L’EPR d’Olkiluoto « 3 » en Finlande fonctionnera en 2018 .

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Le réacteur EPR (European Pressurised Reactor) est un réacteur à eau sous pression (REP) de la classe des 1 600 MWe. Ce réacteur de nouvelle génération, destiné à prendre la relève des centrales actuellement en exploitation, est construit par Areva. Le premier EPR français devrait être implanté en 2012 à Flamanville, dans le Cotentin.

L’EPR devrait permettre de produire une énergie 10 % moins cher au kwh que le nucléaire actuel, et 20 % moins cher que le gaz. Un gain obtenu notamment par la puissance accrue du réacteur (1.600 Mwe contre 1450 Mwe aujourd’hui), la diminution de 15 % de l’uranium nécessaire pour produire l’électricité, la durée de vie égale non plus à 40 mais à 60 ans, le délai de construction ramené à moins de 5 ans.

L’EPR construit par le Français Areva/EDF en Finlande fonctionnera en 2018

Par Frédéric De Monicault Mis à jour le 21/09/2016 à 20:03

INFO LE FIGARO – L’électricien TVO ne veut pas être lésé par la restructuration du nucléaire français.

La semaine dernière, le feu vert donné à EDF par le gouvernement britannique pour la construction de deux réacteurs de nouvelle génération EPR a redonné du souffle à la filière nucléaire française. La pose du premier béton à Hinkley Point est prévue pour 2019. Mais, auparavant, un autre défi de taille attend le secteur: la mise en route de l’EPR d’Olkiluoto 3 (OL3), actuellement construit par Areva en Finlande. L’échéance se rapproche.

Anna Lehtiranta, vice-présidente et porte-parole de TVO – l’électricien finlandais futur exploitant de la centrale -, est formelle: «Nous n’avons jamais été aussi proches de la fin du chantier, explique-t-elle au Figaro

Areva: hausse du carnet de commandes au premier trimestre 2016

  • Par le figaro.fr avec Reuter .Mis à jour le 28/04/2016

Aréva a publié jeudi un chiffre d’affaires trimestriel en baisse de 0,8%, en raison notamment du calendrier de livraisons d’uranium moins favorable qu’au premier trimestre de 2015, mais a fait état d’une forte hausse de ses prises de commandes. Le spécialiste public du nucléaire, engagé dans un plan de transformation pour répondre à ses difficultés financières, a vu ses ventes baisser de 2,2% à données comparables à fin mars, à 826 millions d’euros.
Aréva a précisé dans un communiqué que son carnet de commandes s’établissait à 33,6 milliards d’euros à fin mars, contre 29 milliards à fin 2015.

Les prises de commandes du premier trimestre, à 6,1 milliards d’euros, affichent une forte hausse sur un an (0,3 milliard au T1 2015). Le groupe confirme son objectif d’un cash-flow net des activités de l’entreprise négatif compris entre -2,0 milliards d’euros et -1,5 milliard d’euros fin 2016.

Aréva a accusé une perte de deux milliards d’euros l’an dernier en raison de lourdes charges liées à sa restructuration et à une nouvelle provision pour l’EPR finlandais OL3. Le groupe indique jeudi sans plus de précisions que les négociations entamées en début d’année au sujet du projet OL3 « se poursuivent ».

Fin janvier, Areva a validé le principe d’une augmentation de capital de 5 milliards d’euros destinée à restaurer son bilan, à laquelle l’Etat français participera en tant qu’actionnaire de référence, et qui sera effective début 2017.

L’État vole au secours d’EDF

Cette augmentation de capital intervient dans un contexte de forte tension chez l’électricien, où un plan d’économies encore renforcé a été entériné lors du conseil d’administration. Crédits photo : CHARLY TRIBALLEAU/AFP

Le groupe énergétique programme une augmentation de capital de 4 milliards d’euros. L’État, actionnaire à 85 %, s’engage à participer à hauteur de 3 milliards à l’opération.

EDF peut souffler. L’État s’engage clairement aux côtés de l’électricien tricolore pour l’aider à restaurer ses marges de manœuvre financière. Vendredi, le conseil d’administration du groupe énergétique a entériné le principe d’une augmentation de capital de 4 milliards d’euros. L’État, qui détient près de 85 % d’EDF, contribue à cette opération à hauteur de 3 milliards. Sa participation ne sera pas diluée, car il recevra son dividende en titres en 2016 et 2017.

Le solde de l’augmentation de capital, un milliard d’euros, sera souscrit par les autres actionnaires d’EDF. Ce chiffre de 4 milliards d’euros était le plafond sur lequel travaillait Bercy. Au sein du gouvernement, tous ses membres n’étaient pas convaincus de la nécessité d’un tel refinancement. Autant dire que Jean-Bernard Lévy, le président de l’électricien, n’a pas ménagé sa peine pour faire valoir ses convictions et défendre les intérêts de l’entreprise, sévèrement malmenée depuis plusieurs mois.

À intervalles réguliers, le dirigeant rappelle combien l’environnement s’est dégradé pour EDF avec des prix de marché de l’électricité qui ont chuté de 38 à 26 euros le mégawattheure (MWh). Il souligne les énormes enjeux financiers qui attendent l’entreprise à travers la liste de ses chantiers: tandis que le rachat de la division réacteurs et services d’Areva doit intervenir au cours des prochains mois, le «grand carénage» a déjà démarré. Derrière ce nom se cachent les travaux entrepris pour prolonger les centrales nucléaires de quarante à soixante ans. La facture globale est estimée à plus de 50 milliards d’euros.

Contexte de forte tension

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Cette augmentation de capital intervient dans un contexte de forte tension chez l’électricien, où un plan d’économies encore renforcé a été entériné lors du conseil d’administration. Pour autant, Jean-Bernard Lévy tient à préserver le dialogue social: sa décision sur Hinkley Point – le projet de construction de deux réacteurs de nouvelle génération outre-Manche – en est la preuve. Il s’agit d’un dossier à hauts risques pour EDF, et son PDG veut prendre le temps d’écouter toutes les parties prenantes de l’entreprise. Parmi les syndicats, certains craignent que Hinkley Point soit tout simplement «l’Olkiluoto 3 d’EDF», en référence à l’EPR finlandais d’Areva, qui ne sera pas mis en service avant 2018, soit avec près de dix ans de retard au minimum. En sécurisant la trajectoire financière de l’entreprise, l’état-major d’EDF espère grandement que le climat interne autour de Hinkley Point va finir par s’apaiser.

Quant à savoir si les consommateurs domestiques seront mis à contribution pour le redressement d’EDF, il n’en a pas été question vendredi. Le message de l’électricien est clair: la fixation des tarifs de l’électricité est désormais du ressort de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), et chacun est dans son rôle.

Le groupe est par ailleurs bien conscient que la France s’apprête à rentrer dans une année électorale, et que toutes les décisions relatives à EDF et susceptibles d’influer sur le débat politique deviendront extrêmement sensibles ; les prix réglementés de l’électricité en font partie, tout comme la fermeture programmée de la centrale de Fessenheim.

Hinkley Point: décision reportée de plusieurs mois

La décision finale d’investissement pour Hinkley Point n’interviendra pas début mai. Pourtant, le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, avait indiqué qu’EDF statuerait sur la construction des deux EPR britanniques avant l’assemblée générale du groupe, prévue le 12 mai. Mais Jean-Bernard Lévy, le président de l’électricien, a décidé qu’il allait saisir le comité central d’entreprise (CCE) pour avis. Ce choix, officialisé à l’occasion du conseil d’administration vendredi après-midi, répond à une demande forte des syndicats. Ceux-ci vont pouvoir faire valoir la nécessité d’une expertise sur le dossier, un travail qui pourrait prendre plusieurs mois. Le projet Hinkley Point ne serait donc pas tranché avant plusieurs mois. Pour de nombreux observateurs, ce glissement chronologique va permettre de réintroduire de la sérénité dans un débat électrique au sein de l’entreprise.

Aréva peine à trouver un accord sur l’EPR finlandais

  • Par Frédéric De Monicault
  • Mis à jour le 28/04/2016

Les négociations avec TVO, l’électricien finlandais pour le compte duquel le français construit actuellement l’EPR d’Olkiluoto, conditionnent le sauvetage du groupe.

Un dossier nucléaire chasse l’autre: après l’annonce de la recapitalisation d’EDF – à hauteur de 4 milliards d’euros, dont 3 financés par l’État -, c’est au tour d’Areva de revenir sur l’avant- scène .

 

 

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Auteur : alarpad 2

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. Les secrets de la mer Rouge (1931) Henry de Monfreid

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