L’incendie de l’Europe .19/12/ 2016

Réflexion :

Depuis des millénaires , nous continuons à croire que la faiblesse de nos démocraties et nos politiques laxistes l’emporterons sur la violence, la haine et le mensonge . Or il n’en est rien, pourtant nous le savons, nos peuples ont tant appris, des milliers de morts sur tous les fronts dans le monde. 

Et bien non, pour le seul bonheur de quelques égoïstes chefs d’états nommés là, provisoirement, pour assurer le continuum de leur état somme toute bien fragile .Nous le voyons bien, plus d’esprit de grandeur, de recherche de l’excellence, du beau, de la perfection. Les plus grandes écoles de ce monde laissent des doutes sur le devenir de nos civilisations .Pourtant, quand bien même, elles seraient mortelles, ne devrions nous pas, donner le meilleur de nous-mêmes.

Nos faiblesses, signent notre arrêt de mort. Le drame c’est que ceux qui veulent nous éliminer, nos successeurs potentiels sont de bien piètres continuateurs, ils sont faibles, car ils sont incultes . Et l’inculture est la médiocrité même. Tuer, assassiner lâchement , n’est pas synonyme de courage. Le courage précisément, c’est dire au monde ce que nous pensons, ce que nous voulons, et ce que nous allons mettre en oeuvre pour le bien de tous .

Voilà ce que je crois .

Rappelons nous les agissements de Périclès, ou bien encore la définition de la démocratie selon Thucydide il y a 2500 ans .

 

Périclès à la tête d’Athènes ( 461 avant J-C ) .

Au Ve siècle avant JC, les bords de la mer Égée se partagent entre différentes cités grecques, belliqueuses et jalouses de leur indépendance. L’une d’elles, Athènes, va se distinguer par ses victoires sur les puissantes armées de l’empire perse, dans les guerres médiques .

Sous l’impulsion d’un dirigeant exceptionnel, le stratège Périclès, elle consolide son avantage sur les autres cités et, en deux générations, va porter à son apogée la culture et la pensée grecques. Aussi parle-t-on aujourd’hui du Ve siècle comme du « Siècle de Périclès »

L’historien Thucydide (470 à 395 av. J.-C.),

lui attribue une belle définition de la démocratie : « L’État démocratique doit s’appliquer à servir le plus grand nombre ; procurer l’égalité de tous devant la loi ; faire découler la liberté des citoyens de la liberté publique. Il doit venir en aide à la faiblesse et appeler au premier rang le mérite. L’harmonieux équilibre entre l’intérêt de l’État et les intérêts des individus qui le composent assure l’essor politique, économique, intellectuel et artistique de la cité, en protégeant l’État contre l’égoïsme individuel et l’individu, grâce à la Constitution, contre l’arbitraire de l’État ».

 

 

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Turquie : l’ambassadeur russe Andreï Karlov tué par balle à Ankara

Un homme armé a ouvert le feu sur Andreï Karlov alors qu’il prononçait un discours à l’occasion d’un vernissage , le 19 décembre 2016 à 18 h. Selon le président turc Recep Tayyip Erdogan, le tireur, qui a été «neutralisé» travaillait dans la police anti-émeute depuis deux ans et demi.

Correspondante à Istanbul

Il était en train de prononcer un discours lors de l’inauguration d’une exposition qui se tenait au Centre d’Art moderne d’Ankara. Lundi soir, l’ambassadeur de Russie à Ankara s’est écroulé sous les tirs d’un assaillant. Grièvement touché, il a vite succombé à ses blessures. «Un inconnu a ouvert le feu lors d’un événement public à Ankara», a rapidement confirmé le porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères. Sur une vidéo prise par un des invités, et diffusée sur les réseaux sociaux, on voit Andreï Karlov, le diplomate, s’effondrer au sol. Derrière lui, le tireur, un jeune homme en costume noir pointe son revolver vers le plafond en hurlant: «Allah Akbar» (Dieu est grand, en arabe) avant d’enchaîner, cette fois-ci en turc: «N’oubliez pas Alep. Vous ne resterez pas en sécurité. Seule la mort peut m’arracher d’ici. Quiconque est responsable de ces atrocités en paiera le prix». Un avertissement qui se lit comme une «vengeance» contre les récents bombardements syriens et russes sur la ville syrienne d’Alep. Assiégée par le régime de Damas, la partie Est de cette ancienne capitale économique du pays est en train de se vider, depuis jeudi dernier, de ses rebelles et de ses derniers civils au terme d’un accord négocié entre Ankara et Moscou. L’incident, qui en dit long sur la contagion régionale de la guerre syrienne, survient à la veille d’une réunion tripartite, prévue à Moscou, entre la Russie, la Turquie et l’Iran pour évoquer l’avenir de la Syrie. D’après un député russe, cité par l’agence IFAX, les discussions sont néanmoins maintenues.

Né en 1954 à Moscou, Andreï Karlov était en poste à Ankara depuis 2013. En novembre 2015, une crise diplomatique avait opposé son pays à la Turquie, après l’abattement au dessus de la frontière syro-turque d’un jet militaire russe par l’aviation turque. Mais depuis quelques mois, les relations entre Moscou – qui appuie militairement Damas – et Ankara – qui soutient l’opposition – avaient connu une certaine embellie. Pour nombre d’observateurs, un pacte tacite aurait même été signé entre les deux pays: la Turquie laissant la Russie reprendre Alep, en échange d’une percée militaire turque dans la province du même nom, aux côtés des rebelles modérés, pour repousser l’État islamique et les forces kurdes. L’assassinat, condamné par Recep Tayyip Erdogan – qui s’est entretenu au téléphone avec son homologue russe, Vladimir Poutine – ne devrait pas avoir d’incidence sur le récent rapprochement turco-russe. Le président turc s’est au contraire engagé à ce que la Turquie mène une enquête commune avec la Russie sur le crime de ce lundi soir. L’attaque vise “les liens russo-turcs et les efforts de paix en Syrie”, a pour sa part déclaré Poutine.

«Quand est venu son tour pour parler, un homme qu’on pensait être un garde du corps se tenait derrière lui. Soudain, il a commencé à tirer en l’air. Puis, il a tiré sur l’ambassadeur»

Témoin de l’assassinat de l’Ambassadeur russe, Hasim Kiliç, un reporter du quotidien Hurriyet livre quelques détails supplémentaire sur la violence de l’incident. «Quand est venu son tour pour parler, un homme qu’on pensait être un garde du corps, et qui portrait un costume noir, se tenait derrière lui. Soudain, il a commencé à tirer en l’air. Puis, il a tiré sur l’ambassadeur. L’assaillant a évoqué Alep. Puis, il a demandé aux gens de sortir. Alors qu’ils partaient, il a tiré plusieurs fois sur l’Ambassadeur. Je crois qu’un tir a également touché quelqu’un au pied», raconte-t-il sur le site web de son journal. Avant d’ajouter: «Selon la sécurité du Centre d’Art moderne, il est entré dans le bâtiment avec une carte de police. Il y avait environ 100 personnes à l’intérieur et elles sont toutes parties. Alors que les gens s’enfuyaient, il a de nouveau tiré sur l’ambassadeur». Une photo, qui circule sur les réseaux sociaux, montre l’assaillant jonchant le sol de la galerie, la chemise blanche maculée de sang. L’attaquant a été «neutralisé» ont précisé les média gouvernementaux turcs.

Lors d’une conférence de presse, le ministre turc de l’intérieur a révélé son nom. Il s’agirait de «Melvüt Mert Altintas», un policier de 22 ans, membre des forces antiémeutes en service depuis deux ans et demi. La télévision CNN Türk précise que sa mère et sa soeur ont été arrêtées à Aydin, sa ville natale, et placées en détention. Moscou dénonce un «acte terroriste». «Nous condamnons cet acte de violence, quelle qu’en soit l’origine», a déclaré de son côté Washington via le porte-parole du département d’État.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a dénoncé «un acte terroriste insensé». Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, en déplacement en Colombie a condamné ce lundi «avec la plus grande force» cet assassinat, le qualifiant d’ «acte abject» et exprimant sa solidarité avec Moscou et Ankara. «C’est avec consternation que nous avons appris cette nouvelle», a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue colombienne, Maria Angela Holguin Cuellar, qui a exprimé le «rejet de cet acte de terrorisme». Le président américain Donald Trump a lui condamné cet acte commis selon lui par un «terroriste islamique radical». Il a présenté, dans un communiqué, ses «condoléances à la famille et aux proches de l’ambassadeur».

Allemagne : un camion fonce dans la foule d’un marché de Noël et tue plusieurs personnes à Berlin

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  • Par lefigaro.fr avec Reuters et AFP le 19/12/2016 21h

Un camion a foncé ce soir sur un marché de Noël dans le centre de Berlin, faisant plusieurs morts et au moins 50 blessés, a indiqué la police locale à l’AFP, en précisant qu’il s’agissait probablement d’un attentat. Le compte Twitter de la police allemande fait état de 9 morts.

Le conducteur du poids-lourd a roulé sur un trottoir de ce marché de Noël où se trouvaient des badauds dans un quartier très touristique de la capitale allemande, selon un porte-parole de la police, qui a fait ausi état de plusieurs blessés.

Suisse  :Fusillade dans un centre de prière musulman à Zurich, 3 blessés

  • Par lefigaro.fr avec AFP le 19 /12/2016 à 19h

Une fusillade a éclaté non loin de la gare de Zurich en Suisse faisant trois blessés, a indiqué la police, tandis que plusieurs médias ont indiqué que les tirs se sont produits dans un centre de prière musulman.

« Il y a eu une fusillade », a indiqué à l’AFP une porte-parole de la police de Zurich. Les tirs se sont produits à l’intérieur d’un centre islamique de Zurich, lieu de réunion et de prière pour les musulmans, a précisé la police à une journaliste de la télévision suisse publique RTS présente sur place.

La police a bouclé le quartier, à la recherche de l’auteur de la fusillade, a constaté un photographe de l’AFP sur place. D’après les médias suisses, la fusillade a fait trois blessés. La police, qui ne souhaitait pas donner plus d’information dans l’immédiat, a précisé qu’un communiqué serait publié plus tard.

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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

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