La Corée du Nord, le 15 avril 2017

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Parade militaire à Pyongyang, le 15 avril 2017, à l’occasion du 105e anniversaire de Kim Il-Sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée .

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Des soldats de l’armée régulière nord-coréenne marchent lors d’une parade militaire, pour le 105e anniversaire de la naissance du précédent dirigeant nord-coréen, Kim Il-Sung, à Pyongyang, le 15 avril 2017.

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Le leader nord-coréen Kim Jong-Un (c) assiste, le 15 avril 2017 à Pyongyang, à une grande parade militaire à l’occasion du 105e anniversaire de Kim Il-Sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée .

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AFP, publié le samedi 15 avril 2017 à 12h32

Corée du Nord: le régime de Pyongyang prêt à répondre par le nucléaire à toute attaque nucléaire visant le pays

La Corée du Nord est prête à répondre par le nucléaire à toute attaque atomique, a mis en garde samedi le régime de Pyongyang, organisateur d’un défilé militaire géant destiné à montrer sa force.

Le président américain Donald Trump, qui a envoyé vers la péninsule coréenne un groupe aéronaval articulé autour du porte-avions Carl Vinson, avait au préalable promis jeudi de « traiter » le « problème » nord-coréen.

S’exprimant avant une gigantesque parade militaire organisée à Pyongyang à l’occasion du 105e anniversaire de la naissance de Kim Il-Sung, le fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), le N.2 du régime a promis que son pays était « prêt à répondre à une guerre totale par une guerre totale ».

« Nous sommes prêts à répliquer à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire à notre façon », a insisté Choe Ryong-Hae lors d’une cérémonie précédant la parade militaire.

Dans une déclaration diffusée vendredi par KCNA, l’agence de presse officielle de la Corée du Nord, l’armée nord-coréenne avait assuré que les bases américaines en Corée du Sud, « tout comme les quartiers-généraux du Mal », tels que la présidence sud-coréenne à Séoul, seraient « pulvérisés en quelques minutes » en cas de guerre.

Samedi, des dizaines de milliers de soldats des armées de Terre, de l’Air et de la Marine, ont défilé au pas de l’oie devant le dirigeant du régime nord-coréen, Kim Jong-Un. Ils avaient auparavant patienté pendant des heures dans des centaines de camions alignés le long des rives du Taedong, le fleuve qui traverse la capitale nord-coréenne.

– La Russie ‘très inquiète’ –

Un défilé de chars a suivi précédant la présentation de 56 missiles de 10 types différents montés sur des semi-remorques.

Pour ce pays communiste isolé sur la scène internationale, il s’agit d’adresser « un message sans équivoque aux Etats-Unis après les propos de l’administration Trump et ses initiatives militaires », juge Evans Revere du centre de recherches Brookings Institution à Washington.

Selon plusieurs observateurs, la Corée du Nord, dont le programme nucléaire est à l’origine de tensions internationales grandissantes, pourrait procéder prochainement à un nouveau tir de missile balistique, voire même à son sixième essai nucléaire, en dépit des interdits de la communauté internationale.

Selon des spécialistes militaires, certains des missiles présentés samedi semblaient plus longs que les engins nord-coréens existant, KN-08 ou KN-14. Il pourrait s’agir de nouveaux missiles balistiques intercontinentaux, a indiqué à l’AFP Chad O’Carroll, du média NK News spécialisé sur la Corée du Nord.

La Chine a estimé vendredi qu’un « conflit pouvait éclater à tout moment »: quiconque en sera à l’origine « devra assumer une responsabilité historique et en payer le prix », a martelé le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, répétant que « le dialogue est la seule issue ».

Pékin souhaite coopérer avec Moscou pour « contribuer à apaiser au plus vite la situation » sur ce dossier, a-t-il également déclaré.

« Très inquiète », la Russie a de son côté appelé toutes les parties à la « retenue » et mis en garde contre « toute action qui pourrait être interprétée comme une provocation ».

– Une bombe pour avertissement –

Selon les experts du site internet « 38 North », spécialisé sur la Corée du Nord et qui s’appuie sur plusieurs images satellites récentes, le site d’essais nucléaires de Punggye-ri est « amorcé et prêt » à servir.

Pyongyang est sous le coup de nombreuses sanctions imposées par les Nations unies en raison de ses programmes nucléaires et balistiques et de son ambition de se doter d’un missile capable d’atteindre les Etats-Unis.

La Corée du Nord a déjà effectué cinq tests nucléaires, dont deux l’année dernière. Fin mars-début avril, la République populaire démocratique a effectué trois tirs de missiles balistiques vers la mer du Japon.

Jeudi, une semaine après avoir frappé de manière soudaine la Syrie accusée d’avoir utilisé une arme chimique, les Etats-Unis ont utilisé en Afghanistan la plus puissante bombe américaine non-nucléaire jamais larguée, surnommée « la mère de toutes les bombes ».
Le largage de cette bombe, qui intervient au moment où les tensions sont exacerbées avec Pyongyang, a été largement interprété comme un signal adressé à la Corée du Nord.

Pékin plaide depuis plusieurs semaines pour une solution dite de « suspension contre suspension »: Pyongyang doit interrompre ses activités nucléaires et balistiques et Washington ses exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, des manoeuvres annuelles considérées par le Nord comme une provocation.

Les Etats-Unis rejettent le plan chinois. Mais la Chine juge qu’il s’agit de « la seule option réalisable » et met Washington au défi d’avancer « une meilleure proposition ».

Depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), qui s’est achevée par un armistice plutôt qu’un accord de paix, Pyongyang assure avoir besoin de l’arme nucléaire pour se protéger d’une possible invasion américaine.

 

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Le porte-avions Carl Vinson

14.04.2017

Les États-Unis sont déterminés à tout faire pour prévenir un nouvel essai nucléaire nord-coréen et déploient à cette fin des destroyers lanceurs de missiles à proximité de la péninsule coréenne.

Les États-Unis sont disposés à effectuer une frappe préventive contre la Corée du Nord s’ils ont suffisamment de preuves que Pyongyang se propose de procéder à son sixième test nucléaire, communique la chaîne de télévision NBC se référant à des sources au sein du renseignement américain.

Selon NBC, Washington pourrait effectuer une frappe préventive avec des armes classiques. Deux destroyers américains dotés de missiles de croisière Tomahawk ont été déployés dans la région de la péninsule coréenne, dont un à 300 miles nautiques environ de l’endroit où le test nucléaire nord-coréen pourrait avoir lieu.

NBC signale que des bombardiers lourds américains de la base de Guam sont prêts à décoller à tout moment pour frapper la Corée du Nord.

Publié par Louis Boy France Télévisions

le 15/04/2017

La tension monte autour de la Corée du Nord   . « Un conflit peut éclater à tout moment », s’est alarmé le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, vendredi 14 avril, à la veille de l’anniversaire de la naissance du premier dirigeant du pays, Kim Il-sung. Après avoir étudié des images satellite du site de test nucléaire nord-coréen, des experts craignent que Pyongyang ne profite de cette date pour lancer un nouvel essai.

Le contexte est pourtant particulièrement explosif : samedi 8 avril, les Etats-Unis ont  envoyé un porte-avion   au large de la péninsule coréenne, « par mesure de précaution ». « La Corée du Nord cherche des ennuis. Si la Chine décidait d’aider, ce serait formidable. Sinon, nous résoudrons le problème sans elle ! USA », a lancé Donald Trump sur Twitter, mardi. En retour, la Corée du Nord s’est dite « prête à la guerre  »   et a promis une « réponse sans pitié » si elle était touchée par une frappe américaine.

Dans ce climat très tendu, quel est le véritable risque posé par Pyongyang ? Derrière la propagande nord-coréenne, France info a cherché à évaluer les véritables capacités militaires du régime, avec l’aide de Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique.

Des capacités nucléaires difficiles à estimer

Le programme nucléaire du régime de Kim Jong-un est la source de toutes les tensions. Des observateurs, parmi lesquels le président sud-coréen, Hwang Kyo-ahn, craignent qu’il procède à son sixième essai nucléaire samedi 15 avril, pour le 105e anniversaire de la naissance du premier dirigeant du pays Kim Il-sung. Mais si ces essais sont nécessaires, c’est bien parce que rien n’indique que la Corée du Nord puisse utiliser l’arme nucléaire.

« Ils ont procédé à cinq essais, donc on peut dire qu’ils disposent de la capacité de faire une détonation nuclaire, explique Valérie Niquet. Mais on ne sait pas s’ils savent miniaturiser l’arme pour la placer sur un missile. » Kim Jong-un a certes annoncé que ses scientifiques y étaient parvenus en mars 2016, et que l’essai le plus récent, en septembre 2016, était celui d’une arme miniaturisée, mais les experts en doutent.

« C’est la condition à ce qu’elle soit utilisée concrètement, précise Valérie Niquet. Aujourd’hui, on ne peut plus imaginer larguer une bombe nucléaire par avion. » Si la Corée du Nord réussissait à relever ce défi technique, elle serait en mesure de lancer une frappe nucléaire, mais Pyongyang serait limité par la portée des missiles testés jusqu’à présent. Le régime de Kim Jong-un a « la capacité de frapper tout le territoire de la Corée du Sud, et notamment les bases américaines » situées dans le pays et « le nord du territoire japonais, jusqu’à Tokyo« , explique Valérie Niquet. Mais pas les Etats-Unis directement.

Des missiles et une artillerie capables de toucher ses voisins

Si le degré de la menace posé par l’arme nucléaire coréenne reste nébuleux, la capacité balistique de Pyongyang inquiète ses proches voisins. Car avec ses tests, la Corée du Nord tente de contourner les systèmes antibalistiques déployés ou en cours de déploiement en Corée du Sud et au Japon. En mars, le pays a tout récemment expérimenté un tir groupé de quatre missiles pour multiplier ses chances de passer entre les mailles du filet : trois sont retombés dans les eaux japonaises, à moins de 300 kilomètres des côtes.

Tokyo a d’ailleurs organisé pour la première fois, ce même mois, un exercice de sécurité destiné à simuler une frappe nord-coréenne contre une ville côtière du nord du pays, Oga. Et jeudi, le Premier ministre japonais Shinzo Abe s’inquiétait d’une autre menace : celle que la Corée du Nord « soit déjà capable de lancer une ogive contenant du sarin », une arme chimique. « On sait qu’ils ont des stocks d’armes chimiques », confirme Valérie Niquet.

Reste un doute : la Corée du Nord est-elle capable de lancer des missiles en conditions réelles ? « Si elle subit une frappe, on peut imaginer qu’elle sera dans un certain état de désorganisation, estime Valérie Niquet. « Comment fonctionne sa chaîne de commandement ? On n’a aucune expérience de son degré d’efficacité en situation de guerre. » Les missiles nord-coréens avaient l’inconvénient de fonctionner au carburant liquide, nécessitant un certain temps pour remplir leur réservoir, à l’aide d’un important dispositif facilement repérable, avant d’être lancés. Mais en février, Pyongyang a testé un missile au carburant solide, qui pourrait être déplacé déjà rempli, et donc accélérer une riposte nord-coréenne.

Pyongyang dispose aussi d’armes plus classiques : « La Corée du Nord a massé ses capacités d’artillerie traditionnelle à la frontière. Même si on estime qu’elles ne sont pas dans un état parfait, c’est un moyen facile de riposter par des frappes contre Séoul », à une cinquantaine de kilomètres de la frontière, avertit Valérie Niquet.

Une armée pléthorique mais délabrée

La Corée du Nord dispose aussi d’une armée, dont les effectifs, parmi les plus importants du monde, sont estimés à près d’1,2 million de soldats. Mais le nombre ne fait pas tout. « Leur équipement est sans doute en très mauvais état estime Valérie Niquet. « Tous les moyens sont mis sur les capacités balistiques » du pays, les seules qui permettent à la Corée du Nord d’instaurer un rapport de force « dans une situation de guerre asymétrique entre une petite Nation et une grande puissance comme les Etats-Unis. »

Les capacités de la marine nord-coréenne sont tout aussi incertaines. « On a beaucoup dit qu’ils avaient commencé à acquérir des sous-marins pour lancer des missiles, mais ils en sont sans doute très loin, dans la mesure où même la Chine a beaucoup de mal à se développer dans ce domaine ».

Quoi qu’il en soit, les capacités des soldats nord-coréens ont peu de chances d’être mises à l’épreuve, tant « les Etats-Unis n’ont absolument pas l’intention de s’engager dans un conflit au sol » en Corée du Nord, « sauf à imaginer un effondrement total du régime » dont on est encore très loin.

Des capacités naissantes pour la guerre informatique

Outre la balistique, la Corée du Nord est soupçonnée d’avoir, ces dernières années, développé ses capacités de piratage informatique. Le FBI l’a notamment accusée d’avoir mené une attaque contre la société Sony Pictures en novembre 2014, un mois avant que celle-ci ne sorte le film The Interview, une comédie dans laquelle des Américains assassinent Kim Jong-un. Elle est aussi soupçonnée d’être derrière le piratage de plusieurs banques et médias sud-coréens en 2013. Mais rien n’indique pour l’instant que les pirates de Pyongyang peuvent s’en prendre à des cibles plus sensibles.

« La Corée du Nord semble avoir développé ses capacités à pénétrer certains systèmes ou envoyer des virus, estime Valérie Niquet. « Mais je ne pense pas que le pays ait les moyens d’exercer une riposte significative contre les intérêts américains. Encore moins contre leurs centres de communication très protégés, qui seraient impliqués dans un éventuel engagement militaire. »

 

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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

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