Mon lycée grandeur nature,

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La liberté appartient à ceux qui l’on conquise      André Malraux .

1958,  J’ai 13 ans ,je voulais être dessinateur industriel ,je suis incapable de vous dire pourquoi exactement d’où a bien pu surgir cette idée de ma tête !!! Peut-être mon maître comme nous disions alors, lui il était très en colère contre la pensée unique dans ces sites industriels , il nous posait la question en classe : que voulez vous faire demain ? : plus de 95% des réponses étaient : « travailler à l’usine » !!! quelle monstruosité, des gamins de 13 ans conditionnées par les parents !!! Le maître nous faisait faire des frises , vous savez ces dessins géométriques que nous colorions de plusieurs couleurs, j’adorai cela et j’avais toujours la meilleure note .Mon trait était précis et juste, mes coloriages très bien fait sans débordements ,avec un morceau de buvard je patinais mes couleurs pour bien égaliser les nuances et leur rendre le meilleur effet possible !!!! Est-ce là qu’un jour mon maître me suggéra d’être dessinateur industriel !!! Je ne peux me souvenir !!! En tout cas ce n’était pas chez moi , il n’y avait ni journaux, ni TV, et personne ne venais à la maison pour parler du monde et des problèmes de société !!!! Seul un vieux poste  en bois avec une longue antenne torsadée sur plusieurs mètres accrochés au mur de la cuisine permettait de capter Edith Piaf qui chantait « Quand tu me prend dans tes bras !!! » ou Tino Rossi et son éternel « petit papa Noël » !!!! le dimanche seulement !!!

A la maison ,il était interdit de parler aux heures des maigres repas !!! Le père avait dictionnaire Larousse « Je sème à tout vents » vous voyez sur la couverture cartonné vieux rose, le pistil du pissenlit qui s’envole au vent ,espèce de Taraxacum , 1200 espèces pour la seul Europe , l’on trouve des pissenlits de la Chine, jusqu’en Californie  !!!!  Et bien exceptionnellement, deux ou trois fois par an il allait chercher ce vieux dictionnaire pour trouver une définition que souvent il interprétait très mal !!!! En dehors de ces trois fois par an, il savait et connaissait tout, c’est vous dire la grandeur de leur ignorance !!!!

J’ai interpelé ce père d’adoption deux ou trois fois, tout au plus sur des questions fondamentales.

  1. A) Les patrons sont tous des « cons » disait-il ? J’avais osé cette réponse :C’est impossible que tous ces hommes soient bêtes, avec tout ce qu’ils font, il y a forcément des gens intelligents. Je vous fais grâce de la réponse lapidaire !!! pour solde de tout compte .
  2. B) Le village construit un nouveau stade , cela ne sert à rien, et avec nos impôts .J’ose encore une réponse : Tu ne paie pas d’impôts, tu ne vas pas au stade, et si tu veux contester pourquoi ne pas aller poser cette question lors des questions ouvertes au conseil municipal !!! Il me fusilla des yeux ,sa tirade meurtrière terminée, je quittais la table, et me suis juré de ne plus jamais écouter leurs idioties !!! Je n’avais que 13 ans , je me demande ou j’avais bien pu me forger ces idées !!! Mon maître, qui nous parlait de ce grand maire d’Athènes Périclès il y a 2500 ans qui fonda la démocratie au pied de l’Acropole. Ce Parthénon construit avec du marbre blanc immaculé du mont Pentélique avec cette école de Phidias et ces sculpteurs ayant atteint la perfection !!! ces hommes libres qui faisaient du sport nu me subjuguait !!! Je n’en ai jamais parlé dans le quartier , j’aurai alors été considéré comme un enfant anormal !!!! Quand l’on sais que tout ce qui était étranger au quartier était considéré comme douteux !!! Déjà les ardéchois, et les auvergnats  étaient bien mal considérés !!!

Merci Monsieur Crozet maître d’école de l’éducation nationale publique et laïque Française

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L’Acropole Athènes  Grèce .

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Phidias faisant visiter le Parthénon  à ses amis ; scène imaginée et peinte par Laurence Alma-Tadema .

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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

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