Sully. le commandant Chesley Sullenberger

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Vol 1549 US Airways

Le vol 1549 US Airways de la compagnie aérienne américaine US Airways a été impliqué dans un accident aérien le 15 janvier 2009 au-dessus de la ville de New York aux États-Unis. L’Airbus A320 piloté par le commandant Chesley Sullenberger et son copilote Jeffrey Skyles, après avoir décollé de l’aéroport international de LaGuardia, percute un groupe de bernaches du Canada, ce qui provoque la perte de puissance des réacteurs et oblige l’avion à faire un amerrissage d’urgence dans le fleuve Hudson, face à Manhattan. Le vol a duré cinq minutes huit secondes après son décollage. L’accident n’a fait aucune victime.

Le jeudi 15 janvier 2009, l’Airbus A320 du vol 1549 décolle à 15 h 26 heure locale (20:26 UTC) de l’aéroport international de LaGuardia dans le Queens, à destination de Charlotte/Douglas, en Caroline du Nord, puis de Seattle-Tacoma, dans l’État de Washington3. Il a à son bord 150 passagers et 5 membres d’équipage. Deux minutes après le décollage, alors que l’avion se trouve à 2800 pieds (environ 850 mètres) au-dessus du Bronx, le pilote rapporte que des oiseaux ont heurté les réacteurs et la carlingue de l’avion. Les passagers ont déclaré qu’ils ont ressenti une baisse de puissance, aperçu des flammes et senti une odeur de brûlé (feu électrique/carburant). À 15 h 28, le pilote indique qu’il aperçoit devant lui un petit aéroport sur lequel il va essayer de se poser. Il s’agit en fait de l’aéroport de Teterboro, dans la banlieue ouest de New York, (New Jersey). Peu de temps après, alors que l’avion survole le nord de Manhattan, l’avion plonge et se pose, à 15 h 31, sur l’eau glacée de l’Hudson, évitant en cela une catastrophe en pleine ville. Le pilote choisit de garder le train d’atterrissage rentré. Par sa manoeuvre, il réussit à poser sans trop de dommages son appareil sur les eaux du fleuve. L’avion flotte. Les portes avant et centrales de l’appareil sont ouvertes, en vue de l’évacuation. La queue de l’appareil est submergée, l’ouverture des portes arrière est impossible. Les passagers se regroupent sur les toboggans d’évacuation transformés en canots de sauvetage (ce qui est prévu) et pour beaucoup sur les ailes. Différents navires, ferries et vedettes de garde-côtes se portent rapidement sur les lieux. L’ensemble des 150 passagers et 5 membres d’équipage sont secourus et évacués.

Appareil

L’appareil est un Airbus A320-214 immatriculé N106US, portant le numéro de série 1044 et équipé de moteurs CFM56. L’avion avait fait son premier vol le 15 juin 1999 et a été livré à US Airways en août 1999 et été enregistré par Wells Fargo Bank Northwest, NA. Il avait effectué 16 299 cycles (un cycle correspond à un décollage et un atterrissage). Le 6 décembre 2008, il avait fait l’objet du contrôle A-Check, qui est effectué toutes les 550 heures de vol. L’appareil est équipé d’un système fermant toutes les valves et ouvertures sur le ventre de l’appareil pour ralentir l’infiltration d’eau qui n’a cependant pas été activé par l’équipage par manque de temps.

Équipage

Le pilote, âgé de 57 ans, Chesley Sullenberger, est un ancien capitaine de l’US Air Force et un pilote de planeur. Il est entré comme pilote chez US Airways en 1980 et est spécialiste de la sécurité aérienne, qu’il enseigne. Il est salué comme un « héros » dans la presse américaine. Le copilote est Jeffrey Skiles, 49 ans et les hôtesses de bord étaient Donna Dent, Doreen Welsh, et Sheila Dail. Le maire de New York Michael Bloomberg a confié à Chesley Sullenberger et à l’équipage les clés de la ville de New York.

Précédents

C’est l’un des trois amerrissages connus d’avions de ligne n’ayant provoqué aucun décès . Les deux précédents sont un amerrissage d’un avion de l’Aeroflot sur la Neva en 1963 et un amerrissage d’un Boeing 377 près d’Hawaii en 1956.

Enquêtes,

L’avion a été amarré, toujours flottant, à un dock de Manhattan. Un des moteurs s’est décroché lors de l’amerrissage et a coulé au fond de l’Hudson. Le dimanche 18 janvier, l’avion, en grande partie rempli d’eau, a été mis au sec sur une barge grâce à une grue. Pour ce faire, l’avion ayant été déclaré économiquement irréparable, l’entreprise chargée du remontage de l’avion a découpé les ailes et l’empennage. Les deux boîtes noires ont été récupérées. Le moteur qui avait coulé a été repêché quelques jours plus tard.

Le Conseil national de la sécurité des transports (National Transportation Safety Board, NTSB) a envoyé une équipe d’enquêteurs sur place sous la direction de Robert Benzon.

Un rapport préliminaire de la Federal Aviation Administration (FAA) indique que l’avion a effectué un amerrissage forcé sur le fleuve Hudson après avoir heurté des oiseaux et perdu sa puissance motrice.

Selon la quatrième mise à jour du rapport du NTSB, parue le 12 février 2009, l’avion a heurté un vol de bernaches du Canada. Les tests ADN effectués sur les restes d’oiseaux retrouvés dans les réacteurs montrent qu’au moins 4 bernaches ont été aspirées par ceux-ci.

Ces oiseaux ont en moyenne une masse de 2,6 à 4,8 kilogrammes. Or, le standard avec lequel les réacteurs de l’avion ont été construits incluent une clause selon laquelle un moteur doit pouvoir résister à un choc direct avec un oiseau d’une masse maximale de 1,8 kilogramme. La masse des oiseaux impliqués dans le choc est donc supérieure à cette certification.

Début février 2009, la FAA a rendu public l’enregistrement du dialogue entre la tour de contrôle et le pilote juste avant l’amerrissage.

Début janvier 2011, les médias rapportent que l’avion endommagé a été acquis par la Carolinas Historic Aviation Commission pour être exposé au Carolinas Aviation Museum à Charlotte, en Caroline du Nord. Il a fallu une semaine pour transporter le fuselage jusqu’au musée, en juin 2011. Le fuselage a d’abord été exposé seul puis les ailes ont été rattachées en 2012. Les réacteurs n’ont toutefois pas encore été remontés. L’avion est exposé en l’état, tel qu’il a été sorti de l’eau, et n’a pas été restauré.

Filmographie

  • Miracle sur l’Hudson, documentaire de Charlotte Surtees, Marc Tiley, 2009, 54 minutes.
  • Baignade dans l’Hudson, de George D’Amato, 2010.
  • Sully, de Clint Eastwood, 2016, avec Tom Hanks et Laura Linney.

 

Sully,   De Clint Eastwood, avec Tom Hanks, Aaron Eckhart. 1h35. 

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« Sully » Sullenberger, le pilote qui a amerri sur l’Hudson, est toujours sous le choc

Après son amerrissage sur l’Hudson à New York, « Sully » Sullenberger s’est mis à douter.

Aujourd’hui, il voyage à travers le monde pour parler devant les institutions les plus réputées de sécurité, de fiabilité et de gestion de crise. « Durant ces sept dernières années, j’ai expérimenté plus de choses qu’en cent vies. Grâce à l’événement le plus traumatisant mais aussi le plus extraordinaire de toute mon existence. »

« Je me suis senti coupable de ne pas avoir prévu un tel accident »

À 65 ans, Chelsey « Sully » Sullenberger l’avoue : il y a un avant et un après-15 janvier 2009. En réussissant à amerrir sur le fleuve Hudson, une première dans l’histoire de l’aviation commerciale, celui qui pilotait depuis quarante ans a vécu les 208 minutes les plus intenses de sa carrière. « J’ai fait en sorte d’intégrer tout ça, mais on ne peut pas se remettre d’un tel choc émotionnel. Dans mon métier, on apprend à tout anticiper. Même si c’est ma longue expérience qui m’a permis de prendre la bonne décision, je me suis senti coupable de ne pas avoir prévu un tel accident. Toute l’Amérique a fait de moi son nouveau héros, ma tête était partout, à la télévision et à la une de tous les journaux. Et puis soudain, le Bureau des transports a voulu prouver que j’avais pris trop de risques. »

Le pilote s’est mis à douter. Durant les dix-huit mois de l’enquête, il n’a pas été autorisé à voler, son salaire a été baissé de 40 %, et sa pension de retraité a été largement amputée. Une ­deuxième place dans la liste des 100 héros et personnages les plus influents de 2009 ; son livre Highest Duty : My Search for What Really Matters devenu un best-seller ; et la Master’s Medal décernée par la Honorable Company of Air Pilots en 2010 ont rendu les choses moins amères. Un oscar pour le film ne serait pas pour lui déplaire

Barbara Théâte – Le Journal du Dimanche    dimanche 27 novembre 2016

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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

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