Le Stromboli au sortir du détroit de Charybde et Scylla

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Avec son cône presque parfait, le Stromboli est le volcan le plus célèbre des îles Eoliennes. Il est en activité depuis plus de 2000 ans ! devant l’île, vous distinguerez un grand cône noir d’environ 1000 mètres de hauteur, c’est le volcan Stromboli. En réduisant la distance vous verrez la fumée qui sort constamment de son cratère.

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Stromboli : Le nom provient du grec antique Στρογγυλή (Strongyle : ronde) donné à l’île pour son pourtour circulaire

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la ville de Stromboli. Entre mer et montagne, promenez-vous dans ses petites ruelles de maisons blanches.

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Le Stromboli reste dangereux, il est déconseillé d’aller au-delà de l’osservatorio sur le sentier qui le gravit.

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les irruptions de lave   invariablement depuis deux millénaire ,toutes les 15 à 20 minutes environ .

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L’île où se trouve le Stromboli est parfaitement cônique, et le volcan, affaissé sur un côté, est son seul sommet

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Le détroit de Messine sépare le sud de l’Italie de la Sicile .Quand vous sortez de ce détroit vous apercevez le Stromboli

Charybde et Scylla sont deux monstres marins de la mythologie grecque, situés de part et d’autre d’un détroit traditionnellement identifié comme étant celui de Messine

La légende est à l’origine de l’expression tomber de Charybde en Scylla, qui signifie « aller de mal en pis

Depuis Homère, Charybde et Scylla forment deux termes associés, à la fois opposés et complémentaires. Scylla est une haute roche fixe qui se dresse jusqu’au ciel ; Charybde gît dans les profondeurs de la mer, telle une masse liquide descendant et remontant par mouvements de spirales. Ces deux dangers qui menaçaient les marins ont été dès l’Antiquité identifiés par Thucydide à « la passe redoutable, étant donné son étroitesse et ses courants » que nous appelons aujourd’hui le détroit de Messine . Ce tourbillon et ce récif sont signalés sur nos cartes marines et définis par les Instructions nautiques : « La rencontre de deux courants opposés produit, en divers endroits du détroit, des tourbillons et de grands remous appelés garofali. Les principaux garofali sont sur la côte de Sicile, entre le cap du Faro  et la pointe Sottile, avec le jusant, et devant la tour de Palazzo, avec le flot ; ce dernier garofalo est très fort : c’est le Charybde des Anciens. »

Suivant les instructions de Circé, Ulysse a doublé les sirènes  en qui des navigateurs expérimentés reconnaissent les Galli, et mis le cap sur Scylla : c’est une roche qui apparaît à bâbord, avant la porte étroite donnant accès au sud. Elle aussi est signalée par nos modernes Instructions nautiques : « La ville de Scilla est bâtie en amphithéâtre sur les falaises escarpées d’une pointe saillante au Nord ». Sur ce promontoire élevé et rocheux, les Grecs ont imaginé le monstre Scylla en son antre. À mi-hauteur, se trouve en effet une grotte et la falaise résonne des coups de boutoir que lui assènent les vagues déferlantes.

Mythologie grecque

Charybde était la fille de Poséidon et de Gaïa. Elle était perpétuellement affamée. Lorsqu’elle dévora le bétail d’Héraclès, le fils de Zeus, celui-ci la punit en l’envoyant au fond d’un détroit « formé par un bras de mer qui sépare région de Messénè ». Aujourd’hui le détroit de Messine .

Non loin de là vivait Scylla. À l’origine, Scylla était une nymphe dont Glaucos était follement amoureux. Ce dernier alla demander à la magicienne Circé un philtre d’amour, mais celle-ci, éperdument amoureuse de Glaucos et jalouse de Scylla, profita de l’occasion pour changer la nymphe en un monstre terrifiant.

Dans l’Odyssée, Circé décrit à Ulysse la route qu’il doit suivre en ces termes : « La route vous mène entre les Deux Écueils. L’un dresse jusqu’au vaste ciel sa cime pointue ; un nuage l’entoure, bleu sombre. Aucun mortel ne pourrait y monter ni s’y tenir, […] car la roche est lisse et semble polie tout autour. Au milieu de cette roche, une sombre caverne donnant au nord-ouest vers l’Érèbe. Droit sur elle vous mettrez le cap de votre creux navire, ô noble Ulysse ! D’une flèche, un homme robuste tirant d’un creux navire ne toucherait pas le fond de cette caverne. Scylla au cri retentissant y habite. »

Scylla est présentée comme une créature monstrueuse, dont le cri retentissant est un aboiement qui résonne sur les parois de la caverne ; Circé la qualifie de « mal éternel, terrible fléau, réalité sauvage et qu’on ne peut combattre. » Malgré les recommandations de Circé, Ulysse se munit de deux longues piques pour affronter le monstre, mais en vain : il perd six de ses marins et donne l’ordre de s’écarter au plus vite du rocher. Quant à Charybde, « elle engloutit l’eau noire ; trois fois par jour elle la vomit, trois fois elle l’engloutit. » Ce gouffre est d’une force telle que Poséidon lui-même serait impuissant à sauver celui qui serait pris dans son tourbillon.

Le Stromboli

Les îles Eoliennes se situent au nord de la Sicile dans la mer Tyrrhénienne. Elles sont toutes d’origine volcanique mais seulement deux volcans sont encore actifs (Vulcano et Stromboli). Elles sont classées au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 2000, elles disposent d’un univers marin à découvrir absolument en bateau. Leur activité volcanique, passée et présente a permis l’exploitation de pierre ponce et obsidienne.

Les îles Eoliennes jouissent d’un climat très clément et d’étés chauds. Il n’y pleut que 77 jours par an en moyenne, il est donc agréable de s’y rendre à n’importe quel moment de l’année. La mer est calme 300 jours par an, vous n’aurez aucun soucis de navigation sur la mer Tyrrhénienne.

Les îles sont au nombre de 17 dont 7 sont habitées

Notre histoire ,

Nous sommes parti du port de Milazzo en bateau , petit ville côtière du nord de la Sicile pour rejoindre l’île de Stromboli, nous avons pu voir l’ile de Vulcano avec ces fumeroles ,nous avons déposé sur l’Ile de Lipari des habitants de retour chez eux et direction le Stromboli ou notre bateau accoste au port de San Vincenzo au pied de ce volcan il est trois ou quatre heures , le soleil est au zénith, il fait très très chaud

En cette année 1983 et ce mois d’aout , les ambitions sont fortes ,toujours plus haut ,nous décidons de gravir ce volcan , dormir au sommet et redescendre au lever du jour. Pari un peu extraordinaire !!!!

Les Dieux sont avec nous, ma femme qui n’a pas le pied montagnard à force de persuasion et beaucoup de conviction accepte ce challenge un peu fou , ma fille Stéphanie à 10 ans , elle est curieuse de tout et ne dit jamais non .

« Corneille. Le Cid.         Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort ……
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés reprenaient leur courage…… »

Nous partîmes de ce petit village de pécheurs , toute les maisons sont peintes à la chaux blanche , il y a là un café quasi vide, les gens font la sieste à cette heure ci, il n’y a bien que des touristes comme nous pour nous promener sous ce soleil, une échoppe ou l’on vent le stricte nécessaire pour manger . Nous remplissons chacun de nous trois litres d’eau , et c’est ainsi que nous nous orientons sur ce sentier muletier étroit entre les roseaux de plus de deux mètres de hauteur .Au bout d’une heure, nous sortons de ces roseaux et entamons notre ascension qui va durer 5 à 6 heures . Nous arrivons à l’approche de la nuit tombée, nous sommes subjugués devant autant de splendeur que nous dominons et que nous avons conquis avec nos seules jambes et notre volonté. Le sommet s’étire sur quelques centaines de mètres seulement Le cratère et là tout proche, au coeur même de ce volcan, ressentant les secousses et admirant les coulées de lave toutes les 15 à 20 minutes environ et cela dure depuis des millénaires. C’est sur la face nord ouest du volcan, la Sciara del Fuoco que descend la lave incandescente pour se jeter dans la  mer . D’ici, depuis le sommet à 1000 mètres d’altitude depuis le niveau de la mer que nous venons de quitter , les contrastes des couleurs sont remarquables : mer bleu, plages de sable noir et maisons blanches constituent le décors du paysage lunaire que l’on voit dans le film de Rossellini, du même nom que l’île. Toute la nuit sera féerique avec ces jets de lave en fusion qui vont illuminer ce ciel bleu étoilé ,Nous allons nous reposer à même le sol ,point d’hôtel ici ,un peu lave froide et noire suffit pour nous étendre et attendre le petit matin !!!! Bien avant potron-minet nous sommes éveillés car nous ne pouvons nous lasser de ce spectacle extraordinaire . IL va nous falloir reprendre le sentier inverse et faire cette descente toute aussi difficile que la montée ,mais la chaleur en moins . Cette descente sera aussi féerique la lumière du petit matin , le ciel, la mer d’un bleu unique ici resterons gravée dans nos mémoire !!!! Au village vers midi nous pourrons prendre une collation qui nous fera le plus grand bien, avant de reprendre le bateau qui va nous ramener vers la civilisation !!!!

Aujourd’hui , il est interdit de monter au Stromboli sans guide , car il y eut beaucoup d’accident ,cette année là, deux jeunes touristes Allemands s’étaient trop approchés du volcan et ont péri,sans doute emportés .J’ignore si leurs corps ont été retrouvés .

 

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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

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