbergh, victorieux de l’Atlantique au mois de mai de la même année. Leur but était également de concurrencer l’équipage du Breguet 19 GR, Nungesser et Coli, piloté par Dieudonné Costes et Joseph Le Brix, partis le même jour qu’eux de métropole, en vue de rallier l’Amérique du Sud. Si l’équipage de la Compagnie Latécoère réussit le pari d’arriver en premier à Dakar, leur projet secret de continuer au-dessus de l’océan èchouera suite à la casse de l’hélice, à l’atterrissage, sur une piste en latérite ravinée. (Une autre version, affirme que le gouvernement français aurait interdit aux jeunes pilotes de faire trop de concurrence à l’équipage du Breguet). Ils ont effectué leur raid, Toulouse-Dakar, d’une distance de 4 270 kilomètres, en 23 heures et 30 minutes.

L’Amérique du Sud et la Cordillère des Andes

En 1927, Marcel Bouilloux-Lafont, président et fondateur de la Compagnie Générale Aéropostale, (qui prend la suite de Pierre-Georges Latécoère après le rachat de sa Compagnie générale d’entreprises aéronautiques) envoie Mermoz, en tant que chef pilote, à Rio de Janeiro. Il embarque, le 6 novembre, de La Rochelle, à bord du paquebot Groix afin d’aller développer de nouvelles liaisons en Amérique du Sud, jusqu’en Patagonie et au Chili. Pour cela, avec l’aide de Julien Pranville, le chef d’exploitation sur place, il développe les vols de nuit, puis s’attaque à franchir un obstacle majeur, la Cordillère des Andes. Le 3 mars 1929, lors d’un vol de reconnaissance, à bord d’un prototype de Laté 25, dérivé du Laté 17 dont il a gardé l’immatriculation, F-AIEH, et en compagnie de son nouveau et fidèle mécanicien, Alexandre Collenot, ainsi que du Comte Henry de La Vaulx, Président de la Fédération aéronautique internationale (FAI), il est victime d’une première panne, minime, qui l’oblige à se poser en pleine montagne. Très vite réparé par Collenot, l’avion redécolle et se pose sans encombre au Chili. Le 9 mars suivant, pour le vol retour, sans le Comte de La Vaulx à bord, l’avion est pris dans des courants ascendants et plaqué contre le sol, cette fois avec de graves avaries mécaniques, semblant irrémédiables. Après une tentative de retour à pied à travers la montagne, les deux hommes s’escriment à réparer le Laté, durant 3 jours, alors que Mermoz élabore un plan de décollage qui devrait lui permettre de lancer son avion dans un précipice puis de rebondir à deux autres reprises sur des plateaux inférieurs, afin de réussir ainsi à garder la vitesse nécessaire au décollage. Il y parviendra, mais les durits de radiateur ayant une nouvelle fois cédé, l’obligeront à se poser en vol plané à Copiapó.5Ce n’est qu’en allant récupérer les restes de l’épave de l’avion, abandonnés par l’équipage dans la montagne, que les plus sceptiques finiront par admettre l’exploit du pilote. Enfin, le 15 juillet 1929, il ouvre la ligne des Andes avec Henri Guillaumet, nouvellement arrivé sur le continent, et à qui il laissera la succession des vols sur la Cordillère, alors qu’il est rappelé en France pour procéder aux essais d’un nouvel appareil.

Traversée de l’Atlantique-Sud

En mai 1930, avec le radiotélégraphiste Léopold Gimié et le navigateur Jean Dabry, il réalise d’abord, sur avion Latécoère 28, de nombreux records en circuit fermé, en vue de développer la première liaison entièrement aérienne entre la France, Dakar et l’Amérique du Sud. Mais le gouvernement ayant interdit toute tentative de survol des océans aux appareils terrestres, c’est sur un hydravion Latécoère 28.3 (un Laté 28 équipé de flotteurs) baptisé le Comte-de-la-Vaulx, en hommage à Henry de La Vaulx qui venait de disparaître tragiquement dans un accident d’avion, au New Jersey, que les 12 et 13 mai 1930, le même équipage relie d’un trait Saint-Louis à Natal au terme d’un vol de 21 heures et 10 minutes. Mermoz prouve ainsi que le courrier peut être transporté d’un continent à l’autre avec l’avion, alors que précédemment, la traversée du courrier sur l’Atlantique-Sud s’effectuait avec l’aide des navires avisos. La tentative de retour, beaucoup plus chaotique, nécessitera plus de 50 tentatives de décollages et divers renforcements des flotteurs avant d’aboutir, au mois d’août 1930. Malheureusement, l’avion sera définitivement perdu en mer, lors du vol retour, une fuite d’huile moteur ayant contraint Mermoz à se poser dans l’océan. Après que l’équipage et le courrier furent recueillis par l’aviso le Phocée, le Comte-de-La-Vaulx finit par sombrer, à cause d’un hauban de flotteur abîmé. Quelques semaines plus tard, peu de temps après son mariage avec Gilberte Chazottes, il est victime d’un spectaculaire accident, alors qu’il teste le prototype du Laté 28.8 de grand-raid, destiné à la traversée de l’Atlantique-Nord. Ce jour-là, au-dessus de la campagne de Toulouse, alors qu’il effectue des passages de vitesse, l’appareil ne lui répond plus et se vrille en tout sens. Décidé à s’évacuer du poste de pilotage, alors que pour la 1ere fois de sa vie, on lui a imposé un parachute, Mermoz n’arrive pas à passer ses épaules dans la trappe de secours. Il ne doit son salut qu’à la désintégration totale de l’avion, lui permettant de s’en libérer. Mais lors de sa chute, les morceaux métalliques ne cessent de déchirer la coupole de sa voile, accélérant dangereusement sa chute, jusqu’à la vitesse de 13 mètres par seconde. Comble du hasard et de la chance, il sera récupéré au sol, sans grave blessure, par un oncle de sa femme, qui passait en auto, sur la route. Il avouera après cet accident, « ce n’était pas encore l’heure ». Dans les années qui suivent, Mermoz ne cesse de tester de nouveaux appareils, toujours en vue de réaliser des raids de grande envergure, mais aussi apporter à la ligne, l’avion qui permettra le transport 100 % aérien du courrier, de Paris à Santiago du Chili. Et après la crise, qui secoue l’Aéropostale, en 1931, Mermoz vole sur la liaison Marseille-Alger, sur un hydravion Cams, essaye le De Havilland Comet, puis le Bernard 81, avec lequel il bat le record du monde de distance, avant de capoter au décollage d’une seconde tentative. Et après le rachat de l’Aéropostale par Air France, ce n’est qu’en 1933 que Mermoz pourra tenter à nouveau, de traverser l’Atlantique-Sud, presque 3 ans après sa conquête. Il y arrivera finalement le 12 janvier 1933, en décollant de l’aérodrome de Paris-Le Bourget, à bord de l’avion trimoteur Couzinet 70 Arc-en-Ciel pour rallier ensuite, Buenos Aires, le 22. Mais malgré ces succès et autres records, le gouvernement et la nouvelle compagnie Air France, n’honoreront pas les commandes de plusieurs avions à la société Avions Couzinet, alors que la France se voit peu à peu dépassée par les compagnies américaines et allemandes, sur un trajet qu’elle avait pourtant ouvert. Cette nouvelle trahison sera l’un des éléments déclencheurs de l’entrée en politique de Mermoz, au sein des Croix de feu. De plus, la ligne de conduite de la compagnie, toujours en faveur des hydravions géants, alors que Mermoz, devenu inspecteur général d’Air France, milite pour les avions terrestres, plus légers et rapides, et la disparition de son fidèle mécanicien, Alexandre Collenot, avec tout l’équipage du Latécoère 301 Ville-de-Buenos Aires, le 10 février 1936, qui le marquera profondément, ne fera qu’accentuer les divergences d’opinion entre le pilote et sa hiérarchie, mais aussi avec le tout jeune ministère de l’air.

En 1935, Maryse Bastié crée, à Orly, l’école « Maryse Bastié Aviation », encouragée par Jean Mermoz, qui a effectué avec elle la traversée de l’Atlantique-Sud, aller et retour.

Entre 1930 et 1936, Mermoz aura effectué vingt-trois traversées de l’Atlantique-Sud, sur des appareils aussi divers que les hydravions Latécoère 28.3, 300 et 301, Blériot 5190 Santos-Dumont, et autres appareils terrestres, Couzinet Arc-en-Ciel ou quadrimoteur Farman F.220.

Disparition

Il disparaît à bord de l’hydravion quadrimoteur Latécoère 300, le Croix-du-Sud, le 7 décembre 1936 avec à son bord Alexandre Pichodou, copilote, Henri Ézan, navigateur, Edgar Cruveilher, radio, et Jean Lavidalie, mécanicien, après un premier retour à l’hydrobase de Dakar, à la suite d’un problème de réducteur moteur, empêchant l’hélice arrière droite, de passer au grand pas7. Après une réparation sommaire de la pièce défectueuse et un nouveau décollage, sous les yeux d’Henri Guillaumet, alors chef de l’hydrobase, le radio annonce régulièrement le message TVB. Puis, à 10 h 43, Cruveilher lance le dernier message en morse, depuis le Croix-du-Sud : « Coupons moteur arrière droit » ou « Avons coupé moteur arrière droit », sans aucun détail supplémentaire. Les coordonnées de position  : 11°08 Nord, 22°40 Ouest. Malgré de nombreuses recherches, on ne retrouva aucune trace de l’appareil ni de son équipage. L’hypothèse soulevée serait que le réducteur du moteur aurait finalement cassé et que l’hélice, emportée par sa vitesse de rotation, aurait fini par se détacher, sectionnant au passage la dérive de l’appareil ou une partie du fuselage, derrière laquelle courait la câblerie permettant de commander une partie de l’hydravion. Quelques jours plus tard, une fausse rumeur annonçant la découverte de l’hydravion, flottant aux larges du Brésil, est due aux nouvelles recherches, relancées par le gouvernement brésilien sous l’insistance d’Alexandre Couzinet, alors en voyage au Brésil. Un temps, les spectacles et les cinémas arrêtent leur programme pour diffuser la nouvelle avant de se rendre à l’évidence. La disparition de Jean Mermoz est vécue en France comme une catastrophe nationale et dès le 13 décembre, soit six jours seulement après la catastrophe, Jean Mermoz, ainsi que tout l’équipage de la Croix-du-sud, est cité à l’ordre de la nation, sur la demande du gouvernement de Léon Blum, sous la présidence d’Albert Lebrun et avec discours de Pierre Cot, ministre de l’Air.

« Sublime figure d’aviateur, d’une valeur morale et professionnelle hors pair. Créateur, aux prix d’efforts surhumains, de l’aviation commerciale transocéanique, a fait de son nom un symbole et de sa carrière une longue suite d’exploits. Allant jusqu’au bout de son entreprise, envisageant la mort avec sérénité, a mérité l’admiration générale par la grandeur de ses actes. Porté disparu avec l’équipage de la Croix-du-sud, dont il était le chef de bord. Accomplissait sa 24e traversée de l’Atlantique sur la ligne postale qu’il avait été le premier à tracer. Entre de plain-pied dans la légende et s’inscrit parmi les héros les plus purs de l’aviation française. »

Une cérémonie officielle a ensuite lieu, le 30 décembre 1936, à l’Hôtel national des Invalides, en présence d’Édouard Daladier et de Camille Chautemps.

Jean Mermoz totalisait 8 200 heures de vol.

Engagement politique

Après la mise en liquidation de son employeur, la Compagnie générale aéropostale en mars 1931, Mermoz se fait, comme le montre Emmanuel Chadeau, « le défenseur acharné des anciens propriétaires de la compagnie, par sentimentalité envers ses collègues navigants soudain dépourvus d’outil et d’emploi » et, dans les conflits politiques qui président à la naissance d’Air France en 1933, « considère que les soubresauts qui conduisent l’aviation marchande de l’âge aventureux vers l’âge organisé ne sont pas les conséquences normales d’une évolution économique — la concurrence allemande et américaine sur les liaisons entre l’Ancien et le Nouveau Monde —, mais le fruit d’une trahison des dirigeants ». Il adhère aux Volontaires nationaux, dont il est le porte-drapeau au défilé du 14 juillet 1935. Bientôt intégré par La Rocque aux instances dirigeantes des Croix de feu, il multiplie discours et articles dans Le Flambeau, l’organe du mouvement. Après la dissolution des ligues d’extrême-droite en juin 1936, il figure enfin au nombre des membres fondateurs du Parti social français (PSF), dont il devient vice-président, ce qui lui vaudra d’être inculpé, pour « reconstitution de ligue dissoute« , que sa disparition tragique classera ensuite en non-lieu.

Dénonçant la démagogie parlementaire asservie par les intérêts particuliers, adepte du culte du chef, il est ainsi l’une des figures emblématiques de la « droite d’ordre ». Il est, cependant, tout aussi bien intégré immédiatement après sa disparition au panthéon républicain en tant que « prototype de l’homme du peuple tiré de l’anonymat par ses œuvres et son mérite ». Célébré de même par le régime de Vichy, il continue à être considéré comme un des héros de l’aéronautique et de l’aviation au même rang que Louis Blériot, Charles Lindbergh et Georges Guynemer.

Sa mère, Gabrielle Gillet, est nommée Chevalier de la Légion d’honneur en 1952.

Hommages

France

Buste de Jean Mermoz, par Délie Duparc.

  • En 1923, il devient titulaire de la Croix de Guerre des TOE et de la médaille du Levant avec citation à l’ordre de la division,  » très bon pilote, plein d’allant et toujours volontaire pour les missions difficiles. S’est particulièrement distingué en effectuant avec succès, de nombreuses et difficiles évacuations sanitaires, au-dessus du désert de Syrie « .
  • En décembre 1925, il reçoit la médaille de l’Aéro-Club de France, récompensant l’aviateur français ayant parcouru le plus de kilomètres dans l’année. 120 000 km, en 800 heures de vol.
  • Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur le 9 août 1927.
  • En avril 1928, il reçoit la médaille de Vermeil de l’Aéro-Club de France.
  • Il est fait officier de la Légion d’honneur le 26 juillet 1930 puis commandeur le 31 mai 1934.
  • En 1934, Il est lauréat du Prix Henri Deutsch de la Meurthe de l’Académie des sports, qui récompense un fait sportif pouvant entraîner un progrès matériel, scientifique ou moral pour l’humanité.
  • Le 13 décembre 1936, citation à l’ordre de la Nation.
  • En sa mémoire, le 30 décembre 1936, Maryse Bastié traverse l’Atlantique-Sud, de Dakar à Natal, seule à bord d’un Caudron Simoun, baptisé « Jean Mermoz« , décrochant le record du monde féminin de vitesse, en effectuant la traversée en douze heures et cinq minutes.
  • En 1937, trois timbres postaux, un vert-gris, un vert-jaune valant tous deux trente centimes et un lilas valant trois francs14 sont émis à son effigie.
  • Une frégate météorologique (1948-1958) a porté le nom de Mermoz (sister-ship du Le Brix).
  • Un paquebot de croisière, lancé le 17 novembre 1956, aux chantiers de Penhoët, à Saint-Nazaire, et entré en service le 4 mai 1957, portait le nom de Jean-Mermoz, au sein de la compagnie Fabre Fraissinet. Réquisitionné en 1962 pour le rapatriement des troupes françaises d’Algérie, il intègre ensuite les Croisières Paquet, en janvier 1965, en perdant le prénom  » Jean « . Il abandonnera son pavillon français en 1985, le navire étant ré-immatriculé aux Bahamas, puis sera finalement vendu en 1998 à l’armateur grec Louis Cruises où il sera rebaptisé MV Serenade (en) avant d’être vendu, 10 ans plus tard, aux ferrailleurs pour démolition. D’une longueur de 161,96 mètres pour 19.76 mètres de large, l’ex Mermoz disposait de 300 cabines et affichait une capacité de 682 passagers.
  • L’ancien aéroport de Grenoble, fermé en 1967, s’appelait aéroport de Grenoble-Mermoz .
  • Le mont Mermoz et le glacier Mermoz (désormais disparu) dans les îles Kerguelen portent son nom depuis 1961.
  • Parmi toutes les manifestations qui ont salué en France le cinquantenaire de la disparition de Jean Mermoz, deux initiatives laisseront une trace plus durable : une plaque à l’effigie du pilote est dévoilée, le 4 décembre 1986, sur l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, par Jacques Douffiagues, ministre chargé des Transports. Quelques jours plus tard, à Aubenton, où est né « l’archange », le maire Christian Pillot et le docteur Alain Schlienger inaugurent un musée Mermoz sur la place du village : « À jamais, Aubenton gardera ta mémoire, Aubenton, ô Mermoz , que tu couvres de Gloire. »
  • En 1998, l’équipage de l’hydravion Lockheed PBY Catalina 9767, composé de Patrick Baudry, Franklin Devaux et Patrick Fourticq, qui avait refait sur les traces de Mermoz un périple qui l’avait emmené jusqu’à Santiago du Chili, se voit décerner le prix André de Saint-Sauveur de l’Académie des sports pour son exploit commémoratif.
  • Les pilotes d’Air France ont longtemps porté la cravate noire (mais depuis peu peuvent opter pour du bleu marine), pour rappeler le deuil de Mermoz (et de Guynemer pour les militaires).
  • Plusieurs stades portent le nom de Jean-Mermoz : entre autres, le stade de rugby à XV du Rouen Normandie rugby et le stade de football de l’AS Orly.
  • Des collèges à Angers, Blagnac, Laon, Yutz, Marly, Wittelsheim, Biscarrosse, Faches-Thumesnil, Bois-Colombes, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Chauffailles ainsi que des lycées à Aurillac, Dun-sur-Meuse, Montpellier, Montsoult, Saint-Louis, Strasbourg et Vire portent le nom de Jean Mermoz, l’école primaire de Schiltigheim ainsi qu’une une école primaire à Rethel.
  • Une école de pilote de ligne à côté de l’aéroport de Paris Orly s’appelle l’Institut Mermoz en son honneur.

Algérie

Le village Bou Henni reçut le nom de Jean-Mermoz, en 1936, en hommage à l’aviateur qui avait survolé l’Afrique.

Amérique latine

Dans les pays latino-américains, la mémoire de Mermoz est vive.

  • À Buenos Aires, capitale de l’Argentine, une plaque rappelle le lieu où se trouvait le bureau de l’Aéropostale. À l’aéroport, un monument est dédié à « Jean Mermoz y sus compañeros ». Au lycée franco-argentin qui porte son nom, construit en forme d’avion, les élèves ont dessiné des épisodes de sa vie pour le cinquantenaire de sa disparition.
  • En Patagonie argentine, le Cerro Mermoz faisant partie de la crête du Cerro Fitz Roy a été nommé en son honneur. Deux autres sommets de la chaîne ont été baptisés d’après deux de ses compagnons de l’Aéropostale, Guillaumet et Saint Exupéry.
  • Le Chili reste reconnaissant de l’avoir sorti de son isolement grâce au pont aérien qu’il organisa sur la cordillère des Andes. Santiago, la capitale, a baptisé une de ses artères en son honneur. On y trouve une stèle avec cette phrase de Joseph Kessel : « La route céleste l’attirait comme un aimant ».
  • Une autre stèle lui est dédiée sur l’aéroport de Campos dos Alfonsos (aéroport militaire de Rio de Janeiro au Brésil).

Sénégal

À Dakar, on trouve plusieurs lieux qui rappellent son passage :

  • un hôtel sur l’avenue Albert-Sarraut porte le nom de l’hydravion dans lequel il disparu, le Croix-du-Sud ;
  • l’un des plus prestigieux quartiers situé à 4 km du centre-ville porte son nom ; ce quartier est au bord de l’ancienne piste d’atterrissage de la base française ;
  • le lycée français de Dakar porte son nom.

Mes vols par Jean Mermoz.

Côte d’Ivoire

Lycée international Jean-Mermoz à Abidjan.

Québec

À Candiac, on trouve une avenue et un parc qui portent son nom :

  • Avenue Mermoz ;
  • Parc Mermoz.

Œuvres et citations

Citations de Mermoz

  • « L’accident, pour nous, ce serait de mourir dans un lit. »
  • « Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir. »
  • « La vie moderne autorise les voyages, mais ne procure pas d’aventure. »
  • « Tu sais, je voudrais ne jamais descendre. »

Ouvrages

  • Mes vols, Flammarion, 1937.
  • Lettres de Mermoz regroupées sous le titre Défricheur du ciel, Archipel.

Annexes

Bibliographie

  • Jacques Mortane, Jean Mermoz [archive], Paris, Librairie Plon, 1937, 94 pages.
  • Joseph Kessel, Mermoz, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1972 (1re éd. 1938), 436 p.
  • Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon, Jean Mermoz, bande dessinée, Dupuis, 1956, réédition : Musée Air France, 2001
  • Jacqueline Ancy, Images de Jean Mermoz, Paris, Didier, 1963.
  • Bernard Marck, Il était une foi Mermoz : 1936-1945, Paris, Jean Picollec éditeur, 1986, 590 p.
  • Attilio Micheluzzi, Mermoz, bande dessinée, Kesselring, 1987, réédition : Mosquito, 2013
  • Jean Cuny, Latécoère : les avions et hydravions, Docavia N°34, Editions Larivière, 1992
  • Lax, Sarane, bande-dessinée, Air Libre 1994. L’auteur y reprend la captivité de Mermoz dans le désert.
  • Jacques Legrand, Chronique de l’histoire, Jean Mermoz, Editions Chronique, 1997.
  • Benoît Heimermann, L’aéropostale, la fabuleuse épopée de Mermoz, Saint-Exupéry et Guillaumet, chez Arthaud, 1999
  • Emmanuel Chadeau, Mermoz, Paris, Perrin, 2000, 365 p.
  • Alexandre Couzinet, Mermoz Couzinet : Le rêve fracassé de l’Aéropostale, Biarritz, Atlantica, 2000, 418 p.
  • Jean-Paul Ollivier, Mermoz, l’esprit de l’Aéropostale, Paris, Sélection du Reader’s Digest, 2000, 189 p.
  • Jacques Le Groignec, Jean Mermoz, l’archange, Paris, Nouvelles Éditions latines, 2002, 174 p.
  • Bernard Marck, Jean Mermoz, défricheur du ciel, Paris, l’Archipel, 2002, 432 p.
  • Catherine Herszberg et Anne Proenza, Mermoz, Paris, Le Cherche-Midi, 2002, 148 p.
  • Olivier Poivre d’Arvor et Patrick Poivre d’Arvor, Courriers de nuit : La légende de Mermoz et de Saint-Exupéry, Paris, Mengès, 2004
  • Guillemette Bure, Les secrets de l’Aéropostale, Privat, 2006
  • Gérad Bousquet, Les paquebots volants : les hydravions transocéaniques français, Docavia N° 59, Editions Larivière. 2006
  • François Gerber, Qui a tué Mermoz ?, Toulouse, Privat, 2009, 224 p.
  • Michel Faucheux, Mermoz, Paris, Gallimard, coll. « Folio biographies », 2013, 304 p.
  • Christophe Bec, Patrick A.Dumas et Diogo Saïto, L’Aéropostale, des pilotes de légende, Tome 2 ; Mermoz, bande-dessinée, Éditions Soleil, 2014.
  • Gustavo Carlomagno Necco, Jean Mermoz est à Montevideo en 1933, Anciens Aérodrome, révisé et annoté par Coline Béry, 2015.
  • Christophe Bec, Bernard Khattou, L’Aéropostale, des pilotes de légende, Tome 5 ; Mermozlivre 2, bande-dessinée, Éditions Soleil, 2017.
  • Christophe Bec, Michel Suro et Alex Gonzalbo, L’Aéropostale, des pilotes de légende, Tome 7 ; Cap Juby, bande-dessinée, Éditions Soleil, 2019.

Filmographie

  • D’abord prévu pour être réalisé par le célèbre cinéaste, Jean Dréville, qui ne put aller au bout du projet en raison de la guerre, le film Mermoz, fut finalement mis en scène par le réalisateur Louis Cuny, et présenté en salles, le 3 novembre 1943. Il avait pour acteur principal, un comédien de théâtre inconnu, mais dont la ressemblance avec le pilote était marquante, Robert-Hugues Lambert. Malheureusement, ce dernier est dénoncé aux Allemands, pour homosexualité, et interné, au camp de Royallieu près de Compiègne, en mars 1943. Afin de finir le tournage du film, il fut remplacé pour des raccords de scène, par un jeune comédien qui deviendra célèbre, Henri Vidal. Mais pour restituer la voix de Robert-Hugues Lambert, l’équipe du film réussit à entrer clandestinement en contact avec le prisonnier, et à lui faire enregistrer les dialogues des scènes tournées avec Vidal, à l’aide d’un micro tendu au travers des barbelés. Lambert fut ensuite, malheureusement déporté à au camp de Buchenwald, et mourut au camp de Flossenbürg, en 1945.
  • Après-guerre, en 1949, les aventures de l’Aéropostale sont portées au grand écran, par Henri Decoin, sur un scénario de Joseph Kessel, sous le titre, Au grand balcon, du nom de l’hôtel toulousain qui accueillait les pilotes et le personnel de la compagnie. Le rôle de Mermoz, rebaptisé Jean Fabien dans le film, y est tenu par Georges Marchal.
  • En 1957, dans, S.O.S. Noronha, un film réalisé par Georges Rouquier, le comédien Jean Marais interprète le rôle du chef de la station française de l’île brésilienne de Noronha qui sert à guider les avions de l’Aéropostale franchissant l’Atlantique vers Dakar au Sénégal. Le jour où Jean Mermoz tente une nouvelle fois d’effectuer cette liaison à bord de son hydravion Latécoère 28.3, une mutinerie éclate au pénitencier de l’île et les forçats veulent détruire la station mettant en péril le vol de Mermoz.
  • Le 13 décembre 1966, l’ORTF diffuse lors de son journal télévisé Les actualités françaises, un petit documentaire Il y a trente ans, Mermoz.
  • En 1967, un documentaire Le destin de Jean Mermoz produit par Pierre Miquel et réalisé par Adrien Papazian à partir de documents d’archives est diffusé par l’ORTF dans le cadre des Jeudis de l’Histoire.
  • Dans la mini-série téléfilm, L’Aéropostale, courrier du ciel, de Gilles Grangier, diffusée sur FR3, entre décembre 1980 et janvier 1981, le personnage de Mermoz apparait sous les traits du comédien, Jean-Pierre Bouvier.
  • Dans le téléfilm de Robert Enrico, réalisé en 1994, Saint-Exupéry : La Dernière Mission, son rôle est joué par le comédien Frédéric Van Den Driessche.
  • Dans le film, hommage à Guillaumet, produit et réalisé par Jean-Jacques Annaud,en images IMAX 3D, Guillaumet, les ailes du courage, diffusé depuis 1996 au Futuroscope, son rôle y est tenu par l’acteur américain, Val Kilmer.
  • En 1999, dans le film, Le Plus Beau Pays du monde, le réalisateur, Marcel Bluwal, relate l’histoire du tournage du film, Mermoz de 1943, ainsi que les derniers mois de la vie du comédien, Robert-Hugues Lambert.

Articles connexes

Robert Parker dégustateur de vins et critique de référence en oenologie.

Image dans Infobox.

Robert Parker en 2005.

Naissance23 juillet 1947 (74 ans)
Baltimore
Nom dans la langue maternelleRobert M. Parker Jr.
Nom de naissanceRobert McDowell Parker
Nationalité États-Unis
FormationFaculté de droit de l’université du Maryland (en)
ActivitéDégustateur de vins et critique de référence en œnologie
DistinctionsOfficier de la Légion d’honneur‎
Grand-croix de l’ordre du Mérite civil d’Espagne ()

Robert McDowell Parker Junior, né le 23 juillet 1947 à Baltimore dans le Maryland aux États-Unis, est un célèbre dégustateur de vins américain, critique en œnologie de référence outre-Atlantique. Il est connu par ses guides sur le vin dans lesquels il commente ses dégustations, notées sur 100.

Sommaire

  • Biographie

Robert Parker est fils d’un paysan ; il fait ses études à l’université du Maryland située à College Park, dans la banlieue de Washington. Après une formation en histoire et en histoire de l’art, il termine en 1973 avec un doctorat en droit (Juris Doctor). Pendant dix ans il va exercer le métier d’avocat auprès de la Farm Credit Banks de Baltimore, avant de démissionner en mars 1984 pour se consacrer uniquement au vin.

Il découvre le vin en 1967 (à 21 ans) lors d’un séjour à Strasbourg. Il boit alors un simple vin de table rouge acheté car le Coca était plus cher : c’est la révélation d’une passion pour lui, conséquence d’une rencontre avec un Alsacien, le docteur Pierre-Bernard Scandella. Il revient chaque vacances d’été en France pour parcourir les vignobles. Son premier texte publié sur le vin date de 1975. En 1978, il commence à publier par courriel une lettre d’information appelée The Baltimore-Washington Wine Advocate, ne contenant que des comptes-rendus de dégustation, renommée The Wine Advocate en 1979.

Il devient mondialement connu par ses commentaires sur le millésime 1982 des vins de Bordeaux, goûté en primeur, le trouvant superbe, en opposition avec les critiques de ses collègues dégustateurs. En plus du Wine Advocate (en), il écrit pour Food and Wine (en), BusinessWeek et parfois pour L’Express.

Au regard de sa notoriété internationale, il est plutôt discret et casanier, vivant la plupart du temps avec sa femme à Monkton, près de Baltimore, dans le Maryland. Il est très attaché à la France où il a vécu plusieurs mois et qu’il a visitée de nombreuses fois.

Il a fait assurer son nez et son palais pour un million de dollars.

Fin 2012, Robert Parker démissionne de son poste de rédacteur en chef .

Influence dans le monde du vin

Rôle du critique de vins

Parmi les innovations qu’il a apportées au métier de dégustateur et de critique de vins, les points essentiels sont : d’abord la recherche de l’indépendance du dégustateur vis-à-vis des producteurs de vin, des négociants ou de la presse ; ensuite la dégustation doit se faire à l’aveugle (qui existait déjà, mais qu’il a cherché à systématiser, appuyé sur une grande constance de son jugement d’un vin donné, d’une dégustation à l’autre) ; enfin la notation de tous les vins est sur 100, quelle que soit leur réputation.

Notation Parker

Note du Wine Spectator comme outil de marketing sur un rayonnage de caviste.

Selon Parker, le système de notes de 50 à 100 points (Parker Points) est utilisé en complément des commentaires de dégustation. Ces dégustations doivent être comparatives au sein d’une même catégorie et à l’aveugle. La répartition des 50 points est la suivante : 5 points pour la robe ; 15 points pour le bouquet ; 20 points pour la bouche (en insistant sur sa longueur) ; et 10 points pour le potentiel d’évolution (vieillissement).

  • 96-100 (A+) : un vin extraordinaire de profondeur et de complexité, une cuvée grandiose ;
  • 90-95 (A) : un vin excellent, avec une grande complexité ;
  • 80-89 (B) : un très bon vin, avec un intéressant degré de finesse et de parfum ;
  • 70-79 (C) : un vin plaisant, mais dépourvu de complexité ou de profondeur ;
  • 60-69 (D) : un vin très moyen, avec des défauts (acidité ou tanins excessifs, goût un peu désagréable) ;
  • 50-59 (F) : un vin inacceptable (manquant d’équilibre, avec de gros défauts, terne ou très dilué).

La revue Wine Spectator a adopté la même notation sur 100 points, mais avec ses propres critères.

Le « goût Parker »

Robert Parker dit préférer les vins avec les caractéristiques suivantes :

Il n’aime pas que les vins de la région de Bordeaux (avec une préférence pour les merlots du Libournais), puisqu’il porte au pinacle plusieurs vins de la vallée du Rhône (tout particulièrement des châteauneuf-du-pape), auxquels se rajoutent certains de Provence ou du Languedoc. Il s’intéresse aussi à d’autres pays producteurs européens comme l’Italie ou l’Espagne.

Par contre il ne cache pas son « aversion pour le goût trop végétal des cabernets du Nouveau Monde, le caractère herbacé des rouges de Loire ou l’acidité excessive des blancs d’Amérique ». Il est extrêmement critique vis-à-vis des rendements élevés, de l’abus d’engrais, de l’acidification, du collage et du filtrage, qui menacent selon lui la concentration et le caractère des vins.

Biodynamie

Robert Parker est un promoteur de la viticulture biodynamique, par exemple en mettant en avant les vins qui en sont issus.

Controverses

Son influence est telle qu’elle peut conduire (et a conduit) certains producteurs américains, français, italiens, espagnols ou chiliens à modifier leur style d’élaboration en dépassant les expressions traditionnelles des vins de leurs régions. En effet, une bonne notation dans le guide Parker entraîne quasi systématiquement la vente en totalité des bouteilles à un prix plus élevé ; ce phénomène est surtout vrai pour les très bons vins, notés au-dessus de 90/100 (en dessous de cette note, l’impact des notes attribuées par Robert Parker est beaucoup moins net, voire inexistant), notamment auprès des consommateurs américains, britanniques, japonais ou chinois. Robert Parker a pourtant insisté sur le fait que « ce qui fait tout l’intérêt d’un vin, c’est son individualité, ses arômes et son goût unique et fascinant. C’est une nécessité absolue que de préserver ce caractère, même si c’est au prix de difficultés auprès d’une partie des consommateurs, habitués au style international ».

Ses détracteurs lui reprochent de contribuer à l’uniformisation planétaire du vin, la « parkerisation », en imposant ses critères de qualité nécessitant l’utilisation quasi systématique de fûts neufs afin de donner une note vanillée aux vins ou encore la micro-oxygénation afin d’arrondir plus rapidement les tannins. Parker s’en défend en comparant par exemple le passage en fût de chêne à l’emploi du sel, du poivre ou de l’ail en cuisine : en excès c’est épouvantable. Quant à la standardisation de la vinification, les responsables sont selon lui les producteurs qui ne veulent pas prendre de risques commerciaux pour défendre le caractère original de leurs vins.

Il apparaît dans Mondovino, un documentaire du réalisateur américain Jonathan Nossiter, où il est présenté comme ayant une grande responsabilité dans l’uniformisation du goût du vin d’aujourd’hui. Nossiter a d’ailleurs déclaré en décembre 2008 : « […] On ne peut saisir d’un vin que des expressions momentanées, jamais son essence. Ce vin d’Anjou […], peut-être qu’avec un peu de vent passant par la fenêtre, il aurait été tout autre… C’est pour ça que les jugements définitifs sur les vins, sans parler des notes de Robert Parker, sont parmi les plus grosses conneries de la planète». Robert Parker porte un jugement très négatif sur ce film, accusant Jonathan Nossiter de simplifier à l’extrême son travail. Il n’a jamais caché son attachement au travail de Michel Rolland.

Distinctions

Robert Parker a reçu en 1993, sous la présidence de François Mitterrand, le titre de chevalier de l’ordre national du Mérite. Depuis 1995, il est citoyen d’honneur de Châteauneuf-du-Pape.

Il a été décoré du titre de chevalier de l’ordre de la Légion d’honneur par le président français Jacques Chirac le 22 juin 1999. Le 14 juillet 2005, Jacques Chirac donnait à Parker le titre d’officier de la Légion d’honneur.

En 2002, Parker a également été fait Commendatore de l’ordre national du Mérite italien (Ordine al merito della Repubblica italiana) par le premier ministre Silvio Berlusconi et le président Carlo Azeglio Ciampi.

Il est le premier critique de vin à avoir reçu ces distinctions dans ces deux pays.

Peng Shui tenniswoman chinoise .





Peng Shuai aux Internationaux de Strasbourg, 20 mai 2014.

Dans ce nom chinois, le nom de famille, Peng, précède le nom personnel.

Peng Shuai 彭帅

Peng Shuai aux Internationaux de Strasbourg,
20 mai 2014.
 
Carrière professionnelle
2001
 
Pays Chine
Naissance8 janvier 1986 (35 ans)
Xiangtan
Taille1,77 m (5 10)
Prise de raquetteDroitière, revers et coup droit à deux mains
Gains en tournois9 617 653 $
Palmarès
En simple
Titres4
Finales perdues9
Meilleur classement14e (22/08/2011)
En double
Titres24
Finales perdues8
Meilleur classement1re (17/02/2014)
Meilleurs résultats en Grand Chelem
 Aust.R-G.Wim.US.
Simple1/81/161/81/2
DoubleF (1)V (1)V (1)1/2
Mixte1/161/161/81/16
Meilleurs résultats aux Masters
DoubleV (1)
  

Peng Shuai (chinois simplifié : 彭帅 ; chinois traditionnel : 彭帥 ; pinyin : Péng Shuài), née le 8 janvier 1986 à Xiangtan, est une joueuse de tennis chinoise.

En simple dames, elle atteint la 14e place mondiale au classement WTA le 22 août 2011, et compte trois titres acquis en 2014, 2016 et 2017.

Son palmarès est plus étoffé en double puisqu’elle compte vingt-quatre titres dans cette discipline, dont deux tournois du Grand Chelem remportés avec la Taïwanaise Hsieh Su-wei : Wimbledon en 2013 et Roland-Garros en 2014.

Elle devient numéro un mondiale de cette discipline en février 2014 et reste à ce rang durant vingt semaines. Elle est la première Chinoise à accéder au sommet de la hiérarchie (simple et double confondus).

Elle est portée disparue en novembre 2021, après avoir accusé de viol l’ex-vice-Premier ministre Zhang Gaoli.

Sommaire

Biographie

Jeunesse

Peng Shuai commence le tennis à l’âge de huit ans, lorsque son oncle lui fait découvrir ce sport. Sa surface de prédilection est le dur et son coup favori le coup droit. De plus, elle a la particularité de jouer des deux mains en coup droit et en revers.

Succès

  Peng Shuai à l’US Open en 2009.

Peng Shuai remporte son premier tournoi à Nanchang, battant en finale sa compatriote Liu Fangzhou en trois sets (6-2, 3-6, 6-3).

Elle s’impose à nouveau en 2016, remportant le tournoi de Tianjin contre l’Américaine Alison Riske, puis une nouvelle fois à Nanchang en juillet 2017.

Le 19 novembre 2018, elle remporte le quatrième tournoi WTA de sa carrière à Houston.

Accusations de viol puis disparition

Le 2 novembre 2021, par son compte Weibo, Peng Shuai accuse de viol Zhang Gaoli, ancien premier vice-Premier ministre et ancien membre du Comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois (la principale instance dirigeante de la Chine), « considéré comme proche du Premier ministre Li Keqiang ». Son message est censuré peu après.

Dans la semaine qui suit la publication de son message, elle disparaît. Le 18 novembre, un message d’elle se voulant rassurant, mais qui a tout d’un faux, est diffusé par la télévision chinoise d’État CGTN. Seul le CIO, qui au moment de l’affaire Tsimanouskaya avait expliqué ne pas avoir pour mission de « changer le système politique dans un pays », se dit rassuré par ce message. Steve Simon, le président de la WTA (l’association internationale qui gère le circuit professionnel féminin), menace de supprimer tous les tournois se déroulant en Chine. De même, le 19 novembre, une porte parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme déclare depuis Genève : « Il serait important d’avoir des preuves sur le lieu où elle se trouve et de savoir si elle va bien. Et nous demandons instamment qu’une enquête soit menée en toute transparence sur ces allégations d’agression sexuelle ».

Un message de Peng Shuai souhaitant un « bon week-end » à ses amis, contenant aussi des photos d’elle dans son intérieur, aurait été diffusé le vendredi 19 novembre en soirée sur le réseau social WeChat ; ce message est ensuite repris sur Twitter par un ami, mais il suscite des doutes sur son authenticité. Le 21 novembre, trois vidéos de la joueuse sont diffusés dont l’une est postée sur Twitter par Hu Xijin, rédacteur en chef du Global Times. Elle apparaît debout dans un stade, pour « la cérémonie d’ouverture de la finale d’un match de tennis entre adolescents » tandis que les deux vidéos suivantes présentent la joueuse « dînant avec son entraîneur et des amies dans un restaurant ». Néanmoins, l’AFP ne confirme pas l’authenticité des vidéos.

Le 21 novembre, le CIO annonce que son président Thomas Bach s’est entretenu avec la joueuse lors d’un appel vidéo, qu’elle est à Pékin et qu’elle va bien « mais qu’elle aimerait que sa vie privée soit respectée ». L’entretien a été réalisé avec l’aide d’un homme décrit comme un ami présent pour aider à la traduction bien que Peng Shuai parle couramment anglais. Le communiqué ne dit pas qu’elle est libre, ni n’évoque les accusations de viol. La présence d’un « ami » lors de l’entretien est typique de la mise en scène par la Chine des confessions forcées de dissidents. La WTA met la pression en demandant « une enquête complète, transparente et sans censure, sur ses allégations d’agression sexuelle ». Selon Le Monde « la Chine tente d’enterrer l’affaire Peng Shuai, avec le soutien du Comité international olympique », l’appel « vient couronner les efforts de propagande de Pékin », évitant les canaux officiels diplomatiques ou médiatique, l’affaire étant complètement censurée en Chine, toute discussion sur les réseaux sociaux chinois étant bannie et l’affaire n’apparaissant pas dans les médias. Pour Human Rights Watch « Il est franchement honteux de voir le CIO participer à cette blague du gouvernement chinois que tout va bien et tout est normal pour Peng Shuai. Ce n’est clairement pas le cas, sinon pourquoi le gouvernement chinois censurerait Peng Shuai sur Internet en Chine et ne laisserait pas parler librement aux médias et au public ». L’appel du CIO est également critiqué par de nombreuses personnalités du monde sportif et les gouvernements anglais, américains et français ont demandé des preuves sur la situation de Peng Shuai.

Le , le président de la WTA Steve Simon annonce la suspension immédiate de tous les tournois WTA en Chine, y compris Hong Kong, car il ne voit pas comment il peut demander à ses athlètes de participer à des tournois quand Peng Shuai n’est pas autorisée à communiquer librement, et a semble-t-il, subi des pressions pour revenir sur ses allégations d’abus sexuels.

La disparition de Peng Shuai s’ajoute à de nombreux précédents de « disparitions forcées » de personnalités chinoises ayant des profils variés, dont les hommes d’affaires Jack Ma et Ren Zhiqiang, ou des artistes tels que l’actrice Zhao Wei et l’artiste Ai Weiwei.

la WTA suspend les tournois en Chine

    Le nouvelobs.com le 02/12/2021 I « Je ne vois pas comment je peux demander à nos athlètes de participer à des tournois quand Peng Shuai n’est pas autorisée à communiquer librement », écrit le président de la WTA Steve Simon dans un communiqué.

Le président de la WTA Steve Simon a annoncé mercredi 1er décembre « la suspension des tournois en Chine »en raison de l’affaire Peng Shuai, selon un communiqué de l’instance qui gère le circuit féminin de tennis. © Copyright 2021, L’Obs

« J’annonce la suspension immédiate de tous les tournois WTA en Chine, y compris Hong Kong. En bonne conscience, je ne vois pas comment je peux demander à nos athlètes d’y participer à des tournois quand Peng Shuai n’est pas autorisée à communiquer librement et a, semble-t-il, subi des pressions pour revenir sur ses allégations d’abus sexuels », écrit Steve Simon dans un communiqué.« Au vu de la situation actuelle de l’affaire, je suis également très inquiet des risques que toutes nos joueuses et nos staffs prendraient si nous organisions des tournois en Chine en 2022 », ajoute-t-il.

Aucun tournoi WTA n’était prévu avant la fin de l’année et le calendrier 2022 n’a pas encore été publié.

Vidéo: Affaire Peng Shuai : la WTA menace la Chine (Dailymotion) https://www.dailymotion.com/embed/video/x85r9xe?api=postMessage&autoplay=1&id=qqst3cj1&muted=1&origin=https%3A%2F%2Fwww.msn.com&queue-enable=false Lecteur vidéo depuis : Dailymotion (Politique de confidentialité

 

« Pour que la justice soit rendue à Peng »

Lors de la saison 2019, la dernière à ne pas avoir été impactée par le Covid-19, 10 tournois avaient été organisés en Chine, dont le Masters féminin de fin d’année qui, avec 14 millions de dollars, avait été mieux doté financièrement que leur équivalent masculin.

« La WTA fera tout son possible pour protéger ses joueuses. Parallèlement à nous, j’espère que les leaders du monde vont continuer à se manifester pour que la justice soit rendue à Peng, et toutes les femmes, quelles qu’en soient les conséquences financières. »

Peng Shuai, 35 ans, avait disparu quelques jours en novembre après avoir accusé d’abus sexuels un ancien haut dirigeant communiste chinois.

De nombreuses stars du tennis mondial, de Chris Evert à Novak Djokovic et plusieurs pays occidentaux, notamment la France et les Etats-Unis mais aussi l’Union européenne et l’ONU, ont demandé à Pékin de faire la lumière sur le sort de Peng Shuai.

Des réponses « influencées par d’autres »

La jeune femme est réapparue le 21 novembre dans un restaurant de Pékin et lors d’un tournoi de tennis organisé dans la capitale chinoise, selon des vidéos publiées par des médias officiels.

Elle a aussi dialogué par visioconférence avec le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach.

Selon le CIO, Peng Shuai a expliqué qu’elle était « saine et sauve à son domicile à Pékin mais qu’elle aimerait que sa vie privée soit respectée ». La membre chinoise du Comité olympique Li Lingwei a participé à la visioconférence avec Thomas Bach.

La WTA a annoncé samedi dernier à l’AFP que Steve Simon avait envoyé deux courriels à la joueuse mais qu’il « était clair que ses réponses étaient influencées par d’autres », ajoutant qu’il demeurait « profondément inquiet » quant à sa situation. ​