Léonard Cohen. Jikan dharma

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Léonard Cohen en 1988

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Time Square New York 2012

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New Skin for the Old ceremony en 1974

Léonard Norman Cohen, né le 21 septembre 1934 au Québec et mort le  7 novembre 2016 , est un auteur-compositeur-interprète, musicien, poète, romancier et peintre canadien .Son premier recueil de poésies paraît à Montréal en 1956 et son premier roman en 1963.

Les premières chansons de Cohen (principalement celles de Songs Of Léonard Cohen ,1967 ) sont ancrées dans la musique Folk, et chantées avec une voix grave. Dans les années 1970 , ses influences se multiplient : musique pop, de cabaret et du monde  et de choristes.

Dans tous ses travaux, Cohen reprend souvent les mêmes thèmes : l’amour-passion, la religion, la solitude, la sexualité et la complexité des relations interpersonnelles. Leonard Cohen assume sa dépression chronique depuis longtemps et ne se l’est jamais cachée ni ne l’a jamais cachée, allant jusqu’à en parler aux journalistes rassemblés à l’occasion de la conférence de presse sur son album Old Idéas .

La poésie et les chansons de Leonard Cohen ont influencé de nombreux auteurs-compositeurs-interprètes et on compte plus de 1 500 reprises de ses chansons. Cohen est introduit au Panthéon de la musique canadienne en 1991, au Panthéon des Auteurs et Compositeurs canadiens en 2006, au Rock and Roll Hall of Fame en 2008. Il est un Compagnon de l’Ordre du Canada (CC) depuis 2003 et Grand Officier de l’Ordre national de Québec (GOQ) depuis 2008, les plus hautes distinctions décernées respectivement par le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec.

Son œuvre poétique a été récompensée par le Prix Prince des Asturies des Lettres Prix 2011.

Biographie

Enfance

Leonard Cohen naît dans une famille juive  aisée d’ascendance polonaise en 1934 à Montréal au Québec. Il grandit dans le quartier huppé de Westmouth  sur l’ile de Montréal. Son père, Nathan Cohen, propriétaire d’un magasin montréalais de vêtements, a créé le journal The Jewish Times ; il meurt alors que Leonard a 9 ans. Son grand-père maternel, Solomon Klinistky-Klein, était rabbin. Selon la tradition familiale, les Cohen descendent des Cohanim.

À l’adolescence, il apprend la guitare. Il formera plus tard un groupe d’inspiration Country folk, les Buckskin Boys.

Jeunesse

Leonard effectue sa scolarité primaire à la Roslyn School de Westmount, et secondaire, à partir de 1948, à Westmount High College. En 1951, il entre à l’Université McGill de Montréal.

À l’université, Leonard Cohen rencontre Irving Layton et Louis Dudek, qui l’aident à publier ses premiers poèmes dans une revue d’étudiants, CIV, abréviation de « civilisation » inventée par Ezra Pound.

Son premier recueil de poésies, Let Us Compare Mythologies, paraît en 1956, alors qu’il n’est encore qu’un étudiant de premier cycle.

En 1959, Irving Layton lui présente Abraham Moses Klein. La même année, The Spice Box of Earth sort aux éditions McClelland & Stewart, et le rend célèbre dans les cercles de poètes, notamment canadiens. La même année, Leonard obtient une bourse d’études et part pour Londres. Sur place, il achète une machine à écrire Olivetti et un imperméable bleu chez Burberry (c’est celui qui apparaît sur la photo de l’album Songs from a Room ; il lui sera volé en 1968).

Après s’être installé en Grèce, en avril 1960, sur l’île d’Hydra, une île sans voitures qui accueillait une colonie d’artistes anglo-saxons, où il n’y avait ni eau courante ni électricité. Il y achète une maison qu’il gardera quarante ans et y écrit son livre The Spice-Box Of Earth. Cohen publie Flowers for Hitler en 1964, et les romans The Favorite Game (1963) et Beautiful Losers (1966).

The Favorite Game est un roman d’apprentissage autobiographique sur un jeune homme trouvant son identité dans l’écriture. En revanche, Beautiful Losers, s’il peut également être considéré comme un roman d’apprentissage, ne conduit pas au succès du personnage principal (« AntiBildungsroman »), selon une mode post-moderne contemporaine, Cohen détruit l’identité des personnages principaux en mêlant sacré et profane, religion et sexualité dans une langue riche et lyrique, mais aussi très crue.

Leonard Cohen parolier

Leonard Cohen s’installe aux États-Unis et commence à chanter dans des festivals folk. En 1966, Judy Collins fait de sa chanson Suzanne un hit. Cette chanson se réfère à Suzanne Verdal, l’ancienne épouse d’un ami personnel, le sculpteur québécois Armand Vaillancourt. Grâce à Judy Collins Leonard fait sa première apparition scénique à New-York le 30 avril 1967.

Leonard Cohen ne touche pas d’argent pour la chanson Suzanne : il s’est lié à un arrangeur qui doit retravailler la chanson, mais les deux hommes ne s’entendent pas, et l’arrangeur, après avoir travaillé sur la partition, lui apprend qu’il a signé les documents pour en posséder les droits. La bataille judiciaire dure jusqu’en 1984, et l’arrangeur propose à Leonard de lui revendre les droits au cours d’une rencontre dans un hôtel à New-York. À la question de savoir combien il comptait les lui racheter, Leonard répondit : « un dollar ». Un accord est signé en 1987.

John H. Hammond fait signer Leonard Cohen à Columbia Records. Le premier album, Songs of Leonard Cohen, sort en 1967 et contient une version de Suzanne. L’album, empreint de noirceur, sera bien reçu par la critique. Songs from a Room, sort en 1969. Il est considéré comme l’album classique de Leonard, avec les tubes Bird on the Wire, Story of Isaac et The Partisan, le premier titre de Leonard chanté en français.

Le 30 août 1970, Leonard Cohen chante lors du Festival de l’île de Wight 1970 : il se produit au pied levé, à 4 h du matin, juste après la prestation de Jimi Hendrix.

En 1977, Death of a Ladies’ Man est produit par Phil Spector, loin du minimalisme habituel de l’artiste. Recent Songs, plus classique, sort en 1979.

En 1982, il rencontre Dominique Isserman, qui réalise plusieurs portraits de lui et qui devient sa compagne. La même année il écrit une comédie musicale, Night Magic, qui fera l’objet d’un film présenté au festival de Cannes de 1985.

En 1984, sort Various Positions, un album très spirituel, voire mystique, qui contient le célèbre Hallelujah. Columbia refuse de sortir l’album aux États-Unis, où Cohen a toujours eu un succès bien moindre qu’en Europe ou au Canada. En 1986, il apparaît dans un épisode de Deux flics à Miami. En 1988, I’m Your Man marque un changement dans l’écriture et la composition. Les synthétiseurs sont très présents et l’écriture est plus engagée et teintée d’humour noir.

Le retrait

En 1994, à la suite de la promotion de son album The Future, Leonard Cohen se retire dans un monastère bouddhiste, le Mount Baldy Zen Center  près de Los Angeles. En 1996, il est ordonné moine bouddhiste Zen, comme Jikan, Dharma dont le nom signifie « Le Silencieux ». Il quitte finalement Mount Baldy au printemps 1999. Pendant cette période il ne produit aucune chanson, jusqu’à l’album Ten New Songs en 2001, album très influencé par Sharon Robinson, et en 2004 Dear Heather, fruit d’une collaboration avec sa compagne, la chanteuse de jazz Anjan Thomas.

En 2005, Leonard Cohen poursuit en justice son ancienne manager, Kelley Lynch, pour détournement de fonds (5 millions USD). En mars 2006, il obtient gain de cause pour 9 millions USD, ainsi que l’a statué la Cour supérieure du comté de Los Angeles. Cependant, le jugement est totalement ignoré par Lynch, qui n’a pas répondu à subpoena, injonction du tribunal.

Leonard Cohen (1988).

En 2006, Cohen fait paraître un nouveau recueil de poèmes poésies, Book of Longing et Blue Alert, coécrit avec Anjani Thomas. Parallèlement, le documentaire Leonard Cohen: I’m Your Man sort en salle. Il s’agit d’un assemblage d’interviews récentes réalisées pour les besoins du film, et de prestations live d’artistes (Nick Cave, Rufus Wainwright, Jarvis Cocker) lors d’un concert hommage. Il fait sa première réapparition publique dans une librairie de Toronto le 13 mai 2006, chantant So Long, Marianne et Hey, That’s No Way To Say Goodbye, accompagné par The Barenaked Ladies et Ron Sexsmith. En 2007, Philip Glass, le compositeur de musique contemporaine, met en musique son recueil Book of Longing et donne la première, avec Leonard Cohen en récitant, de l’œuvre le 1er juin 2007 à Toronto lors du Luminato Festival. Leonard Cohen réside dans le quartier dit « portugais » du Plateau Mont-Royal à Montréal, sa ville natale.

Le grand retour sur scène et mort

2008 est l’année du grand retour sur scène de Leonard Cohen, âgé de 73 ans, pour une tournée mondiale. Les critiques et le public sont enthousiastes malgré le prix élevé des places.

Il meurt dans la nuit du 7 au 8 novembre 2016 à 82 ans juste quatre mois après Marianne Ihlen1.

Vie privée

En 1960, il rencontre Marianne Ihlen à Hydra qui sera sa muse et qui lui inspirera So long Marianne en 1968, ou Bird on a Wire en 1979. Après leur séparation, ils continueront à être très proches et Leonard Cohen lui écrira une dernière lettre d’amour juste avant qu’elle ne meure en juillet 2016.

« Nous sommes arrivés au point où nous sommes si vieux, nos corps tombent en lambeaux, et je pense que je te rejoindrai bientôt. Sache que je suis si près derrière toi, que si tu tends la main tu peux atteindre la mienne. Et tu sais que j’ai toujours aimé ta beauté et ta sagesse et je n’ai pas besoin d’en dire plus parce que tu sais tout cela. Je veux seulement te souhaiter un très beau voyage. Au revoir ma vieille amie. Mon amour éternel. Rendez-vous au bout du chemin . »

Pendant les années 1970, il vit avec Suzanne Elrod, dont il a deux enfants, Adam Cohen né en 1972, et Lorca Cohen, née en 1974.

Il a ensuite une relation avec Dominique Issermann puis avec Rebecca De Mornay.

Leonard Cohen était grand-père : le 2 février 2011, sa fille Lorca a eu une fille de Rufus Wainwright.

Un juif pratiquant

Dans un article du New York Times consacré à son retour sur scène, il est mentionné : « Monsieur Cohen est un juif observant qui respecte le Shabbat même lorsqu’il est en tournée et il chanta pour les troupes israéliennes durant la guerre israélo-arabe de 1973. Alors comment peut-il concilier sa foi avec sa pratique continue du zen ? »

Malgré son amour pour ce pays, il a également exprimé sa tristesse quant au militarisme qu’il rencontrait. Sous la pression du mouvement boycott Israël, il a annulé un concert de 2009, et à la place il a fait un don important à un groupe qui fait avancer le dialogue entre les Arabes et les Juifs.

« Allen Ginsberg me posa la même question, il y a de nombreuses années. Eh bien, pour commencer, dans la tradition du Zen que j’ai pratiquée, il n’y a pas de service de prière et il n’y a pas d’affirmation de déité. Donc, théologiquement, il n’y a pas d’opposition aux croyances juives. »

« J’ai été élevé comme un Messie. On me disait que je descendais d’Aaron »,                        dit Cohen à Richard Golstein en 1967.

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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

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