L’Antarctique , le futur plus grand sanctuaire marin au monde

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Hubert Reeves à l’Espace des sciences en janvier 2014.

l’astrophysicien Hubert Reeves.

Naissance 13 juillet 1932 (84 ans)
Montréal (Québec, Canada)
Nationalité Canadien
Français
Profession Astrophysicien
Écrivain
Autres activités Président de la Ligue ROC
Formation Université de Montréal, McGill, Cornell

Hubert Reeves, né le 13 juillet 1932 à Montréal, est un astrophysicien, communicateur scientifique et écologiste francocanadien.

Ayant commencé sa carrière en tant que chercheur en astrophysique, il pratique aussi la vulgarisation scientifique depuis les années 1970 et s’avère aussi un militant écologiste depuis les années 200

Biographie

Jeunesse et formation

Hubert Reeves est le petit-fils de l’architecte Charles A. Reeves (en). Alors qu’il est enfant à Léry, son père apporte à la maison l’Encyclopédie de la jeunesse. Cette lecture ouvre en lui le désir d’explorer le monde et le cosmos1.

Inscrit à la faculté des sciences de l’Université de Montréal, il obtient une licence de physique (1953), puis présente, à l’Université McGill, un mémoire de maîtrise intitulé Formation of Positronium in Hydrogen and Helium (1955).

Il poursuit ses études en astrophysique nucléaire à l’université Cornell (Ithaca, N.Y.), où il côtoie plusieurs physiciens contemporains tels George Gamow, Richard Feynman, Fred Hoyle, Philip Morrison et Ed Salpeter, son directeur de thèse2. En 1960, il soutient sa thèse de doctorat, intitulée Thermonuclear Reaction Involving Medium Light Nuclei.

Que vivent les baleines !

La majorité des baleines à bosse, menacées au XXe siècle, a été retirée de la liste des espèces menacées d’extinction. Une nouvelle qui redonne espoir.

Par Hubert Reeves  Publié le 25/09/2016

Grâce aux efforts mondiaux de conservation des cétacés depuis un demi-siècle, la grande majorité des populations de baleines à bosse ont été retirées de la liste des espèces en danger par l’Agence américaine océanique et atmosphérique. © AFP/ RODRIGO BUENDIA

Les meilleures nouvelles nous arrivent par des canaux inattendus. Il faut en profiter. Elles ne sont pas si fréquentes… Courant 2015 déjà, l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) estimait que le statut d’espèce en danger d’extinction ne se justifiait plus pour 10 des 14 populations de baleines à bosse et avait ouvert une période de consultation publique afin de fonder sa décision finale sur les meilleures informations scientifiques disponibles. Aujourd’hui, dans une brève note de la dernière livraison de la très sérieuse revue anglaise Nature (Nature, vol. 537, n° 7620, p. 294), on apprend que, grâce aux efforts mondiaux de conservation des cétacés depuis un demi-siècle, la majorité des baleines à bosse ne sont plus menacées d’extinction et ont effectivement été retirées de la liste des espèces en danger par la NOAA.

Il faut se remettre dans l’ambiance du milieu du XXe siècle. Du fait de l’efficacité toujours croissante des techniques, les flottes de nombreux pays menaient d’intenses et ravageuses campagnes de pêche aux baleines sur tous les océans du globe, y compris en Antarctique. On évalue à 50 000 le nombre de baleines tuées par année autour des années 1930. Les biologistes, alarmés, voyaient décroître inexorablement les populations, laissant prévoir une extinction certaine à court terme.

Saccage que l’humanité exerce

Les baleines, bien sûr, ne sont pas les seuls animaux menacés par la technologie industrielle. Mais par leur image populaire, elles restent emblématiques du saccage que l’humanité exerce sur sa planète. Leur extinction aurait sans doute eu un impact profondément nocif sur le moral de ceux qui veulent encore croire que l’humanité peut gérer sa propre puissance et l’empêcher de s’éliminer elle-même. Cette information mérite d’être connue et propagée. Elle montre que le pire n’est pas inévitable et que nous avons encore un avenir devant nous.

l’astrophysicien Hubert Reeves

Ce site est conçu pour vous apporter les réponses aux principales questions que vous vous posiez avant sa création. Y figurent en particulier une biographie et une bibliographie, la présentation des spectacles audiovisuels, les textes des chroniques diffusées hebdomadairement sur plusieurs médias, la présentation de l’association Humanité et Biodiversité (ex-Ligue ROC) dont j’ai été président de 2001 à 2015 et dont je suis président d’honneur depuis mars 2015, et l’agenda qui annonce certains des événements dans lesquels je suis impliqué.

Je remercie toutes les personnes qui me font l’honneur d’apprécier les informations glanées dans ce site. J’ai une pensée particulière pour tous ceux qui me font part de leurs efforts en faveur de la planète et de leur soutien à l’association Humanité et Biodiversité (présente aussi sur le réseau Facebook).

Accord historique sur le futur plus grand sanctuaire marin au monde

Le projet de 1,55 million de kilomètres carrés dans les eaux de l’Antarctique a été approuvé lors d’un accord historique ce vendredi en Australie.

Source AFP  Publié le 28/10/2016

Les Russes ont levé leur veto : le plus grand sanctuaire marin au monde verra bel et bien le jour dans une partie des eaux immaculées de l’Antarctique, à la faveur d’un accord « historique » forgé ce vendredi en Australie. Après plusieurs années de négociations, un consensus a été trouvé entre les 25 membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) lors de sa réunion annuelle à Hobart, en Tasmanie. Présenté par les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, le projet porte sur la création d’une zone protégée en mer de Ross, une immense baie côté Pacifique. Elle s’étendra sur une superficie de plus de 1,55 million de kilomètres carrés, soit une aire plus vaste que la France, l’Italie, le Benelux, l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche réunis. Au total, 1,12 million de kilomètres carrés seront interdits à la pêche, selon le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Murray McCully. « Notre proposition impliquait certaines modifications pour obtenir le soutien unanime des 25 membres de la CCAMLR et l’accord final est un compromis entre la protection marine, la pêche durable et les intérêts scientifiques », a-t-il expliqué. « Les frontières de l’aire marine protégée (AMP) restent cependant inchangées », a-t-il ajouté. L’accord est valable 35 ans.

« Le dernier océan »

La mer de Ross est parfois surnommée « le dernier océan » car considérée comme le dernier écosystème marin intact de la planète, c’est-à-dire non touché par la pollution, la surpêche ou les espèces invasives. La puissante organisation américaine de lobbying Pew Charitable Trusts a estimé dans un communiqué que la CCAMLR, qui rassemble 24 pays et l’Union européenne, avait « écrit l’histoire ». « Cette décision est historique car c’est la première fois que des nations acceptent de protéger une gigantesque portion d’océan au-delà des juridictions nationales », a déclaré dans le communiqué Andrea Kavanagh, chargée de l’Antarctique au sein de Pew Charitable Trusts. La CCAMLR, établie en 1982 par une convention internationale, achopait depuis 2011 sur plusieurs projets de gigantesques aires marines protégées. Mais elle avait entamé le 17 octobre sa réunion annuelle avec de grands espoirs pour la mer de Ross. D’une part parce que Pékin s’était finalement rallié en 2015 à ce projet de sanctuaire. D’autre part parce qu’un élan avait été donné par le président américain Barack Obama quand il avait annoncé fin août le quadruplement de la superficie de la réserve marine connue sous le nom de Papahanaumokuakea à Hawaï, en faisant – alors – la plus grande au monde. Restait à convaincre la Russie, réticente notamment face aux restrictions de pêche.

175 ans après sa découverte

« Nous avons beaucoup discuté avec eux », a déclaré à l’AFP le chef de la délégation américaine à Hobart, Evan Bloom, soulignant la mobilisation du secrétaire d’Etat américain John Kerry auprès du président russe Vladimir Poutine et du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. « Cette décision n’est pas importante que pour l’Antarctique, mais aussi pour les efforts en vue de la protection des océans dans le monde entier », a-t-il dit. Moscou a récemment montré un intérêt renforcé pour l’environnement, en proclamant 2017 « année de l’écologie en Russie », et en agrandissant son AMP de l’archipel François-Joseph, dans l’Arctique. La CCAMLR n’est cependant pas parvenue à trouver un consensus sur le deuxième projet majeur d’AMP qui était au menu des discussions. Porté par la France et l’Australie, il couvre un million de kilomètres carrés dans l’est de l’Antarctique. Un troisième projet d’inspiration allemande concernant la mer de Weddell est également dans les tuyaux. La mer de Ross doit son nom au Britannique James Clark Ross (1800-1862) qui la découvrit en 1841. « La famille Ross est euphorique à l’idée que l’héritage familial soit ainsi honoré l’année qui marque le 175e anniversaire de la découverte de la mer de Ross par James 1er, grâce aux individus et organisations qui ont donné leur cœur et leur âme à la campagne pour sa protection », a déclaré Phillipa Ross, descendante directe de l’explorateur. « Il y a un élan phénoménal pour la protection des océans et la mer de Ross n’est que le début », veut croire de son côté Luis Morago, un responsable de l’organisation américaine Avaaz qui faisait campagne pour les AMP en Antarctique avec le soutien de l’acteur Leonardo DiCaprio.

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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

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