Le Mont Cenis ce 17 Juin 2018 .

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Dès l’automne chaque année le barrage est vidé à son niveau d’étiage, pour éviter les accidents, si la digue ( mur poids ) cédait il pourrait inonder jusqu’à la ville de Turin. Il sera à son niveau le plus haut entre juillet et aout .

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La pyramide est l’église qui fut construite à l’inauguration du barrage en 1969 .

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Nous apercevons les quelques échoppes restaurants qui n’ouvrent que 3 à 4 mois par an .

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Nous apercevons nettement la route construite par l’Empereur Napoléon 1er .

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Le général Hannibal 220 ans avant JC qui allait conquérir Rome ,puis Charlemagne, puis Bonaparte en 1798 qui allait commander les troupes française cantonnées en Italie et remporter les victoires foudroyantes qui allait assoir son charisme et sa suprématie incontestée mondiale .

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Le chemin qui reliait les deux cotés des Alpes avant la construction de la route Napoléon.

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L’hospice du Mont Cenis s’est endormi à tout jamais au font du lac !!!! il pouvait accueillir jusqu’à 2200 personnes, très modestement pour se faire pardonner, l’état Français a offert l’église en forme de pyramide qui nous apercevons au bord de la route .

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La neige à peine fondue et les première fleurs apparaissent déjà .

 

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Ce panneau est situé sur le chemin qu’empruntaient les voyageurs avant la route dite Napoléon . Lanslebourg en France à 3h40′ et Novalesa en Italie 4h40′ . Nous sommes à près de 2300m d’altitude .

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Le discours d’Harvard, d’Alexandre Soljenitsyne…le 08 juin 1978

Le 8 juin 1978, à Harvard, Alexandre Soljenitsyne prononçait ce discours prophétique.

Plaie d’argent n’est pas mortelle, comme le disait Otto de Habsbourg, et il est bien certain que la crise que nous connaissons non seulement n’est pas d’abord et avant tout économique, essentiellement économique mais qu’elle est avant tout une crise qui touche à l’essentiel, une crise de la société, et même au delà, une crise de l’Homme.

Elle est bien plutôt anthropologique et ontologique. Elle résulte d’une maladie profonde de l’Homme et de l’Etre.

D’ailleurs ill est bien remarquable que les deux héros spirituels qui ont ébranlé le communisme – Alexandre Soljénitsyne et le Pape Jean-Paul II – se soient lancés aussi bien l’un que l’autre dans une critique immédiate de la société consumériste des pays dits occidentaux sitôt que le bloc communiste se fut écroulé…

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Le discours d’Harvard

Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous, à l’occasion du 327e anniversaire de la fondation de cette université si ancienne et si illustre. La devise de Harvard est  VERITAS. La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère. Mon discours d’aujourd’hui contient une part de vérité ; je vous l’apporte en ami, non en adversaire.

Il y a trois ans, aux Etats-Unis, j’ai été amené à dire des choses que l’on a rejetées, qui ont paru inacceptables. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui acquiescent à mes propos d’alors…

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« La devise de Harvard est  VERITAS. La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère… »

La chute des « élites »

Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens-là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un État sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place. Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ?

Quand les États occidentaux modernes se sont formés, fut posé comme principe que les gouvernements avaient pour vocation de servir l’homme, et que la vie de l’homme était orientée vers la liberté et la recherche du bonheur (en témoigne la déclaration américaine d’Indépendance). Aujourd’hui, enfin, les décennies passées de progrès social et technique ont permis la réalisation de ces aspirations : un État assurant le bien-être général. Chaque citoyen s’est vu accorder la liberté tant désirée, et des biens matériels en quantité et en qualité propres à lui procurer, en théorie, un bonheur complet, mais un bonheur au sens appauvri du mot, tel qu’il a cours depuis ces mêmes décennies.
Une société dépressive

Au cours de cette évolution, cependant, un détail psychologique a été négligé : le désir permanent de posséder toujours plus et d’avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens, ont imprimé sur de nombreux visages à l’Ouest les marques de l’inquiétude et même de la dépression, bien qu’il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments. Cette compétition active et intense finit par dominer toute pensée humaine et n’ouvre pas le moins du monde la voie à la liberté du développement spirituel.

L’indépendance de l’individu à l’égard de nombreuses formes de pression étatique a été garantie ; la majorité des gens ont bénéficié du bien-être, à un niveau que leurs pères et leurs grands-pères n’auraient même pas imaginé ; il est devenu possible d’élever les jeunes gens selon ces idéaux, de les préparer et de les appeler à l’épanouissement physique, au bonheur, au loisir, à la possession de biens matériels, l’argent, les loisirs, vers une liberté quasi illimitée dans le choix des plaisirs. Pourquoi devrions-nous renoncer à tout cela ? Au nom de quoi devrait-on risquer sa précieuse existence pour défendre le bien commun, et tout spécialement dans le cas douteux où la sécurité de la nation aurait à être défendue dans un pays lointain ?

Même la biologie nous enseigne qu’un haut degré de confort n’est pas bon pour l’organisme. Aujourd’hui, le confort de la vie de la société occidentale commence à ôter son masque pernicieux.

La société occidentale s’est choisie l’organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j’appellerais légaliste. Les limites des droits de l’homme et de ce qui est bon sont fixées par un système de lois ; ces limites sont très lâches. Les hommes à l’Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que paradoxalement les lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l’aide d’un expert. Tout conflit est résolu par le recours à la lettre de la loi, qui est considérée comme le fin mot de tout. Si quelqu’un se place du point de vue légal, plus rien ne peut lui être opposé ; nul ne lui rappellera que cela pourrait n’en être pas moins illégitime. Impensable de parler de contrainte ou de renonciation à ces droits, ni de demander de sacrifice ou de geste désintéressé : cela paraîtrait absurde. On n’entend pour ainsi dire jamais parler de retenue volontaire : chacun lutte pour étendre ses droits jusqu’aux extrêmes limites des cadres légaux.

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Comment ne pas entendre, ici, comme un écho de ce qu’écrit Pierre Boutang dans son Reprendre le pouvoir (Grand Texte n° III) : « ..nous reconnaissons en eux les Français (et les diverses nations d’Europe selon une modalité particulière), en tant qu’hommes empêchés de vivre naturellement… »

 » Médiocrité spirituelle « 

J’ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu’une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n’allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s’en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l’homme.

Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d’une structure sociale légaliste.

Aujourd’hui la société occidentale nous révèle qu’il règne une inégalité entre la liberté d’accomplir de bonnes actions et la liberté d’en accomplir de mauvaises. Un homme d’Etat qui veut accomplir quelque chose d’éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n’a aucune chance de s’imposer : d’emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas tant les droits de l’homme que ses devoirs.

D’un autre côté, une liberté destructrice et irresponsable s’est vue accorder un espace sans limite. Il s’avère que la société n’a plus que des défenses infimes à opposer à l’abîme de la décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la liberté en matière de violence morale faite aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d’horreur. On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu’ont ces mêmes enfants de ne pas regarder er de refuser ces spectacles. L’organisation légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal…

L’évolution s’est faite progressivement, mais il semble qu’elle ait eu pour point de départ la bienveillante conception humaniste selon laquelle l’homme, maître du monde, ne porte en lui aucun germe de mal, et tout ce que notre existence offre de vicié est simplement le fruit de systèmes sociaux erronés qu’il importe d’amender. Et pourtant, il est bien étrange de voir que le crime n’a pas disparu à l’Ouest, alors même que les meilleures conditions de vie sociale semblent avoir été atteintes. Le crime est même bien plus présent que dans la société soviétique, misérable et sans loi…

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« L’homme est naturellement bon et c’est la société qui le déprave. »
(Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes)
« L’évolution s’est faite progressivement, mais il semble qu’elle ait eu pour point de départ la bienveillante conception humaniste selon laquelle l’homme, maître du monde, ne porte en lui aucun germe de mal, et tout ce que notre existence offre de vicié est simplement le fruit de systèmes sociaux erronés qu’il importe d’amender. »

Les médias fabriquent un  » esprit du temps « 

La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou de l’histoire ? S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l’Etat, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours. Étant donné que l’on a besoin d’une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d’avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s’installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d’opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d’Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l’intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c’est un slogan faux, fruit d’une époque fausse ; d’une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n’a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d’information. Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l’Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d’idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d’esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d’intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d’une compétition mais d’une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant.

Sans qu’il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d’idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n’ont que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d’être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l’engouement à la mode. Sans qu’il y ait, comme à l’Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards, empêchent les penseurs les plus originaux d’apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l’apparition d’un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce nom. Aux États-Unis, il m’est arrivé de recevoir des lettres de personnes éminemment intelligentes … peut-être un professeur d’un petit collège perdu, qui aurait pu beaucoup pour le renouveau et le salut de son pays, mais le pays ne pouvait l’entendre, car les média n’allaient pas lui donner la parole. Voilà qui donne naissance à de solides préjugés de masse, à un aveuglement qui à notre époque est particulièrement dangereux.

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« Sans qu’il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d’idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n’ont que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d’être relayés dans le supérieur… »

L’erreur matérialiste de la pensée moderne

Il est universellement admis que l’Ouest montre la voie au monde entier vers le développement économique réussi, même si dans les dernières années il a pu être sérieusement entamé par une inflation chaotique. Et pourtant, beaucoup d’hommes à l’Ouest ne sont pas satisfaits de la société dans laquelle ils vivent. Ils la méprisent, ou l’accusent de ne plus être au niveau de maturité requis par l’humanité. Et beaucoup sont amenés à glisser vers le socialisme, ce qui est une tentation fausse et dangereuse. J’espère que personne ici présent ne me suspectera de vouloir exprimer une critique du système occidental dans l’idée de suggérer le socialisme comme alternative. Non, pour avoir connu un pays où le socialisme a été mis en oeuvre, je ne me prononcerai pas en faveur d’une telle alternative. Mais si l’on me demandait si, en retour, je pourrais proposer l’Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays, il me faudrait en toute honnêteté répondre par la négative. Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la mienne. On ne peut nier que les personnalités s’affaiblissent à l’Ouest, tandis qu’à l’Est elles ne cessent de devenir plus fermes et plus fortes. Bien sûr, une société ne peut rester dans des abîmes d’anarchie, comme c’est le cas dans mon pays. Mais il est tout aussi avilissant pour elle de rester dans un état affadi et sans âme de légalisme, comme c’est le cas de la vôtre. Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d’oppression, l’âme humaine aspire à des choses plus élevées, plus brûlantes, plus pures que celles offertes aujourd’hui par les habitudes d’une société massifiée, forgées par l’invasion révoltante de publicités commerciales, par l’abrutissement télévisuel, et par une musique intolérable.

Tout cela est sensible pour de nombreux observateurs partout sur la planète. Le mode de vie occidental apparaît de moins en moins comme le modèle directeur. Il est des symptômes révélateurs par lesquels l’histoire lance des avertissements à une société menacée ou en péril. De tels avertissements sont, en l’occurrence, le déclin des arts, ou le manque de grands hommes d’Etat. Et il arrive parfois que les signes soient particulièrement concrets et explicites. Le centre de votre démocratie et de votre culture est-il privé de courant pendant quelques heures, et voilà que soudainement des foules de citoyens américains se livrent au pillage et au grabuge. C’est que le vernis doit être bien fin, et le système social bien instable et mal en point.

Mais le combat pour notre planète, physique et spirituel, un combat aux proportions cosmiques, n’est pas pour un futur lointain ; il a déjà commencé. Les forces du Mal ont commencé leur offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu’elles exercent, et pourtant, vos écrans et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie ?

Comment l’Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ? A-t-il connu dans son évolution des points de non-retour qui lui furent fatals, a-t-il perdu son chemin ? Il ne semble pas que cela soit le cas. L’Ouest a continué à avancer d’un pas ferme en adéquation avec ses intentions proclamées pour la société, main dans la main avec un progrès technologique étourdissant. Et tout soudain il s’est trouvé dans son état présent de faiblesse. Cela signifie que l’erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l’époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base de la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l’humanisme rationaliste, ou l’autonomie humaniste : l’autonomie proclamée et pratiquée de l’homme à l’encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d’anthropocentrisme : l’homme est vu au centre de tout.

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« Comment l’Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ?… l’erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l’époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières…. : l’autonomie proclamée et pratiquée de l’homme à l’encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d’anthropocentrisme : l’homme est vu au centre de tout.

Historiquement, il est probable que l’inflexion qui s’est produite à la Renaissance était inévitable. Le Moyen Âge en était venu naturellement à l’épuisement, en raison d’une répression intolérable de la nature charnelle de l’homme en faveur de sa nature spirituelle. Mais en s’écartant de l’esprit, l’homme s’empara de tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. La pensée humaniste, qui s’est proclamée notre guide, n’admettait pas l’existence d’un mal intrinsèque en l’homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d’atteindre le bonheur sur terre. Voilà qui engagea la civilisation occidentale moderne naissante sur la pente dangereuse de l’adoration de l’homme et de ses besoins matériels. Tout ce qui se trouvait au-delà du bien-être physique et de l’accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d’une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d’intérêt de l’Etat et du système social, comme si la vie n’avait pas un sens plus élevé. De la sorte, des failles furent laissées ouvertes pour que s’y engouffre le mal, et son haleine putride souffle librement aujourd’hui. Plus de liberté en soi ne résout pas le moins du monde l’intégralité des problèmes humains, et même en ajoute un certain nombre de nouveaux.

L’Ouest, aussi matérialiste que l’Est

Et pourtant, dans les jeunes démocraties, comme la démocratie américaine naissante, tous les droits de l’homme individuels reposaient sur la croyance que l’homme est une créature de Dieu. C’est-à-dire que la liberté était accordée à l’individu de manière conditionnelle, soumise constamment à sa responsabilité religieuse. Tel fut l’héritage du siècle passé.

Toutes les limitations de cette sorte s’émoussèrent en Occident, une émancipation complète survint, malgré l’héritage moral de siècles chrétiens, avec leurs prodiges de miséricorde et de sacrifice. Les États devinrent sans cesse plus matérialistes. L’Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l’homme, mais l’homme a vu complètement s’étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société. Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, y compris la conquête de l’espace, du Progrès tant célébré n’ont pas réussi à racheter la misère morale dans laquelle est tombé le XXème siècle, que personne n’aurait pu encore soupçonner au XIX ème siècle.

L’humanisme dans ses développements devenant toujours plus matérialiste, il permit avec une incroyable efficacité à ses concepts d’être utilisés d’abord par le socialisme, puis par le communisme, de telle sorte que Karl Marx pût dire, en 1844, que « le communisme est un humanisme naturalisé ».  Il s’est avéré que ce jugement était loin d’être faux. On voit les mêmes pierres aux fondations d’un humanisme altéré et de tout type de socialisme : un matérialisme sans frein, une libération à l’égard de la religion et de la responsabilité religieuse, une concentration des esprits sur les structures sociales avec une approche prétendument scientifique. Ce n’est pas un hasard si toutes les promesses rhétoriques du communisme sont centrées sur l’Homme, avec un grand H, et son bonheur terrestre. A première vue, il s’agit d’un rapprochement honteux : comment, il y aurait des points communs entre la pensée de l’Ouest et de l’Est aujourd’hui ? Là est la logique du développement matérialiste…

Je ne pense pas au cas d’une catastrophe amenée par une guerre mondiale, et aux changements qui pourraient en résulter pour la société. Aussi longtemps que nous nous réveillerons chaque matin, sous un soleil paisible, notre vie sera inévitablement tissée de banalités quotidiennes. Mais il est une catastrophe qui pour beaucoup est déjà présente pour nous. Je veux parler du désastre d’une conscience humaniste parfaitement autonome et irréligieuse.

Elle a fait de l’homme la mesure de toutes choses sur terre, l’homme imparfait, qui n’est jamais dénué d’orgueil, d’égoïsme, d’envie, de vanité, et tant d’autres défauts. Nous payons aujourd’hui les erreurs qui n’étaient pas apparues comme telles au début de notre voyage. Sur la route qui nous a amenés de la Renaissance à nos jours, notre expérience s’est enrichie, mais nous avons perdu l’idée d’une entité supérieure qui autrefois réfrénait nos passions et notre irresponsabilité.

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Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest la foire du Commerce… »

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Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest la foire du Commerce : ce qui est effrayant, ce n’est même pas le fait du monde éclaté, c’est que les principaux morceaux en soient atteints d’une maladie analogue. Si l’homme, comme le déclare l’humanisme, n’était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette terre n’en devient que plus spirituelle : non pas un gorgement de quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d’acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais l’accomplissement d’un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l’expérience d’une élévation avant tout spirituelle : quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n’y étions entrés.

  » Revoir à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines « 

Il est impératif que nous revoyions à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines. Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n’est pas possible que l’aune qui sert à mesurer l’efficacité d’un président se limite à la question de combien d’argent l’on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d’un gazoduc. Ce n’est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous, que l’humanité peut s’élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde.

Quand bien même nous serait épargné d’être détruits par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu’est fondamentalement la vie, la société. Est-ce vrai que l’homme est au-dessus de tout ? N’y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l’intégrité de notre vie spirituelle ?

Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance. Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne. Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n’avons pas d’autre choix que de monter : toujours plus haut.

 

Alexandre Soljénitsyne, Harvard, 8 juin 1978

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François de Closets, journaliste écrivain Français .

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François de Closets, né le à Enghien-les-Bains, est un journaliste et écrivain français.

Biographie

François de Closets est issu d’une dynastie d’ingénieurs qui a fait fortune dans la vie coloniale aux Indes. Fils d’un artiste-peintre dont le métier de professeur d’anglais ne permet pas de subvenir à sa famille de huit enfants, il a pour mère Antoinette, femme sévère issue de la bourgeoisie catholique, qui lui apprend la frugalité.

Il quitte la demeure familiale d’Enghien-les-Bains à 17 ans, fait des études de droit, mais suit peu les cours, étudiant intensément deux mois pour obtenir ses diplômes et vit la bohème les 10 mois restants en s’adonnant à la poésie, au théâtre, au cirque amateur où il joue le rôle du clown blanc avec Francis Schoeller, devenu directeur du Cirque de Paris. François de Closets rejoint l’Institut d’études politiques de Paris dont il est diplômé en 1958. Il mène en parallèle une double carrière de journaliste et d’écrivain.

Travaillant dans la presse écrite, il collabore successivement à l’Agence France-Presse, à Sciences et Avenir, à L’Express, au Nouvel Observateur, à L’Événement du jeudi. Sur le petit écran, il débute au journal télévisé. Après une interruption, à la suite des évènements de 1968, il produit des émissions pendant une trentaine d’années, tantôt sur TF1, tantôt sur France 2. Spécialisé, en un premier temps, dans les questions scientifiques, il se consacre ensuite à l’économie et à la santé avant de revenir à la science. En 1970, il apparaît deux fois dans Volume animée par Marc Gilbert.

Comme écrivain, il a consacré une vingtaine d’essais, dont la plupart furent des best-sellers, à la société française. Il a également consacré une biographie à Albert Einstein.

En 1988, il préside la commission Efficacité de l’État dans le cadre du Commissariat général au Plan. Le rapport final, Le pari de la responsabilité, inspirera la politique du gouvernement sur le renouveau du service public.

Homme de média et polémiste, il traite en vulgarisateur de sujets divers tels que l’économie, la communication, la santé et la culture.

Le dans le 2e arrondissement de Paris, il épouse la comédienne Danièle Lebrun, avec qui il aura un fils, Serge. En 1970, il se remarie avec la journaliste littéraire Janick Jossin, dont il aura deux enfants : Régis et Sophie. Cette dernière est la directrice de la maison d’édition Fayard.

Il est membre du comité d’honneur de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).

Parcours journalistique

Il entre comme grouillot à l’Agence France-Presse en 1961. L’année suivante, il est envoyé spécial en Algérie. À son retour, il se spécialise dans l’information scientifique, activité qu’il prolonge par une collaboration régulière au magazine Sciences et Avenir. En 1964, en allant à l’AFP rencontrer Jean-Paul Sartre, il apprend en exclusivité que celui-ci refuse le Prix Nobel de Littérature qui vient de lui être décerné. En 1965, à l’invitation d’Édouard Sablier, il quitte l’Agence France-Presse pour rejoindre la télévision. Il présente l’information scientifique au journal télévisé tout en poursuivant son travail à Sciences et Avenir.

Licencié après les évènements de mai 68, il collabore à L’Express et entame la rédaction de ses premiers livres. En 1970, il est rappelé à la télévision par Pierre Desgraupes. Dans les années suivantes, il se détourne des questions scientifiques pour se consacrer aux problèmes économiques. En 1978, il produit sur TF1, en compagnie d’Emmanuel de La Taille et Alain Weiller, le magazine économique L’Enjeu. Il publie également critiques et chroniques dans Le Nouvel Observateur puis à L’Événement du jeudi.

En 1977-1978, sur France Inter, il crée Les Scénarios du futur, émission de prospective fondée sur des nouvelles d’anticipation.

En 1987, il lance sur TF1 Médiations avec Richard Michel et Jean-Marie Perthuis. L’émission, consacrée aux problèmes de société, se veut un lieu de propositions et pas seulement de discussions. C’est ainsi que le Parlement a reculé le départ de la prescription pénale pour les crimes sexuels sur mineurs de la date des faits à la majorité de la victime après que cette mesure eut été demandée dans cette émission.

En juillet 1992, François de Closets quitte TF1 et rejoint Antenne 2 puis France 2 pour créer des émissions médicales avec Martine Allain-Regnault et scientifiques avec Roland Portiche. En 2000, il arrête la présentation de Savoir plus santé pour se consacrer uniquement aux Grandes énigmes de la science. Il quittera France 2 en 2006. Depuis lors, il intervient sur différents médias La Chaîne parlementaire, Europe 1, i>Télé, etc.

Parcours éditorial

François de Closets entreprend une carrière d’écrivain en 1969 après son éviction de l’ORTF. Ses deux premiers ouvrages sont consacrés à l’aventure spatiale : L’Espace terre des hommes (Tchou) et La Lune est à vendre (Denoël) en 1969. Dans ce dernier, il annonce la fin des vols habités en direction de la Lune.

En 1970, il fait paraître son premier essai : En danger de progrès (Denoël), consacré aux risques d’un progrès incontrôlé. En 1974, il publie Le Bonheur en plus (Denoël), qui dénonce les illusions du progrès technique. Publié au lendemain du premier choc pétrolier, ce sera son premier succès de librairie. En 1977, La France et ses mensonges (Denoël), ouvre la série de ses études consacrées à la société française. Il aborde un certain nombre de dossiers « tabous », Concorde, l’alcoolisme, l’argent, etc.

En 1978 et 1979, les nouvelles d’anticipation écrites pour son émission radiophonique sont reprises dans les deux tomes des Scénarios du futur publiés chez Denoël. De son expérience télévisée, il tire en 1980 un essai : Le système EPM publié chez Grasset, plaidoyer pour une télévision qui soit, tout à la fois, populaire et de qualité.

Au printemps 1982, il publie Toujours Plus ! (Grasset), essai consacré au « néocorporatisme » censé ronger la société française. Le best-seller devient un fait de société : 850 000 exemplaires sont vendus en édition courante et autant en édition de poche. Il estime que « Nous pouvons nous passer de journalistes, de médecins, de professeurs, de fonctionnaires, de cadres et d’ingénieurs, pas de créateurs d’entreprise. Aussi longtemps que la France misera sur l’économie de marché, elle devra tout faire pour favoriser les candidats à la fortune capitaliste. Et tant mieux s’ils ramassent de gros dividendes. Il faut que l’audace paie

En 1985, Tous Ensemble (Seuil), sous titré « Pour en finir avec la syndicratie » propose une analyse critique de notre système social. Le livre obtient le prix Aujourd’hui.

En 1990, parution de La Grande Manip (Seuil) consacré à l’instrumentalisation des grandes valeurs par le système politique.

En 1992, sortie de Tant et Plus (Grasset-Le Seuil), dans lequel il dénonce le gaspillage de l’argent public.

En 1996, il publie Le Bonheur d’apprendre (Le Seuil) consacré aux problèmes de l’éducation.

En 1998, Le Compte à Rebours (Fayard), radiographie de la crise française et des risques qu’elle comporte.

En 2000, L’imposture informatique (Fayard), coécrit avec Bruno Lussato, dénonce le monopole de Microsoft sur la micro-informatique.

En 2001, La dernière liberté (Fayard), plaidoyer pour le droit de chacun à décider de sa fin de vie.

En 2004, il publie une biographie d’Albert Einstein intitulée Ne dites pas à Dieu ce qu’il doit faire (Seuil).

En 2005, Une Vie en plus (Seuil), coécrit avec Joël de Rosnay et Jean-Louis Servan-Schreiber, est consacré aux problèmes de la longévité.

En 2006, c’est Plus Encore ! (Fayard/Plon) le nouveau Toujours Plus ! vendu à plus de 150 000 exemplaires.

En 2008, Le Divorce français (Fayard) étudie sur un certain nombre de dossiers le fossé qui se creuse entre les élites et le peuple.

En 2009, il publie aux éditions Mille et Une Nuits Zéro faute consacré à l’histoire du français et à la crise présente de l’orthographe. Livre qui soulève de nombreuses polémiques

Polémique

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (février 2018)

François de Closets est sévèrement recadré lors d’un débat sur LCI, par le cheminot Bruno Ponçet. Comparant la grève des cheminots à une « prise d’otage », son contradicteur lui oppose alors sa propre expérience des Attentats du 13 novembre 2015 en France, soulignant la gravité de cette expression et son caractère déplacé.

Ouvrages

  • 1969 : L’Espace Terre des hommes (Tchou) et La Lune est à vendre (Denoël), consacrés à la conquête spatiale
  • 1970 : En danger de progrès (Denoël)
  • 1974 : Le Bonheur en plus (Denoël)
  • 1977 : La France et ses mensonges (Denoël)
  • 1978 et 1979 : Scénarios du futur (2 tomes) (Denoël)
  • 1980 : Le Système EPM, analyse critique de la télévision (Grasset)
  • 1982 : Toujours plus (Grasset)
  • 1985 : Tous ensemble (Grasset)
  • 1989 : Le Pari de la responsabilité (Payot)
  • 1990 : La Grande Manip (Seuil)
  • 1992 : Tant et plus (Grasset-Le Seuil)
  • 1996 : Le Bonheur d’apprendre et comment on l’assassine (Seuil)
  • 1998 : Le Compte à rebours (Fayard)
  • 2000 : L’Imposture informatique (Fayard)
  • 2001 : La Dernière Liberté (Fayard), Livre de poche, 2003
  • 2004 : Ne dites pas à Dieu ce qu’il doit faire, Éditions du Seuil biographie d’Albert Einstein
  • 2006 : Plus encore
  • 2008 : Le Divorce français, Fayard
  • 2009 : Zéro faute : L’orthographe, une passion française, Éditions Mille et une nuits
  • 2011 : L’Échéance : Français, vous n’avez encore rien vu, Éditions Fayard, avec Irène Inchauspé
  • 2012 : Le Monde était à nous, Éditions Fayard, autobiographie
  • 2013 : Maintenant ou jamais, Éditions Fayard
  • 2015 : La France à quitte ou double, Éditions Fayard
  • 2016 : Ils ont écrit ton nom, liberté, Éditions Fayard
  • Source Wikipédia .

 

la Perse n’est pas devenue l’Iran pour faire plaisir à Hitler..Le 09/05/2018.

TRIBUNE. La Perse a-t-elle changé de nom pour complaire à l’Allemagne nazie ? La polémique fait rage. L’avocat Ardavan Amir-Aslani remet les pendules à l’heure.

Par Ardavan Amir-Aslani .Publié le 14790605lpw-14790797-article-jpg_5226396_660x281

Iran : les mollahs ne sont pas défendables Le 9 mai 2018

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Toujours se méfier de l’unanimisme médiatique : ses tambours et grosses-caisses empêchent d’entendre d’autres partitions. Contre Donald Trump, qui a confirmé mardi soir sa décision de rompre l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, l’affaire est entendue : voilà le président des Etats-Unis intronisé, ce mercredi, « déstabilisateur de la planète ». Sa décision est « un coup grave porté à la sécurité internationale, et même gravissime », a expliqué Laurent Fabius, ce matin sur RTL. C’est lui qui, ministre des Affaires étrangères, avait cosigné le document porté par Barack Obama. Dès la ratification du texte, j’en avais dénoncé les « failles » , tandis que la majorité de commentateurs n’y trouvait rien à redire. Aujourd’hui, ceux-là admettent des « lacunes » dans ce traité : de fait, il a permis à l’Iran des mollahs de multiplier les essais balistiques et de déstabiliser encore davantage le Yemen, la Syrie, le Liban. Il est donc loisible de constater, à ce premier stade, la légitimité des mises en garde de ceux qui s’inquiétaient de l’angélisme d’Obama et de la duplicité d’une dictature islamiste revendiquant vouloir la mort des Etats-Unis et d’Israël. Au risque d’aggraver mon cas, je trouve ces jours-ci comme un air de famille entre les munichois des années 30 et ceux qui viennent au secours de cette théocratie totalitaire, corrompue, oppressante. Ces beaux esprits se rassurent en se persuadant de la sottise de Trump. Ils devraient plutôt s’interroger, par exemple, sur l’idéal de liberté qui motive ces admirables iraniennes qui provoquent le pouvoir en ôtant publiquement leur voile. Le peuple vaut bien mieux que ses geôliers.

Il est de bon ton, dans les médias, de persifler sur les forfanteries de Trump, en réduisant son intérêt aux accusations portées par une actrice porno ou aux soupçons d’influences russes sur son élection. Pour ma part, c’est chez Emmanuel Macron que j’observe avec le plus d’évidence les symptômes d’une surpuissance immature et irréfléchie. C’est bien le président français qui, en effet, s’était initialement présenté aux yeux du monde comme celui qui, seul, pourrait influer sur les décisions du président américain, tant à propos de l’accord de Paris sur le climat que sur l’accord avec l’Iran. En réalité, sur ces deux dossiers, l’échec diplomatique de la France est patent. Ceux qui répètent paresseusement que Trump est imprévisible et influençable ne semblent pas vouloir remarquer qu’il tient ses engagements et suit une doctrine construite sur le rapport de force. Cette stratégie lui a réussi avec l’Arabie saoudite, qui l’appuie dans son offensive contre Téhéran. Elle pourrait également porter ses fruits prochainement avec la Corée du Nord, qui s’est ouverte à la négociation sur sa dénucléarisation. Son bras de fer avec l’Iran n’est évidemment pas sans risque. Mais ce régime, régulièrement contesté par la population, reste une construction fragilisée. Quand Trump s’adresse aux Iraniens en leur disant, mardi soir : « Le peuple américain se tient à vos côtés », il sait que le peuple iranien, dans sa majorité, aspire à la liberté et au mode de vie occidental. Trump est sans doute mieux entendu de lui que ceux qui se lamentent de ses mauvaises manières faites aux barbus au pouvoir.

 

Le problème d’Air France,c’est la France.

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La compagnie Air France peut-elle se relever de la crise qu’elle traverse actuellement ?

© THIERRY MONASSE / DPA / dpa Picture-Alliance/AFP/ THIERRY MONASSE

Ben Carson neurochirurgien américain. Il est le premier à réussir la séparation de deux siamois reliés par la tête.

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Ben Carson
Secrétaire au Logement et au Développement urbain des États-Unis
Benjamin Solomon Carson, dit Ben Carson, né le 18 septembre 1951 à Détroit, est un homme politique et neurochirurgien américain. Il est le premier à réussir la séparation de deux siamois reliés par la tête. Wikipédia
Date et lieu de naissance : 18 septembre 1951 (Âge: 66 ans), Détroit, Michigan, États-Unis
Épouse : Candy Carson (m. 1975)
Fonction : Secrétaire au Logement et au Développement urbain des États-Unis depuis 2017
Enfants : Rhoeyce Carson, Murray Carson, Ben Carson Jr.
Enseignement : Système de santé de l’université du Michigan (1973–1977).

Benjamin Solomon Carson, dit Ben Carson, né le à Détroit (Michigan), est un homme politique et neurochirurgien américain. Il est le premier à réussir la séparation de deux siamois reliés par la tête. En 2008, il reçoit la médaille présidentielle de la Liberté, remise par George W. Bush.

Après avoir fait un discours très médiatisé et virulent contre la politique de Barack Obama1 lors du National Prayer Breakfast de 2013, il devient une figure conservatrice populaire dans les émissions politiques pour ses vues sur les problèmes sociaux et politiques. Il concourt aux primaires républicaines pour l’élection présidentielle de 2016 avant de se rallier à Donald Trump. Après la victoire de ce dernier, il est nommé secrétaire au Logement et au Développement urbain.

Biographie

Origines et carrière professionnelle

Il est le fils d’un pasteur adventiste. Originaires de Georgie, ses parents divorcent quand il a 8 ans et il est élevé par sa mère. Il se marie en 1975 avec Lacena Rustin. Après de brillantes études en lycée, il intègre l’université Yale dont il sort diplômé de psychologie puis obtient son doctorat à l’école de médecine de l’université du Michigan. Carson devient professeur de neurochirurgie, d’oncologie, de chirurgie plastique et de pédiatrie et le chef du service de neurochirurgie pédiatrique à l’hôpital Johns-Hopkins de Baltimore (Maryland). À l’âge de 33 ans, il est le plus jeune chef de service de l’histoire de cet hôpital. Il est aussi alors le co-directeur du Johns Hopkins Craniofacial Center. Il se spécialise dans les blessures traumatiques du cerveau, les tumeurs de la moelle épinière et du cerveau, les troubles congénitaux neurologiques, la craniosynostose, l’épilepsie et la névralgie du trijumeau.

Il défend l’éducation par un « fonds » donnant des prix à des élèves méritant. Il écrit six livres publiés par la maison d’édition chrétienne Zondervan sur sa vision de la foi, du succès, du travail, qui se vendent bien (en particulier One Nation ) et son autobiographie est adaptée en téléfilm en 2009. Il est engagé par Fox news.

Carrière politique

Candidat aux primaires de 2016

Article connexe : Primaires présidentielles du Parti républicain américain de 2016.

Il fait un discours remarqué en 2013 au National Prayer Breakfast devant Barack Obama dans lequel il condamne le politiquement correct, affirme l’importance de l’éducation en se référant à Tocqueville, propose un compte santé défiscalisé alimenté tout au long de la vie, adossé à un dossier médical électronique, et soutient un impôt à taux unique (flat tax)1. Invité à la Conservative Political Action Conférence (CPAC) il est crédité de 4 % des 3000 votes, (9 % en 2014 en troisième place). Une autre consultation (Values Voter Summits) en fait le meilleur candidat républicain à la vice présidence.

Il utilise le slogan « Cours, Ben, cours » et lève plus de 4 millions de $ début 2014, et a 24 % d’intention de vote dans les premiers sondages pour les primaires devançant Jeb Bush et faisant un des meilleurs score face à Hillary Clinton avec un retard de 7 %. À la mi 2014, il a reçu 8 millions de $ de 91 000 donateurs. Les sondages et les pré-consultations lui donnent régulièrement une des trois premières place à la fin 2014. Il rejoint le Parti républicain en novembre 2014 pendant les midterms, expliquant qu’il veut se présenter aux primaires de 2016. Début 2015, avec 13 millions de dollars collectés, une place de second dans les sondages derrière Mitt Romney ou Jeb Bush, il prépare son annonce officielle de candidature, rendue publique le 3 mai. Après les premiers débats télévisés, il devient le principal rival de Donald Trump dans les sondages en novembre 2015.

Mais sa campagne est entachée par la révélation de plusieurs mensonges ou incohérences de sa part, notamment concernant sa jeunesse, dans laquelle il aurait tenté de poignarder un de ses camarades, mais aussi concernant des déclarations dans lesquelles il prétendait avoir fait des études à la prestigieuse académie militaire de West Point.

Il a quitté la course le 2 mars 2016.

Le 11 mars 2016, il soutient officiellement la candidature de Donald Trump.

Secrétaire au Logement et au Développement urbain

Après la victoire de ce dernier, il est nommé secrétaire au Logement et au Développement urbain le 5 décembre 2016, confirmé par le Sénat le 2 mars 2017.

Opinions

D’opinions socialement et philosophiquement très conservatrices, il doute de l’évolutionnisme, prenant ouvertement le parti des thèses créationnistes, prend parti pour une interdiction presque totale de l’avortement et s’oppose à l’homosexualité, qu’il assimile à de la « bestialité ». Il a jugé la réforme de la santé du président Obama (dite « Obamacare ») de « pire fléau depuis l’esclavage ».

En 1998, il considère, en se référant à la Bible, que les pyramides d’Égypte n’ont pas été construites pour abriter les pharaons défunts mais que Joseph (de l’ancien Testament) les a bâties pour stocker du grain.

Dans les jours qui suivent la fusillade de l’Umpqua Community College (2015), il se prononce contre les mesures visant au contrôle des armes et recourt à un argument de l’ultra-droite aux États-Unis selon lequel si les juifs avaient eu accès aux armes dans les années 1930 on aurait pu éviter les exactions du régime nazi et la Shoah.

En 2015 également, il déclare : « Je vais vous dire ce que je pense du changement climatique ». « La température monte ou descend à tout moment dans le temps, ce n’est donc vraiment pas une grosse affaire ». Il précise que si le changement climatique devait provoquer une montée des eaux la construction d’arches constituerait une solution et ajoute qu’« il faut se rappeler l’arche de Noé fut construite par des amateurs alors que le Titanic fut conçu par des professionnels ».

En mars 2017, lors de son premier discours en tant que secrétaire au Logement, il compare les esclaves déportés en Amériques à des immigrants en quête du rêve américain, ce qui déclenche une vague de protestations sur les réseaux sociaux. Il déclare : « Il y a d’autres immigrés qui sont venus ici dans la cale des négriers, ils travaillaient encore plus longtemps, plus dur, pour moins que ça. Mais ils rêvaient aussi qu’un jour, leurs fils, filles, petits-fils, petites-filles, arrière petits-fils ou arrière petites-filles pourraient trouver prospérité et bonheur sur cette terre ». Au cours du même discours il critique également les efforts faits pour marginaliser l’importance de Dieu et de la religion expliquant que « notre document fondateur, la Déclaration d’indépendance, parle de certains droits inaliénables qui nous ont été donnés par notre créateur, à savoir Dieu ».

Ben CarsonLivres
Think Big: Unleashing Your Potential for Excellence
1992
Take the Risk: Learning to Identify, Choose, and Live with Acceptable Risk
2007
One Nation: What We Can All Do to Save America’s Future
2014
A More Perfect Union: What We the People Can Do to Reclaim Our Constitutional Liberties
2015
You Have a Brain: A Teen’s Guide to T.H.I.N.K. B.I.G.
2015
America the Beautiful: Rediscovering What Made This Nation Great
2011
Gifted Hands
1990
My Life: Based on the Book Gifted Hands
2015
One Vote: Make Your Voice Heard
2014
The Big Picture: Getting Perspective on What’s Really Important in Life
1999
Source Wikipédia