Hors piste ,

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La station , ces chalets en bois

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Peisey-Nancroix

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Le télésiège au Roc du grand Renard à 2600 mètres

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La Savoie ,Parc National de la Vanoise , la frontière Italienne  ,Saint Martin de Belleville et sa magnifique église .

 

 

 

 

J’adore le ski, la nature, le froid qui pique le visage dès le matin, ces descentes sur les pistes, ces montagnes enneigées, ces manteaux blancs immaculés de bon matin.

Chaque année la semaine de Noël ,il était impossible de travailler dans mon business, les banques , les notaires, tout est fermé .

Alors nous allions en famille avec mes deux enfants au ski appartement 1172 , 7ème étages,35 m2 de rêve, une immense vitre isolante plein sud, avec un balcon magnifiquement ensoleillé, et cette vue sur ce cirque de montagnes blanches !!!!.Situé à 2000m d’altitude avec cette vue imprenable sur les sommets à plus de 3500m . A l’intérieur , quatre couchages, une kitchenette entièrement équipée, évier, plaques de cuisson, four, lave vaisselle, ,un bar formant plan de travail, une table ronde en pin de landes (couleur pain cuit ) canapé , chaises ,nous l’avions décoré avec quelques tableaux !!!  La famille  Rothschild à son chalet du Mont d’Arbois à Mégève, nous nos quelques mètres carrés en montagne suffisaient à notre bonheur !!!!

Nous allions immédiatement quérir les abonnements forfaits pour skier pour une semaine !!! Et dès sept heures le lendemain ,après un copieux petit déjeuner pain beurre, confitures, céréales. C’est entièrement équipé que nous chaussions les skis au pied de l’immeuble , et nous prenions la pistes sur deux ou trois cents mètres qui nous amenait au premier téléski dès l’ouverture des pistes 8h30 ou 9 heures au plus tard, puis télésiège téléphérique  à notre bon vouloir ……

Mon fils ainé avait de 15 à 18 ans environ, il aimait le ski par beau temps seulement, en dehors il aimait flâner dans la station avec sa mère qui ne skiait pas ….. souvent à la recherche d’un restaurant pour diner le soir …invariablement : charcuterie, tartiflette, raclette, fondue savoyarde au fromage de Beaufort, fondue bourguignonne à la viande des grisons !!!le tout arrosé d’un verre de vin de Savoie !!!!

Ma fille avait de 10 à15 ans elle aimait le ski ,comme son père ,volontaire , volontiers casse cou, toujours disponible à tous les temps, tout le temps, parapente rien ne l’effrayait !!! Je ne m’en rendait pas compte.

Parents ouvrez les yeux sur vos enfants, c’est votre bien le plus précieux.

Je vivais une vie à 100 à l’heure comme nous disions à l’époque, tant d’obligations de toutes sortes.

Il me semble qu’aujourd’hui l’on serait quasi « condamné !!! » de faire tant de choses, à la fois !!!!

Le temps m’était toujours compté pour chaque heure du lundi au samedi invariablement !!! Vous comprenez que ces quelques heures de liberté totale étaient si précieuses pour moi, qui me protégeait de la folie, celle qui aliène qui rend complètement dépendant aux autres , sorte de dépression, ou l’on met des années pour s’en sortir, si l’on s’en sort .  .Indépendamment des globules rouges qui augmentent avec l’altitude et qui protègent des virus grippaux ou autres , nous explique-t-on et cet oxygène est vraiment salutaire aux personnes en bonne santé tout de même . Tous mes amis à l’entour de moi, faisait des breaks pour les fêtes pour se reconstruire en famille avec des métiers si durs et exigeants

Nous connaissions bien ce domaine skiable pour le pratiquer régulièrement .Je voyais fréquemment des skieurs déchausser et partir en hors pistes à l’assaut de ces montagnes .

Un jour je dis à ma fille , demain il fait beau ,nous partons en hors piste à ski à l’assaut de ces montagnes, sitôt arrivé avec le télésiège au Roc du grand Renard à 2600 mètres d’altitude, nous déchaussons les skis et partons à l’escalade de cette aiguille rouge les skis sur l’épaule , après une ou deux heures de marche dans la neige poudreuse ,nous voici arrivés sous le sommet. Ayant repris notre souffle , nous chaussons nos skis et nous voilà parti sur la neige immaculée de ce massif montagneux avec un soleil splendide qui faisait resplendir de mille feux les cristaux de neige gelés …. J’imaginais que nous allons descendre de cette montagne puis en faire le tour pour revenir sur la station située à 2000 mètres d’altitude . En skiant très librement nous arrivons dans un massif boisés de sapins, nous skions prudemment entre les arbres et nous nous enfonçons dans la forêt.

Nous nous arrêtons, faisons le point. Le point de non retour !!! me dis-je !!! c’est-à-dire que nous n’aurions plus le temps de rentrer en faisant marche arrière avant la nuit .A Noël la nuit tombe vers 4h30 ‘pm , sans compter le brouillard qui peut tomber à tout instant !!!! Je prends l’initiative d’avancer, me disant que dans la vallée il y a des habitations et que nous serions à l’abri de ce  froid hivernal qui pourrait nous être fatal.  Alors nous déchaussons à nouveau et avançons prudemment dans la forêts et les rochers environnants !!!faisant le choix de descendre . Il est environ 1h pm je sais que dans 3 heures il va faire nuit ,il faut avancer, j’ouvre la voie, j’avertis Stéphanie, il faut avancer vite avant la nuit, ma fille souffre, elle est bien jeune, elle a du mal à suivre, j’ai accéléré le pas . La panique s’installe un peu en moi ,disons la lucidité, de ce que nous avons à faire .

J’ai aperçu une barre rocheuse infranchissable d’une dizaine de mètres de dénivelés sur environ 70 mètres à 100 mètres de longueur !!! Il faut contourner ,je m’engage sur la droite rapidement et finalement je trouve un pierrier , je m’engage sur le pierrier descendant d’un pas rapide, Stéphanie qui ne se plains jamais , je l’entends geindre, à plusieurs reprises, Il faut avancer lui-dis-je invariablement .Un pierrier ce sont des grosses roches qui se sont détachées depuis des millénaires de ces sommets granitiques,qui sont enneigés, c’est très difficile pour avancer dans ces éléments, surtout avec des chaussures de ski  qui vous bloquent les chevilles les skis sur les épaules et surtout la neige qui masquent les trous entre ces rochers plus ou moins énormes  .Puis c’est la chute: Stéphanie tombe sur les fesses, elle ne se plains pas, mais elle a très mal. Nous apprendrons plus tard qu’elle s’est cassé le coccyx  et qu’elle en souffrira pendants dix années !!! Pour l’heure, il faut continuer d’avancer, descendre encore, descendre toujours. Toujours aucune visibilité la forêt, des rochers, de la neige fraiche, nos chaussures sont toutes rayées par les pointes des rochers en granit !!! Et nous avançons toujours d’un bon pas si je puis dire, pas de fatigue, il faut avancer avant la nuit !!! Nous sommes seuls ,personne à l’horizon ,nous n’avons pas faim, rien , juste cette envie d’en sortir, trouver cette « fenêtre » qui va nous permettre de revenir à la vie civilisée !!!! Nous allons descendre 6 km  avec plus de 1000 mètres de dénivelés soit 16 % de pente sans discontinuer , c’est très difficile .Toutes ces mesures ont été faites à postériori !!!Mais lorsque nous sommes dans l’action, c’est le trou noir,nous ne savons rien .La seule certitude; les vallées sont habitées ….

Le soleil s’est couché dans la vallée, et nous ne nous rendons pas compte que nous sortons de la forêt, un  pré très enneigé, nous distinguons difficilement quelques chalets en contre bas ;Ouf c’est une grande joie intérieur, nous sommes sauvés, nous ne pouvons nous congratuler , nous sommes épuisés  !!! Nous ne savons le temps que nous avons passé pour arriver dans ce hameau « Peisey-Nancroix »en Savoie  1400m d’altitude .Nous nous renseignons un mini bus de montagne est là !!! il rejoint notre station à 2000 m d’altitude , située à 25 km !!! encore une petite heure de route qui va passer très vite ….. nous ne parlons pas ….. c’est la délivrance !!!!

Sitôt arrivé à la station, nous retrouvons les nôtres, personne n’étaient inquiets !!! Laurent et sa mère avaient déjeuné sur une des nombreuses terrasses de ces restaurants d’altitude !!! ils nous attendaient tranquillement pour la fin de la journée sans s’inquiéter !!!! Quelle chance !!!!

La nuit fut réparatrice , et le lendemain nous reprenions les pistes des skieurs sur ces massifs enneigés ,skier jusqu’à plus « soif « non jusqu’à l’épuisement pour notre plus grand bonheur ……

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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

2 réflexions sur « Hors piste , »

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