Nabucco.Giuseppe Verdi

 

Nabucco (titre initial : Nabuchodonosor) est un opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi sur un livret de Temistocle Solera, tiré de Nabuchodonosor (1836), drame d’Auguste Anicet-Bourgeois et de Francis Cornu et créé le 9 mars 1842 à la Scala de Milan. Il évoque l’épisode biblique de l’esclavage des juifs à Babylone symbolisé par le chœur de la troisième partie, le Va, pensiero des Hébreux auxquels s’identifiait la population milanaise alors sous occupation autrichienne.

Nabucco, un « opéra politique »

Verdi est un compositeur « engagé ». À l’époque où le compositeur écrit la musique de Nabucco, la population milanaise est sous domination autrichienne. Il faut voir cet opéra comme l’appel d’un peuple pour son indépendance avec, comme point culminant, le fameux Va, pensiero, connu également sous le nom de « chœur des esclaves », véritable hymne à la liberté (les paroles et leur traduction).

Œuvre symbole de l’unification de l’Italie, Nabucco est donné sous la direction de Riccardo Muti le 12 mars 2011 au Teatro dell’Opera di Roma en présence de Giorgio Napolitano, président de la République italienne, et de Silvio Berlusconi, président du Conseil, à l’occasion du 150e anniversaire de l’Unité italienne (17 mars 1861). Cette représentation de Va, pensiero donne lieu à des réactions de la salle, auxquelles réagit Riccardo Muti, qui accorde exceptionnellement un bis du chant et demande à l’assistance de se joindre au chœur.

Le fait que Verdi soit un compositeur engagé au moment où Nabucco est joué pour le première fois peut être contesté. Selon Pierre Milza, historien, « si Nabucco peut être considéré comme le premier des « opéras patriotiques » de Verdi, ni le public milanais, ni vraisemblablement le compositeur lui-même n’ont eu immédiatement conscience du message « révolutionnaire » dont il était porteur », et l’auteur ajoute : « En 1842, rares sont ceux qui militent la cause libérale et nationale ». Ce serait en 1846, à Bologne, que les premières manifestations « patriotiques » se seraient produites. Toujours selon Pierre Milza, ce n’est pas Verdi qui a conçu la pièce, pas même l’écriture des paroles, mais le librettiste Soléra.

Cependant, il est manifeste que cet « opéra et d’autres ont participé à l’éveil du sentiment national italien et de l’émergence de « l’esprit de 1848 » ». (Pierre Milza)

Au-delà de l’aspect politique (les Hébreux représentant le peuple italien oppressé par l’Autriche), la critique a montré que Nabucco est, partiellement au moins, une splendide variation musicale sur la folie du roi Saul d’Alfieri, qui avait déjà inspiré Verdi dans son adolescence .

 

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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

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