La guerre du Darfour au Soudan,Afrique

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Le Darfour est située dans l’ouest du Soudan entre l’Egypte, le Tchad, l’Ethiopie, et l’Erithrée en Afrique

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Carte des concessions pétrolières et gazières (2004) : Les concessions du Darfour sont attribuées aux chinois

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Villages détruits (août 2004)

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Camp de réfugiés du Darfour.

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Un poste de santé attaqué par des milices janjaouids

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Camps de réfugiés au Tchad (2005).

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Un Iliouchine Il-76 Candid affrété par l’USAID pour transporter de l’aide humanitaire sur l’aéroport Nyala au Soudan

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Aéroport de Kigali au Rwanda des policiers Ougandais ayant participé pendant un an à la mission de l’Union africaine au Darfour montent à bord d’un C-130 du Botswana

 

La guerre du Darfour est un conflit armé qui a débuté le 26 février 2003 par la prise de Golo, par le Front de Libération du Darfour dans la région du Darfour, située dans l’ouest du Soudan. Les origines du conflit sont supposées anciennes et dues aux tensions ethniques qui débouchent au premier conflit du Darfour de 1987. Bien que le gouvernement soudanais affirme que le nombre de morts se situe aux environs de 10 000, les États-Unis, Israël et le Canada, soupçonnent que ce conflit couvre un génocide ayant fait environ 300 000 morts et 2,7 millions de déplacés dont 230 000 réfugiés au Tchad. La Commission d’enquête de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur les violations des droits de l’homme perpétrées au Soudan parle de crimes contre l’humanité. Constatant que la justice soudanaise ne peut ou ne veut rien faire pour y remédier, elle transmet le dossier à la Cour pénale internationale (CPI).

Contexte

Le premier conflit du Darfour (1987-1989) a eu lieu en raison des tensions ethniques, entre les Fours et les Arabes. Dans cette guerre, le gouvernement central n’intervient presque pas.

Le deuxième conflit eut lieu entre 1996 et 1998. Cette fois, ce sont les Masalits qui se soulèvent contre les empiétements des Arabes.

Causes

Les raisons du conflit sont multiples et liées entre elles :

  1. Une origine climatique et environnementale: un phénomène de sécheresse dans tout le Sahel, qui s’amplifie et de désertification qui a commencé depuis les années 1970.
  2. Une explosion démographique, la population a doublé en 20 ans.
  3. Une compétition pour l’espace géographique.
  4. Des ethnies différentes, aux répartitions imbriquées. La guerre de 2003 opposait au départ les Zaghawas aux Arabes pro-gouvernementaux pour ensuite s’étendre aux autres ethnies.
  5. Les guerres du Tchad (1960-1990) et qui impliquaient les Zaghawas (ethnie étendue du Tchad au Soudan) ont une conséquence directe sur le conflit.
  6. La découverte de ressources pétrolières qui suscitent les convoitises de grandes puissances, en particulier de la Chine.
  7. Un pays vaste et mal unifié, le Soudan Le pouvoir central néglige les peuples de la périphérie qui se révoltent. Il contrôle les conflits locaux afin de satisfaire certains de leurs intérêts.

Le Darfour est une région du Sahel qui se trouve à l’ouest du Soudan : 7 millions de personnes y vivent ; la région a un très faible niveau de développement : seulement un tiers des filles et 44,5 % des garçons vont à l’école primaire.

La découverte du pétrole  dans cette région a suscité les convoitises. Si le conflit a largement été décrit en termes ethniques et politiques, il s’agit aussi d’une lutte pour les ressources pétrolières situées au sud et à l’ouest.

Quatre peuples principaux sont installés au Darfour : les Fours, qui ont donné leur nom au Darfour, qui signifie en arabe la maison de Four, les Masalits, les Zaghawas et les Arabes. Jusqu’à présent, le passage de chameliers arabes dans le Sud était demeuré sans incidents.

Pendant l’hiver 2002-2003, l’opposition au président soudanais Omar el-Béchir fait entendre sa voix. Au Darfour, des attaques antigouvernementales ont lieu en janvier et sont revendiquées par la SLA. En représailles, Khartoum laisse agir les milices arabes (les Janjawids dirigés par Choukratalla, ancien officier de l’armée soudanaise) dans tout le Darfour. Les armées soudanaises bombardent les villages du Darfour. Les populations sont victimes de bandes armées. Des observateurs humanitaires et diplomatiques accusent le gouvernement d’avoir armé et payé les Janjawids.

Aspects ethnique et économique

Le conflit est présenté comme opposant:

  • les tribus arabes dont sont issus les Janjawids ;
  • les tribus noires non-arabo-phones

Un spécialiste du Soudan au CNRS, Marc Lavergne, considère que le conflit ne serait pas racial mais que le problème majeur de ce pays vient de gouvernements médiocres qui se sont succédé depuis l’indépendance. Ceux-là même qui ont ignoré les provinces périphériques de la capitale, dont le Darfour, et qui instrumentalisent aujourd’hui des miliciens à des fins économiques. Au contraire, pour l’universitaire Bernard Lugan, le conflit est ancien et serait éminemment ethnique. Les raisons économiques ne sont qu’un facteur aggravant et non déclencheur.

Par ailleurs, selon Gérard Prunier, chercheur au CNRS et spécialiste de l’Afrique de l’Est, interrogé par le Monde diplomatique, la cause du conflit au Darfour est « racioculturelle ». Selon cet auteur, « les Arabes sont minoritaires au Soudan. Et les islamistes ne sont que l’ultime incarnation historique de leur domination ethnorégionale. Or la paix entre le Nord et le Sud est en train de se déliter rapidement. […] Il faut donc manipuler le tracé frontalier Nord-Sud qui place la plus grande part du pétrole au Sud (c’est en cours), se préparer à la reprise éventuelle des hostilités (on achète des armes), ancrer de solides alliances internationales (la Chine est acquise et l’Iran en cours de séduction) et conserver la maîtrise du territoire en créant un cordon sanitaire ethnorégional : les monts Nouba au Kordofan et le Darfour en feraient partie. Or si les tribus noubas ont été écrasées militairement entre 1992 et 2002, le Darfour paraît beaucoup plus menaçant. Les hiérarques arabes de Khartoum veulent éviter à tout prix une brèche par laquelle les Noirs de l’Ouest s’allieraient demain avec un Sud négro-africain indépendant… et pétrolier ! »

Forces en présence au début du conflit

Les forces en présence sont :

  • Les Janjawid, des milices désignées comme  arabes  recrutées parmi les tribus Abbala. Le gouvernement soudanais nie fournir une aide aux miliciens. Néanmoins Moussa Hilal, l’un des chefs des miliciens Janjawids a été nommé en janvier 2008 conseiller du ministère des Affaires fédérales soudanaises. Selon Amnesty International, la Chine et la Russie fourniraient au gouvernement soudanais des armes et des appareils militaires, malgré un embargo de l’ONU.
  • Les forces de sécurité soudanaises
  • Les forces « rebelles » : Armée de libération du Soudan (SLA) et le Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE). Le SLA aurait le soutien de l’armée populaire de libération du Soudan (appelée SPLM et soutenue par les États-Unis). Basé au Sud du Soudan, ce mouvement s’oppose au gouvernement central basé au nord.
  • Les forces d’interposition : environ 7 000 soldats de l’Union africaine (UA) ont été déployés dans la région dans le cadre de la mission AMIS pour protéger les civils. Leurs actions ont été considérées comme inefficaces29. La création de la Mission conjointe des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD, UNAMID en anglais) a été décidé en juillet 2007 pour renforcer les effectifs des forces d’interposition. Le gouvernement de Khartoum a autorisé les casques bleus envoyés par l’ONU à entrer sur son territoire, pour renforcer la mission de l’Union africaine, des casques bleus de la mission MINUS sont déjà présents au Soudan du Sud. Des tirs de l’armée soudanaise contre un convoi de la MINUAD en janvier 2008 ont engendré des tensions. Les forces soudanaises ont été accusées par les États-Unis et la Grande-Bretagne de chercher à bloquer la MINUAD.

Conséquences de la guerre

Les populations civiles, enfants y compris, subissent les attaques de janjawids. L’ONU parle de crime contre l’humanité, les États-Unis parlent de génocide.

Décompte des victimes

En 2004 , le congrès des États-Unis vote à l’unanimité une résolution pour qualifier de génocide la guerre civile au Darfour. Se référant à une enquête faite pendant l’été 2004 dans dix-neuf camps de réfugiés soudanais au Tchad, le secrétaire d’État américain Colin Powell qualifie les événements du Darfour de génocide en septembre 2004. Satisfaits de cette reconnaissance, les rebelles réclament une intervention directe de la communauté internationale.

Selon le ministère des Affaires étrangères français : « probablement plus de 300 000 morts » (juillet 2008). L’ONU estime « que quelque 300 000 personnes sont mortes lors de ces combats, mais aussi en raison des attaques contre des villages et des politiques de terre brûlée » (2008). Médecins sans frontières estime qu’il y a eu 131 000 décès entre 2003 et juin 2005, dont les trois quart de maladies et famine. Le conflit aurait « baissé d’intensité », avec actuellement 200 morts par mois.

Tous ces décomptes comptabilisent les morts indirectes dues aux maladies, malnutrition et autres problèmes causés par les déplacements de population.

En  2011, un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires dresse le bilan humain pour l’année 2010. 2300 personnes ont perdu la vie au cours des violences au Darfour.

Populations déplacées

Les destructions, les villages rasés, la politique de terre brûlée (attaque et vol du bétail, champs incendiés) forcent les populations à partir.

  • 12 camps de réfugiés au Tchad
  • Des dizaines de camps de déplacés
    • Gereida (128 000 déplacés),
    • Zalingeï (95 000 déplacés),
    • Kalma (91 000 déplacés),
    • El-Geneïna

À Riyad (20 000 déplacés), les réfugiés sont essentiellement des femmes et des enfants. Les ONG, le Programme alimentaire mondial et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés se plaignent du manque de sécurité qui gêne leur travail. Plusieurs travailleurs humanitaires soudanais auraient été enlevés.

Rien que pour 2008, l’ONU a compté 315 000 nouveaux déplacés au Darfour ou dans l’est du Tchad.

En 2013, l’ONU annonce que pour l’année 2013 au moins 460 000 personnes ont fui les combats entre l’armée soudanaise, les rebelles et les tribus.

Poursuites judiciaires

Plusieurs miliciens janjawids ont été condamnés par la justice locale à la peine de mort.

En 2007, la Cour pénale internationale lance deux mandats d’arrêts internationaux contre deux soudanais accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité : Ahmed Haroun, ancien ministre de l’Intérieur, et Ali Kosheib, l’un des principaux chefs des milices janjawids.

En 2007, le procureur de la Cour pénale internationale dénonce le manque de coopération du Soudan et demande au Conseil de sécurité d’adresser un message ferme et unanime aux autorités soudanaises pour leur demander d’exécuter les mandats d’arrêt. Luis Moreno-Ocampo a déclaré qu’il faut «briser le système criminel » mis en place au Soudan, car « les vies des 2,5 millions de personnes [déplacées] sont à la clef ».

En effet, malgré son inculpation, Ahmed Haroun conserve son poste de ministre d’État chargé des affaires humanitaires. De plus, il est nommé membre du Groupe national chargé du mécanisme de surveillance de la force hybride ONU-Union africaine pour le Darfour (MINUAD). Le procureur de la CPI a dit : « Le Gouvernement du Soudan défie de manière répétée l’autorité du Conseil de sécurité».

En 2008, le procureur de la Cour pénale internationale demande aux juges de la CPI d’émettre un mandat d’arrêt à charge d’Omar el-Béchir parce qu’il aurait commis des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre au Darfour.

En 2009, la CPI émet un mandat d’arrêt contre le président soudanais, Omar el-Béchir. Ce dernier est accusé de crime de guerre et crime contre l’humanité dans le cadre de la guerre civile au Darfour

En 2010, Omar el-Béchir fait l’objet d’un deuxième mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, qui ajoute la qualification de génocide au premier mandat émis à son encontre.

En 2012, la CPI émet un mandat d’arrêt international contre le ministre de la défense soudanaise, Abdel Rahim Mohammed Hussein. Celui-ci est accusé de crime de guerre et de crime contre l’humanité, pour des faits commis entre 2003 et 2004, sur des populations civiles, appartenant essentiellement aux ethnies four, masalit et zaghawa dans les villes de Kodoom, Bindisi, Mukjar et Arawala. Cependant, le ministre des affaires étrangères estime que la décision de la CPI n’a « aucune importance ».

Attitude internationale

L’ancien chef de la guérilla du Sud du Soudan John Garang trouvait que l’attitude de la communauté internationale manquait de volonté et était parfois ambiguë.

L’Europe

Longtemps soupçonnée de complaisance envers le Soudan, la France est aujourd’hui en conflit larvé avec le gouvernement de Khartoum, en raison de l’aide militaire qu’elle apporte aux gouvernements du Tchad et de la Centrafrique, en butte aux incursions de forces rebelles dont des bases de repli se situent en territoire soudanais.

Tony Blair a déclaré être contre toute intervention militaire au Darfour. Mais il soutient l’embargo commercial mis en place par les États-Unis.

En 2007, le nouveau président élu de la République française Nicolas Sarkozy organise à Paris une conférence internationale sur le Darfour réunissant les grandes puissances et les organisations internationales concernées.

Les États-Unis

Les États-Unis ont décrété un embargo sur la vente d’armes au Soudan et contre certaines compagnies pétrolières est-africaines. George W. Bush désire faire passer au Conseil de sécurité des Nations unies une résolution pour obtenir des mesures multilatérales.

Courant 2005, l’acteur américain George Clooney s’est mobilisé pour le Darfour. Sous son impulsion, un épisode spécial de la série Urgences a été diffusé le 4 mai 2006 par NBC pour sensibiliser l’opinion américaine au conflit. La diffusion de cet épisode de quarante minutes a quadruplé en un soir le temps d’antenne consacré au Darfour en 2006 par les trois grands journaux du soir des chaînes nationales américaines NBC, ABC et CBS. L’acteur américain a, de plus, produit le documentaire Le sable et la douleur, qui suivait des activistes des droits de l’homme dans les camps de réfugiés à la frontière du Soudan et du Tchad. Pour tout cela, il a été nommé par l’ONU Messager de la paix le 18 janvier 2008.

Il a, pour finir, créé une association (Not On Our Watch) avec les acteurs américains Brad Pitt, Matt Damon, Don Cheadle et Jerry Weintraub, dans le but d’attirer l’attention sur la guerre civile du Darfour et de faire réagir l’opinion pour aider les populations dévastées.

La Chine

Dans les affaires internationales, la Chine applique au Soudan les principes de sa politique étrangère générale à savoir ne pas s’ingérer dans les prises de décision d’un gouvernement étranger souverain. Pour elle, la crise du Darfour doit être réglée par les Soudanais eux-mêmes et non sous pression étrangère. Elle est accusée par Amnesty International de faire partie des vendeurs d’armes au Soudan depuis quelques années, ce qu’elle nie et achète 65 % de la production pétrolière soudanaise. Selon le député canadien Maurice Vellacott, « la plupart des armes utilisées pour tuer, violer, piller et le reste sont fabriquées au Soudan dans des usines chinoises ». Vellacott critique aussi les utilisations répétées du droit de veto dont la République populaire de Chine et la Russie ont fait usage concernant des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies contraignant le Soudan à arrêter les exactions des milices djandjawids au Darfour. Un rapport d’Amnesty International accuse Pékin d’avoir envoyé plus de deux cents camions de transports militaires chinois au Soudan en août 2005. La Chine s’oppose aux sanctions commerciales. Ainsi, lors de la conférence de Paris du 25 juin 2007, le vice-ministre des Affaires étrangères chinois Liu Guijin déclare : « La communauté internationale doit s’efforcer d’envoyer un signal positif et équilibré : il ne faut pas, pour un oui ou pour un non, menacer et faire pression sur le gouvernement du Soudan »

Les pays africains

L’Union africaine s’engage activement dans la résolution du conflit du Darfour. Elle bénéficie notamment de l’appui de l’OTAN, de l’Union européenne, des États-Unis et du Canada. À ce jour près de 7 000 soldats africains ont été déployés sur le terrain. C’est la première mission de maintien de la paix gérée par une institution africaine. En dépit de tous les efforts fournis, la mission manque de ressources financières. Si l’insuffisance n’est pas comblée, la réussite de ce véritable exploit africain pourrait en être mise à mal.

Les ONG

Certaines ONG présentes au Darfour critiquent le manque d’intérêt de l’ONU et de l’Union européenne. Les diplomates internationaux se succèdent pour demander à Omar el-Béchir d’aider les réfugiés. Des collectifs de citoyens se sont créés dans plusieurs pays occidentaux pour alerter l’opinion sur l’urgence de cette situation, dont ils rappellent les analogies avec la démission internationale pendant le génocide au Rwanda.

Soixante dix neuf ONG opèrent encore dans cette région27. La Croix-Rouge française demande l’ouverture de corridors humanitaires au Darfour car l’accès aux victimes est le principal problème rencontré par les ONG.

Gabriel Trujillo, responsable adjoint des programmes de Médecins sans frontières dans l’ouest Darfour, a dénoncé en mars 2007 les risques d’une intervention militaire au Soudan et craint que « la cause du Darfour ne soit finalement qu’un faire-valoir dans la campagne présidentielle ». Le président de MSF a aussi pris position dans une tribune parue dans le journal Libération.

Médecins du monde a également critiqué la démarche du Collectif urgence Darfour.

La pression des ONG françaises, dont beaucoup sont rassemblées par le CRID dans sa campagne « État d’urgence planétaire », ont amené plusieurs candidats aux présidentielles françaises de 2007 à évoquer ce problème.

Opinions et analyse des intérêts géopolitiques

Sur le plan international, les États-Unis qualifient l’action des Janjawids de génocide et exigent des sanctions commerciales internationales contre le Soudan et parlent même d’une intervention militaire alors que l’Europe cherche une solution diplomatique. La France juge très préoccupante l’extension du conflit soudanais aux pays voisins où elle maintient une assistance militaire, principalement au Tchad et en République centrafricaine. La Chine, principal exploitant industriel du pétrole soudanais, menace d’user de son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies, pour bloquer des sanctions.

Selon Jan Pronk, la raison qui pousse le gouvernement soudanais à ne pas céder aux pressions de l’ONU, et donc à entretenir la crise est assez simple : empêcher la « montée en puissance de l’opposition intérieure », et éviter « le danger de perdre le pouvoir

 

 

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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

1 réflexion sur « La guerre du Darfour au Soudan,Afrique »

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