Edvard Munch,

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Edvard Munch le 20 novembre 1933

Éloge à Edvard Munch

« L’art de Munch se nourrit des bouleversements de sa vie affective : mort de sa mère, de sa soeur, mariage malheureux avec Tulla Larsen. Pétri de ces réminiscences autobiographiques, il évolue néanmoins vers la fin des années 1890 vers des valeurs universelles. La passion, la jalousie, l’angoisse devant la mort qui forment la trame de ses tableaux ne renvoient plus à la souffrance de l’artiste mais à celle de l’humanité tout entière. […] Munch « s’acharne à vouloir percer les mystères de l’âme humaine à partir des images qui le hantent depuis longtemps, son univers est totalement intériorisé ; la contemplation de son oeuvre, hallucinée, conduit à opérer au tréfonds de sa conscience une recherche du souvenir ; c’est une quête dans la texture de la toile des replis de notre âme à laquelle on procède, ressemblant un peu à l’attitude que l’on a face au miroir chez Mallarmé dans la profondeur duquel se reflète et s’abîme notre conscience. »
Extrait d’Art déco

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Four Little Girls In Aasgaardstrand

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The Murderess  1906

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Danse 1899

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Danse 1899

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Street in Asgardtsrand a Women in red Dress     1901   1903

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Les filles sur le pont 1902 vendu à Sotheby’s New York le 14 novembre 2016 54,5 millions de $

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les demoiselles du pont en 1927
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Stary Night 1922/1924
Foto:12.10.1999
Spring in the elm forest II  1923
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Le tronc jaune 1912
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La vigne vierge rouge 1989   1900
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Les quatre fils du docteur Max Linde      1904
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Autoportrait  1882
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The scream      1889        Adjugé chez Sotheby’s en 2012 pour 119,9 millions de $
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Two little girls with blue Aprons
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Shore with Red house
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Historien is one of several paintings by Edvard Munch that can be seen on the walls inside the Hall of Ceremonies at the University of Oslo. The paintings were made in the period 1909-1916
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Starry night 1922
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La maison Brûle  1925  1927

 

 

 

 

Edvard Munch est un artiste norvégien. Pionnier de l’expressionisme et auteur de nombreux chefs d’oeuvre comme le Cri, la Madonne ou encore Dance of life. Sa longue carrière a vu son style évoluer de façon substantielle tout en gardant l’indium d’intensité visuelle. Ses oeuvres reflètent le tourment qui l’habite : perspective exagérée et distordue, intensité des expressions. Il déclarera à la fin de sa vie que « toute mon oeuvre est liée à la contemplation de la souffrance : sans la peur et la maladie, ma vie n’aurait pas eu de sens« . Son oeuvre est à la fois torturée et libre, sombre et lumineuse. Elle est la manifestation de son état psychologique et le plus souvent inspiré par son expérience personnelle. Son travail peut être également considéré comme le reflet de son temps. Il nourrit son travail par la littérature, la philosophie et en interprétant le monde qui l’entoure.

Né en 1863 Edvard Munch émerge sur la scène artistique de Kristiana (aujourd’hui Oslo, capitale de la Norvège) au milieu des années 1880. Il provoque la bourgeoisie locale en rompant avec les conventions établies et s’attire les foudres des critiques d’art. Il s’inscrit dans un mouvement de contre-culture plus large qui se développe en Europe à travers les oeuvres littéraires et artistiques du dramaturge norvégien Henrik Ibsen, l’auteur suédois August Strindberg ou encore le philosophe allemand Friedrich Nietzsche (tous seront peints par Munch). Il voyage en Europe, notamment à Copenhague, Anvers et Paris où il vit de 1889 à 1892.

Au cours des années 1890, il développe une thématique qu’il nomme de ses propres mots « the Modern life of the soul« . Ces oeuvres s’articulent principalement autour d’expériences existentielles telles que l’amour, la haine et la mort. Il présente au public ses toiles pour la première fois en Allemagne, à l’Art Union de Berlin.L’exposition doit fermer ses portes après sept jours seulement : les thèmes abordés sont perçus comme trop scandaleux; en cause notamment Le Baiser, Le Jour d’après et Sick Mood at Sun. Munch transforme ce rejet en une force et propose son exposition dans 6 autres galeries en Allemagne. La presse scandalisée lui garantie néanmoins sa renommée. Le « Scandal Tour » – comme il est ainsi surnommé – se termine en 1893.

De 1895 à 1905 il voyage de façon obsessive en Europe et participe à de nombreuses expositions. Sa santé mentale n’est pas au mieux et il noie ses démons dans l’alcool. Il tente de se soigner, multiplie les cures dans des spas et sanatorium mais les effets bénéfiques ne sont que de courte durée. A cette même période, l’artiste noue une relation amoureuse destructrice avec Tulla Larsen qui se terminera brutalement en 1902. A côté de çà, ses oeuvres sont de plus en plus appréciées et il reçoit de nombreuses commandes. Ses problèmes d’alcoolisme culminent en 1908. Il reste sous les soins intensifs du Dr. Jacobson pendant huit longs mois. Plus tard il écrira « Je me souviens de ces jours avant d’être admis à la clinique de Copenhague, ma façon insensée d’ingurgiter du vin et du Cognac et de fumer les cigares les plus forts […] Quelques jours plus tard je me suis retrouvé sans connaissance, suite à une attaque qui a bien faillit me coûter la vie« . De retour en Norvège le changement est radical. Il s’installe dans la petite ville côtière de Kragero et mène une vie saine. La même année il est fait Chevalier de l’ordre royal de Saint Olav et une importante rétrospective est organisée.

L’exposition de Sounderbund (Allemagne) en 1912 participe à la reconnaissance de Munch. Il est cité parmi les plus grands artistes de son temps : Van Gogh, Paul Gauguin et Paul Cézanne. Vers 1916, Munch écrit ce qui deviendra « L’Arbre de la Connaissance », un livre recueillant notes, textes et images, proposant une réflexion sur son art et sa vie.

Il arrive à maturité à l’aube des années 1920. Ses toiles sont exposées dans les plus grandes galeries d’Europe et il entreprend chaque année plusieurs voyages à Paris, Berlin, Munich, Copenhague, Venise… L’activiste politique et poète norvégien Arnulf Overland fait parti de ces quelques voix dissonantes qui lui reprocheront désormais son manque de renouveau et d’audace, en un mot sa stagnation.

Bientôt, la montée du National-socialisme va bouleverser le succès de Munch en Allemagne où il est déclaré « dégénéré » par les Nazis. En 1937, 82 de ses toiles exposées dans des musées allemands sont confisquées. En 1938 et 1939, la Norvège sous l’égide de la National Gallery d’Oslo s’efforce de protéger le travail de Munch et acquiert toutes ses oeuvres exposées en Allemagne.

Aussi étonnant que cela puisse paraître pour un artiste aussi torturé, Edvard Munch meurt de cause naturelle à l’âge de 80 ans, près d’Oslo dans sa demeure d’Ekely.
Durant sa vie, Munch aura réalisé plus de 28 000 oeuvres dont 1 150 tableaux, 17 800 imprimés et 7 700 dessins auxquels s’ajoutent des photographies, des sculptures, … On totalise également 100 autoportraits à la peinture, à l’huile, à l’aquarelle, au fusain, …

L’année 2013 fut marquée par la commémoration du 150e anniversaire du plus célèbre artiste norvégien : expositions, séminaires et évènements culturels ont été organisés aux 4 coins du globe.

…………

« Je ne peindrai plus d’intérieurs et les gens en train de lire, et les femmes à leur tricot. Je peindrai des êtres qui respirent, sentent, souffrent et aiment. » Edvard Munch

L’artiste peintre et graveur norvégien Edvard Munch naît le 12 décembre 1863 à Loten. Il décède le 23 janvier 1944.

En 1864, la famille Munch s’installe dans la capitale Christiania, qui deviendra Oslo en 1925. En 1868, sa mère Laura Cathrine décède à l’âge de trente ans d’une hémorragie pulmonaire provoquée par la tuberculose. Edvard n’a que 5 ans. Sa tante Karen Bjølstad accepte d’élever les enfants de sa soeur. Très vite elle repère les dispositions d’Edvard pour le dessin. Étant elle même peintre amateur, elle l’encourage.

En 1877, à l’âge de 15 ans, Sophie sa soeur aînée décède également de la tuberculose. Son cadet de seulement un an, Edvard exprimera le traumatisme de cette perte par sa nombreuse production autour du thème de l’enfant malade.

En 1879, Edvard Munch est inscrit par son père à l’École Technique de Christiania pour devenir ingénieur. En 1880, il décide de devenir peintre. « Je quitte l’école d’architecture. J’ai décidé d’être peintre ». En 1881, il entre à l’école royale de dessin de Christiania.

De 1882 à 1883, avec six autres jeunes artistes, Edvard Munch loue un atelier. Son travail est dirigé par Christian Krohg qui est à la fois peintre naturaliste et écrivain influent. Celui-ci lui fait rencontrer le beau frère de Gauguin, Frits Thaulow, dont Edvard suivra les cours dans un atelier en plein air.

En 1885, grâce au soutien de Frits Thaulow, Edvard Munch obtient une bourse lui permettant un premier séjour de trois semaines à Paris. Il y découvre avec passion Manet et le travail des artistes impressionnistes. A son retour en Norvège, il commence l’élaboration de son tableau L’enfant malade. Il se met également à fréquenter la bohème de Christiania. Sous l’influence de ce groupe à mouvance anarchiste et surtout de leur chef de file Hans Jaeger, il s’émancipe de plus en plus. Au début de l’été, il démarre une relation adultère avec Milly Thaulow (qui est l’épouse d’un capitaine). Il découvre les affres de la jalousie ce qui lui provoque des crises hallucinatoires.

En 1886, Edvard Munch participe à l’exposition d’Oslo où quatre de ses toiles exposées, dont L’enfant malade, provoquent l’indignation. En 1888, la liaison d’Edvard Munch et de Milly Thaulow prend fin. En 1889, il reçoit une seconde bourse pour se rendre à Paris. Il séjourne à Neuilly et à Saint-Cloud où il apprend le décès de son père. Atterré par cette triste nouvelle, il peint Nuit à Saint-Cloud dans laquelle il exprime son sentiment de solitude et de souffrance. Il découvre également les oeuvres de Van Gogh et Gaugui

En 1890, il reçoit une troisième bourse d’État. En dépit d’une situation financière difficile, il séjourne à Copenhague, Hambourg puis à Nice où il peint Le cri. En 1892, L’Union des artistes berlinois, l’invite à exposer : cinquante cinq de ses tableaux sont présentés dans les locaux de l’Architentekhaus à Berlin. Au bout d’une semaine, l’exposition est obligée de fermer ses portes. Les oeuvres de Munch font scandale dans la presse et lui apportent une reconnaissance artistique à travers l’Allemagne.

En 1893, il intègre un groupe d’intellectuels émigrés avec lesquels il fréquente assidument le bar Petit cochon noir à Berlin. Parmi eux, on peut compter le couple Przybyszewski-Dagny Juel (représentés dans l’oeuvre Jalousie), l’historien d’art Julius Meier- Graefe mais également Strindberg, dramaturge norvégien. En 1894, Edvard Munch se rend à Paris et découvre les techniques de la lithographie et de l’eau-forte. En 1895, il apprend le décès de son frère Andréas. En 1896, dans l’atelier d’Auguste Clot, il met en place ses premières lithographies en couleur ainsi que ses premières gravures sur bois. Quelques mois après son apprentissage, il innovera en créant la gravure sur bois « en puzzle ».

En 1898, sa soeur Laura est internée pour cause de schizophrénie. La même année, il démarre une relation avec Tulla Larsen, fille d’un riche négociant en vins. En 1902, Edvard Munch expose les vingt-deux tableaux formant La frise de la vie à Berlin. Après quatre années tumultueuses, sa relation avec Tulla Larsen s’achève. Tulla menace de mettre fin à ses jours avec une arme à feu. Edvard Munch tente de s’emparer de l’arme pour l’en empêcher. Le coup part. Il perd une phalange à sa main droite. Il ne reverra plus jamais Tulla Larsen.

En 1903, il entame une relation avec la violoniste Eva Mudocci, elle même en couple avec la pianiste Bella Edwards. Cette relation ne dure que quelques mois.

En 1908-1909, sur son initiative personnelle, il séjourne six mois dans la clinique du docteur Jacobson pour soigner ses problèmes de dépression et d’alcoolisme. Il demande à être traité par électrothérapie. Durant ce séjour, le titre de chevalier de l’ordre royal de saint-Olav lui est décerné. Elle marque la reconnaissance de son travail artistique par son pays

En 1909, après une halte chez son ami le docteur Max Linde, il rentre en Norvège et s’installe à Kragerø. Il y peint surtout des portraits et des paysages.

En 1916, il achète une maison et se fait construire un atelier à Ekely près d’Oslo.

En 1930, il est victime d’une hémorragie du vitré et risque la cécité de l’oeil droit. En 1933, il est à nouveau récompensé cette fois par la remise de la Grand-Croix de l’Ordre royal de Saint-Olaf. En 1937, en tant qu’artiste moderne, quatre vingt deux de ses oeuvres sont présentées à l’exposition « art dégénéré » mise en place par le gouvernement nazi. Le 9 avril 1940, la Norvège est envahie par les troupes allemandes. Dans la crainte que les nazis ne s’emparent d’Ekely, Edvard Munch rédige son testament et lègue l’ensemble des oeuvres en sa possession à la ville d’Oslo.

Le 19 décembre 1944, les résistants font sauter le quai Filipstad à Oslo. La déflagration souffle les vitres de la maison d’Edvard Munch à Ekely. Il sort dans son jardin et marche de long en large. Déjà affaibli par une bronchite, il prend froid et ne se rétablit pas. Le 23 janvier Edvard Munch meurt dans sa maison d’Ekely. La ville d’Oslo hérite des oeuvres en sa possession : plus de mille peintures, quinze milles eaux-fortes, lithographies et gravures sur bois, quatre mille cinq cents aquarelles et dessins ainsi que six sculptures.

Munch est considéré comme un des pionniers de l’expressionnisme et a eu une grande influence sur le développement de la peinture contemporaine. Longtemps condamné et incompris, il est maintenant reconnu comme le plus grand artiste de l’Europe du Nord. Ses oeuvres réalisées à la fin du 19ème siècle telles Le Cri, La Madone, Le Vampire, La Jalousie et Le Baiser, sont devenues des icônes et font partie des peintures les plus célèbres au monde.

« Au-dessus du fjord bleu noir pendaient des nuages rouges comme du sang et comme des langues de feu. Mes amis s’éloignaient et, seul, tremblant d’angoisse, je pris conscience du grand cri infini de la nature. » Edvard Munch

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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

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