La guerre en Syrie : Alep-Est rasé avant Noël 2016

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Syrie : Alep-Est sera rasé à Noël selon l’ONU le 06 Octobre 2016

Au rythme des bombardements actuels, le quartier rebelle d’Alep-Est, où près de 300 000 habitants survivent, pourrait être rasé dans deux mois

 

Les quartiers rebelles d’Alep-Est pourraient être « totalement détruits » à la fin de l’année si l’armée syrienne, appuyée par son allié russe, poursuit sa vaste offensive, a averti jeudi 6 octobre l’envoyé spécial de l’ONU sur la Syrie, Staffan de Mistura.

« Dans deux mois, deux mois et demi au maximum, à ce rythme, la partie est d’Alep risque d’être totalement détruite. Nous parlons de la vieille ville en particulier, et des milliers de civils syriens vont être tués », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse jeudi 6 octobre.

« Alibi facile ». Divisée depuis 2012 entre un secteur ouest contrôlé par le régime et des quartiers est aux mains des rebelles, Alep est devenue le principal front du conflit syrien. Pour éviter un bain de sang supplémentaire dans le pays, l’émissaire de l’ONU s’est dit prêt à se rendre dans les quartiers d’Alep-Est pour escorter hors de la ville le millier de jihadistes qui s’y retranchent.

Staffan de Mistura s’est également demandé si leur présence dans les zones sous contrôle insurgé de la ville n’offrait pas un « alibi facile » à l’entreprise de destruction de ces quartiers par les forces pro-gouvernementales. Car d’après ses estimations, en plus de ce millier de jihadistes, seuls 8 000 combattants insurgés « au maximum » assurent la défense d’Alep-Est.

Jean-Marc Ayrault à Moscou. 250 000 à 275 000 personnes, soit la population d’une ville française comme Strasbourg ou Bordeaux, sont toujours présentes à Alep-Est, totalement assiégée par les troupes du régime et inaccessible à l’aide internationale. L’offensive du régime est dénoncée par les chancelleries occidentales qui évoquent des « crimes de guerre » en rendant également la Russie responsable. 376 personnes auraient été tuées et 1 266 autres blessées par les bombardements menés depuis le 22 septembre par l’armée syrienne et son alliée russe, selon les précisions de Staffan de Mistura.

Pour tenter de sortir de l’impasse diplomatique, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault est attendu à Moscou jeudi puis à Washington vendredi. Jean-Marc Ayrault, qui veut pousser un projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur un cessez-le-feu à Alep, entend dire aux responsables russes que la situation est « choquante et honteuse », et qu’ « il faut arrêter le massacre ».

Homs : 3 eme ville de la Syrie : 1 million d’habitants .

 

Un champ de ruines. C’est tout ce qu’il semble rester de Homs, cette ville syrienne meurtrie par cinq années de conflit, comme en témoigne une vidéo réalisée par un média russe. Filmée avec l’aide d’un drone, elle montre l’ampleur des dégâts dans une cité désertée.

Bastion des rebelles

Selon le quotidien anglais The Indépendent, ces images ont été tournées par un caméraman de la Radio-Télévision russe. Probablement à des fins de propagande pour légitimer l’intervention russe en Syrie, source de critiques depuis plusieurs mois. « Quoi qu’il en soit, l’ampleur des dégâts visibles dans la vidéo est incontestable », relève très justement The Indépendent.

Troisième ville la plus peuplée du pays avec près d’un million d’habitants, Homs a souvent été considéré comme le bastion des rebelles dès le début du conflit, en 2011. Il faudra attendre le 1er décembre 2015 pour qu’un accord de capitulation soit signé, sous l’égide de l’ONU. Les pertes, elles, sont considérables : selon la Banque mondiale, le coût cumulé des dommages matériels (transports, santé, éducation…) recensés dans six villes syriennes, dont Homs et Alep, est compris dans une fourchette allant de 3,6 à 4,5 milliards de dollars.

 

Guerres de Syrie source:Wikipédia

de 301 à 168 avant JC

De Ptolémée Ier à Ptolémée VIII

et sa soeur Cléopâtre II d’Egypte

 

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Cet article est une ébauche concernant l’histoire.

Les guerres de Syrie correspondent à une série de six conflits qui opposèrent les royaumes lagides et séleucides durant la période hellénistique pour la domination de la région appelée Cœlé-Syrie, une des voies permettant l’accès à l’Égypte.

Les royaumes des Diadoques vers 301 av. J.-C.

Après la bataille d’Ipsos en 301 av. J.-C., Ptolémée Ier d’Égypte établit sa domination sur la Cœlé-Syrie. Séleucos Ier domine la partie orientale de l’Asie Mineure et de la Syrie. Ces conflits ont épuisé humainement et en ressources les deux empires et ont conduit à leur destruction finale et leur conquête par Rome et la Parthie.

Sommaire

Première guerre de Syrie (274, 271)

Après dix ans de règne le roi Séleucide Antiochos Ier, fils de Séleucos Ier, tente d’étendre son empire en Syrie et en Anatolie, territoires appartenant au roi Ptolémée II. Or, Ptolémée s’est avéré être un dirigeant énergique et un général qualifié. De plus, son récent mariage avec sa sœur Arsinoé II permit de stabiliser l’Égypte, ce qui lui permet de mener à bien la campagne, étendant ses lois de Caria à une grande partie du territoire de La Cilicie.

La Première Guerre syrienne a été une grande victoire pour les Ptolémée. Antiochos a pris le contrôle de zones ptolémaïques sur la côte de la Syrie et au sud de l’Anatolie lors de son attaque initiale. Mais Ptolémée reconquiert ces territoires en 271. Occupé à l’Est, son demi-frère Magas est le roi autoproclamé de la Cyrénaïque. Elle sera indépendante jusqu’en -250 quand elle redeviendra une partie intégrante du royaume ptolémaïque.

Deuxième guerre de Syrie (260-253)

Antiochos II succède à son père en 261, et adopte très rapidement une politique agressive. La plupart des informations relatives à cette deuxième guerre de Syrie ont été perdues. Les causes de cette deuxième guerre de Syrie sont encore débattues aujourd’hui. En effet, certains ont considéré que c’était peut-être une alliance entre le roi de Pergame et le roi lagide Ptolémée II qui aurait entraîné ce deuxième conflit, mais cette hypothèse ne peut être justifiée. Beaucoup ont tendance à penser que c’est plutôt la mort de son père qui nourrit une volonté d’expansion égéenne.

La participation du roi antigonide de Macédoine Antigone II Gonatas, qui aurait souhaité également repousser Ptolémée II hors de la mer Égée et aurait conclu une alliance avec Antiochos, est conjecturée par certains auteurs tandis que d’autres la considèrent comme douteuse[1]. La victoire que la flotte d’Antigone Gonatas remporte à la bataille de Cos face à la flotte de Ptolémée II est ainsi attribuée par les premiers à cette guerre plutôt qu’à la guerre chrémonidéenne, autre hypothèse envisagée.

Ptolémée semble avoir dû abandonner ses terres en Cilicie, en Pamphylie et en Ionie, tandis qu’Antiochos recouvrait Milet et Éphèse. La participation hypothétique de la Macédoine aurait cessé quand Antigone se trouve préoccupé par une rébellion à Corinthe et à Chalcis en 253, parfois attribuée à une intervention de Ptolémée, mais aussi à la suite de troubles le long de la frontière septentrionale de la Macédoine.

Pour sceller la paix, Antiochos II épouse Bérénice, la fille de Ptolémée II, et répudie pour cela sa première femme, Laodicé Ire. Il meurt à Éphèse en 246 av. J.-C., empoisonné par Laodicé selon certaines sources. Ptolémée II meurt dans la même année.

Troisième guerre de Syrie ou guerre de Laodicé (246-241)

Le conflit est déclenché par une crise de succession qui tourmente les États hellénistiques. Antiochos II mort laisse deux mères ambitieuses : son épouse répudiée Laodicé Ire et Bérénice Syra, fille de Ptolémée II et sœur de Ptolémée III, qui veulent placer sur le trône leur fils respectif. Laodicé affirmait qu’Antiochos avait désigné son fils comme héritier sur son lit de mort, mais Bérénice fait valoir que son fils nouveau-né était l’héritier légitime. Bérénice demanda à son frère Ptolémée III, le nouveau roi ptolémaïque, de venir à Antioche pour l’aider à placer son fils sur le trône. À l’arrivée de Ptolémée, Bérénice et son enfant avaient été assassinés.

En 246, Ptolémée déclare la guerre au fils de Laodicé, Séleucos II, nouvellement couronné. Probablement commandée par Xanthippus de Sparte connu sous le nom de Xanthippus de Carthage, le mercenaire général responsable de la défaite de l’armée romaine à Tunis/Bagrades en 255 av. J.C. Son armée remporte d’importantes victoires contre Séleucos en Syrie et en Anatolie, occupe brièvement Antioche et, comme l’indique une découverte récente en écriture cunéiforme, atteint même Babylone. Mais ces victoires sont éclipsées par la perte des Cyclades au profit d’Antigone Gonatas après la bataille d’Andros. Séleucos avait ses propres difficultés : sa mère dominatrice lui demanda d’accorder la corégence à son frère cadet, Antiochos Hiérax, lui permettant de régner sur les territoires des Séleucides en Anatolie. Antiochos déclara rapidement son indépendance, brisant les efforts de Séleucos dans sa lutte contre Ptolémée.

En échange d’une paix en 241, Ptolémée reçoit de nouveaux territoires sur la côte nord de la Syrie, dont la Séleucie de Piérie, le port d’Antioche. La victoire de Ptolémée III face à Séleucos II le rend maître de toute une partie de l’Asie occidentale et porte le royaume lagide à l’apogée de sa puissance.

Quatrième guerre de Syrie (219-217)

La Méditerranée en 220 avant notre ère.

Article détaillé : Bataille de Raphia.

Au moment de prendre le trône séleucide en 223, Antiochos III (241 – 187) se donne pour tâche de restaurer l’Empire de Séleucos Ier, qui s’étendait du Royaume gréco-bactrien et l’Indus à l’est, l’Hellespont au nord et à l’ouest, et la Syrie au sud. En 221 av. J.-C., il avait rétabli le pouvoir des Séleucides sur la Médie et la Perse, territoires perdus à la suite de la rébellion de son oncle Achaïos II. L’ambitieux roi lorgna vers la Syrie et l’Égypte.

L’Égypte, pendant ce temps, était considérablement affaiblie par les intrigues de cour et par des troubles publics. Le règne du nouveau roi Ptolémée IV (qui régna de 221 à 204) commença avec l’assassinat de la reine-mère Bérénice II. Le jeune roi tomba rapidement sous l’influence absolue des courtisans impériaux. Ses ministres utilisèrent leur pouvoir dans leur propre intérêt, au grand dépit du peuple.

Antiochos chercha à tirer profit de cette situation chaotique. Après l’invasion ratée en 221, il commence une quatrième guerre de Syrie en 219. Il s’empare de nouveau de la Séleucie de Piérie ainsi que de nombreuses villes en Phénicie dont Tyr. Plutôt que d’envahir l’Égypte, Antiochos attendit en Israël[Quoi ?] pendant plus d’un an, consolidant ses nouveaux territoires et attendant les propositions diplomatiques du royaume ptolémaïque.

Durant ce temps, Sosibios ministre de Ptolémée commence le recrutement et la formation d’une armée composée de la population grecque locale, mais aussi de plus de trente mille Égyptiens d’origine comme phalangites. Cela se révéla payant mais eut de terribles conséquences sur la stabilité du royaume. Le 22 juin 217, les troupes de Ptolémée IV Philopator écrasent l’armée séleucide conduite par Antiochos III à la bataille de Raphia, la plus importante bataille depuis celle d’Ipsos quatre-vingts ans plus tôt. La victoire de Ptolémée permet de conserver son emprise sur la Cœlé-Syrie mais il renonça à progresser dans l’empire d’Antiochos même pour reprendre Séleucie de Piérie. Son royaume continuant à s’affaiblir souffre de problèmes économiques et d’une rébellion. Un sentiment nationaliste s’était développé chez les Égyptiens autochtones qui avaient combattu à Raphia. Confiants et bien entraînés, ils participèrent à la révolte égyptienne et établirent leur propre royaume en Haute-Égypte qui ne fut reconquise par les Ptolémées que vers 185 av. J.-C

Cinquième guerre de Syrie (202-195)

La mort de Ptolémée IV en 204 fut suivie d’un conflit sanglant à propos de la régence et de l’héritier Ptolémée V qui était encore enfant. Les troubles commencèrent avec l’assassinat de la veuve du roi défunt, également sa sœur, Arsinoé, par les ministres Agathoclès et Sosibios. Le sort de Sosibios est obscur, mais Agathoclès semble avoir tenu la régence pendant un certain temps jusqu’à ce qu’il soit lynché par la population alexandrine. La régence passa d’un conseiller à un autre, le royaume étant dans un état proche de l’anarchie.

Cherchant à tirer parti de cette agitation, Antiochos III organisa une seconde invasion de la Cœlé-Syrie. Il s’allia avec Philippe V de Macédoine, pour conquérir et partager les territoires au-delà les mers de Ptolémée, bien que cette alliance ne durât pas longtemps. Antiochos traverse rapidement la région et s’empare de la Cœlé-Syrie, y compris la Samarie et Jérusalem où les Juifs l’aident à s’emparer de la citadelle encore aux mains des troupes lagides. Après un bref revers à Gaza, il remporte une victoire décisive, près des sources du Jourdain, sur Ptolémée V en s’emparant de l’important port de Sidon.

En 200 av. J.-C., des émissaires romains rencontrèrent Philippe et Antiochos, exigeant qu’ils s’abstiennent d’envahir l’Égypte afin de ne pas interrompre les importations de céréales, la clef pour subvenir aux besoins de la population de la république romaine. Comme les monarques n’avaient pas prévu d’envahir l’Égypte elle-même, ils acceptèrent volontiers la demande de Rome. Antiochos termina l’assujettissement de la Cœlé-Syrie en 198 et se tourna ensuite vers les forteresses côtières ptolémaïques de Carie et de Cilicie.

Les problèmes intérieurs poussèrent Ptolémée à chercher une conclusion rapide et désavantageuse. Le mouvement naissant qui avait débuté avant la guerre avec la révolte d’Égypte et qui s’était répandu grâce à l’aide des prêtres égyptiens, créa des troubles et la sédition partout dans le royaume. Les troubles économiques conduisent le gouvernement de Ptolémée à augmenter les taxes, ce qui alimente encore plus le feu nationaliste. Pour se concentrer sur le front intérieur, Ptolémée signe un traité de conciliation avec Antiochos en 195, laissant le roi séleucide en possession de la Cœlé-Syrie et accepte d’épouser la fille d’Antiochos, Cléopâtre Ire, en (194-193).

Sixième guerre de Syrie (170-168)

Les causes de ce conflit sont obscures. En 170, Eulaeus et Lenaeus, les deux régents du jeune roi d’Égypte Ptolémée VI, déclarent la guerre au roi séleucide Antiochos IV. La même année, le frère et la sœur de Ptolémée, Ptolémée VIII et Cléopâtre II sont déclarés codirigeants afin de renforcer l’unité de l’Égypte. Les opérations militaires ne commencent pas avant -169 quand Antiochos s’empare rapidement de l’importante ville stratégique de Péluse. Les Égyptiens par inconscience débutent la guerre. Eulaeus et Lenaeus sont renversés et remplacés par deux nouveaux régents Comane et Cinéas. Des émissaires sont envoyés pour négocier un traité de paix avec Antiochos. Ce dernier prend Ptolémée VI (qui était son neveu) sous sa tutelle, lui laissant un véritable contrôle de l’Égypte. Toutefois, cette situation était inacceptable pour le peuple d’Alexandrie, qui a réagi en proclamant Ptolémée Physcon comme unique roi. Antiochos IV assiège Alexandrie, mais demeure incapable de couper les communications vers la ville. Or, il doit réprimer la révolte des Macchabées en Judée. À la fin de 169, il retire son armée. En son absence, Ptolémée VI et son frère se sont réconciliés. Antiochos IV, furieux de cette perte de contrôle sur le roi, mène une deuxième campagne. Les Égyptiens demandent de l’aide à Rome et le Sénat dépêche l’ambassadeur Gaius Popilius Laenas à Alexandrie. Entre temps, Antiochos s’empare de Chypre et Memphis et marche sur Alexandrie.

À Eleusis, dans les environs de la capitale, il rencontre Popilius Laenas avec lequel il avait été ami durant son séjour à Rome. Mais au lieu d’une rencontre amicale, Popilius présente au roi un ultimatum venant du Sénat : quitter immédiatement Chypre et l’Égypte. Antiochos demande du temps pour y réfléchir, mais Gaius Popilius Laenas trace autour de lui un cercle sur le sable avec sa canne et lui demande de se décider avant qu’il n’en sorte. Antiochos choisit d’obéir à l’ultimatum de Rome. Le “Jour d’Eleusis” conclut la sixième guerre de Syrie tout comme les espoirs d’Antiochos de conquérir le territoire égyptien.

 

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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

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