ISS Expédition 50 Soyuz Launch

The Soyuz MS-03 spacecraft launches from the Baikonur Cosmodrome with Expedition 50 crewmembers NASA astronaut Peggy Whitson, Russian cosmonaut Oleg Novitskiy of Roscosmos, and ESA astronaut Thomas Pesquet from the Baikonur Cosmodrome in Kazakhstan, Friday, Nov. 18, 2016, (Kazakh time) (Nov 17 Eastern time). Whitson, Novitskiy, and Pesquet will spend approximately six months on the orbital complex.

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l’équipage de l’ISS composé actuellement du Français  Thomas Pesquet, des Américains Peggy Whitson et Shane Kimbroughet, ainsi que des Russes Oleg Novitski, Sergueï Ryjikov et Andreï Borissenko.

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Transfert de la fusée jusqu’au pas de tir. Ça a l’air impressionnant, mais le système pour la faire tenir à la verticale n’a rien de compliqué : on utilise tout simplement des contrepoids. Pas besoin non plus d’électroniques sophistiquées pour dégager la voie à la fusée lors du lancement, la force du décollage suffisant largement pour faire basculer les structures de soutien en arrière. Comment arrive-t-on à connaître l’heure exacte du décollage ? Là aussi, c’est facile : la fusée est installée sous une sorte de grand bouton-poussoir qui est relâché quand elle décolle, ce qui déclenche l’enregistrement de l’heure du lancement.

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Oleg Novitski, Peggy Whitson et Thomas Pesquet sont partis pour l’ISS le 18 novembre pour passer six mois dans l’espace.

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Expédition 50 Soyuz Launch

La vie à bord , explications :

ORBITE. Le 15 novembre, l’astronaute français de l’Agence spatiale européenne (ESA) quittera la Terre pour rejoindre la Station spatiale internationale. Il sera de retour sur Terre en mai 2017. Il s’apprête ainsi à passer 180 jours à bord, de la station. Voici les thèmes qu’il a abordés devant des journalistes spécialisés avec l’enjouement de celui qui s’apprête à vivre son rêve d’enfant.

La géographie de la station. « Dans la station, il y a deux grands acteurs : les Russes et le côté anglais, qui comprend les Américains, les Européens, les Japonais et les Canadiens. La langue officielle est normalement l’anglais mais côté russe tout a été conçu en russe, donc on y parle russe. En fait, c’est un peu des deux en fonction des individus, on s’adapte. Et parfois on parle un mélange d’anglais et de russe. »

Déroulé d’une journée type. « Les journées à bord de la station sont très cadrées. Réveillés vers 6h00, on dispose d’une heure environ, pour prendre le petit déjeuner, faire sa toilette avec des lingettes, lire le programme de la journée. A 7h00, la journée commence véritablement avec une conférence audio en liaison avec les centres de contrôle sur Terre, que ce soit à Moscou, à Houston, au Munich ou au Japon. On nous présente le plan de la journée, qui a été affiné dans la nuit. Puis chaque astronaute respecte son emploi du temps composé à 50% de recherche et 50% de logistique et maintenance de la station. Le midi, chacun mange rapidement. A la fin de la journée, nous faisons entre 2h et 2h30 de sport. A 19h00 a lieu la conférence de clôture de la journée avec les centres de contrôle. Le soir, on essaye de dîner ensemble. Mais après 19h00, c’est du temps libre. Le samedi, c’est jour de grand ménage dans la station. Enfin, le dimanche est libre, excepté les 2h00 de sport obligatoire. Ce jour-là, on dispose de 30 minutes environ de communication avec la famille. Bien sûr, il y aura des événements qui vont chambouler cet emploi du temps minuté, les arrimages de cargos, par exemple, ou les sorties extra-véhiculaires. »

Sorties extra-véhiculaires (EVA). « Il est prévu d’en faire deux au début de la mission et deux à la fin. Les premières sont destinées à l’installation à tribord de batteries au pied de deux panneaux solaires sur huit, qui correspondent à autant de circuits électriques. Ce sera réalisé en partie avec l’aide du bras robotique de 17 mètres articulé dans toutes les dimensions, qui se pilote depuis l’intérieur de la station avec un joystick et des écrans de contrôle. Une autre partie est réalisée par deux hommes en scaphandre pressurisé. Je ne sais pas encore si je ferais partie des quatre, de deux ou d’aucune. Le scaphandre appartient à la Nasa, c’est elle qui a la main dessus. Nous serons choisis en fonction de nos prestations lors de l’entraînement en piscine à Houston. J’y ai obtenu une bonne note, ce qui me laisse espérer que je ferai au moins une EVA. »

La santé des astronautes. « Une mission de 6 mois dans l’espace, c’est éprouvant pour le corps humain. Lorsqu’on flotte il y a beaucoup de muscles qui ne servent à rien. Sachant que l’on peut déplacer des charges de 700 kilos avec deux doigts, on ne se sert presque pas des muscles des jambes, des cuisses, des muscles du dos. Pour combattre cette perte musculaire et osseuse, il faut faire au minimum 2 heures de sport par jour. Si on ne fait pas de sport, on revient en mauvais état sur Terre. Nous disposons de deux tapis roulants, l’un du côté russe et l’autre côté américain, qui sont isolés des vibrations pour ne pas perturber les expériences en cours, d’un vélo d’appartement et d’une machine de musculation. Nous sommes par ailleurs soumis à beaucoup d’examens médicaux, à la fois pour surveiller notre santé et pour alimenter les expériences scientifiques dont les astronautes sont les cobayes. »

Le rangement à bord de la station. « Cela occupe une partie de notre temps. L’avantage de l’apesanteur, c’est qu’on peut stocker de tous les côtés, mais il manque clairement un grenier. Les Japonais en ont prévu un petit dans leur module. L’ISS est donc très pleine de stocks de pièces de rechange, de nourriture, d’expériences, de vêtements. Pour ces derniers, tout est minutieusement calculé : on a le droit à 1 tee shirt par semaine, une paire de chaussette tous les 2 jours, etc.  Pour s’y retrouver, il existe une grande base de données qui recense tout ce qui est apporté à la station et où ils sont localisés. Ce qui n’empêche qu’il y a des centaines d’objets portés disparus, qu’on ne retrouve pas !

Sécurité. « Ce que l’on craint le plus, à bord de la station, c’est le feu, l’accident de dépressurisation et une atmosphère toxique. Comme tout flotte, un liquide toxique peut se répandre en effet de manière incontrôlable. On dispose de masques pour s’en prévenir et pour le feu on dispose de toutes sortes d’extincteurs – à eau, poudre, mousse. Tout est prévu. Dans le spatial, on ne laisse rien au hasard. C’est un peu frustrant, rigide, mais c’est pour notre sécurité. On a à bord un petit hôpital qui permet d’effectuer les premiers soins. Le dentiste de la mission, c’est moi : j’ai appris à anesthésier une dent, à effectuer quelques gestes de soins. En cas d’urgence absolue, on a la possibilité de rejoindre le Soyouz qui est en permanence amarré à la station et de redescendre rapidement. En 20 minutes, on peut être à bord du Soyouz et, une fois séparés de l’ISS, il faudra environ 24 heures pour être de retour sur Terre. »

Science. « Six mois à bord de la station correspondent à 300 expériences scientifiques, 80 du côté russe et 220 pour la Nasa, l’Esa, la Jaxa et l’agence spatiale canadienne. L’ESA a 50 expériences, dont 15 à 20 sont gérées par le Cnes. Actuellement, je suis en train de tester à Cologne l’expérience Mares (Muscle Atrophy Research en Exercice System), sur laquelle je vais passer beaucoup de temps, dans le module Columbus, afin d’étudier finement la musculation, notamment par des stimulations électriques des muscles de la jambe, qui fondent en orbite. Cela servira ensuite dans les modèles de vieillissement, pour les myopathies…

Une autre expérience s’intéresse à la pression crânienne et à son impact sur la vision. Environ 30% des astronautes subissent en effet, dans l’espace, une baisse d’acuité visuelle, sans que l’on comprenne bien pourquoi. La répartition des fluides, en apesanteur est plus harmonieuse : y aurait-il plus de fluides dans la boîte crânienne qui effectuerait une pression pouvant expliquer ce phénomène ? On va tester également un échographe portable pilotable à distance. C’est un médecin à terre qui effectuera l’examen. Cela pourrait être très utile dans les stations spatiales ou, sur Terre, dans des endroits éloignés de toute infrastructure.

Nous testons également des surfaces innovantes : dans la station, les virus et bactéries sont plus virulents, sans que l’on sache pourquoi. Un industriel français a développé une surface résistante aux bactéries, qui pourrait servir à terme à équiper des lieux très fréquentés comme le métro. »

Le ravitaillement. « L’explosion qui a récemment détruit le pas de tir de Space X remet en question l’utilisation de ses capsules Dragon. Or il était prévu deux ravitaillements par Space X, au début et à la fin de la mission. Pour résoudre ce problème de ravitaillement, la Nasa a retardé le lancement de la capsule Cygnus d’Orbital Science. Initialement prévue pour un lancement fin septembre, celui-ci a été repoussé pour avoir le temps de rapatrier une partie de ce que la capsule de Space X devait emporter. Le véhicule japonais HTV, programmé pour décembre, emportera également une part du matériel. A bord, on a 6 mois de marge pour la nourriture, l’eau, l’oxygène. En revanche, c’est plus ennuyeux pour les expériences scientifiques qui doivent être livrées avant le début de la mission. J’avais prévu d’emmener à bord mon saxophone, mais cela aurait été au détriment d’une expérience scientifique, la place étant désormais comptée. On a donc renoncé à cet objet. »

L’ISS et la conquête spatiale. « L’ISS sert à deux choses. C’est un laboratoire scientifique et une étape indispensable pour aller plus loin dans l’espace. Pour aller sur Mars, il faut pouvoir vivre 900 jours en autonomie complète. Or cela fait 15 ans qu’il y a des gens qui vivent en orbite pendant de longues périodes dans la station. On apprend ainsi beaucoup sur les problèmes liés aux séjours de longue durée dans l’espace. Mais tandis que l’on fait avancer cette route scientifique vers un espace plus lointain, on réalise aussi des activités scientifiques qui sont utiles à notre vie sur  Terre. Pour Mars, ce sera pareil. Il faut que l’exploration spatiale serve aussi à la Terre. Dans mon programme personnel, il y a des expériences sur l’homme, sur la vision notamment, qui n’intéressent que les astronautes : c’est de la science directement tourné vers l’exploration spatiale ; 25 % des expériences que je vais réaliser serviront à l’exploration spatiale et 75% aux activités terrestres. »

Motivation. « Pour être astronaute, il faut en avoir sacrément envie car c’est énormément de boulot, de sacrifices. C’était mon rêve d’enfant, mais les gens ont tendance à abandonner au cours de la vie, en ce disant que c’est trop dur, etc.. Dans mon cas, cela montre qu’il est possible de réaliser ses rêves.

Logistique :

Avoir une station spatiale habitée en permanence nécessite des moyens de ravitaillement réguliers. Ceux-ci doivent transporter les besoins de première nécessité comme la nourriture, l’eau, les réserves de gaz qui permettront tout aussi bien à renouveler l’air à bord de la station qu’à remonter son orbite, voire déplacer la station de son orbite afin d’éviter un obstacle croisant sa route comme un débris de satellite ou de fusée. Le ravitaillement ne se limite pas qu’aux vivres, mais aussi en matériel. Les cargos transportent également des équipements tels que des outils, scaphandres, pièces de rechange ou encore de nouvelles expériences.

Le lancement d’un cargo ravitailleur doit se faire en respectant quelques règles. Tout d’abord, pour des raisons évidentes, il aura lieu lorsque la trajectoire de la station passera au-dessus du centre spatial. Ensuite, l »orbite sur laquelle sera largué le cargo sera plus basse que celle de l’ISS. Plus un engin circulera sur une orbite basse et plus courte sera la route pour l’accomplir. Si le vaisseau chasseur (le cargo de ravitaillement) se trouve plus bas que l’orbite de la cible (l’ISS), il la rattrapera en quelques heures. Pour un cargo à destination de l’ISS, en général, il faut compter 48 heures. Lors de l’approche finale, le cargo va rehausser son orbite en plusieurs étapes jusqu’à ce qu’il atteigne celle de l’ISS. Il ne restera plus qu’à avancer vers l’anneau d’amarrage et s’y engouffrer.

Il existe plusieurs moyens de ravitailler la station spatiale internationale. La première et la plus courante est le vaisseau russe Progress. Il est utilisé pour les ravitaillements des stations Saliyut et Mir depuis 1978. L’autre moyen est la navette spatiale. Même si à chaque vol, des équipements sont transférés d’un vaisseau à l’autre, il a été nécessaire de développer un module récupérable. La Nasa a fait appel à l’industrie italienne pour fournir les MPLM (Leonardo, Raffaello et Donatello). Le MPLM est transporté dans la soute de la navette. Une fois qu’elle s’est amarrée à la station, le bras robotisé saisit le cargo et le conduit vers le collier d’amarrage le plus proche. Là, il est amarré et devient un module où le matiériel peut être chargé et déchargé. En fin de mission, il est récupéré et remis dans la soute. Si ces moyens sont ceux utilisés régulièrement, il existe d’autres moyens utilisés moins fréquemment. Il s’agit du cargo européen ATV (lancé tous les 18 mois) et du japonais HTV (lancé tous les 12 mois). A celà s’ajoutera le Cygnus et le Dragon développé par l’industrie privée américaine dans le cadre du programme COTS de la Nasa. Ceux-ci seront d’autant plus nécessaires lorsque la navette sera mise à la retraite.

Les cargos, une fois les vivres et matériels apportés à la station, deviennent les poubelles de l’ISS. Lorsqu’ils sont arrivés en fin de mission, ils sont séparés et redescendent leur orbite jusqu’à se faire happer par l’attraction terrestre qui les fera plonger dans l’atmosphère où ils se désintégreront.

Un vaisseau-cargo censé ravitailler l’ISS s’est consumé dans l’atmosphère jeudi 1er décembre 2016.

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« Le contact a été perdu 383 secondes après le décollage du lanceur Soyouz avec le vaisseau-cargo Progress MS-04 », a expliqué l’agence spatiale russe.

Source AFP

L’agence spatiale russe Roskosmos a annoncé jeudi qu’elle avait perdu le contact avec un vaisseau-cargo non habité qui était censé ravitailler la Station spatiale internationale (ISS), peu après son décollage du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan.Photo d’illustration

Le vaisseau-cargo non habité qui devait ravitailler la Station spatiale internationale (ISS), et avec lequel le contact avait été perdu jeudi, s’est consumé dans l’atmosphère peu après son décollage de Baïkonour au Kazakhstan, a annoncé l’agence spatiale russe. « Selon des informations préliminaires, en raison d’une situation anormale, le vaisseau-cargo a été perdu à quelque 190 kilomètres au-dessus de la région isolée et montagneuse de Tuva, et la plupart des fragments ont brûlé dans les couches denses de l’atmosphère », a précisé Roskosmos.

Plus tôt dans la journée de jeudi, elle avait signalé avoir perdu le contact avec un vaisseau-cargo non habité qui devait ravitailler la Station spatiale internationale (ISS), peu après son décollage du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan jeudi à 15 h 51 (heure de Paris). « Le contact a été perdu 383 secondes après le décollage du lanceur Soyouz avec le vaisseau-cargo Progress MS-04 », a déclaré Roskosmos dans un communiqué, ajoutant que ses spécialistes tentaient de comprendre l’origine du problème.

Assez d’eau pour tenir jusqu’au début du mois de mars

Le Progress MS-04, dont l’arrimage à l’ISS devait se faire de manière automatique samedi à 16 h 43 GMT, transportait un chargement d’environ 2,4 t, dont de l’eau, des carburants et du gaz comprimé, ainsi que des produits alimentaires, des vêtements et des médicaments pour l’équipage de l’ISS composé actuellement du Français  Thomas Pesquet, des Américains Peggy Whitson et Shane Kimbroughet, ainsi que des Russes Oleg Novitski, Sergueï Ryjikov et Andreï Borissenko. Toutefois, indique la Nasa, le niveau des vivres disponibles pour l’équipage est bon. Interrogé par Le Point.fr, Michel Viso du Centre national d’études spatiales (Cnes) précise que les astronautes disposent d’assez d’eau pour tenir jusqu’au début du mois de mars et d’assez de nourriture jusque début avril.

Oleg Novitski, Peggy Whitson et Thomas Pesquet sont partis pour l’ISS le 18 novembre pour passer six mois dans l’espace, le Français devant y effectuer pas moins de 62 expériences pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA) et du Cnes. La Russie est désormais la seule à pouvoir envoyer des hommes sur l’ISS.

En avril 2015, la perte d’un vaisseau Progress avait provoqué une profonde crise dans l’industrie spatiale russe, la Russie ayant dû suspendre tous ses vols spatiaux pendant près de trois mois. Le vaisseau-cargo avait perdu contact avec la Terre, avant de se consumer dans l’atmosphère. Ce revers, attribué par les Russes à une panne sur la fusée Soyouz, avait aussi obligé un groupe d’astronautes à passer un mois supplémentaire à bord de la station de recherche spatiale. Les vols habités avaient finalement repris après l’incident.

Informations le 17 novembre 2016 :Ariane lance quatre satellites Galileo du Centre Spacial Guyanais .
Galileo est un projet initié par l’Union Européenne et l’Agence Spatiale Européenne .

17/11/2016 – Ariane lance quatre satellites Galileo

La fusée Ariane 5 a réussi le lancement de quatre satellites de géolocalisation Galileo. La mission VA233 a pris son envol depuis le Centre Spatial Guyanais ce jeudi à 13 heures 06 TU. C’est la première fois dans la carrière du lanceur européen que la charge utile était constituée d’une grappe de plusieurs satellites.

La séparation des satellites Galileo sur une orbite circulaire à 22 922 km sur une inclinaison de 57,6° s’est effectuée en deux temps. Trois heures 36 après le départ de Kourou, les satellites 1 et 3 ont été les premiers à rejoindre leur orbite suivis par les deux autres vingt minutes plus tard.

Pour remplir cette mission particulière, Arianespace avait choisi le modèle Ariane 5ES. Il diffère de l’habituelle Ariane 5ECA par le remplacement de l’étage cryogénique ECA par l’étage EPS à propergols stockables. Ce dernier offre la possibilité d’effectuer plusieurs allumages de son moteur Aestus pour répondre aux besoins très spécifiques de la mission. Les satellites étaient logés dans la coiffe, fixés sur un dispenser conçu spécialement par Airbus Safran.

Jusqu’à présent, le lancement des satellites Galileo était confié aux fusées Soyuz. Avec le retard pris dans le déploiement de la constellation, l’Agence Spatiale Européenne s’est tournée vers Ariane qui permet de lancer quatre satellites à la fois, contre deux pour la fusée russe.

A ce jour, Arianespace a déjà lancé dix-huit satellites de navigation : Quatre IOV (in-orbit validation) et quatorze FOC (Full Operational Capability) dont les quatre de cette après-midi. Les satellites FOC sont construits en partenariat avec OHB-System AG qui fournit la plate-forme et Surrey Satellite Technology Ltd, responsable de la charge utile. Chaque engin près 715 kg environ et a une durée de vie de 12 ans.

Galileo est un projet initié par l’Union Européenne et l’Agence Spatiale Européenne dans la perspective de développer un système de navigation par satellites indépendant et équivalent au GPS américain. A terme, il devrait compter jusqu’à trente satellites répartis sur trois orbites circulaires à 23 616 kilomètres et inclinées de 56°, dont trois de secours offrant une précision de moins de 4 mètres pour le service gratuit et de moins de 1 mètre pour le service payant. Outre son rôle premier de localisation, il ouvrira de nouvelles perspectives dans des domaines tels que le transport, la téléphonie mobile, l’agriculture, certains domaines scientifiques ou encore les services d’urgence. Equipés d’une balise COSPAS/SARSAT, il pourra relayer les signaux de détresse à travers le monde. Un bonus non négligeable lorsque l’on sait que ces balises ont permis de sauver plus de 35 000 personnes à travers le monde grâce à la coopération de plus de 40 pays qui participent au programme international Cospas-Sarsat.

Philippe VOLVERT

 


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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

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